Carpe diem du 20 janvier 2019 … Le patriotisme, c’est aimer son pays, pas détester les autres !

Le Pape François dénonce, avec raison et humanisme, la montée des nationalismes : « La réémergence des tendances nationalistes mine la vocation des organisations internationales à être un espace de dialogue et de rencontre pour tous les pays. » Oui, nous devons aimer notre pays, mais sans jamais haïr les autres, sans jamais faire preuve d’arrogance. Aimer son pays, ce n’est pas non plus se replier sur soi-même. Pour créer une dynamique positive nationale, nous devons construire des ponts avec les autres peuples et non pas édifier des murs. De Gaulle, le Résistant au nazisme, illustrait parfaitement ce phénomène : « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. » J’aime bien aussi la vision du Docteur Albert Schweitzer : « Le nationalisme, c’est un patriotisme qui a perdu sa noblesse. » La fierté de son origine doit se construire sur le bien et sur le beau, jamais sur la haine des autres. Je suis fier d’être Suisse et Français, mais j’aime les autres pays. Je me sens bien partout. A chaque fois que je découvre un nouveau territoire, je suis tellement heureux de faire connaissance avec de nouvelles populations, coutumes, cultures, musiques, beautés naturelles ou spécialités du terroir. C’est également l’occasion de faire la promo de sa contrée, lors des échanges de voyage. Rejetons la haine identitaire en se sentant citoyen du monde, d’un continent, d’une région, d’une ville ou village. Cette addition de ces niveaux de racines est une richesse, un millefeuille qui donne une belle saveur à l’humanité.

Commentaires

  • "Je suis fier d’être Suisse et Français" C'est contradictoire. La culture, la vision du monde, le fonctionnement politique, rien n'est pareil. On pourrait traduire : vous êtes fier d'être schizophrène ?
    Sinon, expliquez-nous ça...

  • La diversité est la plus grande richesse de l’humanité. Ceci n’a rien à voir avec la schizophrénie. L’uniformité a toujours été un frein à l’évolution et à l’émancipation.

  • Vous devriez néanmoins lire le billet de Pascal Vandenberghe aujourd'hui dans le matin dimanche, que je n'avais pas lu lorsque j'ai écrit mon commentaire...
    "France-Suisse, aller simple"...
    "La nationalité suisse obtenue, je m'empressai d'entreprendre les démarches pour abandonner ma nationalité française..."

  • Je suis sans doute loin d`etre le seul a avoir remarqué que plus les gens étaient malheureux, plus ils étaient enclin a compenser en survalorisant leur propre nation, race, religion ou meme équipe de football tout en dévalorisant les autres nations, race, etc... C`est probablement une des raisons pour lesquelles le nationalisme est d`autant plus répandu dans un groupe que les membres de ce groupe sont mécontents de leurs conditions de vie.

  • Il est bon que les cultures en se respectant s'accordent les unes non sans ou contre les autres mais les unes avec les autres ce qui implique la pratique voire l'apprentissage des qualités d'empathie comme de tolérance "avec... réciprocité".

  • Schizophrène: les psys l'affirment n'est pas schizophrène qui veut.
    Il faut en tout premier lieu être sensible et intelligent.

  • "plus les gens étaient malheureux, plus ils étaient enclin a compenser en survalorisant leur propre nation"
    Je peine très fort à voir la moindre corrélation. Il ne s'agit d'ailleurs en aucun cas en ce qui me concerne de survaloriser ma "nation", qui n'existe pas vraiment. La question est que la nationalité au sens moderne du terme n'a de sens que si elle est respectueuse des droits élémentaires des démocraties. La République française résume très bien cela par sa devise : "Liberté, égalité, fraternité".
    la double nationalité ne respecte à l'évidence pas le principe d'égalité, j'espère ne pas avoir besoin de le démontrer. Mais cette injustice flagrante touche aussi à la fraternité. Fraternité envers qui ? Envers tout le monde et donc personne, selon moi.

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