29/07/2011

Déménagement des citernes de Vernier : une série de longs épisodes !

Pour améliorer la sécurité et la qualité de vie de ses habitant-e-s, les Autorités de Vernier encouragent le déménagement des citernes des pétroliers de leur territoire. Cette belle ambition n'est malheureusement pas nouvelle, je retrouve un article de juin 1992 que j'avais publié dans le journal « L'Orpailleur » :

 

Après la nuit du kérosène : Vernier ne doit plus être la poubelle du canton ! Le 25 janvier 1992, alors que le soleil se couchait, 500'000 litres de kérosène s'échappaient d'une citerne à Vernier. On évitait de peu une désastreuse catastrophe. Aujourd'hui, le Parti du Travail riposte en dénonçant certains faits : alarme intentionnellement mise hors-service, pompes aspirantes de carburant pas mises en place, négligences multiples. Le PDT verniolan las de « vivre sur une poudrière » accuse : « La vie du millier d'habitants du secteur prime sur la présence de ces réservoirs ... Aucune garantie n'existe que ce genre d'accidents ne se reproduira plus jamais ! » Le Parti du Travail exige le déplacement des réserves pétrolières dans un site inhabité et la mise en place d'une sécurité digne de ce nom. Certains taxeront cette proposition d'utopiste. Pourtant déjà plusieurs villes ont réalisé une telle démarche. Il suffit d'un peu de courage et de dynamisme politique. Ce déménagement provoquerait une lourde perte financière pour notre commune. Faux ! Le revenu de telles installations est moindre. La langue de bois de l'ancien chef des finances communales, M. François Satin, illustre cette réalité. A une question d'un Conseiller municipal, M.Satin répondait que les pétroliers rapportaient à Vernier entre 0 et cent millions de francs. Sans commentaire. Envahie par les nuisances, aussi nombreuses que diverses, il est peut-être temps que notre commune cesse d'être la poubelle du canton. »

14:42 Publié dans Ecologie | Tags : vernier, ecologie | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2011

Lettre ouverte à Mattel …

Pour participer à la protection des forêts indonésiennes, j'écris à Robert Eckert, PDG de la société Mattel, pour lui demander de cesser d'emballer ses jouets en sacrifiant les forêts :

 

Cher Robert Eckert,

 

Les emballages que vous utilisez pour conditionner certains produits, comme les poupées Barbie, sont souvent issus de la destruction des forêts d'Indonésie. Or comme vous le savez, la déforestation accélère les changements climatiques et, en Indonésie, elle ravage l'habitat de certaines espèces en danger critique d'extinction, comme le tigre de Sumatra, représente une menace pour les orangs-outans et les éléphants endémiques et entraîne de nombreux conflits sociaux avec les communautés locales.

 

Mattel utilise des emballages de l'entreprise Asia Pulp and Paper (APP), filiale du groupe Sinar Mas, tristement célèbre pour son impact destructeur sur la forêt indonésienne.

 

Ainsi, en utilisant le papier d'Asia Pulp and Paper, votre entreprise - mais aussi les fabricants d'emballages et les imprimeurs auprès desquels vous vous fournissez -contribuent à la destruction des forêts tropicales indonésiennes. En effet, APP (la branche papier du géant Sinar Mas), persiste à utiliser du bois issu des forêts indonésiennes pour fabriquer certains produits, et notamment des emballages dont la durée de vie est dérisoire. Et ce malgré les conséquences sur la faune,  les changements climatiques et les populations qui tirent leurs moyens de subsistance des forêts.

 

En tant que premier fabricant de jouets au monde, Mattel doit assumer des responsabilités à la hauteur de son statut et mettre un terme, sans délai, à l'utilisation de produits papier - y compris d'emballages - provenant d'APP et de toute entreprise affiliée ou apparentée. Afin de garantir que vos emballages n'impliquent aucune déforestation, cette initiative doit être étendue à tous vos fournisseurs directs ou indirects, ainsi qu'aux produits fabriqués pour Mattel par des entreprises tiers.

 

Ces mesures devront rester en vigueur tant qu'APP n'aura pas concrétisé l'engagement suivant : exclure de la fabrication de ses produits pâte à papier, tout bois issu de la déforestation.

 

Mattel devrait montrer l'exemple à suivre en matière d'utilisation de produits forestiers durables. À cette fin, vous devriez immédiatement adopter une nouvelle politique d'approvisionnement pour tous vos produits papier (emballages y compris) et veiller à ce que les processus de fabrication des produits Mattel ne soient pas synonymes de destruction de l'environnement.

 

Aussi, je vous demande de prendre des mesures dès aujourd'hui pour assainir votre chaîne d'approvisionnement et cesser d'emballer vos jouets en sacrifiant les forêts.

 

En vous remerciant de l'attention que vous porterez à l'avenir de notre planète, je vous adresse, Cher Monsieur, mes meilleures salutations.

 

Christian Brunier, anc. député, Genève / Suisse

 

19:29 Publié dans Ecologie | Tags : ecologie | Lien permanent | Commentaires (1)

19/05/2011

De Rosnay plaide pour la combinaison des énergies

Une série de petits matins, plutôt que le Grand soir ...

 

J'assiste, passionné, à une conférence du scientifique et futurologue Joël de Rosnay. Il plaide pour la sortie du nucléaire. Raisonnablement, il prévoit sa planification sur 20 ans. Mais, si la volonté politique est présente, ce rythme peut être plus rapide.

 

Pour y arriver, il propose une combinaison systémique des énergies renouvelables, des économies d'énergies et de l'efficience énergétique, catalysée par un réseau intelligent (Smartgrid).

 

Il évoque avec conviction la 3ème génération des biocarburants, composée de cyanobactéries, des micro-algues photosynthétiques. Ces nouveaux biocarburants ne puisent plus dans les potentiels alimentaires. De surcroît, les cyanobactéries absorbent le CO2 et désalinisent l'eau de mer.

 

Le vaporéformage à partir des énergies renouvelables pour créer de l'hydrogène est une piste prometteuse, notamment, de stockage des énergies renouvelables. La valorisation des déchets représente aussi un potentiel gigantesque d'énergies nouvelles.

 

Pour lui, nous devons arrêter de bouffer le capital terrestre. La gestion responsable doit être basée sur la consommation des « intérêts » produits par la planète et le réinvestissement dans l'éco-capital. La croissance à tout prix est nuisible. Ce tribun soutient l'accroissement de la capacité d'autorégulation pour mener un développement soutenable.

 

Joël de Rosnay a toujours un coup d'avance. Il est un grand visionnaire, tout en gardant les pieds sur terre, et en veillant à agir avec pragmatisme, en avançant par accumulation de petites réussites. Je suis, de plus en plus, en accord avec cette stratégie. J'ai fréquemment rêvé du Grand soir. En regardant l'histoire de l'humanité, on se rend vite compte qu'une série de petits matins apportent davantage de fruits.

DeRosnay.jpg

 

13/04/2011

Attali à Energissima

Petite visite à Energissima pour entendre des thèses argumentées et constructives nous changeant des slogans populistes et haineux servant d'étendards à certains mouvements ... Suivez-moi ...

Lire la suite

18:35 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2)

31/03/2011

Les radiations bouffent la mémoire des Le Pen

Le soir du 28 mars 2011, dans un débat télévisé, la facho Marine Le Pen prétendait, devant la leader verte Cécile Duflot, avoir été écologiste avant l’heure et avoir condamné le nucléaire depuis longtemps.

 

Bizarre, car dans le journal « Les Echos » du 17 mars dernier, la fille à papa affirmait : « Reculer sur le nucléaire au moment où nous sommes entrés dans l’après-pétrole apparaît totalement fou, sauf à revenir au Moyen-âge. Il faut au contraire accélérer les investissements dans le nucléaire. » Les premières radiations de Fukushima détruisent déjà les premières mémoires …

Nucléaire emplois.JPG

07:09 Publié dans Ecologie | Tags : ecologie, nucléaire | Lien permanent | Commentaires (1)

30/10/2010

Nîmes réconciliée avec le taureau

Je signe le manifeste « Pour Nîmes réconciliée avec le taureau, la nouvelle ère de Nemausus ». Nous nous rendons souvent dans cette ville magnifique, fleurant bon l’esprit occitan provençal.

 

La nouvelle ère de Nîmes ne se conçoit qu’à l’échelon de grands défis de la planète. Comme celui de trouver une alternative au modèle de prédation aveugle à l’origine de la crise écologique, financière, économique, alimentaire, énergétique, morale, sociale …

 

L’humain doit développer une éthique dans sa relation au vivant, c’est une question de survie.

 

La tauromachie va à l’inverse de cette humanisation de nos pratiques et de la nécessaire éducation à la non-violence de nos enfants.

 

Le sang ne doit plus assombrir les arènes de Nîmes.

 

Nîmes doit devenir un des foyers de la civilisation du XXIème siècle où la réconciliation de l’homme avec la nature est un passage obligé vers une terre apaisée. La cité possède toutes les intelligences et les énergies, toute la créativité, pour entrer dans une nouvelle ère.

 

Elle peut rejoindre les forces vives du renouveau mondial.

 

Il est urgent pour Nîmes de se réconcilier avec le taureau. Un taureau né pour une vie paisible au sein de son troupeau, et non pour le « combat ».

 

Mettre fin à la tauromachie, c’est une nouvelle façon d’habiter la ville, de la magnifier en retrouvant son identité racine. Ne s’est-elle pas bâtie autour d’un symbole de vie ? La source du sanctuaire celtique, le nemeton, et d’où le nom de Nemausus tire son origine ?

 

Nîmes peut maintenir la feria en se passant de la corrida. Avec son dieu de la source, Nîmes est vouée à devenir une cité engagée dans la protection de ce trésor menacé sur toute la planète : l’eau.

 

Il existe une alternative à la tauromachie. C’est le « Festival de l’eau ».

 

La brillance de la civilisation, voilà l’habit de lumière de Nîmes.

 

Ré-enchantons Nemausus ! Absolument.

 

http://www.anticorrida.com/manifestation/cercle-de-silenc...

corrida_humanite.jpg

 

 

17/10/2010

20% d’éolien en 2030

Dans le registre des bonnes nouvelles, nous pouvons signaler un rapport du Global Energy Wind Council et de Greenpeace estimant le potentiel éolien. Selon cette analyse pointilleuse, l’énergie éolienne pourrait atteindre 20% de la production énergétique mondiale d’ici 2030.

 

Cette évolution favorable de cette énergie très verte engendrerait une économie de plus de 43 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2030. La production de ces 5'400 TWh/an est jugée comme exagérée par la prudente et conservatrice Agence internationale de l’énergie. Mais cet organisme a toujours sous-estimé les énergies vertes et toutes ses projections concernant l’éolien ont toujours été largement dépassées.

 

L’éolien est une énergie positive pour la nature et douce pour l’humanité. Nous devons la soutenir avec vigueur et engouement.

Vache et éolienne.JPG

Photo : Christian Brunier, 2010

 

 

 

 

03/04/2010

Petite contribution pour un monde plus heureux

Pour une chaire d’économie d’énergies à l’Université de Genève

 

Vu la situation climatique catastrophique, les économies d'énergies deviennent un domaine primordial pour tenter d'assurer un développement durable et renforcer le bonheur des générations suivantes. Dans ce contexte, le  monde scientifique se mobilise pour trouver des solutions, comme plusieurs mouvements et quelques entreprises énergétiques, le kWh le moins cher, le moins polluant étant celui que nous ne consommons pas !

 

De nombreuses compétences dans ce domaine sont actives à Genève dans les entreprises, dans les Administrations et dans les écoles, dont l’Université de Genève.

 

Genève a la capacité de prendre le leadership en matière d'économies d'énergies. Un des axes qui valoriserait l'Université de Genève et contribuerait activement à la protection de l'environnement serait de créer une chaire universitaire spécialisée dans ces économies d'énergies. Genève serait ainsi précurseur au niveau international et axerait notre Université vers l'avenir et sur la sauvegarde de l'humanité.

 

Je propose l’idée, fruit d’un échange avec le Président du WWF-Genève Jean-Luc Zanasco,  au Ministre de l’instruction publique Charles Beer.

 

Affaire à suivre …

éCONOMIE éNERGIES.jpg

 

21/03/2010

Chocolat très amer …

Déguisés en orangs-outans, des militant-e-s de Greenpeace ont mené une campagne choc contre le groupe Nestlé. Le mouvement écologique voulait condamner l’utilisation dangereuse d’huile de palme provenant de cultures implantées dans des zones de destruction de forêts tropicales et de tourbières en Indonésie.

 

Cette déforestation est nuisible à l’environnement et à la faune, comme les orangs-outans. Chaque année, 1,8 million d’hectares de forêts disparaissent en Indonésie. Ce massacre contribue gravement au dérèglement climatique. L’Indonésie se situe d’ailleurs sur le podium des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre derrière la Chine et les USA.

 

Cette huile de palme est utilisée dans plusieurs produits, dont les barres chocolatées KitKat. La multinationale suisse a quasiment doublé, depuis 2007, sa consommation de ce type d’huile. Ses besoins en la matière s’élèvent à 320'000 tonnes par année et proviennent principalement de la société Sinar Mas, plus gros producteur indonésien et champion de l’implantation au détriment de la forêt.

 

Suite à la médiatisation de cet événement spectaculaire et ironique,  Nestlé a changé de producteurs et promis de veiller à la protection de la nature dans la sélection de son approvisionnement en huile de palme.

 

Quelques mois auparavant, Greenpeace avait tourné un clip parodiant une pub de Dove, marque de produits de beauté consommant elle-aussi de l’huile de palme produit par Sinar Mas. Unilever, propriétaire de Dove, avait immédiatement cassé le contrat le liant au producteur indonésien.

 

Assurément, les actions militantes, alliées à une forme de raillerie, sont efficaces sur l’opinion publique, ayant un pouvoir gigantesque sur les marques.

activiste-orangoutan.jpg

10/02/2010

Des rapaces chassent les pigeons du siège des Services Industriels

LE LIGNON | Pendant deux mois, un fauconnier a ciblé les indésirables pour assainir un dépôt des SIG.

fauconnier.jpg

© P.FRAUTSCHI | Le fauconnier Umberto Nassisi. Le faucon sacre peut voler loin. Il porte donc un émetteur pour être localisé avec un GPS.


LAURENCE NAEF | Tribune de Genève

 

Ils étaient des dizaines de pigeons installés dans les superstructures métalliques d’un dépôt des Services Industriels, sur leur site du Lignon. «Ils nichaient, se reproduisaient et étalaient leurs fientes sur les stocks de tuyaux destinés à l’eau potable. A partir d’un certain stade, outre les dégâts, ce n’est plus très hygiénique», explique Christian Brunier, membre de la direction.

 

Dans notre canton, impossible de les tirer sans une dérogation très spéciale. «Et puis c’est une méthode qui ne s’inscrit pas du tout dans notre politique de développement durable.»

Ainsi, ce que le Stade de Genève avait fait avant l’arrivée de l’Euro, les SIG l’ont adopté cet hiver. Ils ont mandaté Umberto Nassisi, employé des SIS et fauconnier par passion, pour effaroucher les indésirables.

 

A l’assaut des pigeons

 

«A raison de deux mois, quelques jours par semaine, j’ai atteint le but», raconte-t-il. Deux buses de Harris volent en basse altitude, sous le toit du hangar, à l’assaut des pigeons. A l’extérieur, c’est le faucon sacre, oiseau d’altitude, qui les poursuit. Les vitesses atteintes par ces beaux oiseaux au regard pointu sont stupéfiantes.

 

«Les pigeons aussi sont rapides et leur gouvernail leur permet de changer souvent de direction.» Un coup d’aile des rapaces, un vol en plané, une pause pour évaluer la situation, un retour vers le maître qui accueille les buses avec un bout de viande. La routine est bien huilée. Et à la fin du travail, le faucon sacre a droit à un poussin décongelé.

 

Pour l’association Falco

 

«Ce mandat d’effarouchement ne se fait pas en un jour. Les pigeons reviennent dans leur habitat. Au bout de quelques jours, ils reconnaissent ma voiture, s’en vont pour réapparaître dès après mon départ. Il faut ruser, changer d’horaire, agir avec patience. Jusqu’à ce qu’ils en aient suffisamment marre pour ne plus revenir.» Hier, les quelques derniers récalcitrants ont reçu l’ultime visite des rapaces. Une opération à 2500francs qu’il remettra à son association Falco pour les soins aux rapaces.

 

Demain, Umberto Nassisi attaquera un nouveau mandat: vider le local de la Voirie de la Ville de ces indésirables. «Une autre affaire. Le local est immense et fermé, la population de pigeons impressionnante!»

 

L’effarouchement ne suffit pas. «Pour éviter que ça ne recommence, il faut maintenant prendre des mesures, poser des grillages autour des plates-formes sur lesquelles ils avaient construit leurs nids», promet Christian Brunier.

 

Tandis que les SIG se débarrassent des pigeons, ils attirent d’autres oiseaux, des papillons et des insectes en transformant leurs pelouses vertes, traitées et chères à l’entretien, en prairies fleuries, économiques en eau et agréables au regard. Rien de contradictoire. Les rapaces d’Umberto Nassisi ne sont pas au travail pendant les périodes de nidification.

 

18:42 Publié dans Ecologie | Tags : rapaces | Lien permanent | Commentaires (0)