La recherche de l’espérance

Dans plusieurs régions du monde, des personnes manifestent leur colère. Se lever contre les injustices est louable. Crier son ras-le-bol est légitime. Ça ne suffit, tout de même, pas. Les colères se sont transformées en évolution, seulement lorsqu’elles étaient couplées à de l’espérance. La critique a peu de sens, sans une force de proposition.

Or, ces temps, trop de mouvements s’engluent dans le larmoiement, s’enlisent dans la plainte à répétition, voire dans la violence gratuite, en ignorant l’ambition d’avenir. Le dégoût ne peut pas être une idéologie ! Les grandes transformations positives sont nées de ce beau mariage entre protestation et innovation. Ce sont les grèves syndicales associées aux thèses progressistes qui ont créé les congés payés et nombre d’avancées sociales. Les coups de gueules et la signature d’appels féministes couplés au courage politique de Simone Veil et d’autres ont ouvert la voie au droit à l’interruption volontaire de grossesse. Les boycotts additionnés de la volonté de pardon et de réconciliation de Nelson Mandela et de l’ANC ont fait tomber le régime sanguinaire de l’apartheid.

Il faut résister, hurler sa révolte, mais il faut, de plus, porter un idéal pour tenter d’améliorer la société, de rendre meilleure la vie du plus grand nombre. Il est temps de retrouver ce goût de l’espérance, de prendre le temps de rêver à un monde meilleur.

Commentaires

  • Tout cela est vrai, et, en plus, cela ne mange pas de pain.

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