07/05/2011

Pourquoi une traversée de la Rade de Genève ?

La droite, majoritaire depuis des décennies à Genève, continue à promettre la traversée de la Rade, pensant récolter des voix. Mais pourquoi ne l'a-t-elle jamais construite alors qu'elle a tous les pouvoirs de la réaliser depuis des lustres ? Tout simplement, et les leaders de la droite le savent bien, parce qu'elle ne résout aucun problème de circulation, coûte une fortune et touche des communes influentes ne voulant pas voir leurs territoires saccagés par des routes. 7 questions à vous poser pour vous en persuader :

 

  • 1) Qui a besoin de passer régulièrement de Collonge-Bellerive au Vengeron (tracée actuel prévu par le Conseil d'Etat), et inversement?

 

  • 2) 3,1 à 3,7 milliards sont des montants colossaux. Avons-nous les moyens de les trouver, alors que nous n'arrivons pas à financer des dépenses sociales importantes, des investissements environnementaux urgents, des logements ou des incitations à l'emploi?

 

  • 3) Comment trouver le financement de la Confédération, alors que Berne a mis presqu'un siècle pour honorer sa promesse de financer une partie CEVA, montant pourtant bien inférieur à celui souhaité pour se payer une traversée du Lac Léman?

                            

  • 4) Les terrains bloqués pour accueillir d'hypothétiques infrastructures d'entrées et de sorties de cette traversés, planifiée au plus tôt en 2030, vont empêcher des créations de logements, notamment à Puplinge. Cette traversée incertaine doit-elle devenir un obstacle au logement en cette période de crise gigantesque?

 

  • 5) La construction d'infrastructures routières devient un attrait supplémentaire à se déplacer en voiture. Ce phénomène est bien connu des spécialistes de la circulation. Est-ce une bonne idée de promouvoir l'accroissement du trafic routier alors que la pollution est inquiétante?

 

  • 6) Dans un canton aussi exigu, attirer encore davantage de voitures, ne va-t-il pas engorger davantage la ville et créer de nouveaux bouchons?

 

  • 7) Traverser vite d'une rive à l'autre, c'est bien beau, mais comment gérer les entrées et sorties sans provoquer de nouveaux engorgements dans les secteurs concernés?

 

Les effets du réchauffement climatique sont réels. Dès lors, la priorité est à l'investissement dans des transports publics efficaces et à l'encouragement au transfert modal. Lutter contre le CO2 et la pollution est impératif pour garantir l'avenir des générations futures. Le développement durable ne doit pas être qu'un simple slogan électoral. Il doit devenir la priorité de nos élu-e-s politiques de gauche comme de droite.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti  socialiste genevois

08:37 Publié dans Politique | Tags : rade, genève | Lien permanent | Commentaires (3)

20/04/2011

Oui à la mobilité douce

« Apprenons à nous-mêmes et aux autres

que la politique peut être aussi l’art de l’impossible,

c’est-à-dire l’art de nous rendre meilleurs,

nous et le monde. »

Vaclav Havel

 

Attendant longuement aux feux d’un passage piétons, je souscris aux protestations relayées par cet autocollant figurant sur le poteau d’à côté :

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05/03/2011

Miscellanées du 5 mars 2011

Les grandes préoccupations de Genève

Alors que le monde est en pleine transformation, Genève connait des préoccupations magistrales, faisant le Une des grands médias … Certains journaux me désespèrent …

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Après les départs du Grand Conseil genevois des Dupraz, Blanc, Hausser, Dessuet, Annen,  Etienne, Fehlmann-Rielle, … et (il faut bien le reconnaître) des Brunier, la buvette était déjà en danger. Mais, avec ces deux exclus, elle risque la faillite.

Abnégation …

Je refuse un apéro avec mon ami Jean-Claude Dessuet, ancien député libéral, pour me rendre au Congrès du Parti socialiste genevois. Quelle abnégation !

 

Congrès du PS Genevois

Lors du Congrès du Parti socialiste genevois, le Conseiller d’Etat Charles Beer qualifie le projet de la droite de « Monaco sur Arve ». Reste à la gauche à développer le projet de « La Havane sur Rhône ».

 

Démagogiquement vôtre

Slogan populiste du MCG de Vernier : « Chômage, Cambriolages, Embouteillages, Pas à Vernier ! » Et ailleurs ???

 

La Fête à Manu

Manuel Tornare va quitter le Conseil administratif de la Ville de Genève après 12 ans d’engagement exceptionnel. Je ne suis pas toujours fier des socialistes au gouvernement. Mais là, le bilan de Manu est très bon. Il s’est fortement mobilisé pour défendre la justice sociale et la solidarité. Standing ovation pour son action en faveur de la petite enfance, même s’il reste beaucoup à entreprendre. Grâce à sa politique, la Ville de Genève couvre désormais 65% des demandes de places de crèches, alors qu’elle répondait positivement à 31% des demandes lors de son arrivée à l’Exécutif de la commune. Belle performance !

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 Carlo Sommaruga et Christian Brunier buvant à la santé de Manuel Tornare

(Photo : Demir Sönmez)

 

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15/02/2011

Sur les murs de Grenade ...

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Photo : Christian Brunier, 2011

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24/12/2010

Elections nationales 2011 : Les socialistes genevois présentent leur Dream Team

http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2010/12/22/elect...

 

Les socialistes genevois présentent leurs candidat-e-s à la candidature aux élections fédérales du 23 octobre 2011. L'élection à l'interne aura lieu lors de l'Assemblée générale du Parti socialiste genevois, le 14 janvier 2011.

 

Pour le Conseil National

- Maria Roth-Bernasconi
- Jean-Charles Rielle
- Carlo Sommaruga

- Valérie Boillat
- Loly Bolay
- Monique Cahannes
- Françoise Jolliat
- Eric Peytremann
- Jacques Robert
- Christine Serdaly Morgan
- Manuel Tornare

 

Pour le Conseil des Etats

- Liliane Maury Pasquier

 

Vous trouverez sur notre site, www.ps-ge.ch, les interventions à la Conférence de presse des candidat-e-s sortant-e-s, à l'adresse:

http://www.ps-ge.ch/Conference-de-presse-du-22.html

 

René Longet, président

Christian Brunier, président du comité de pilotage de la campagne

 

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06/09/2010

La Déconstituante genevoise

Au parlement, j’avais voté en faveur de la refonte de la Constitution genevoise, pour dépoussiérer ce vieux document, modifié à de multiples reprises, de manière pas toujours totalement cohérente. Le socle des valeurs de notre République est devenu, avec le temps, un patchwork vieillot, à réinventer à la lumière des défis de notre temps.

 

La Constituante élue, celle-ci avait vocation de rassembler la population genevoise, derrière un projet fédérateur et novateur. L’opération tourne au vinaigre. La majorité coupe les textes sur l’égalité des sexes, n’écoute pas les forces syndicales, ampute le droit des locataires, menace les acquis environnementaux et blackboule le droit d’éligibilité des fonctionnaires. La Constituante va réussir son premier objectif : Rassembler la population genevoise. Pas pour se motiver pour un beau programme collectif, mais bien pour le refuser, si la majorité des Constituant-e-s s’entêtent …

 

Dommage, car Genève aurait bien besoin de repères pour s’engager en faveur d’un projet de société garantissant le bien-être, basé sur un développement solidaire et équilibré.

25/08/2010

4 bons candidats, mais un satisfecit pour Jean-Charles

Pour devenir Conseillère administrative ou Conseiller administratif, les exigences sont extrêmement dures. Il leur est demandé d’être des bons politiques, des défenseurs acharnés du programme du parti, des supers communicateurs, des grands visionnaires, des fins stratèges et des excellents gestionnaires.

 

Nous avons la chance d’avoir, au Parti socialiste de la Ville de Genève, 4 bons candidats (Jean-Charles Rielle, Sami Kanaan, Gérard Deshusses, Thierry Piguet) couvrant une grande partie de ces qualités multiples, pour accompagner Sandrine Salerno sur le ticket socialiste. Difficile donc de choisir pour les primaires du PSVG, cette sélection se compliquant encore vu les liens d’amitiés tissés avec plusieurs de ces candidats.

 

Pour moi, les objectifs de maintenir deux sièges socialistes au gouvernement de la Ville et de conserver une majorité de gauche tant au Législatif qu’à l’Exécutif sont des priorités. Conserver deux sièges sur 5 pour les socialistes est un énorme défi, alors que la locomotive Manuel Tornare arrive en fin de mandat. Si le siège de Sandrine semble acquis, le second  siège sera difficile à gagner. Pour réussir ce pari ambitieux, deux ingrédients sont essentiels : avoir des candidats compétents, mission accomplie ; présenter un candidat possédant un grand capital électoral. Sur cet axe, Jean-Charles Rielle est le meilleur. En 1999, Jean-Charles est arrivé, pour sa première élection au Conseil municipal, second, derrière Manuel. En 2003, il confirma cet excellent score, occupant toujours la seconde place entre Manu et Sandrine. En 2007, il termina troisième, derrière Manu et Sandrine, cette fois-ci tous deux candidats au Conseil administratif. Son score au Conseil national fut illustratif de son potentiel électoral énorme détenu. Cet important soutien populaire ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un militantisme sans faille au sein du PS, mais aussi dans le monde associatif, où il est omniprésent et hyperactif dans une foultitude de domaines conformes aux idéaux socialistes.

 

Finalement, Jean-Charles a encore une tête d’avance dans le contact avec la population. J’ai toujours défendu un socialisme axé sur les plaisirs de la vie. Cet esprit de convivialité et de proximité, Jean-Charles le partage. Et cette qualité est un atout différenciateur pour un Conseiller administratif, au moment-même où la population a l’impression d’un éloignement excessif des politiques par rapport à ses préoccupations et ses désirs. C’est pourquoi, je voterai et recommande de voter en faveur de Jean-Charles lors de l’Assemblée générale du PS Ville de Genève, agendée le 1er septembre prochain.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois et député

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14/03/2010

Le monde dans tous ses états

Régionales françaises : Autrement et maintenant

 

Au 1er  tour des Régionales françaises, je vote pour la liste « Europe Ecologie » emmenée par Philippe Meirieu, pour doper la gauche et aiguillonner le PS, mon parti de cœur pour lequel je voterai au 2ème tour. Je veux la victoire du PS teintée du courant vert ; mais un PS porteur d’espoir et de projets visant le plaisir de la population, et non pas une bande d’opportunistes divisés.

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Journal des bonnes nouvelles

 

Le gouvernement bolivien d’Evo Morales offre la gratuité des soins avant et après l’accouchement, plus des incitations financières, afin de réduire la mortalité maternelle de 80% en cinq ans. Après huit mois d’existence, ce programme a déjà permis d’aider près de 400'000 mères boliviennes, souvent pauvres. C’est comme ceci que j’aime le socialisme.

 

On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde …

 

Arthur dépose plainte pour diffamation contre Didier Porte. Un humoriste traînant un autre humoriste devant les tribunaux, c’est un paradoxe. Preuve que l’un des deux ne l’est peut-être pas.

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Didier Porte me fait rire aux éclats à chaque fois que je l’écoute sur « France Inter ».

 

 

13:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2010

Genève : Le PS étant malade, ils proposent deux types de remède

DÉBAT | L’ex-député parle fonctionnement, la cheffe de groupe positionnement.

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© OLIVIER VOGELSANG/PASCAL FRAUTSCHI | Anne Emery-Torracinta et Christian Brunier.


Par JÉRÔME FAAS | Tribune de Genève

 

Les deux sont des poids lourds du Parti socialiste. Les deux admettent sans fard son actuelle faillite. Et les deux proposent des remèdes, publiés dans Post Scriptum, l’organe du PS, en décembre puis en janvier. Mais là où Christian Brunier, ancien député et ex-président du parti, s’inquiète de son fonctionnement, la députée et cheffe de groupe Anne Emery-Torracinta se soucie du positionnement des Roses. Deux points de vue antinomiques? Pas du tout, «des approches complémentaires», assurent en chœur les deux politiciens.

 

Un même constat fonde leur analyse: la société a changé, mais pas le Parti socialiste. «Notre manière de fonctionner ne correspond plus à rien, assène Christian Brunier. Le PS devrait être un animateur de réseau, il ressemble plus au Politbüro. Venir voir comment fonctionne un comité directeur, cela ne dit plus rien aux jeunes.» L’homme propose donc de «réseauter», avec le WWF, l’Asloca, les syndicats, etc.

 

Trop de bureaucratie

 

Il tape surtout sur la bureaucratie socialiste et l’obligation de soumettre tout projet à l’aval d’une kyrielle d’instances. Ce souci exacerbé de démocratie éteint les bonnes volontés, juge-t-il. «Des qu’un projet est soumis à dix personnes, il suscite dix remarques. C’est décourageant. Un fonctionnement moins lourd libérera les idées.»

 

Pire, cette lourdeur prive le parti de réactivité. «A force de vouloir atteindre la perfection, on loupe des coups. Sur le problème des caisses maladie, nous voulions réagir très rapidement. Mais à force de fignoler ceci ou cela, nous avons laissé le MCG se profiler sur le sujet.»

 

Changer de discours

 

Anne Emery-Torracinta, elle, se concentre sur le discours socialiste. Si elle assure que «lutter contre le démantèlement social est essentiel», elle juge aussi que cela ne suffit pas. Le parti ne peut plus se contenter de réagir, il doit également proposer des solutions «acceptables non seulement sur les plans social et écologique, mais aussi économique».

 

L’élue rêve de réponses nouvelles «qui ne se traduisent pas automatiquement par des coûts supplémentaires pour l’Etat et/ou une augmentation d’impôts». Elle constate que «les coûts sociaux pèsent sur un petit groupe allant en diminuant: les actifs des classes moyennes». Elle anticipe le vieillissement de la population et calcule: pour éviter à la fois baisses de prestations et hausses d’impôts, «il faut augmenter la proportion d’actifs», donc «proposer des mesures favorisant l’emploi».

 

«Il ne s’agit pas d’effectuer un virage à droite, insiste-t-elle, mais d’être plus pragmatique.» Elle rejoint ici Christian Brunier, qui appelle de ses vœux l’élaboration de «trente projets clés (initiatives, projets de loi)». Une aspiration traduite par une formule choc: «Laissons tomber le programme, faisons plutôt des projets concrets.» Anne Emery-Torracinta formule la même idée autrement. «Lors de la dernière législature, le PS a sorti un seul petit projet de loi sur le logement. Il faut renverser les perspectives. Se demander où sont les besoins de la population, quelles sont ses attentes, plutôt que de nous demander quelle société idéale il faudrait construire.»

 

Un dernier point réunit les deux politiciens. «Nous avons des sujets tabous: la sécurité, l’argent», dénonce Christian Brunier. «Si nous ne proposons pas de solutions aux préoccupations de la population, nous sommes complètement à côté, renchérit la députée. Nous ne pouvons pas dire que tel ou tel thème ne nous intéresse pas.»

 

 

11:20 Publié dans Politique | Tags : politique, ps, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2010

Non, je ne serai pas candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève

 

« Un socialiste qui fait la gueule, ce n'est pas un socialiste optimiste. On ne suit pas les gens qui font la grimace. Le socialisme chiant, je suis contre. »

Michel Delebarre

 

« Le Courrier », « Léman bleu Télévision », une radio et plusieurs membres du PS  m’ont cité comme l’un des papables à la succession de Manuel Tornare au Conseil administratif de la Ville de Genève.

 

Bien qu’intéressé par un rôle exécutif en politique, je ne serai pas candidat à ce poste, principalement pour les trois raisons suivantes :

 

  1. Au niveau municipal, je me suis mobilisé, au début de mon parcours politique, à Vernier, où j’ai notamment été Président du Parti socialiste local et Conseiller municipal. Ensuite, je me suis investi énormément au niveau cantonal en assumant les fonctions de Président du PS cantonal, de député et de Chef du groupe socialiste au Grand Conseil. Je me suis donc peu impliqué au niveau municipal en Ville de Genève. Dans ce contexte, prétendre accéder à l’Exécutif ne me semble pas correct par rapport aux membres de la section socialiste de la Ville engagés, depuis des années, en faveur de cette municipalité.

 

  1. Occupant depuis 10 mois de nouvelles fonctions professionnelles, je me suis engagé auprès de mon employeur à ne pas briguer de fonctions politiques durant les premières années de l’exercice de ce nouveau poste. Je tiens à honorer pleinement ma parole.

 

  1. Après avoir consacré plus de deux décennies de ma vie à la politique et au militantisme associatif et syndical, j’ai envie de consacrer du temps à mon épouse, à mes enfants et à mes proches. Je bouffe la vie, m’amuse comme un fou, vais au spectacle, voyage, visite des expos, fais de bonnes bouffes, lis … bref profite des bienfaits de l’existence.

 

Vu la pléthore de talents se profilant au PS pour postuler au Conseil d’administration, je suis persuadé que nous présenterons une forte candidature aux côtés de Sandrine Salerno afin de dynamiser nos majorités de gauche tant au Conseil administratif de la Ville qu’au sein du Conseil municipal.

 

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