23/12/2018

Pour le Bonheur intérieur brut, vaccin contre la morosité

« Les bénéfices des émotions positives sur la qualité de vie sont nombreux et scientifiquement documentés. » Christophe André, Neuropsy spécialisé sur les questions du bonheur Les pays mesurent leur réussite en comparant leur PIB, leur produit intérieur brut. Mesurer ce PIB ne peut être qu’un indicateur, et non pas un but en soi. Comme l’aisance financière peut contribuer au bonheur chez des individus, elle ne peut pas l’assurer à elle seule. Ne bâtir une société que sur l’axe économique ne peut contribuer qu’au déséquilibre et être contraire à un développement durable, savant assemblage entre l’écologie, le social et l’économie.


Plusieurs champions en PIB regroupent des populations gangrénées par le désespoir, la déprime, le burn-out, et des territoires détruits par la production intensive et par la surconsommation. D’où l’utilité de concevoir une autre société, basée sur des ambitions durables et des mesures conformes aux 17 objectifs globaux pour le développement durable, adoptés par les 193 Etats membres des Nations unies. L’heure est à la transition du Produit intérieur brut au Bonheur intérieur brut. Il est urgent de dépasser le mythe du profit à tout prix. La bienveillance doit prendre le dessus sur la compétition, l’humanisme sur la financiarisation, la recherche de bien-être sur la croissance extrême. Ce bonheur intérieur brut, déployé au Bhoutan, n’est pas qu’un idéalisme. En support à ces bons sentiments, une méthodologie et un système de mesure, tangibles et intangibles, ont été élaborés et instaurés. Le fric ne peut pas être la seule clé de la satisfaction. Vivre en harmonie avec son environnement, soutenir le bien commun en déployant de la solidarité, agir avec éthique et respect sont des éléments cruciaux pour déployer son bonheur et celui d’autrui. Nos sociétés en perte de repères peinent à (re)trouver l’espoir. Concevoir un nouveau modèle de développement est impératif pour remotiver l’humanité et surtout les générations suivantes. Christian Brunier

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