20/06/2012

Vive les vacances : naissance des congés payés

20 juin 1936, il y a 76 ans, le texte de loi instaurant les congés payés était promulgué en France. La belle histoire d'une progression sociale majeure ...

 

Partir en vacances paraît normal actuellement. Comment vivre heureux sans ces moments privilégiés ? Même les gens de droite,  les patrons, les conservateurs en profitent un max et n'imaginent pas les remettre en question. Cette avancée sociale n'est pourtant pas si ancienne et est un beau cadeau gagné de hautes luttes par les forces syndicales et les milieux de gauche.

 

Dans les années 20, les mouvements socialistes et syndicaux ont commencé à revendiquer des périodes de congés payés. Idée totalement saugrenue pour la droite et les milieux patronaux. Durant les grèves et les conflits sociaux, les banderoles demandant ce nouveau droit des travailleuses et travailleurs firent leurs apparitions.

 

Quelques entreprises tentèrent l'expérience, se montrant précurseurs. Plusieurs Administrations publiques accordèrent quelques jours sans retenue de salaire aux fonctionnaires. Les collaboratrices et collaborateurs du commerce conquirent, en France, de petits congés. Le journal « L'information », sous l'impulsion de son directeur technique J.-J.Durand, issu du monde syndical, accorda ce droit à son personnel. Le socialiste Léon Blum, rédigeant des articles pour ce journal, suivit avec grande attention cette importante réforme.

 

Le Front populaire français, coalition réunissant principalement le Parti communiste, la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) et le Parti radical-socialiste, gagna les élections en 1936. Cette victoire historique dopa le monde syndical, déposant une série de revendications. Les grèves et les occupations d'entreprises se multiplièrent. L'économie paralysée contraint le patronat à la négociation sous l'égide du nouveau gouvernement de gauche. L'aboutissement fut les Accords de Matignon, déclenchant la mise en œuvre notamment des congés payés. Deux semaines de vacances, le rêve ! La porte s'ouvrit à la société des loisirs.

 

Cet espace de temps libre était pour le Front national aussi un outil pour favoriser l'accès à la culture dans le monde ouvrier. En parallèle de la vie au travail, le gouvernement dirigé par Léon Blum voulait offrir une « vie de loisirs, c'est-à-dire de liberté, d'art, de culture ; une vie plus humaine et plus belle. »

 

Il fallut près de 20 ans, pour obtenir, en France, la troisième semaine de congés payés, à nouveau sous la pression des syndicats et des mouvements de gauche, se battant pour le bien-être. Cette durée passa à 4 semaines en 1969, résultat de Mai 68, puis à 5 en 1982, promesse tenue du nouveau gouvernement socialiste élu un an auparavant.

 

Bonne socialement, cette mesure solidaire s'avéra en outre un succès économique. Le meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, s'avéra bonne pour la productivité. La création de cette vie de loisirs favorisa l'émergence d'une nouvelle économie, notamment celle de la culture, des loisirs et du tourisme.

 

La première année, près de 600'000 ouvriers français partirent en vacances. Ce chiffre fut multiplié par 3, l'an suivant, en 1937.

 

Cette réussite du gouvernement du Front populaire fit boule de neige à travers le monde. Cette réforme devint un symbole, heureusement contagieux. On dit merci qui ? Merci les socialistes !

31/05/2012

Ne pas céder lors de violations des droits humains

« Nous devons nous engager à ce que la France soit exemplaire dans le domaine du respect des libertés individuelles et collectives dans les termes voulus

par la Constitution et la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. »

François Hollande

 

« J'aime beaucoup le football, mais ce qui se passe en Ukraine est un problème », dixit François Hollande.

 

Fidèle à la tradition humaniste du mouvement socialiste, le nouveau Président français a montré sa fermeté face aux multiples violations des droits humains perpétrées par le régime autocratique à la tête de l'Ukraine.

 

François Hollande est prêt à boycotter l'Euro de football, qui se déroulera, dès le 8 juin 2012, en partie en Ukraine. Il condamne, par cet acte, le traitement inhumain infligé à l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko et à de nombreux opposantes et opposants politiques.

 

L'ancienne dirigeante charismatique de la Révolution de velours, qui avait marqué pacifiquement  la fin du  stalinisme dans ce pays d'Europe de l'Est, est condamnée à sept ans de prison pour un pseudo abus de pouvoir. La justice corrompue, vendue au pouvoir en place, enferme plusieurs personnes contestataires, sur la base de parodies de procès.

 

Dans son rapport annuel, Amnesty international place sous les projecteurs l'Ukraine. La torture, les sévices physiques, ainsi que le manque d'indépendance de la justice inquiètent cette association de lutte en faveur des droits de l'homme.

 

Ioulia Timochenko est, actuellement, détenue à Kharkiv, dans des conditions inhumaines. Même sa salle d'eau est placée sous caméra, ne respectant aucune intimité. L'humiliation est constante. Sa santé se dégrade gravement et son hernie discale est mal soignée. L'Union européenne, sous l'impulsion d'Angela Merkel et de François Hollande, s'indigne du traitement de l'ancienne Première ministre et de ses conditions d'incarcération inacceptables.

 

Hollande a raison de s'offusquer contre les dérapages démocratiques graves du pouvoir autoritaire ukrainien. Il accomplit ce geste sans donner de leçons. Le boycott est un moyen de combattre l'oppression, mais d'autres recettes existent. Les autres gouvernants peuvent se rendre à cet événement sportif en demandant de pouvoir visiter des prisonniers d'opinion. Des événements médiatiques critiques contre ce pouvoir dur peuvent être organisés pour mobiliser l'opinion internationale contre ces fractures aux droits humains. D'autres actions de sensibilisation peuvent s'avérer très efficaces. L'important est de montrer de la fermeté contre toute violation des droits humains.

 

Soucieux des libertés, sans arrogance, le Président français a su donner le ton, en laissant chacune et chacun jouer sa partition. Encore un bel exemple du « gouverner autrement ».

17/05/2012

Le tutoiement, le respect de l’amitié

« Je préférerai très honnêtement garder le ''tu'' et le ''François''.  Il faut être respectueux de ce qu'il devient et en même temps se rappeler qu'il a été des nôtres

pendant toutes ces années et que nous disions François, tu ... »

Bernard Combes, Maire socialiste de Tulle

 

Dans le « GHI », le journaliste Pascal Décaillet, veut me donner la leçon, une fâcheuse  habitude dont il use envers toutes celles et  tous ceux qui ne lui mangent pas dans la main pour être invités sur ses plateaux TV :

 

Christian Brunier : Mon pote François

Ancien Président du Parti socialiste genevois, Christian Brunier adresse une lettre au Président Hollande en le tutoyant. M. Brunier a tort. Même s'il le tutoie en privé, il lui doit, comme Président, la distance de la fonction. François Mitterrand, qui fut un Président éblouissant, ne tutoyait presque personne, juste ses camarades de captivité, entre 1939 et 1941. A un vieux militant socialiste qui lui avait proposé de le tutoyer, il avait eu cette immortelle réponse : « Si vous voulez ! »

 

J'aurais surtout désiré l'évocation du contenu de cette lettre ouverte en faveur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Pas un mot sur le fond, le sort des Sahraouis subissant la guerre et l'oppression, semblant être moins important que la forme de la missive.

 

Monsieur Décaillet, j'ai utilisé cette forme par souci de parler vrai et de proximité, deux valeurs éminemment importantes pour la politique d'honnêteté et d'authenticité déployée par François Hollande.

 

J'ai le tutoiement facile avec les gens que j'aime. Pour moi, cette forme, verbale ou écrite, est une magnifique preuve de respect. Cette manière d'aborder mes proches, dans la vie ou en politique, vient peut-être de mes origines populaires. Dans ce milieu, la simplicité règne davantage que dans le milieu bourgeois, religieux et conservateur, d'où émane François Mitterrand.

 

Et puis, le tutoiement possède un côté biblique qui devrait plaire au chrétien Pascal Décaillet, venant de l'athée que je suis.

15/05/2012

Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République française

Pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

 

Monsieur le Président, Cher François,

 

J'aimerais tout d'abord te féliciter pour ta magnifique élection et espère que tu redonneras de l'espoir tant à la France qu'à l'Europe. J'ai été très fier de pouvoir participer à la fête célébrant ta victoire, le 6 mai 2012, sur la Place de la Bastille.

 

En 1981, dans les 110 propositions électorales de François Mitterrand figurait  déjà le « droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». En 1988, dans « La Lettre aux Français », le même engagement était pris par le leader du PS français. En 1998, j'avais abordé rapidement avec toi cette cause lors d'une session de l'Internationale socialiste, où tu représentais le PS français et moi le PS suisse. En tant qu'humaniste et démocrate, tu étais évidemment partisan de l'expression d'un tel droit.

 

Depuis, la défense des droits des sahraouis a toujours été soutenue par le Parti socialiste français et le mouvement socialiste international.

 

La France, quant à elle, pourtant Terre de la Déclaration universelle des droits de l'homme, soutient farouchement le régime marocain qui opprime le peuple sahraoui et fournit des armes à ce Royaume pour combattre militairement le Sahara occidental.  On en compte plus les actes de torture perpétrés contre cette population. Ces horreurs sont inacceptables.

 

Il est temps de faire évoluer la situation afin de respecter scrupuleusement le choix des populations, les droits humains et la paix. Le changement, c'est maintenant !

 

Selon le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, ton élection pourrait  « opérer un véritable changement dans les positions de l'Etat français. »

 

Je ne peux qu'appuyer cette volonté de soutenir les droits d'un peuple tant bafoué et pourtant si pacifistes et riches culturellement.

 

En te remerciant d'avance de ton engagement pour cette cause humanitaire et juste, conforme à ton élan en faveur des libertés, je t'adresse, Monsieur le Président, Cher François, mes amicales salutations.

 

 

Christian Brunier,

Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

Citoyen double-national franco-suisse

28/04/2012

Abolissons définitivement l'esclavage !

Hier, un peu trop discrètement, nous avons fêté le 164ème anniversaire du deuxième décret de l'abolition des l'esclavage en France, signé le 27 avril 1848 par le gouvernement provisoire de la seconde République, sous l'impulsion de Victor Schoelcher.

 

En 1789, la Révolution française avait lancé le grand mouvement de l'abolition de  l'esclavage. Ensuite, durant les 18ème et 19ème siècles, toute une série de pays ont suivi ce mouvement abolitionniste. Cette volonté de rendre égaux les êtres humains a d'ailleurs vu son prolongement dans de nombreux écrits officiels, notamment dans la Convention internationale sur l'esclavage ou la Déclaration universelle des droits de l'homme qui affirme dans son article 4 : « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. » On se souvient particulièrement du décret sur l'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 impulsé par le Français Victor Schoelcher et la fin de l'esclavage aux Etats-Unis proclamée, le 1er janvier 1863, par le Président Abraham Lincoln, entraînant l'émancipation de 3 millions d'esclaves noirs, devenant ainsi citoyens américains.


Mais, cette libération a souvent été déclenchée par la révolte des esclaves eux-mêmes. A de multiples reprises, les esclaves se sont soulevés et ont lutté avec un courage exceptionnel.

L'esclavage est l'un des points noirs de l'histoire de l'humanité. Acte de cruauté et de domination humainement inacceptable, l'esclavagisme a humilié, torturé et tué des millions d'enfants, de femmes et d'hommes. Privés de liberté, soumis à la tyrannie, les esclaves ont été utilisés comme de simples objets, achetés et vendus, pour accomplir des travaux forcés et subir des actes de violence ou des abus sexuels.


La forme moderne de l'esclavage


L'esclavage pourrait être un vieux mauvais souvenir de l'histoire. Malheureusement, dans une hypocrisie générale, ce fléau continue, s'adaptant aux désirs les plus pervers de la société moderne. L'UNICEF estime que près de 200 millions d'enfants sont exploités, actuellement, dans le monde. Ce chiffre affligeant s'additionne aux millions d'adultes qui vivent le même sort. Pour survivre, des personnes sont vendues, d'autres sont carrément enlevées pour servir de main-d'œuvre à bon marché ou pour devenir des esclaves sexuels.

De la jeune fille venant des pays de l'Europe de l'Est pour être utilisée comme un objet sexuel à l'enfant prostitué victime de la pédocriminalité, des enfants du sud fabriquant des chaussures de sport dans des conditions inhumaines aux clandestins travaillant 17 heures par jour, 7 jours sur 7, au fond d'une cave, l'esclavage est partout. La prostitution cache, dans bien des situations, des cas d'esclavage. Plus de cinq millions d'êtres humains se prostituent dans le monde, dont plus de deux millions de mineurs. Le travail clandestin et les fournisseurs d'emplois au noir favorisent aussi des cas d'esclavage. Les mafias et les réseaux d'immigration clandestine ont remplacé les vendeurs d'esclaves.


Le germe de l'horreur reste le même. Une petite partie de l'humanité continue à exploiter et à maltraiter d'autres êtres humains pour s'enrichir, se servant de la détresse des plus humbles. Parler aujourd'hui de l'abolition de l'esclavage, c'est surtout ouvrir les yeux sur les humiliations actuelles que vivent des millions de personnes à travers le monde, et parfois tout proche de nous. C'est apprendre de l'histoire pour corriger le présent ! La prise de conscience de l'opinion publique et sa mobilisation contre ce fléau sont garantes d'un changement profond de notre société. Alors utilisons ce pouvoir collectif pour dire NON à l'esclavage sous toutes ses formes.


A titre individuel, nous avons aussi des possibilités d'action. En tant que consommateur ou en tant que citoyen, nous avons une responsabilité et des moyens d'agir. Choisir un produit avec un label social démontrant qu'il a été fabriqué dans un contexte de respect des conditions de travail est, par exemple, une possibilité de s'engager contre une forme d'esclavage. Espérons que le 21ème siècle sera enfin celui de l'abolition véritable et définitive de l'esclavage !

19/03/2012

Tuerie à Toulouse : Touche pas à mon pote !

« On est toujours l'étranger de quelqu'un. Apprendre à vivre ensemble, c'est cela lutter contre le racisme », dixit Tahr Ben Jelloun. 

 

Ce matin, un fou a tiré dans la cour d'une école juive de Toulouse, tuant des enfants. Il avait assassiné, ces derniers jours, des Français d'origines maghrébine et antillaise.

 

Les valeurs de la République « Egalité, Fraternité et Liberté » doivent être levées comme étendard contre le racisme.

 

Certains politiques ont banalisé la haine durant la campagne des élections présidentielles, dressant les citoyen-ne-s les uns contre les autres. L'unité du peuple français, berceau de la Déclaration universelle des droits de l'homme, doit barrer la route à ces idéaux communautarismes ne menant qu'à la division et au mépris.

 

En cette journée de peine terrible, croyons à la richesse de la diversité et non au rejet des autres.

 

Christian Brunier, anc. Président du PS genevois

1338879326.jpg

18/09/2011

Liberté pour les journalistes de Voice of Burma

Défenseur des droits humains, j'envoie une lettre au Secrétaire général de l'ASEAN, Association des nations de l'Asie du Sud-Est :

 

Je vous demande de faire pression sur le gouvernement birman afin qu'il libère les dix-sept journalistes de la Democratic Voice of Burma (DVB), dont la plupart ont été torturés et condamnés à de longues peines de prison. Malgré les récentes élections, plus de 2'100 prisonniers politiques demeurent toujours derrière les barreaux, et le gouvernement n'a, jusqu'à présent, fait aucun geste pour les libérer.

 

Une presse libre de tout contrôle gouvernemental est le fondement d'une véritable démocratie. Le traitement que réserve la Birmanie aux journalistes indépendants prouve que la démocratie reste une lointaine perspective. Une organisation régionale aussi importante que l'ASEAN, bénéficiant d'un poids politique conséquent et d'une reconnaissance de la part de ses communautés, devrait saisir l'opportunité de cette prétendue transition vers un gouvernement civil, pour exiger de réels changements.

 

Je vous demande d'utiliser votre influence régionale pour mobiliser les efforts de la communauté internationale afin de libérer les journalistes de la DVB, et tous les prisonniers politiques. Je demande également à l'ASEAN de promulguer une résolution qui lui donnerait un mandat de poids afin de persuader les dirigeants birmans d'entamer un véritable dialogue. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire général, l'expression de notre haute considération.

29/03/2011

Une rue à Genève au nom de Mohamed Bouazizi, le réveil de la rue tunisienne

Ne supportant plus le régime mafieux et autocratique tunisien de Zine el-Abidine Ben Ali, Mohamed Bouazizi alla s'immoler, le 17 décembre 2010, en face du gouvernorat, symbole de l'Etat totalitaire. Il décéda deux semaines après, le 4 janvier 2011, suite à ses brûlures.

 

Le 17 décembre 2010, des agents municipaux avaient confisqué les outils de travail - une charrette et une balance - à ce jeune vendeur de fruits et légumes, parce qu'il refusait, lui le rebelle, de leur verser des pots-de-vin. Les fonctionnaires corrompus l'avaient ensuite giflé.  Humilié, scandalisé par tant de magouilles, révolté contre le despotisme, Mohamed préféra « mourir plutôt que de vivre dans la misère. »

 

Ce sacrifice a été un déclencheur de la Révolution de Jasmin en Tunisie. Des milliers de personnes se sont reconnues à travers cette lassitude extrême de privation de liberté. Les Tunisiennes et Tunisiens se sont mobilisés pour la liberté, durant des jours et des jours, bradant la dictature, prenant le risque de subir des représailles et de se faire emprisonner. Marre du totalitarisme ! Assez de ces abus d'autorité ! Les manifestant-e-s de la liberté ont fait chuter le bourreau Ben Ali.

 

Mohamed Bouazizi, martyr, est entré dans l'histoire et se place aux côtés des grandes figures des combattants pour les libertés. Son geste désespéré a éveillé les consciences et créé l'espoir, ouvrant la voie à l'émancipation des peuples arabes.

 

Genève, Cité de la paix et des droits humains, doit rendre hommage à ce symbole de démocratie. Une rue, une place ou un pont de notre canton doit être baptisé « Mohamed Bouazizi » pour que Genève soit à la hauteur de sa réputation. Notre ville internationale doit rester un label de la défense des libertés.

 Christian Brunier, anc. député PS

mohamed-bouazizi-movie.jpg

26/02/2011

Dégage Kadhafi !

Mouammar Kadhafi, lors de sa prise de pouvoir, affirmait « la Révolution libyenne est l’expression de la volonté commune, de l’unification du pouvoir et de la souveraineté du peuple. » Oui, la Révolution est la souveraineté du peuple ! Kadhafi doit donc partir sans délais. Dégage Kadhafi, le Peuple ne te veut plus !

 

Le peuple de Genève, Cité de paix et des droits humains, s’unit aujourd’hui, au-delà de ses religions, de ses idéaux politiques et de ses origines pour témoigner sa solidarité envers le peuple libyen, et envers tous les peuples s’élevant dans les pays arabes pour rejeter la dictature et prôner la démocratie.

 

Les peuples de ces pays font souffler un vent de libertés réjouissant. Partout, les peuples arabes s’élèvent contre la corruption, l’intolérance et l’autocratie. Les démocraties, dont la Suisse, doivent apporter un soutien déterminé pour soutenir ces mouvements de liberté.

 

Les démocraties du monde doivent notamment bloquer les avoirs financiers des dictateurs arabes abrités dans les banques occidentales, et surtout rendre, le plus rapidement possible, ces fortunes aux peuples ayant été volés. Les pays démocratiques doivent encourager la chute des régimes totalitaires en place. Les dictateurs doivent ensuite être jugés, sans complaisance. Et une large solidarité internationale doit s’exprimer, particulièrement par une politique active de soutien financier et logistique.

 

L’article 2 de la la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme affirme « La liberté de l’humain est sacrée (…) ».  Il faut concrétiser désormais, partout, cette volonté.

 

Tandis que Kadhafi commet des atrocités, assimilées clairement à des crimes contre l’humanité, l’opinion internationale doit se mobiliser partout et par tous les moyens pour évincer du pouvoir cet homme, devenu un fou pervers et dangereux.

 

En aucun cas, il doit y avoir des nouvelles dictatures de transition. Les révolutions en cours dans les nations arabes doivent ouvrir la porte aux libertés et à l’émancipation des peuples.

 

Vive la liberté ! Et dégageons tous les dictateurs !

Liberté.JPG
Photo : Christian Brunier

07/01/2011

Blogueurs tunisiens arrêtés : Appel à Micheline Calmy-Rey

J’envoie un message immédiat à Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération helvétique :

 

Salut Micheline,

 

Cinq blogueurs tunisiens viennent d’être arrêtés par le pouvoir dictatorial tunisien : Hamadi Kaloutcha, Hamada Ben Aoun, Slim Amarou, Azyz Amamy et Slah Eddin Kchouk. Leur seul crime : relater les manifestations en cours en Tunisie.

 

Ces arrestations de cyber-résistants sont des violations graves des droits humains.

 

Afin que les libertés soient respectées, je te demande de bien vouloir intervenir, au plus vite, en tant que Ministre des Affaires étrangères de notre pays, pour réclamer la libération immédiate de ces utilisateurs du droit d’expression.

 

Merci d’avance pour ton soutien. Avec mes amitiés.

 

Christian Brunier, anc. Président du Parti socialiste genevois

avocat tunisie.jpg
Manifestation des avocat-e-s tunisien-ne-s (source : www.tunivisions.net)