Souris ! Respire ! Ralentis !

Je suis plutôt distant envers les religions et ne suis pas bouddhiste, même si quelques-unes de ses valeurs sont proches des miennes. Tchich Nhat Hanh, Moine bouddhiste, énonce un beau programme : Souris ! Respire ! Ralentis ! Souris ! Le sourire est un appel à l’échange positif. Plus tu l’utilises, plus tu te sens bien et plus les autres sont ouverts à toi. En souriant, ton cerveau libère des endorphines, stimulatrices d’un moral au beau fixe. Bonheur assuré et anxiété anéantie. Respire ! Respirer consciemment, en mettant en action notre abdomen, détoxifie notre corps. L’augmentation de l’oxygène dans notre sang, dope notre vitalité et fait chuter notre stress. Notre souffle profond renforce notre système immunitaire. Ralentis ! La mode est à l’urgence. Tout est urgent. Mais, quand tout est urgent, la véritable urgence n’émerge plus. Beaucoup confondent action, avec agitation. Prendre de la distance, sélectionner les priorités, distiller l’essentiel du futile adoucit notre vie. Ralentir, c’est maîtriser son existence et mieux apprécier le présent. C’est créer du temps pour soi. Appliquons la thèse toute simple de Tchich Nhat Hanh : Souris ! Respire ! Ralentis !

Commentaires

  • Cela sonne bien. Surtout quand on a un travail intéressant et un revenu décent, ce qui est de moins en moins le cas autour de nous. Meme si la Suisse est encore relativement épargnée (pourrvouksadourr), de plus en plus de gens vivent au jour le jour, sans savoir de quoi demain sera fait. Que dire a ceux-la ?

  • Pour sourire, il faut la confiance.

    Merci Monsieur Brunnier pour ce billet qui en rappelle d'autres sous votre excellente plume.
    Je crois savoir que vous tenez beaucoup au bonheur des travailleurs sur leur place de travail, en quoi je vous rejoins dans cet effort et dans cette quête.
    En quoi je vous rend aussi un chaleureux hommage.

    Avec le sourire, j'ajouterais la bienveillance à priori ce qui n'empêche nullement une observation réaliste. L'écoute est primordiale pour favoriser le contact, mais surtout l'échange qui va suivre.

    Cela est possible tant que l'individu ne se trouve pas pris dans une situation de dépendance. Par exemple, le milieu et la place de travail au sein d'une entreprise ou d'une administration le permettent-ils?
    La deuxième question est, quel terreau favorable. A commencer par ceux qui sont investis de pouvoirs dans le fonctionnement de la hiérarchie. Souvent la nécessité de hiérarchisation est mal comprise, d'où le mauvais exercice des pouvoirs avec, souvent, des abus qui conduisent à des dysfonctionnement et à une atmosphère délétère.

    Si je choisis de parler du monde du travail, c'est parce qu'il est plus facile mais surtout légitime d'y intervenir pour y apporter des changements. Par contre, pour le milieu familial, du fait de sa forme non encadrée par les normes législatives, le besoin de retombées d'une société civilisatrice (et non sociétale), feront plus d'effets. Et pour les milieux associatifs subventionnés, il est judicieux d'y tendre une oreille attentive sur la qualité de son fonctionnement pour que les buts visés soient correctement réalisés et que les dotations soient justifiées.

    Je constate que dans les administrations cantonales, véritables laboratoires ouverts, il y a une rééducation à faire, un vraie formation à donner à ceux qui doivent jouer le rôle de gestionnaires à la fois des métiers et des humains. Je note aussi que dans la plupart des services DES États, l'organe perturbateur est le Service des Ressources Humaines. Il faut que ce service se recentre sur l'administratif pour accompagner le social institutionnel et les accomplissements de carrière des employés. Il est souhaitable qu'il ne joue pas aux décideurs de qui mérite de faire carrière et de qui doit en être écarté ou bloqué.

    Le sourire, synonyme de bonheur et de confiance, reviendra sur les lèvres des employés, des travailleurs, lorsqu'on aura des RH et des Bosses instruits, éduqués et respectueux de la personne et qui restent à leur place et qui s'en tiennent à leurs attributions distinctes et respectives.

    La transparence, dans le mécanisme de toutes les fonctions soigneusement décrites, est un élément majeur de santé au travail pour tous. Donc d'efficience pour l'entreprise.

    Écrit par : Marlene Dupraz10h22 - mercredi 12février 2020

  • Pour sourire, il faut la confiance.

    Merci Monsieur Brunnier pour ce billet qui en rappelle d'autres sous votre excellente plume.
    Je crois savoir que vous tenez beaucoup au bonheur des travailleurs sur leur place de travail, en quoi je vous rejoins dans cet effort et dans cette quête.
    En quoi je vous rend aussi un chaleureux hommage.

    Avec le sourire, j'ajouterais la bienveillance à priori ce qui n'empêche nullement une observation réaliste. L'écoute est primordiale pour favoriser le contact, mais surtout l'échange qui va suivre.

    Cela est possible tant que l'individu ne se trouve pas pris dans une situation de dépendance. Par exemple, le milieu et la place de travail au sein d'une entreprise ou d'une administration le permettent-ils?
    La deuxième question est, quel terreau favorable. A commencer par ceux qui sont investis de pouvoirs dans le fonctionnement de la hiérarchie. Souvent la nécessité de hiérarchisation est mal comprise, d'où le mauvais exercice des pouvoirs avec, souvent, des abus qui conduisent à des dysfonctionnement et à une atmosphère délétère.

    Si je choisis de parler du monde du travail, c'est parce qu'il est plus facile mais surtout légitime d'y intervenir pour y apporter des changements. Par contre, pour le milieu familial, du fait de sa forme non encadrée par les normes législatives, le besoin de retombées d'une société civilisatrice (et non sociétale), feront plus d'effets. Et pour les milieux associatifs subventionnés, il est judicieux d'y tendre une oreille attentive sur la qualité de son fonctionnement pour que les buts visés soient correctement réalisés et que les dotations soient justifiées.

    Je constate que dans les administrations cantonales, véritables laboratoires ouverts, il y a une rééducation à faire, un vraie formation à donner à ceux qui doivent jouer le rôle de gestionnaires à la fois des métiers et des humains. Je note aussi que dans la plupart des services DES États, l'organe perturbateur est le Service des Ressources Humaines. Il faut que ce service se recentre sur l'administratif pour accompagner le social institutionnel et les accomplissements de carrière des employés. Il est souhaitable qu'il ne joue pas aux décideurs de qui mérite de faire carrière et de qui doit en être écarté ou bloqué.

    Le sourire, synonyme de bonheur et de confiance, reviendra sur les lèvres des employés, des travailleurs, lorsqu'on aura des RH et des Bosses instruits, éduqués et respectueux de la personne et qui restent à leur place et qui s'en tiennent à leurs attributions distinctes et respectives.

    La transparence, dans le mécanisme de toutes les fonctions soigneusement décrites, est un élément majeur de santé au travail pour tous. Donc d'efficience pour l'entreprise.

    Écrit par : Marlene Dupraz10h22 - mercredi 12février 2020

  • Merci beaucoup de nous rappeler ces principes fondamentaux, combien négligés dans notre période d'efficacité matérialiste!

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