08/08/2018

Être sensible à la beauté du monde

Le Bhoutan est un pays pauvre, économiquement parlant. Et pourtant, il est le pays où le sentiment de bonheur cartonne. Genève est l’un des endroits les plus privilégiés du monde et, cependant, une foultitude de personnes se plaignent continuellement. Notre taux de psychiatrisation est énorme. La dépression est répandue. Mais, pourquoi ? Qu’est-ce qui légitime ces écarts entre réalité et sentiments de plénitude ou de déprime ? Plusieurs facteurs expliquent ces résultats étranges.


Mais, une chose est sûre. Au Bhoutan, les gens restent sensibles à la beauté du monde. Alors que nous … Pourtant, si nous prenons la peine d’observer autour de nous, le quotidien s’illumine. Si nous accordons un peu de temps, à soi-même, aux autres et aux choses qui défilent à proximité, nous verrons vite que la beauté est omniprésente, et que les petits bonheurs ne sont pas si rares. Levons le nez de notre natel et regardons simplement dehors lors d’un trajet en bus. Certes, tu parcours le même chemin depuis des années et tu crois tout connaître. Tu te trompes. Observe … Cet arbre magnifique tout en fleurs, lui qui était, il y encore quelques semaines, dépourvu de feuilles ; Cet enfant qui sourit en shootant dans son ballon. Quelle satisfaction rafraîchissante ; Ce nouvel aménagement qui permet aux cyclistes de circuler en sécurité ; Cette belle affiche qui annonce un spectacle durant lequel tu passeras un moment d’exception ; Cet oiseau étonnant et coloré qui vole à côté du transport en commun. Sur quelques kilomètres, les sources d’émerveillement sont nombreuses. Apprécions ce café pris entre amis ; Ce remerciement de la voisine à qui tu tiens la porte de l’ascenseur ; Cette succulente odeur provenant de la cuisine d’à côté ; Les souvenirs joyeux provoqués par l’écoute de cette chanson fétiche diffusée à la radio. Et ce paysage grandiose qui s’affiche devant nous, avec élégance. Chaque jour, nous avons le loisir d’éprouver plein d’instants de satisfaction. Il suffit d’y être attentif et les inventorier dans son bilan de petits bonheurs journaliers. Être sensible à la beauté du monde rend le quotidien beaucoup moins triste, la vie moins difficile. C’est une posture positive ; une manière de penser, de voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Essayer, c’est simple, et toutefois si efficace.

19:04 Publié dans Bonheur | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Monsieur êtes vous idiot ?
Notre monde et notre pays subi la déstabilisation du climat les animaux disparaissent et il faudrait sourire bêtement ?
Les hommes sont déjà suffisamment inconscient.
Si vous lisez Wikipedia Bhoutan le discours sur ce pays n'est pas le même que le vôtre pourquoi ?
Heureusement vous pourrez bientôt vous extasier avec les feux d'artifice des "fêtes " de Genève.

Avec tristesse.

Écrit par : J'y pense et puis... | 08/08/2018

Être positif et viser le bonheur n’empêche pas, bien au contraire, d’être lucide et de s’engager pour améliorer la condition humaine et pour sauvegarder notre environnement. Toute ma vie, dans le monde associatif, en politique, dans le monde syndical, dans mes activités économiques, à la tête d’une entreprise ou dans ma vie privée, j’ai lutté pour cet humanisme et cette écologie. Si c’est ça d’être idiot … J’espère que vous en faites autant, le monde ayant besoin de mobilisation et non de frustration …

Écrit par : Brunier Christian | 09/08/2018

La beauté du monde est ressentie au Bhoutan parce qu'on croit que Bouddha est dans la lumière céleste. Comme Paris, Genève souffre de son agnosticisme, la beauté du monde sans bouddha, c'est une enveloppe creuse, un décor vide.

Écrit par : Rémi Mogenet | 09/08/2018

Bouddha aide certain-e-s. Personnellement, je n’ai aucune religion et ne crois pas en Dieu. Et pourtant, je me sens heureux et vis en plénitude. Et je trouve notre monde très beau, sans nier l’existence des problèmes et en tentant d’agir, modestement, pour améliorer le sort de notre planète. A chacun-e sa manière …

Écrit par : Brunier Christian | 09/08/2018

En promenade avec un ami il s'émerveillait de la beauté ambiante mais en face de nous au loin il y avait un bâtiment blanc, un hôpital, sans doute… des êtres fous de douleur… ayant perdu un proche, d'autres se tordant sur un lit de souffrances… tout n'est tellement qu'apparences…
Le principe de vie d'un médecin de campagne, Charles Bugnon, rejoint votre sentiment, Monsieur Christian Brunier: "Tu aimera ton prochain comme toi-même"! Pas de référence à Dieu évite toute objection concernant son existence ou non mais on peut se dire que si l'on fait de son mieux et que Dieu existe, alors, nous faisant notre part, lui, Dieu, fera la sienne.

Que Dieu se montre seulement s'est chanté dans nos cantiques, certes, mais nous savons que Dieu passant devant Elie n'était qu'un souffle fragile…

Un autre ami, prêtre, était bel homme mais avait précisément une voix au souffle fragile ce qui nous émouvait.
Il se fit opérer, retrouva une vois "courante" ce qui le priva du pouvoir qu'il avait sur nous par cette voix au souffle fragile.

"Se libérer du connu" enseignait Krisnamurti qui mettait en garde contre les temps de quiétude trompeurs...car tout change tout le temps nos cellules y compris.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/08/2018

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