03/06/2018

Rendre heureux les autres pour être heureux soi-même

« Une promesse de don suffit à faire augmenter la sensation de bien-être », Philippe Tobler, Professeur de neuroscience. La bienveillance est une semence de bonheur qui fait grandir les autres, mais aussi soi-même. Dans ce monde tourmenté, en recherche de sens et de valeurs, faire preuve de solidarité envers autrui fait du bien à tout le monde. Ceci est, selon les considérations humanistes, un beau geste. Les neurosciences le confirment avec clarté.


Par exemple, la psychanalyste Catherine Gueguen a prouvé, durant des tests cliniques, qu’une attitude chaleureuse, empathique et bienveillante faisait maturer le cerveau de l’enfant d’un point de vue intellectuel et affectif. La considération de l’autre est un dopant magique, que nous avons toutes et tous sous la main, et que nous sous-utilisons. Ces gestes et ces mots provoquent, en outre, un effet miroir gigantesque. Plus un être humain développe son réseau relationnel, plus il pense positif et plus il s’épanouit et se développe. Le bonheur devient hautement contagieux. Naturellement, la vie est parfois difficile. Evidemment, nous croisons de sales personnes. Nous pouvons nous morfondre, nous plaindre continuellement ; nous enfoncer dans le noir … Cependant, nous pouvons aussi additionner les petits plaisirs du quotidien. Engranger un sourire. Inventorier un compliment. Regrouper tous ces instants pour mieux vivre, et transmettre du bien-être autour de soi. L’Association « France Générosités » a mené des études passionnantes. Concrètement, faire un don génère du plaisir et fait même ressentir des émotions positives, supérieures aux émotions ressenties après des dépenses pour des biens personnels. Mais les études vont plus loin et affirment que donner fait aimer sa vie. Les personnes peu généreuses sont moins satisfaites. De plus, ce bien-être procuré est durable. Le bénévolat est un des outils qui illustre les paragraphes précédents. Vouloir faire du bien et se faire du bien n’a rien de désuet. L’humain devrait dédier sa vie pour atteindre continuellement ce but, tout simple et tellement plaisant. Vous pouvez donner un moment, aider une personne, et vous verrez que vous recevrez en retour énormément. A l’AGIS, les témoignages des bénévoles sont éloquents. « Je pensais m’investir pour les autres, et sans rien demander, j’ai recueilli de belles leçons de vie », entend-on fréquemment sous une forme ou une autre. Lors d’une conférence sur le bonheur au travail et les entreprises libérées, que j’ai eu le plaisir de donner avec lui, Christophe André, neuropsy et chroniqueur sur « France Inter » concluait : « Chaque fois qu’on pose un acte de tendresse, d’affection, d’amour, on modifie un tout petit peu l’avenir de l’humanité dans le bon sens. » Que dire de plus, et de plus beau … Action ! Christian Brunier, Membre du Comité de l’AGIS

Commentaires

Ce n`est pas "en la gagnant" que l`on perd sa vie comme on l`entend parfois, mais en s`abstenant de donner de soi-meme. Et, quand non-seulement on ne donne pas mais on passe sa vie a essayer de prendre le plus possible comme font ceux qui sont intoxiqués par eux-memes, les narcisses et autres egomanes en tout genre, alors on perd carrément tout.

Écrit par : Jean Jarogh | 03/06/2018

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