Être sensible à la beauté du monde

« Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L’observer, la contempler, c’est un principe de régénération comme l’oxygène », Jacques Perrin.

Le Bhoutan est un pays pauvre, économiquement parlant. Et pourtant, il est le pays où le sentiment de bonheur cartonne. Genève est l’un des endroits les plus privilégiés du monde et, cependant, une foultitude de personnes se plaignent continuellement. Notre taux de psychiatrisation est énorme. La dépression est répandue. Mais, pourquoi ? Qu’est-ce qui légitime ces écarts entre réalité et sentiments de plénitude ou de déprime ? Plusieurs facteurs expliquent ces résultats étranges. Mais, une chose est sûre : Au Bhoutan, les gens restent sensibles à la beauté du monde. Alors que nous …

 Pourtant, si nous prenons la peine d’observer autour de nous, le quotidien s’illumine. Si nous accordons un peu de temps, à soi-même, aux autres et aux choses qui défilent à proximité, nous verrons vite que la beauté est omniprésente, et que les petits bonheurs ne sont pas si rares. Levons le nez de notre natel et regardons simplement dehors lors d’un trajet en bus. Certes, tu parcours le même chemin depuis des années et tu crois tout connaître. Tu te trompes. Observe … Cet arbre magnifique tout en fleurs, lui qui était, il y encore quelques semaines, dépourvu de feuilles ; Cet enfant qui sourit en shootant dans son ballon. Quelle satisfaction rafraîchissante ! Ce nouvel aménagement qui permet aux cyclistes de circuler en sécurité ; Cette belle affiche qui annonce un spectacle durant lequel tu passeras un moment d’exception ; Cet oiseau étonnant et coloré qui vole à côté du transport en commun. Sur quelques kilomètres, les sources d’émerveillement sont nombreuses. Apprécions ce café pris entre amis ; Ce remerciement de la voisine à qui tu tiens la porte de l’ascenseur ; Cette succulente odeur provenant de la cuisine d’à côté ; Les souvenirs joyeux provoqués par l’écoute de cette chanson fétiche diffusée à la radio. Et ce paysage grandiose qui s’affiche devant nous, avec élégance.

Chaque jour, nous avons le loisir d’éprouver plein d’instants de satisfaction. Il suffit d’y être attentif et les inventorier dans son bilan de petits bonheurs journaliers. Être sensible à la beauté du monde rend le quotidien beaucoup moins triste, la vie moins difficile. C’est une posture positive ; une manière de penser, de voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Essayer, c’est simple, et toutefois si efficace.

Commentaires

  • « Où est-il l'enfant rêveur suivant des yeux le vol des hirondelles, écoutant le bruissement des insectes, contemplant émerveillé le scintillement des gouttes de rosée sur les brins d'herbe, les toiles des araignées tendant entre deux brindilles un réseau merveilleux, futur poète, futur artiste, sentant et vibrant au contact de la vie et de la Nature ? », s'interrogeait Paul Le Cour en 1931 ?
    La « soif de l’or », l’égoïsme, la brutalité, le mal, le froid, la mort, vont-ils finir par tout envahir ?

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