09/01/2011

Miscellanées du 9 janvier 2011

Massacre en Arizona, terre des armes

 

Hier, en Arizona, une fusillade a éclaté, au milieu de la foule, visant la députée démocrate américaine Gabrielle Giffords. Ce massacre a déjà tué 6 personnes, dont une enfant de 9 ans, et en a blessé 12. Gabrielle Giffords est l’une des opposantes les plus farouches du populisme incarné par le Tea Party. L’Arizona est l’un des Etats les plus laxismes en termes de ports d’armes. Deux enseignements à tirer : faire barrage au populisme est une priorité pour toutes celles et tous ceux voulant placer l’humain et les libertés au centre de leurs engagements ; limiter les armes à domicile est un acte concret contre l’insécurité !

 

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Envoyons-le Valls’er

La semaine dernière, le candidat aux primaires socialistes de la Présidence de la République française Manuel Valls remettait en cause les 35 heures de travail, après s’être prononcé pour l’élévation de l’âge de la retraite et avoir tenu des propos xénophobes. Cette semaine, Valls va-t-il combattre l’abolition de la peine de mort ou les congés payés ???? Espérons que Valls n’est pas à milles temps !

 

 

16:34 Publié dans Liberté | Tags : arizona, giffords, valls | Lien permanent | Commentaires (1)

14/08/2010

Tu travailles le soir !

Si votre patron vous ordonnait désormais de bosser le soir, vous empêchant de vivre pleinement vos loisirs, de passer des moments en famille ou entre amis, de mener une vie sociale active, comment réagiriez-vous ?

 

Les gens n’aiment pas les contraintes horaires dans leur boulot. Nous réclamons toutes et tous davantage de liberté, de souplesse horaire pour concilier au mieux vie privée et carrière professionnelle.

 

Par solidarité, pour ne pas infliger une contrainte que nous accepterions mal, nous devons rejeter la loi genevoise sur l’extension des heures d’ouverture des commerces.

 

Un commerce à Genève a déjà la possibilité d’ouvrir 67 heures 30 par semaine, sans compter les dérogations possibles. Les consommatrices et consommateurs ont donc de larges plages pour effectuer leurs achats sans difficulté, excès d’égoïsme exceptés.

 

Certains politiques veulent à tout prix déréglementer les heures d’ouverture des magasins. Ouverture plus tard en soirée, travail facilité le dimanche et les autres jours fériés. Au placard, les idées défendant la famille ! A la poubelle, les belles promesses prônant le bien-être ! La société de surconsommation absurde et contraire à un développement durable, s’érige en dogme. On formate la population à consommer. L’ennui s’empare de certain-e-s dès que les commerces ferment boutique. L’achat devient raison de vivre.

 

Ce vote est un choix de société : la surconsommation ou une société équilibrée et responsable ?

 

L’argument économique me direz-vous ? Quel type de commerces a les moyens de payer facilement des heures en plus pour attirer l’acheteur ? Non, pas les petits commerces ! Juste les gros, les hyper et supermarchés. Leur essor tue les petits commerces et anéantit la vie des quartiers. Les boucheries du coin ferment. Les épiceries disparaissent. Les bureaux de poste se regroupent. On concentre tout dans des méga-centres et oblige les gens à se déplacer, formant d’abondants embouteillages. Là encore, cette consultation démocratique nous place face à un choix de développement.

 

Je me suis toujours engagé pour une société équilibrée, plus humaine, conviviale et vivante. Un NON à cette loi est pour moi une évidence.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

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12/08/2010

Les USA étouffent Cuba

Malgré leur agression conte le Viêt-Nam, leurs dérapages en Irak, leur justice sociale intérieure catastrophique, leur maintien de la peine de mort dans plusieurs Etats, leur soutien à de nombreux régimes totalitaires, leur camp de concentration de Guatanamo, les USA s’arrogent le droit de définir le bien et le mal dans le monde depuis des années.

 

Au nom de ce jugement arbitraire, les Etats-Unis étouffent Cuba par un blocus inhumain depuis le 7 février 1962, suite à l’étatisation, par le gouvernement castriste, d’entreprises US pillant les richesses cubaines à leur profit. Cet embargo sanctionne le peuple de cette belle île et empêche la démocratisation de ce pays.

 

Aucun avion, aucun bateau n’a le droit de venir aux USA s’il touche les côtes cubaines. Aucun contact, aucune relation commerciale ne sont possibles entre Cuba et les USA pourtant éloignés  d’environ 200 km.

 

Par cet enfermement, condamné à de multiples reprises par l’Assemblée générale des Nations unies et l’Union européenne, Washington a construit une sorte de Mur de Berlin virtuel, mais combien infranchissable. Comment l’humanité peut-elle se taire face à ce scandale alors qu’elle s’est tant réjouie, avec raison, de la chute du Mur entre l’Allemagne de l’Ouest et sa sœur de l’Est.

 

Il suffit de se rendre à Cuba pour constater la mobilisation du peuple et du gouvernement cubains pour vivre mieux. Malgré cet « emprisonnement » par les Américains, malgré cet appauvrissement forcé, Cuba a, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, un taux de mortalité infantile comparable aux Etats-Unis. Son système éducatif est le plus performant des pays défavorisés.

 

Cette odieuse et durable barrière empêche l’ouverture et la démocratisation du pays. Il est évident que si le multipartisme voyait le jour, les USA et la CIA en profiteraient pour investir des sommes gigantesques dans les partis d’opposition pour faire tomber le régime socialiste de la Havane.

 

Toute personne défendant les droits élémentaires de la personne, toute personne prônant la liberté avec un grand « L » doit s’élever pour condamner ce blocus et rendre possible l’ouverture de Cuba sur le reste de la planète.  

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20:29 Publié dans Liberté | Tags : cuba, liberté, politique | Lien permanent | Commentaires (5)

07/08/2010

Lettre ouverte à Monsieur Hanspeter Thür, Préposé fédéral à la protection des données de la Confédération helvétique

Objet : Demande de consultation des documents établis pour assurer la protection de l’Etat par le Service analyse et prévention (SAP) ou par le Service de renseignement de la Confédération (SRC)

 

Monsieur le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence,

 

Par la présente et conformément à l’art. 18 de la Loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sécurité intérieure (LMSI), je vous demande de m’indiquer si des données me concernant sont traitées dans le système d’information relatif à la protection de l’Etat ISIS, cas échéant quelles données sont traitées dans ce système.

 

Ayant toujours eu des activités militante, associative, syndicale et politique totalement légales, mais sachant que l’Administration a parfois confondu, de manière antidémocratique, engagement à gauche avec danger pour l’Etat, je ne serais pas étonné d’avoir été fiché abusivement.

 

La liberté est l’élément sacré de la démocratie. Le fichage scandaleux de citoyennes et citoyens s’engageant pour le bien-être commun est une violation grave des droits humains.

 

En vous remerciant d’avance de votre obligeance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préposé fédéral à la protection des données, mes salutations distinguées.

 

 

Christian Brunier

Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

 

 

Copie :

 

Service de renseignement de la Confédération (SRC), Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DPPS), Palais fédéral est, 3003 Berne

 

Monsieur Claude Janiak, Président de la Délégation des Commissions de gestion  (DélCdG), Palais fédéral, 3003 Berne

 

 

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12:42 Publié dans Liberté | Tags : liberté, démocratie | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2010

Défendons les libertés, boycottons Vérone !

Nous voulions nous rendre à Vérone, ville des amoureux, de Roméo et Juliette, pour vivre un opéra dans les arènes de cette belle cité italienne.

 

Malheureusement, le Maire de la ville, Flavio Tosi, de la Ligne du Nord, issu de l’organisation d’extrême-droite Movimento Giovani Padani, transforme sa municipalité en laboratoire pilote du néo-fascisme ou plutôt de l’archéo-fascisme, ce genre d’idéologie n’ayant rien de nouveau.

 

Prônant des idées de haine, les mouvements de l’extrême-droite européenne se retrouvent régulièrement dans cette ville.

 

En tant que défenseurs de la liberté, résistant à tout jamais contre les idées extrémistes, nous refusons de soutenir ces  tristes individus et renonçons à nous rendre dans ce terreau de haine.

 

Vérone symbolisait l’Art d’aimer. Résistons pour qu’elle ne devienne pas la capitale de l’Art d’haïr.

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15/07/2010

Soutien à Stéphane Guillon et Didier Porte !

 

Je signe l’appel « Pour une Radio Publique indépendante » :

 

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

 

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

 

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.

 

Nous exigeons :

- Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.
- Le respect du travail des rédactions de Radio France.
- Le droit à l’impertinence, à la différence.
- Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France.

 

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter et dans l’émission le Fou du roi. Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.

 

Arrêtez de casser nos antennes !

 

www.pouruneradiopubliqueindependante.net

 

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22:25 Publié dans Liberté | Tags : humour, liberté | Lien permanent | Commentaires (1)

03/05/2010

PIN-PON pour défendre les fondements de nos libertés

« La police doit être une mère et non pas une commère. »

Charles Joseph de Ligne

 

Pour les politiques à Genève, il y a quelque chose de sacré dans la Police cantonale. Comme un tabou, on n’y touche pas. Ou plutôt, on a peur de la réformer, de la transformer, de l’améliorer. Cette situation s’est aggravée avec l’apparition des policiers députés au Grand Conseil genevois, n’hésitant pas à violer le droit de réserve incombant à leur fonction d’autorité et à intervenir sur des sujets où leurs liens d’intérêt sont évidents.

 

Il y a quelques mois, le député socialiste Roger Deneys a osé ! Osé dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas. Il a déposé un projet de loi rendant incompatible la fonction d’autorité de policier avec l’exercice du pouvoir politique.

 

Le postulat est évidemment juste. Un policier doit être au service du pouvoir élu démocratiquement, garant de la sécurité et des libertés. Comment peut-il garder sa neutralité en affichant ses idées politiques, souvent de manière tranchée, et parfois extrémiste ? Les fonctions d’autorité, les personnes assermentées, ne peuvent être engagées politiquement, sans tomber dans une confusion des genres néfaste à une démocratie.

 

Par analogie avec le pouvoir judiciaire ou le personnel de grande proximité avec les membres d’un gouvernement, la fonction de policier ne doit pas permettre l’accession à un Législatif ou à un Exécutif. On ne peut pas être à la fois Juge et Arbitre. Le policier est garant de faire  respecter les lois et les institutions, pas de les définir.

 

Le projet de loi de Roger Deneys est l’expression du bon sens, des règles de bonne gouvernance et des principes fondateurs de l’Etat de droit. Pourtant, plusieurs député-e-s sont en train de lâcher Roger Deneys. Le principe est connu. Ils sont d’accord sur le fond, mais pas sur la forme. La « forme » est en politique la bonne excuse pour esquiver le courage. Une nouvelle fois, les politiques se couchent devant la police, par peur de perdre un lobby puissant, représentant un groupe électoral fort. D’autres craignent un retour du débat sur l’éligibilité de tous les fonctionnaires. Il serait peut-être judicieux de donner la parole au peuple. Un tel changement législatif modifie la Constitution. La consultation-citoyenne devient donc obligatoire. La sagesse et le courage du peuple pourraient s’avérer bien plus élevés, sur cette question, que ceux des élu-e-s.

 

La loi Deneys réaffirme les fondements même du Serment du policier genevois : «  (…) de remplir avec dévouement les devoirs de la fonction à laquelle je suis appelé; de suivre exactement les prescriptions relatives à mon office qui me seront transmises par mes supérieurs dans l’ordre administratif; de garder le secret de fonction sur toutes les informations que la loi ou les instructions reçues ne me permettent pas de divulguer; de dire, dans les rapports de service, toute la vérité sans faveur, ni animosité; et, en général, d’apporter à l’exécution des travaux qui me seront confiés, fidélité, discrétion, zèle et exactitude. »

 

Le métier de policier est une profession difficile et admirable. La très grande majorité des professionnels l’assument avec brio et respect. Ce projet de loi s’inscrit dans la dynamique de redonner de la crédibilité à la police genevoise afin qu’elle assure la sécurité, élément essentiel du  bien-être humain, qu’elle défende notre Etat de droit et qu’elle préserve nos institutions démocratiques, base de nos Libertés.

 

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

19:51 Publié dans Liberté | Tags : police, liberté | Lien permanent | Commentaires (1)

29/12/2009

Vent de liberté sur Téhéran, orage de répression venant du gouvernement

Lettre ouverte à Micheline Calmy-Rey, Présidente du Département fédéral des Affaires étrangères de la Confédération helvétique

 

Chère Micheline,

 

Ali Moussavi, le  neveu de Mir Hossein Moussavi, chef de file des mouvements se battant pour la liberté en Iran, a été lâchement tué par les forces de l’ordre, comme plusieurs autres manifestant-e-s. Le corps d’Ali a, de plus, disparu de la morgue, selon sa famille.

 

Trois conseillers – dont Ali Riza Beheshti, son premier conseiller - et des proches de Hossein Moussavi ont été arrêtés.

 

L’ancien Ministre des Affaires étrangères Ebrahim Yazdi, leader du Mouvement de libération de l’Iran, parti d’opposition progressiste, a aussi été interpellé.

 

Le  militant en faveur des droits humains Emad Baghi et la sœur de la Prix Nobel de la Paix 2003 l’avocate Shirin Ebadi figurent aussi sur la liste des personnes embarquées par la police et l’armée.

 

300 manifestant-e-s seraient en garde à vue.

 

L’envoyé spécial de la  télévision « Dubaï Media » en Iran, le journaliste Reza al-Basha, un Syrien de 27 ans, a disparu.

 

Les forces de sécurité ont enfoncé les portes de la Fondation Bara pour le dialogue entre les civilisations, dirigée par  l’ancien Président réformateur Mohammad Khatami, et ont arrêté deux des responsables de cette institution pacifiste.

 

Internet est gravement perturbé, voire souvent coupé, pour empêcher les combattants de la liberté d’informer l’opinion internationale, la dictature de Mahmoud Ahmadinejad plaçant l’Iran sous une chape de plomb. Traitement identique pour les communications par téléphones portables, le sms et les photos étant des moyens d’information prohibés par le pouvoir autocratique en place.

 

La Suisse est symbole de liberté, détentrice de plusieurs conventions internationales en faveur du respect des droits humains, doit réagir avec détermination pour soutenir ce vent de liberté s’étendant sur la nation persane.

 

Je te demande donc, en tant que Ministre des Affaires étrangères de la Suisse, mais surtout en tant que personnalité s’étant toujours engagée aux côtés des défenseurs des libertés, de tout entreprendre pour soutenir l’ouverture de l’Iran vers davantage de respect et de démocratie.

 

Notre ami commun, Kazem Radjavi, socialiste genevois, leader de l’opposition iranienne en exil, assassiné par le régime totalitaire de  Téhéran, était un modèle d’action pour libérer son pays de l’autoritarisme. Sa mémoire doit dicter aujourd’hui la conduite de celles et ceux  prônant un monde plus solidaire et plus  libre.

 

L’expression d’un peuple ne serait souffrir de l’indifférence ou du silence de l’opinion internationale.

 

En te remerciant d’avance de ton action, je t’adresse, Chère Micheline, mes amicales salutations.

 

Christian Brunier

Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

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22/11/2009

Protéger les fichiers policiers, c’est défendre nos libertés

Je n’ai aucune sympathie pour le tyrannique Hannibal Kadhafi et ne supporte pas les individus violents envers leurs proches, leur personnel ou d’autres humains.

 

Son arrestation et celle de son épouse par la police genevoise étaient totalement justifiées, ces individus ayant brutalisé deux de leurs employés.

 

Il est, par contre, scandaleux que des photos prises par la police puissent se retrouver à la une des médias.

 

Après enquête, impossible de trouver l’auteur de cette fuite policière. Etonnant ?

 

La moindre des applications informatiques gère les traces des utilisateurs accédant à des données. Là rien. Impossible de savoir qui, avec son petit PC, est venu télécharger ces photos pour les envoyer aux journalistes.

 

Lorsque les fichiers de la police peuvent être pillés sans crainte, la liberté et le respect de la personnalité ne sont plus assurés.

 

Pour la défense de nos libertés, il est primordial que la police sécurise ces fichiers et que les auteurs de fuite soient immédiatement sanctionnés.

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