Liberté - Page 2

  • Miscellanées du 5 février 2012

    Dans leur élan d'évolution démocratique, les communistes cubains limitent les mandats des dirigeants politiques a deux fois cinq ans. Et dire que le parlement genevois a rejeté violemment mon projet de loi voulant restreindre les mandats politiques à trois fois quatre ans.

     

    Le « Parti de Rien » est créé dans le Pays de Vaud. Son fondateur affirme être ni de droite, ni de gauche et surtout pas au centre. Les politiciens positionnés à nulle part, ça ne manque pas pourtant.

     

    Raphaël Henry, candidat du Mouvement citoyens vaudois au Grand Conseil, a affiché sur Facebook la photo d'un buste SS, l'inscription Waffen SS dans sa galerie de photos, les sigles de toutes les divisions de cette organisation sanguinaire et une blonde harnachée de la panoplie nazie. Questionné par les médias, ce collectionneur d'armes (ce n'est pas rassurant) a expliqué que cet affichage indécent était « un hommage rendu à une armée d'élite, une armée de milice comme celle de la Suisse. » Et lorsqu'il postera la photo d'Hitler, ce sera pour rendre hommage à la moustache de Charlot ?

     

    Hamid Karzai, le Président de l'Afghanistan, déclare avec justesse et sagesse : « Le processus de paix et de réconciliation incombe à la nation afghane, et aucun pays ni aucune organisation étrangère ne peut ôter ce droit aux Afghans. » Les armées étrangères doivent quitter l'Afghanistan et laisser libres les Afghans de définir leur avenir, en espérant qu'ils choisiront les voies de la démocratie et de la liberté.

     

    Oscars aux USA : « The Artist » même pas nominé pour les meilleurs dialogues ...

     

    Entendu des paroles teintées de bon sens pour résumer le quinquennat de Sarkozy : « Il a commencé par donner aux riches et fini par prendre aux pauvres. »

     

    Marine Le Pen glorifie la famille. Mais pas pour tout le monde. Le projet du Front national est clair : Pour les étranger, ce parti souhaite la « suppression du regroupement familial. » Le droit élémentaire de voir des enfants vivre avec leur maman et leur papa, Marine Le Pen n'en veut pas. Et dire que 30% des Français disent pouvoir voter pour elle. La France des droits de l'humain est piétinée.

     

    Le QG de campagne de Marine Le Pen se trouve à la rue des Suisses à Nanterre. La honte ! La Suisse, détentrice des principales Conventions de l'humanitaire et des droits humains, devrait demander de débaptiser cette rue ...

     

    François Hollande veut distribuer du blé aux pauvres. Pour l'instant, c'est lui qui a reçu un sac de farine.

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  • La paix plutôt que la pauvreté

    La pauvreté est énorme en Israël. Près d'un adulte sur quatre vit au-dessous du seuil de pauvreté. Plus grave, cette précarité touche un enfant sur trois. Les conditions d'habitat sont inquiétantes. La vétusté gangrène les villes. Même les survivants de la Shoah se retrouvent dans cette galère, puisque 25% d'entre eux font partie des plus défavorisés.

     

    Pourtant, le potentiel économique existe. Ce pays est assommé par les dépenses militaires. Le budget militaire de cette petite nation atteint annuellement les 13 milliards de dollars. Presque 7% du produit intérieur brut (PIB) sont consacrés à préparer une guerre éventuelle, ce qui représente 10% du budget total de l'Etat. En comparaison, l'Iran consacre 2,7% de son PIB au secteur militaire. Les Etats-Unis, pays malheureusement présent dans bien des conflits, dépense 4,7% pour son armée. Les grandes puissances occidentales engagent entre 2 à 4% pour ce type de dépenses. Ces proportions montrent l'ampleur déraisonnable des budgets militaires de l'Etat hébreu. Avec ses 7,5 millions d'habitant-e-s, Israël possède la 4ème ou 5ème armée du monde, place variant suivant les années, et l'a doté de l'arme nucléaire.

     

    Si ces sommes colossales étaient investies dans l'éducation, le logement, la santé, le social, l'économie et l'environnement, Israël vivrait mieux. Pour réussir cette métamorphose, ce beau pays, riche d'histoires, doit s'engager dans un processus de paix durable avec les pays arabes et accepter la création d'un Etat palestinien.

     

    La paix, socle de base de l'épanouissement des peuples, apportera de la quiétude à cette région. Elle dégagera en outre des moyens pour investir dans la solidarité plutôt que les armes.

     

    Christian Brunier, ancien député PS, Genève

  • Le droit de manifester est inaliénable

    L’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce clairement : « Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. »

     

    Le 11 mars, le peuple de Genève votera sur une loi limitant drastiquement le droit de manifestations sur le domaine public.

     

    On ne peut pas applaudir les manifs du Printemps arabe, les rassemblements en Birmanie, l’occupation de Tien an men à Pékin ou les protestations contre l’autocratie en Russie, et, dans le même temps, introduire un régime de prohibition d’un droit démocratique inaliénable  à Genève, en utilisant scandaleusement les tristes casses durant G8. Il faut se rappeler que ces salopards de casseurs avaient agi en dehors de la manifestation contre les délires des milieux financiers et n’avaient rien à voir avec les 100000 indignés ayant défilé pacifiquement.

     

    Tout démocrate doit s’opposer à la modification de la loi sur les manifestations, restreignant dangereusement un droit suprême

     

    Christian Brunier, ancien député PS

  • Javier Martinez, archevêque de Grenade, légitime le viol des femmes avortées. Odieux !

    J'écris au Pape Benoît XVI, au Saint-Siège, au Vatican, afin de lui demander d'exclure l'archevêque de Grenade, Javier Martinez, de l'Eglise catholique :

     

    « Aimez-vous les uns les autres »

    La Bible

     

     

    Cher Benoît XVI,

     

    Dans son sermon de Noël 2011, l'archevêque de Grenade, Javier Martinez, a légitimé le viol des femmes ayant subi un avortement : « Une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction, pour abuser de son corps, parce qu'elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché. »

     

    Ce triste individu a ajouté comme ineptie que les crimes d'Hitler et de Staline étaient « moins épouvantables que l'avortement. »

     

    Jésus a prôné des valeurs humanistes de tolérance et d'amour. Cette philosophie est l'antithèse des paroles fascisantes de Javier Martinez.

     

    Pour mettre en cohérence les paroles de Jésus avec les thèses de votre Eglise, je vous demande d'exclure immédiatement ce monsieur et de condamner fermement son appel à la haine et à la violence.

     

    Chaque religion a le devoir, en cette période d'extrémismes religieux, de combattre ses propres extrémistes, pour le bien de l'humanité et pour l'harmonie entre les différentes communautés.

     

    Dans le cas contraire, si vous décidiez de fermer les yeux sur ce grave dérapage et de soumettre ces paroles odieuses à l'impunité, je vous demande de bien vouloir m'excommunier, ne pouvant accepter d'appartenir à la même communauté que cet apôtre du totalitarisme.

     

    En vous remerciant de cette mise en cohérence avec les valeurs inhérentes au Christianisme, je vous  adresse, Cher Benoît XVI, mes cordiaux messages.

     

     

     

     

    Christian Brunier

    Ancien député socialiste

  • Le travail distribué est l’une des clés d’une société responsable

    Venir tous les matins au siège de son entreprise pour prendre ses ordres de travail, repartir sur le terrain et ramener le soir son boulot au bureau, est souvent une hérésie. Pourtant, la plupart des entreprises fonctionnent encore sur ce modèle. Dans toutes les villes et régions, les déplacements deviennent calamiteux, les bouchons se généralisent et les transports publics sont surchargés. L'abondance des trajets effectués en véhicules individuels génère de fortes pollutions et crée des tonnes de CO2, fort dommageables pour notre santé et pour l'avenir de notre belle planète. Or, grâce aux nouvelles technologies, de plus en plus portables, il est possible de vivre et de travailler bien différemment, en conformité totale avec les dimensions du développement durable.

     

    Avec les PC portables, les smartphones, la vidéoconfénce, le wi-fi, les outils de géolocalisation, le web, les réseaux communautaires ou les iPad, une foultitude d'outils existent pour prendre ses consignes de travail à distance, dialoguer interactivement avec ses collègues et ses clients, ou échanger des informations.

     

    Socialement, le travail distribué offre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Par exemple, travailler un ou deux jours par semaine à domicile est un moyen facilitant souvent la gestion des enfants. Se rendre directement chez un client ou sur un chantier situé à proximité de son domicile, sans passer par le siège de son entreprise, diminue stress et déplacements sans valeur ajoutée.

     

    Le travail distribué est aussi un attrait pour attirer les nouveaux talents. Les jeunes ont l'habitude de vivre avec l'apport des nouvelles technologies et ont été formés dans l'esprit de cette manière de travailler. A titre d'exemple, à la sortie des examens, seuls 18% des retenus sélectionnaient la Sécurité sociale belge comme employeur privilégié. Cette régie publique étant devenue un modèle de travail distribué, aujourd'hui, 90% de ces jeunes  désirent y travailler.

     

    La satisfaction clients fait partie de la dimension sociale du développement durable. Il est donc essentiel de montrer l'adéquation entre l'augmentation de cette satisfaction et le travail distribué. En promouvant cette culture de travail, les entreprises sont plus proches des désirs de leurs clients. Tout d'abord, parce que cette façon de travailler stimule la motivation de la majorité des collaboratrices et collaborateurs, plaisir se traduisant dans un accueil plus cordial et dans un échange plus efficace avec la clientèle. Mais, le travail distribué crée, de plus, de la proximité. Ainsi, une équipe de dépannage peut rester dans un secteur, recevoir ses demandes d'intervention via les nouvelles technologies, et agir plus rapidement.

     

    Au niveau économique, toutes les expériences démontrent une augmentation forte de la productivité, par la motivation et la responsabilisation. En outre, le collaborateur agit sur le terrain plutôt que de stagner dans les embouteillages. La place de travail est redéfinie en lieux de vie conviviaux et générateurs de bien-être. Nous  reconvertissons les mètres carrés sous-occupés. Un responsable de vente d'une grande société occupait un grand bureau. Une étude démontra un taux de présence inférieur à 10%. Depuis, il a renoncé totalement à son bureau. Même si toutes les situations ne sont pas aussi extrêmes, la présence moyenne réelle, dans les bureaux, pour bon nombre de fonctions, dépasse rarement les 60%. En réaménageant les bureaux en espaces dynamiques, plus adéquats et chaleureux, nous diminuons assurément des coûts et libérons des mètres carrés pour des activités prioritaires. 

     

    Ces lieux n'ont plus rien à voir avec les open-spaces instaurés à une époque. Ce concept se contentait de faire tomber les parois et de resserrer les espaces de travail. Les nouvelles places de travail aménagées ressemblent davantage à des espaces cocooning qu'à ces « halls de gare ». Chaque situation trouve le site le plus adéquat, le plus productif : local silencieux de réflexion, espace de créativité, salle de rencontres, etc.

     

    Le travail distribué s'inscrit totalement dans les dimensions du développement durable. Pour réussir, cette nouvelle façon de travailler doit éviter de couper le lien primordial entre  les collaborateurs nomades ou semi-nomades et l'entreprise. Pour ceci, il est essentiel de veiller à la rencontre et à la cohésion des ressources formant les richesses humaines des entreprises. L'ère de mesurer le travail des gens sur la base de leur temps de présence est révolue. Il est bien plus intelligeant et responsabilisant d'évaluer les collaboratrices et collaborateurs sur le travail réalisé.

     

    A l'avenir on dira de moins en moins au personnel quand, où et comment il doit travailler. La confiance devient le moteur de l'efficacité, la méfiance ne générant que de la bureaucratie et de coûteux contrôles déresponsabilisant. Ce concept de travail est favorable économiquement, socialement et écologiquement. Qu'attendent les entreprises pour se lancer dans cette évolution, bouleversant les ancestrales cultures de management.

     

    Christian Brunier, ancien député PS

     

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