Défendons et surtout écoutons la parole libérée des femmes

La voix des femmes se libère. Les prédateurs sexuels sont enfin menacés par cette parole déliée de la crainte, détachée d’une certaine culpabilité. La misogynie en prend un sale coup, bien mérité. La dictature du patriarcat flanche.

Certains de mes congénères se sentent meurtris, comme s’ils étaient complices de ces salauds. Certains prétendent même ne plus oser sourire à une connaissance féminine ou éprouvent des craintes à monter seul dans un ascenseur avec une femme. Mais pourquoi ont-ils besoin d’être solidaires avec ces gros salauds qui ont abusé de leur pouvoir ? A quoi sert cette complaisance malsaine ?

A l’image de certain-e-s chrétien-ne-s fermant les yeux sur la pédophilie des prêtres pour ne pas salir l’Eglise, certains mecs plongent la tête dans le sable de la mauvaise foi pour protéger une masculinité qui me fait honte. L’homme doit se distancer de ces violeurs et abuseurs. Ce ne sont que de tristes individus.

Comme écrivait Simone de Beauvoir : « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. » Moi, en tant qu’homme, je suis heureux de voir des femmes courageuses condamner leurs bourreaux. Je me sens solidaire avec celles qui prennent la parole et aussi avec celles et ceux qui, enfin, les écoutent. L’emprise sexuelle d’un homme sur une femme en position de faiblesse est un viol. Un geste de repoussement ou un simple « non » oblige l’homme à stopper ses pulsions. La poursuite de l’acte, dans ce contexte, devient une violation de l’intégrité de l’autre. Toute prédation psychique ou physique doit être prohibée, condamnée. Seul le consentement mutuel doit libérer la relation sexuelle et son déroulement. Le respect doit être la base de toute relation. La liberté de choix est un droit absolu.

Les hommes doivent soutenir ce mouvement de libération de la parole des femmes. C’est un devoir de tout humaniste pour que le machisme crève, promptement, dans la poubelle de l’histoire. Les droits de la femme sont l’affaire de toutes et tous, en tout cas, de toutes celles et tous ceux qui défendent sincèrement les libertés et l’égalité. C’est de tels sentiments qui feront la grandeur de l’homme.

Commentaires

  • Que dire face à un discours de rabâchage idéologique, stupide, pénible, je serai pour dire, arrêtez de nous bouffer de de l'oxygène.

    A un certain moment, il faut dire stop.
    Les victimes sont des filles comme des garçons, mais visiblement, les garçons font partie d'une catégorie méprisable ? Bien sur que vous ne le pensez pas, mais la je touche la "perversité" idéologique qui catégorise les victimes en fonction de courant de pensée à la mode.

    Les victimes ont tous le même droit. Et les enfants victimes des violences diverses le sont aussi par leur mère.

    Je me réjouis que les prédateurs soient sous pression, mais pas sur le fait que les victimes si ils ne sont pas dans le courant de pensée (femme, LGBT), soient des victimes secondaires.

    Ecoutons la parole des victimes, inutile de préciser l'orientation sexuelle ou le type d'agresseur.

    Ca suffit avec cette discrimination.
    Jésus parlait aux pauvres comme aux riches, parce qu'il y voyait l'humain et non un statut social. Prenez exemple.

    Parlez donc de victimes sans nous saouler avec les restes idéologiques de 2019.
    Mon empathie n'est pas discriminante, elle. Vous ne l'êtes pas non plus, mais votre discours socialiste, à force d'être répété, oui.

  • C'est, de tout temps, l'esprit de la femme qui a guidé le monde. Quand la femme pense et agit, le monde marche ; quand elle tombe dans l'apathie intellectuelle, quand elle se laisse réduire en esclavage et abdique son pouvoir, le monde tombe dans l'obscurité.
    C'est ce qui est arrivé et ce que la fausse histoire nous cache.
    Ce fut alors que s'établirent presque partout deux doctrines parfaitement distinctes, l'une, vulgaire, conforme aux idées de la multitude, l'autre, secrète, destinée seulement à donner au petit nombre la connaissance de la vérité et l'explication des pensées des sages. Pour la première fois, il y eut des sociétés secrètes dont les membres, unis par les mêmes principes, se juraient fidélité inviolable. La société pythagoricienne fut la plus étendue et la plus féconde en grands hommes. C'est pour les imiter qu'on fonda les Orphiques, les Mithriaques, les Nazaréens, etc. Les Esséniens, les Isiaques, les Samanéens, les Tao-sse furent d'autres sociétés féministes, fondées toutes dans le but d'arrêter la corruption, de secourir les femmes, de s'opposer au despotisme des rois ou aux débordements des peuples. Ces sociétés se multiplièrent partout...
    L'homme ne retrouvera le bonheur qu'auprès de la femme qu'il respecte.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-chevalerie-et-le-graal.html

  • Il me semble que ce changement d`attitude vers la franche criminalisation des comportements agressifs (physiques ou verbaux) est surtout présent chez les jeunes. Tout comme le sentiment de responsabilité envers l`environnement et la vie en général. Certains neuropsychologues pensent que l`homme est de nouveau en train d`évoluer et que cela concerne en particulier la zone du lobe frontal liée a l`empathie et le controle des impulsions. En tout cas, dans mon entourage je remarque que les enfants et adolescents sont en général plus intelligents émotionnellement (empathie, conscience de ses sentiments/émotions) que ma génération l`était a leur age. Ce n`est pas un secret qu`ils sont aussi plus doués pour la pensée abstraite. Nous sommes peut-etre les derniers représentants de l`homo sapiens premiere mouture...

    Que la nouvelle année vous apporte ainsi qu`a vos proches joie, santé et succes, Monsieur Brunier !

  • Votre remarque:

    "Comme écrivait Simone de Beauvoir : « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. » "
    appelle une mise au point plus que nécessaire:

    Parmi les idoles des féministes et de la gauche bienpensante, voici d'autres pédophiles dont on ne parle jamais: Sartre et Simone de Beauvoir

    "En 1943, de Beauvoir fut accusée de séduction de mineure. L’enquête criminelle n’ira nulle part. Mais Simone de Beauvoir perdra le droit d'enseigner en France. Elle trouvera un emploi à Radio-Vichy du gouvernement collaborationniste de Pétain. "

    "Conséquents dans leur perversion, de Beauvoir et Sartre ont signé des pétitions en 1977 appelant à la dépénalisation de la pédophilie, dénonçant la condamnation de trois hommes pour avoir eu des relations sexuelles avec des enfants de 12 et 13 ans."

    NB: Cette pétition avait été rédigée par Matzneff.

    Voici un article à ne pas manquer:

    https://www.journaldemontreal.com/2019/04/03/concordia-honore-une-predatrice-sexuelle--who-cares

    et voici les mémoires de Bianca Lamblin, une de leurs nombreuses victimes:

    http://www.lecture-ecriture.com/9470-M%C3%A9moires-d'une-jeune-fille-d%C3%A9rang%C3%A9e-Bianca-Lamblin

    et encore:

    https://avoiceformen.com/feminism/simone-de-beauvoir-a-nazi-a-pedophile-and-a-misogynist/

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