Plaisirs de la vie - Page 2

  • La vie, une belle palette de couleurs !

    Vive la Suisse multicolore !

     

    Aimant la vie, aimant les gens, je signe l’appel des Moutons de garde :

    Parce que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir ;

    Parce que chacun-e doit pouvoir s'exprimer dans le respect de l'autre ;

    Parce qu'aucune solution ne trouve ses racines dans la haine ou le rejet de l'autre et de ses différences ;

    Nous, habitantes et habitants de Suisse, appelons les partis politiques, les lobbies et les médias du pays à refuser et condamner sans relâche toute démarche attisant la haine, la peur, le racisme ou la xénophobie.

     

    A vous de signer :

    http://www.moutonsdegarde.ch/mdg/view.php?p=3&lang=fr

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    Fort comme un rock !

    En 1956, Asa Carter, Secrétaire du Concile des Citoyens blancs de l’Alabama du Nord condamnait publiquement le rock en vomissant : « Le rock est encouragé comme moyen de rabaisser l’homme blanc au niveau du Noir. Il est sexuel, immoral, et constitue le meilleur moyen de réunir les membres des deux races. » C’est pour ça que j’aime le rock. Parce qu’il unit toutes les couleurs, tous les humains, qu’il est sexuel et qu’il est immoral.

     

  • De bons petits conseils

    Restaurant « Le Levant » à Aire-la-Ville

    Réveillez vos papilles en allant au Restaurant « Le Levant » à Aire-la-Ville, dans la campagne genevoise. L’apéro ouvre le repas avec un Muscat du Clos des Pins de chez Ramu, à Dardagny. Excellent au nez, au parfum subtil et fruité, tout à fait correct dans le gosier. En entrée, je déguste un Pressé de légumes provençales avec un Gazpacho andalou. J’enchaîne avec un Pavé de Sandre, sauce marchand de vie. Le Gratin de pêches de vigne compose mon dessert. J’accompagne cet excellent repas, en charmante compagnie, de vins genevois. Ce resto devrait revoir son cadre, l’aménagement étant un peu ringard. Par contre, sa cuisine inspirée et pilotée par le sympathique Stéphane Taffonneau, venant de l’Hostellerie de la Vendée, est de très bonne qualité. Une belle adresse à fréquenter le plus régulièrement possible.

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    Un cru, un délice

    Mes amis, les Knupfer, m’offrent un Château Duhart-Milon, 2000, Pauillac, grand Cru Classé, Domaines Barons de Rothschlid (Lafite). Ce Château girondin, racheté par les Rothschild en 1962, est le quatrième grand Cru Classé dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855. Ce vin incroyable est un assemblage de 58% de Cabernet Sauvignon, 22% de Merlot et 20 % de Cabernet-Franc. Intense en arôme, long en bouche, ce cru de caractère est un bijou de finesse d’exception.

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    « Nus » Signé Alexis Reynaud

    A voir jusqu’au 14 octobre 2009, dans l’Espace (galerie de photos) de mon pote Michel Chevrolet, Rue Diorama 5, à Genève, l’exposition « Nus » de l’artiste Alexis Reynaud. Une citation de l’écrivain socialiste Jorge Semprun pourrait résumer fort bien le contenu des œuvres mises en valeur : « La vie en soi, pour elle-même, n’est pas sacrée. Il faudra bien s’habituer à cette terrible nudité métaphysique. » Alexis Reynaud étale ses nus, avec beauté, antithèse du voyeurisme, titillant la provocation, l’ambiguïté et le plaisir de l’esthétisme. Contemporaine et dépouillée, cette présentation d’art contemporain innove, interroge et se différencie de ce que l’on voit traditionnellement.

    Causes toujours

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  • Meet & Cook, signé Claude Legras

    "Cuisiner suppose une tête légère, un esprit généreux et un coeur large"

    Paul Gauguin

    En tant que gastronome averti, je participe à un atelier « Meet & Cook » au restaurant « le Floris » à Anières, près de Genève, animé par le grand chef Claude Legras. Dans ce haut lieu de la gastronomie, distingué par 17 points au guide GaultMillau, avec une vue sublime sur le Lac Léman, j’assiste à l’élaboration de mets exquis en cuisine. Au cœur de la brigade de cuisiniers, je suis impressionné par leur talent et surtout par leur passion pour leur métier. Ils sont des sortes de magiciens, alchimistes, innovateurs jouant avec les saveurs avec une précision d’horloger.

     

    Adorateurs du goût, ils sélectionnent les produits avec soin et sont attentifs à tous les détails pour produire, avec une saine fierté, des plats succulents. Un des cuisiniers m’explique, les yeux étincelant d’enthousiasme, le choix de son couteau de cuisine fétiche, haut de gamme, provenant d’Asie, accomplissant des coupes parfaites, conservé avec grand soin depuis une décennie.

     

    Puis, je participe à un concours basé sur la dégustation de fromages, de vins champagnisés, d’un cocktail Margarita, d’huiles et d’arômes.

     

    Il est l’heure de passer à table. 12 plats de dégustation forment le menu de la soirée. Voyez plutôt :

    Bonbon de foie gras aux épices.

    Tarte fine de cèpes à l’huile de noisettes.

    Bruschetta de tomates San Mazzo et chair de crabe.

    Raviole de thon au tartare d’avocat, fine gelée de concombre.

    Galet de turbot au romarin.

    Ventrêche de pagre au lard valaisan.

    Perche du Léman en papillon aux chanterelles.

    Croustille de noix de Saint-Jacques au caviar de courgette et citron confit.

    Médaillon de veau rôti, chutney de courge et raisins, jus acidulé, polenta façon frioul, mini patisson farci.

    Macaron café et crème mascarpone.

    Pana cotta à l’orange et orangette au chocolat.

    Coque de fruit de la passion en gratin exotique au rhum.

     

    Pour accompagner ces délices, le sommelier nous sert un Côte du Rhône 2008 « Domaine Saladin Per el Blanc », le moins bon de la soirée ; un Saint-Véran exquis, 2006, « En Faux », Château de Beauregard ; un sublimissime Sotanum 2002 VDP des Collines Rhodaniennes ; et pour finir un Gewurztraminer vendange tardive « Hugel », Alsace, 2002.

     

    Cette soirée de grand Art se termine avec un whisky Lagavulin, un bijou de l’île d’Islay, à l’ouest de l’Ecosse. A en perdre le nord …

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    Claude Legras, l'alchimiste du Floris

     

     

  • Tartare de loup

    Pour recevoir des amis, avec mon épouse, nous avons préparé un tartare de loup. Les Valaisans ne pavoisez pas. Je n’ai pas utilisé la carcasse de ceux que vous massacrez. J’évoque le poisson : le Loup de mer. Nous nous inspirons d’une recette que j’ai apprise lors d’un rapide cours de cuisine à « La Récréation », un excellent traiteur de Genève.

     

    Pour une entrée, comptez 100 grammes de loup bio par personne, tout nu, sans peau, sans arrêtes. Tranchez-le en tous petits cubes. Hachez un oignon rouge ou une échalote. Non pas à la hache, c’est trop dangereux, simplement au couteau. Comme quoi, les verbes français ne veulent pas toujours dire ce qu’ils veulent dire. Pressez un jeu de citron vert. Coupez une moitié de tomate par personne en petits cubes. Mélangez le tout avec un décilitre d’huile d’olive pour 4 personnes et ajoutez pas mal de poivre, de sel et de ciboulette. Laissez macérer au frais. Après un bon apéro et avant une bonne viande, servez !

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  • Lucrèce Borgia aux fourneaux

    Un de mes amis prétendait que j’avais des talents culinaires comparables à Lucrèce Borgia. Bon, c’est vrai, j’ai tenté parfois des expériences bizarres, comme par exemple les crêpes en blocs, une recette concoctée avec mon associé Patric Morel. Pour gagner du temps, tu fais cuire toute la pâte dans une casserole, puis tu coupes les crêpes en tranches, ou du moins tu essaies. Ce jour-là, nous avions inventé une vraie spécialité coupe-faim.

     

    Depuis, j’ai pris un cours de cuisine (de 2 heures ???) et me voilà prêt à me lancer dans un nouveau domaine.

     

    Ce soir, je prépare en entrée du foie gras, sur du pain d’épices, avec des fraises. Je sers cette mise-en-bouche avec un Muscatille bien frais, un Muscat pétillant de Frontignan.

     

    Nous enchaînons avec une fondue vigneronne. Tu verses un litron de rouge assez vigoureux dans une casserole. Tu jettes un bouillon de bœuf. Ensuite, tu bourres ce nectar d’ail, d’échalotes, de poivre noir, d’herbes de Provence, de persil, de belles feuilles de laurier et de brins de thym comme s’ils en pleuvaient. Tu fais cuire la mixture longuement à feu doux, pas comme Michel Servet … Ensuite, tu laisses macérer durant 24 heures, pour que la vinasse absorbe tous les parfums des herbes et des autres ingrédients ajoutés. Le lendemain, tu recuis le liquide et tu le sers dans un caquelon. Les invités trempent de fines tranches de bœuf, style viande de fondue chinoise. Chacun-e fait ses sauces. Tu accompagnes ce délice avec un peu de riz et normalement tout le monde se régale.

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    Dessin : www.quizz.biz

     

    Le Tertre

     

    Si vous allez vous balader dans la région de Bordeaux, je vous conseille une bonne adresse : Le Tertre ! Restaurant de Saint-Emilion, au cœur du vignoble bordelais, situé Rue du Tertre-de-la-Tente. Ce resto sert une cuisine régionale de haut niveau. Je vous conseille les petites tables en terrasses en paliers, d’un ravissement absolu, le long d’une rue vertigineuse et hyper glissante, les pavés étant usés par la longue histoire de l’humanité de ce village viticole.

     

    Cette gastronomie du terroir est accompagnée d’une carte de vins, inventaire à la Prévert de grands crus. Ce site est parfait pour les dîners en amoureux et un lieu de rendez-vous sûr pour les épicurien-ne-s.

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