07/08/2016

Désadministrons nos entreprises

Plusieurs grandes entreprises et institutions sont très bureaucratiques. Les années passant, elles accumulent les rapports, indicateurs, contrôles, PV, documents ou actes administratifs. Elles empilent les couches administratives, sans remettre en question l’existant. Stressées par l’élaboration de ces colossaux travaux, elles oublient de se poser ces questions toutes simples : A quoi sert cette action ? Quelle valeur est créée par celle-ci ? Quelle décision prépondérante ai-je prise grâce à elle ? Supprimer le superflu administratif pour se concentrer sur les activités créant de la valeur devrait pourtant être au cœur de l’optimisation de chaque société ou administration. La diminution des coûts devient ainsi une conséquence d’une amélioration et non pas un but, souvent linéaire et contre-productif. Ce potentiel de simplification est sous nos yeux. Tous les jours, avec un bon sens critique, vous pouvez bouleverser des habitudes coûteuses. Prenons un exemple … L’usage est de rédiger des procès-verbaux dans maintes séances. Si le PV d’un Conseil d’administration ou d’une séance de direction peut être utile, voire obligatoire, parfois même légalement, est-il utile dans des réunions plus sectorielles ou plus opérationnelles ? En posant la question aux participantes et participants, la réponse sera rapidement positive, une négation pouvant passer pour un manque d’intérêt. Mais, à vrai dire, leurs réponses sont-elles justifiées ? Reposez la même question, mais cette fois-ci, individuellement, en faisant un tour de table. Et complétez-la en exigeant de chacune et chacun de donner l’exemple de sa dernière utilisation ayant créé de la valeur pour l’entreprise. Vous verrez vite la limite d’utilisation de ces documents. On vous dira peut-être qu’on utile ces traces pour savoir ce qui a été dit, il y a plusieurs mois. Mais là encore, pour quoi faire ? Pour prouver à l’autre qu’il s’est trompé. Pour lui démontrer qu’il a changé d’avis. Bref que des éléments négatifs créant davantage de tensions que d’efficience. Durant des années nous avons accumulé de la bureaucratie. Partout ! Dans les administrations comme dans les multinationales. Il est temps d’alléger ces structures, de les rendre plus agiles. La désadministration est une optimisation sous le coude de chaque manager. Chaque société devrait s’engager dans un pacte de simplification rendant le service à la clientèle plus simple et moins cher ; et le boulot des collaboratrices et collaborateurs plus motivant. Alors osons le changement ! Christian Brunier, Directeur général de SIG, une entreprise où le potentiel de désadministration reste important. Mais, l’action est en cours …

16:44 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4)

16/06/2016

L’usine des Cheneviers fête ses 50 ans

En juin 1966, le canton de Genève inaugurait l’usine d’incinération des déchets des Cheneviers. En 2001, SIG en reprenait l’exploitation. Aujourd’hui, il s’agit de bâtir une usine de dernière génération à l’horizon 2023. Elle produira autant d’énergie renouvelable, avec moins de déchets. Retour sur une histoire d’un demi-siècle, celle de la gestion des déchets à Genève.

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10/06/2016

Eoliennes à la Montagne de Buttes : La demande de permis de construire a été déposée

Verrivent SA a déposé une demande de permis de construire pour l’installation de 19 éoliennes sur le site Montagne de Buttes. Cette phase de la procédure représente une étape majeure vers la construction du futur parc éolien neuchâtelois, qui produira 100 millions de kWh par an, soit 10% de la consommation électrique du canton de Neuchâtel. La société Verrivent SA, détenue à parts égales par les Services industriels de Genève (SIG) et par Groupe E Greenwatt, est chargée du développement et de l’exploitation du futur parc de la Montagne de Buttes. Les trois communes neuchâteloises de Val-de-Travers, des Verrières et de la Côte aux-Fées accueillent favorablement le projet de 19 éoliennes, projet auquel elles ont été associées pour y apporter leur précieuse contribution.

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03/06/2016

SIG baisse ses tarifs du gaz naturel

Dès le 1er juin, les clients SIG alimentés au gaz naturel bénéficient d’une nouvelle baisse des tarifs. Validée par la Direction générale de SIG, cette deuxième adaptation depuis le début de l’année contribue à une réduction moyenne des factures de 5%. Elle est due à la diminution des prix du pétrole sur lesquels le prix du gaz est indexé.

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22/05/2016

L'Aéroport de Genève mise sur les énergies renouvelables

Dans le magazine Genève-Cointrin Panorama, je lis la déclaration de Sophie Meisser, Cheffe du service environnement de l’Aéroport de Genève : « Le but, c’est d’être indépendant de l’énergie fossile d’ici 2025. Nous sommes en partenariat avec les SIG, notamment en ce qui concerne la géothermie et le futur réseau GeniLac. Nous avons fait le choix d’une énergie 100% renouvelable pour l’électricité, en choisissant pour notre approvisionnement l’offre Découverte des SIG composée de 80% d’électricité hydraulique (Vitale Bleu) et de 20% de nouvelles énergies renouvelables (Vitale Vert). » SIG se réjouit de tels choix et apprécie la qualité de sa collaboration avec l’Aéroport de Genève.

10/05/2016

Géothermie à Genève

Après deux ans de prospection du sous-sol genevois dans le cadre du programme GEothermie 2020, SIG et l’Etat de Genève dévoilent leurs premiers résultats. Cinq zones du canton réunissent les conditions géologiques propices à la géothermie de moyenne profondeur de même que certaines nappes d’eau souterraines peu profondes. Le programme GEothermie 2020, piloté par l’Etat de Genève et mis en oeuvre par SIG, démarre cette année la phase de prospection détaillée.

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04/04/2016

Nos barrages, notre patrimoine

Alpiq va mal. Il veut vendre ses barrages, peut-on lire dans les médias. Cependant, la crise n’est pas uniquement chez Alpiq, mais bien au niveau de la production électrique suisse toute entière.

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27/11/2015

SIG reçoit le Prix de l’Excellence publique 2015

Les Services Industriels de Genève ont reçu le 1er Prix suisse de l’Excellence publique par la Société suisse des sciences administratives (SSSA), dans la catégorie « Innovations dans la gestion des ressources humaines ». Leur projet EquiLibre repense totalement l’environnement de travail des collaborateurs de SIG.

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31/10/2015

Journée d’information grand public GEothermie 2020. Mon discours :

Messieurs les Conseillers d’Etat,

Mesdames, Messieurs, Cher-ère-s ami-e-s,

 

SIG a démarré au début de la semaine de nouveaux tests de prospection du sous-sol genevois dans le cadre du programme du GEothermie2020. Ce programme, piloté par l’Etat et mis en œuvre par SIG, vise à cartographier le sous-sol genevois avec précision et à définir les endroits les plus propices à la géothermie. Nous réalisons une véritable échographie des entrailles de la terre.

 

Nous avons commencé la prospection au début de la semaine à Collex-Bossy, Versoix et à Terre Sainte. Ces tests se dérouleront dans 25 communes genevoises et 8 communes vaudoises limitrophes. Les sondages s’achèveront à la fin du mois de novembre à Meyrin.

 

Nous avons informé les communes concernées au cours de l’été. La plupart d’entre elles ont accueilli notre demande d’effectuer des tests sur leur territoire avec enthousiasme.

 

En effet, cela pourrait déboucher sur des partenariats entre les communes ou la Ville de Genève et SIG. Elles pourraient utiliser cette source d’énergie locale, propre, renouvelable et disponible 24h sur 24 pour des quartiers existants ou pour de nouveaux projets immobiliers ou urbanistiques, comme par ex, le projet La Praille-Acacias-Vernets (PAV). La géothermie pourrait également être utilisée pour chauffer les serres agricoles des maraîchers.

 

SIG a opté pour une approche prudente : d’abord réaliser de la géothermie de moyenne profondeur (-1000m) ce qui permettra de produire du chauffage et ensuite, si les résultats sont concluants, se lancer dans la géothermie de grande profondeur pour produire de l’électricité.

 

Des premiers sondages ont été effectués en août 2014 entre Chancy et Bernex sur un tronçon de 8 km. Les résultats sont encourageants : il pourrait y avoir de l’eau chaude en quantité suffisante pour développer la géothermie dès 500 mètres de profondeur, soit moins profond que présumé. Par conséquent, et c’est une excellente nouvelle, l’eau chaude renfermée dans le sous-sol du bassin genevois sera plus facilement accessible que prévue.

Même si les premiers résultats sont prometteurs, nous ne comptons pas précipiter le développement de la géothermie à Genève. Les forages exploratoires n’auront lieu que lorsque la cartographie des sites sera terminée, c’est-à-dire dès 2018. Quant à la phase d’exploitation, elle débutera ultérieurement en fonction des résultats.

 

SIG a déjà engagé 20 millions dans cette phase de prospection. Cet engagement est une preuve de notre détermination à promouvoir les énergies renouvelables et à développer des énergies propres au niveau local, meilleures pour la planète et notre porte-monnaie.

05/02/2015

Inauguration de la centrale solaire des TPG …

 

La ligne de mon discours …

 

 

 

Messieurs les Conseillers d’Etat,

 

Madame la présidente du Conseil d’administration des TPG,

 

Monsieur le directeur générale des TPG,

 

Mesdames, Messieurs,

 

Chères et Chers ami-e-s,

 

 

 

Je me réjouis particulièrement d’inaugurer la centrale solaire des TPG, car elle est le fruit d’une collaboration exemplaire entre deux régies publiques avec lesquelles j’ai développé des liens d’affection puisque j’ai été Administrateur des TPG et que je suis le Directeur général de SIG. Ce partenariat repose sur 2 piliers : l’électricité solaire photovoltaïque et l’efficience énergétique. Nous marions le mieux et le moins consommer, socle de la transition énergétique.

 

 

 

La production annuelle de cette centrale équivaut à la consommation de 225 ménages genevois.

 

 

 

Les collaborateurs de SIG posent, entretiennent et réparent des conduites et des câbles souvent souterrains. C’est également le cas dans cette centrale. Nous nous sommes occupés de la connectique. Un travail en toute discrétion, puisque, afin de ne pas perturber le trafic et les activités des TPG, plusieurs de nos équipes ont travaillé la nuit.

 

 

 

Afin d’éviter des pertes d’énergie trop importantes, nos ingénieurs ont cherché les tracés les plus courts possibles pour poser les câbles du toit, où se trouve la centrale solaire, jusqu’au sous-sol, là où est situé le transformateur. Il s’agit d’un savoir-faire particulier puisqu’il a fallu poser et intégrer 5,7 tonnes de câbles et conduites dans ce bâtiment aux multiples activités. Aujourd’hui, il n’y a plus guère de traces visibles de ce travail.

 

 

 

Pour stimuler la construction de centrales photovoltaïques dans le canton de Genève, SIG a créé son propre programme d’incitation financière. SIG propose aux Genevoises et Genevois, qui figurent sur la longue liste d’attente pour bénéficier de la RPC, la Rétribution du courant à prix coûtant (une subvention fédérale), de leur apporter un soutien financier jusqu’à ce que la Confédération helvétique le fasse. Ce programme d’incitation fonctionne bien, puisque l’an dernier 107 nouvelles installations solaires photovoltaïques ont été mises en service et alimentent le réseau électrique du canton.

 

 

 

Il ne suffit pas de produire localement de l’électricité renouvelable et non polluante, encore faut-il la vendre ? J’encourage la population  genevoise à acheter de l’énergie produite par les TPG. Il s’agit d’une forme de solidarité, d’engagement fort pour la planète : des Genevois achètent l’électricité produite par d’autres Genevois. Un « AOC » énergétique alliant proximité, traçabilité, fiabilité, responsabilité sociale et qualité environnementale, à un poil plus cher ; un peu comme l’agroalimentaire où les produits bios, locaux de qualité sont promus.

 

 

 

SIG propose aux consommateurs genevois de choisir la composition de leur courant. Par exemple, si une famille investit en faveur d’une tranche d’électricité d’origine solaire dans son panier d’électricité hydraulique, elle payera 2,10 francs de plus par mois, pour une facture de l’ordre de 58 francs. Cela vaut la peine d’y réfléchir.

 

 

 

SIG fournit, il faut s’en souvenir, à ses clients, une électricité sans nucléaire, à 100% traçable, à 100% certifiée, à 93% totalement renouvelable et à des prix restants compétitifs. C’est l’une des belles performances au niveau mondial.

 

 

 

Deuxième pilier de ce partenariat entre les régies publiques : la mise en place d’un programme d’efficience énergétique. A SIG, nous sommes convaincus que l’énergie la moins chère et la plus écologique est celle que nous ne consommons pas. C’est pourquoi nous incitons les entreprises à faire des économies d’énergie et à mieux contrôler leurs dépenses énergétiques. Certains cassent les prix au détriment de la qualité, nous, nous diminuons la quantité tout en conservant notre haut de fiabilité et notre forte qualité environnementale. Choisir son énergie, c’est effectuer un choix de société.

 

 

 

Les TPG rejoignent les 68 autres entreprises du canton qui ont mis place le programme de SIG intitulé Ambition Négawatt. Parmi elles, on peut citer l’Etat de Genève, la commune de Lancy où nous nous trouvons actuellement, ainsi que l’Aéroport international de Genève (AIG). En un peu moins de 4 ans, ce programme a permis d’économiser 17 millions de kwh, soit la consommation annuelle d’électricité de 5’480 ménages. De plus, les mesures d’efficience énergétique ont permis d’éviter la production de 12’000 tonnes de CO2. Ensemble, nous signons une Charte, un plan d’actions et des objectifs à atteindre. Ensuite, SIG verse aux entreprises participantes 12 centimes pour chaque kwh économisé et 40 francs par tonne de CO2 économisée. Autant dire que leurs efforts sont récompensés.

 

 

 

A l’avenir, les TPG et SIG vont continuer leur collaboration dans le secteur de la production d’électricité renouvelable. Dans le cadre de la construction du nouveau dépôt des TPG, à « En Chardon », près de l’aéroport, SIG construira une nouvelle centrale solaire sur le toit de ce bâtiment. La construction est prévue pour 2018. Les études détaillées viennent de commencer. Ce projet s’intégrera parfaitement dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération et dans la volonté du Conseil d’Etat genevois de développer les nouvelles énergies renouvelables.

 

 

 

La transition énergétique beaucoup en parlent. Nous nous le concrétisons !

 

 

 

Merci de votre attention.

 

 

 

Christian Brunier, Directeur général de SIG