Politique - Page 4

  • Feu vert pour les feux clignotant la nuit

    Les feux de signalisation ont deux grandes missions : assurer la sécurité routière et réguler le trafic.

     

    Celles et ceux résidant à proximité de telles installations peuvent, par contre, se rendre compte du bruit occasionné par les véhicules qui freinent, stagnent, puis redémarre, parfois avec la radio à fond.

     

    De plus, si les feux de signalisation augmentent la sécurité routière habituellement, la zone verte devient une piste de lancement pour les tarés de la vitesse, dès que les rues sont moins fréquentées.

     

    Habitant sur l'un des plus grands axes routiers de Genève, dominant un large carrefour, je suis un spectateur bien placé pour évaluer les bienfaits et les méfaits de ces feux.

     

    Si la journée, ces installations sont souvent indispensables, notamment près des écoles et des lieux fréquentés par les enfants, les feux de signalisations pourraient être convertis en feux clignotants, dans la soirée. Les avantages seraient multiples. Premièrement, le bruit diminuerait sensiblement et augmenterait la qualité du sommeil des habitant-e-s proches des voies de circulation.

     

    Ces feux clignotants éviteraient des arrêts inutiles de véhicules et restreindraient la pollution.

     

    Finalement, ce régime nocturne éliminerait les zones vertes et inciterait les chauffards à la prudence, un fou du volant pouvant en croiser un autre à chaque carrefour. Le feu clignotant éveille indubitablement le sens des responsabilités et génère une attention particulière.

     

    Durant une longue période de réaménagement du carrefour voisin de mon domicile, j'ai été en mesure d'apprécier la différence. Ça vaut vraiment la peine d'essayer dans un canton où la pollution sonore est mal combattue.

     

    En adoptant une politique de ce genre, Genève ne tenterait pas une aventure pouvant s'avérer hasardeuse. La capitale britannique a considérablement restreint sa signalisation lumineuse. Sur la célèbre Kensington High Street, cette abolition a fait chuter de 60% les accidents.

     

    Aux Pays-Bas, ce type d'expériences devient contagieux. Là encore, le nombre d'accidents baisse, la fluidité du trafic s'accentue et l'amabilité entre usagers de la route devient la règle. 

     

    Dans ce contexte, je ne comprends pas l'entêtement du Département de l'Intérieur et de la Mobilité de l'Etat de Genève qui refuse d'entrer en matière sur cette idée, même à titre pilote. La volonté de rechercher des solutions pour augmenter le bien-être de la population devrait pourtant prendre le dessus sur des résistances au changement ne créant que de l'immobilisme.

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste

     

  • Soirée à l'AG du PS ...

    Participe à l'Assemblée générale du Parti socialiste genevois. Nous décidons des mots d'ordre des votations du 11 mars prochain.

     

    Je combats la loi modifiant le nouvel horaire scolaire, prévoyant l'ajout du mercredi matin à l'école obligatoire. L'idée de faire croire qu'il y ait corrélation entre  la quantité des heures scolaires données et la qualité des connaissances et aptitudes assimilées est mensonger. « Travailler plus pour en savoir plus » a ses limites ! Pour prouver l'ancrage à gauche de la réforme, plusieurs intervenants jouent sur la corde sociale des socialistes. L'argumentation de prise en charge des plus défavorisés pour ne pas les laisser traîner dans les rues ou derrière la télé a aussi ses limites, à moins de les confier à 100% à l'Etat. Car ce principe pourrait aussi être formulé pour le mercredi après-midi, le week-end ou les vacances. En plus, plusieurs enfants en marge sociale connaissent des problèmes scolaires. Une overdose d'aller à l'école. Leur ajouter une ½ journée d'école supplémentaire ne peut éveiller qu'un rejet supplémentaire de l'établissement scolaire. Oui, le service public a un rôle à jouer pour cette catégorie de gosses, à travers le parascolaire, le périscolaire ou par l'offre d'activités éducatives, de loisirs, sportives ou culturelles. L'école ne peut être la seule réponse possible. Au final, les pros-mercredi remportent largement la partie par 20 voix pour contre 6, participation lamentable pour un grand parti.

     

    Je m'oppose à la modification de la loi sur les manifestations sur le domaine public, restreignant dangereusement le droit de manifester. On ne peut pas applaudir les manifestations du Printemps arabe, les rassemblements en Birmanie, l'occupation de la Place Tien an men à Pékin  ou les protestations contre le régime autocratique de Poutine en Russie, et, dans le même temps, introduire un régime de prohibition à Genève, en utilisant scandaleusement les tristes casses de quelques casseurs durant G8. Il faut d'ailleurs se rappeler que ces salopards de casseurs avaient agi bien en dehors de la méga-manifestation contre les délires des milieux financiers mondiaux et n'avaient rien à voir avec les 100'000 indignés ayant défilé pacifiquement.

     

    Je soutiens l'initiative populaire fédérale « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » en Suisse. Chaque seconde, un mètre carré est sacrifié en Suisse, parfois pour construire des résidences secondaires sous-occupées alors que la crise du logement sévit. En 25 ans, le nombre de résidences secondaires ont doublé dans notre pays. Il est temps de limiter, à 20% des terrains constructibles selon cette initiative, ce type de logements sous-occupés.

     

    Je m'oppose à l'initiative fédérale « Pour un traitement fiscal privilégié de l'épargne-logement destiné à l'acquisition d'une habitation à usage personnel ou au financement de travaux visant à économiser l'énergie ou à préserver l'environnement ». Sous cette appellation attrayante, cette initiative provenant des milieux immobiliers est un cadeau aux propriétaires, créant une nouvelle iniquité avec les locataires, très majoritaires dans notre pays (plus de 60% de la population suisse).

     

    Je vote en faveur de l'initiative fédérale populaire « Six semaines de vacances pour tous ».

     

    Je suis favorable à la loi fédérale introduisant un prix unique du livre. Pour maintenir la diversité culturelle, il me semble judicieux de sortir le livre du libre marché.

     

    Finalement, pour moi, c'est Oui au contreprojet sur les jeux d'argent en faveur de l'utilité publique. Ce contreprojet s'oppose à une éventuelle privatisation des Loteries et assure le versement du produit de ces jeux aux associations culturelles, sportives et sociales.

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  • Continuer sur le chemin de la victoire

    3 sièges au Conseil national, de belles réélections de Liliane Maury Pasquier et de Robert Cramer au Conseil des Etats, une campagne de terrain remarquable forment le bon résultat des socialistes genevois-es aux élections fédérales. Un seul regret, la gauche ne sera pas majoritaire au sein de la délégation genevoise au Conseil national.

     

    Au terme de ces élections, le comité de pilotage de cette longue campagne a établi un bilan pour bien identifier les points forts de celle-ci, mais aussi de cerner les améliorations à mettre en œuvre.

     

    Lors d'une victoire, les aspects positifs sont nombreux : des ambitions élevées, le professionnalisme et le bon esprit du secrétariat « élargi », une Jeunesse socialiste innovante, la mise sur pied de 3 listes sous-apparentées, une gauche unie, une dynamique motivante impulsée par les deux candidat-e-s de l'Alternative au Conseil des Etats, une ligne politique claire, des idées et des propositions concrètes (dont plusieurs initiatives populaires) pour améliorer le sort de la population et une influence positive des primaires socialistes françaises ont participé à notre succès.

     

    Mais, l'une des clés principales a été de construire une liste de fortes personnalités, capables de conserver trois sièges, ce qui représente une bonne performance. Aller chercher des femmes et des hommes, impliqués dans le tissu associatif et syndical, représentatifs de la pluralité des socialistes a été le premier boulot du comité de pilotage.  Les acteur-trice-s de cette liste solide ont su, de surcroît, construire un esprit d'équipe, malgré la saine concurrence existant entre des personnes visant légitimement un siège.

     

    La campagne active, ciblée sur la proximité avec la population a été l'un des autres facteurs-clés de notre bon score. Grâce à un militantisme accru et à un soutien précieux du Parti socialiste suisse, pour la première fois depuis fort longtemps, nous sommes arrivés à mener une campagne sans le soutien onéreux d'une agence de communication.

     

    Au registre des points négatifs, nous pouvons noter un excès du nombre de stands encourageant les candidat-e-s à la bougeotte et parfois à une présence trop fugace. Un code de déontologie plus précis, notamment sur les publications médias et les comités de soutien, aurait évité quelques tensions. Il est aussi consternant de voir la gauche stagner et l'abstentionnisme atteindre un niveau inquiétant, alors même que la crise financière sévit et que le développement durable et équitable est mis à sac par nos adversaires.

     

    Evidemment, le manque d'argent n'a pas été un avantage pour le PSG. Nous avons mené une campagne avec 100'000 CHF de moins qu'il y a 4 ans, sans tenir compte, de plus, de l'inflation. Le but, à mon avis, n'est pas de trouver de nouveaux moyens. Le rôle des socialistes doit plutôt s'inscrire dans l'élaboration de lois limitant les frais de campagne, afin que l'argent ne supplante pas la démocratie.

     

    Finalement, les socialistes ont une fois de plus prouvé que nous pouvions travailler très sérieusement, tout en prenant du plaisir. Comme disait Ho Chi Minh : « Pour réussir une grande œuvre, il faut un moral élevé. » Un grand merci aux candidat-e-s, aux membres du comité de pilotage, aux instances dirigeantes du parti et à toutes les militantes et militants qui se sont investis pour ces élections nationales. Un bravo tout particulier à Olga Baranova, Jonas Thion et notre secrétaire général Arnaud Moreillon, qui ont été les moteurs de cette campagne.

     

    Un membre éminent du PLR me demandait le nom de notre agence de communication, trouvant notre campagne très efficace : le militantisme collectif est assurément gage de performance électorale pour que le PSG atteigne, dans deux ans, au moins 25% des votes.

     

    Christian Brunier, responsable de la campagne du PSG des élections fédérales

  • Assurance-maladie : Genève passe encore à la caisse !

    En 2012, les primes des caisses-maladie des assuré-e-s genevois-es, déjà trop élevées, augmenteront encore de 4,7% pour les 19-25 ans (dont les cotisations avaient explosé de 8,1% l'an dernier) et de 2,9% pour les autres. Une nouvelle fois, Genève est sanctionnée au-dessus de la moyenne helvétique. Pourtant, notre belle République maîtrise ses coûts de la santé avec rigueur. Ces augmentations sont injustifiables et indécentes. Elles pèsent lourdement sur le pouvoir d'achat de la population. Pour contrer cette dérive, des moyens existent contre le fatalisme et la compromission de plusieurs politiciens, dont un grand nombre sont proches de SantéSuisse.

     

    La loi doit interdire les augmentations de primes de caisses-maladie dépassant celles des coûts de la santé. A Genève, entre 2000 et 2008, les coûts de la santé ont progressé de 23%. Les primes de 32%. Rien que sur cette période, les assurances ont volé à la population 9%. Durant la même période, les réserves ont progressé scandaleusement de 250%. Non, ce chiffre n'est pas une faute de frappe, juste une vérité difficile à avaler.

     

    La Confédération doit mettre fin au scandale des réserves. Elle recommande des réserves de 10 à 20%. Pour les Genevois-es, les caisses-maladie engrangent, en moyenne, plus de 40% du total des primes en réserve. Cette exagération, pesant lourdement sur nos cotisations, se situe donc entre 20 à 30%. La simple recommandation de Berne doit être introduite dans la loi comme un taux de réserve à ne pas dépasser. Et l'argent stocké de manière scandaleuse doit être rendu aux assuré-e-s.

     

    Le contrôle des caisses-maladie doit être accru. L'ancien Conseiller d'Etat Guy-Olivier Segond s'amuse à dire qu'il y a davantage de contrôleurs de l'évolution des abeilles en Suisse que de contrôleurs des assurances-maladie. Il a malheureusement raison. Vu les abus de ces institutions, le contrôle devient salutaire. Dans la même dynamique, les cantons doivent être impliqués, comme l'exige Monsieur Unger, dans la fixation des primes.

     

    Finalement, l'assurance de base est un service public, un bien premier des besoins de la population. La concurrence a totalement échoué dans ce domaine. Il est impératif de créer une caisse unique et publique, n'imputant pas à la population de colossaux budgets marketing et publicitaire, et des frais de structure abusifs.

     

    Monsieur Claude Ruey, membre du PLR et patron de SantéSuisse, en découvrant que 2/3 des Suisse-esse-s sont favorables à une caisse-maladie unique a déclaré : « Les gens sont mal informés. » Il a raison ! S'ils étaient bien informés, ce sont plus de 90% de la population qui seraient favorables à cette initiative, un vaccin efficace contre les abus.

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste

  • Miscellanées du 16 octobre 2011 : Toutes et tous Hollandais !

    François Hollande gagne les primaires de la gauche française pour les Présidentielles. Désormais, l'heure est à l'unité. Toutes et tous, Hollandais ! La tulipe va-t-elle remplacer la rose ?

     

    L'écrivain algérien Boualem Sansal reçoit le Friedenspreis 2011 de la Foire du Livre de Francfort, distinguant son engagement pour démocratiser le monde arabe et promouvoir la laïcité dans cette région. Ce prix est un encouragement à la liberté.

     

    Sur la Radio Suisse Romande, Yvan Perrin, le leader romand de l'UDC, est fier d'avoir un programme communicable « en 12 secondes ». Lui offrir une nouvelle législature de 4 ans pour défendre 12 secondes de programme est un gâchis. Le retour sur investissement n'est pas au rendez-vous !

     

    Réponds OUI à la question de la Tribune de Genève : Faut-il rendre obligatoire la publication du financement des partis politiques ? La transparence est un gage de la qualité de la démocratie.

     

    Dans « Siné Mensuel », beau coup de plume de Noël Godin, le scribe libertaire. Il paraphe une critique du livre « De l'amour et des bombes. Epopée d'une anarchiste. », récit de la vie rocambolesque d'Emma Goldman, dit « Emma la Rouge ». Emma Goldman est une anar juive, née dans l'Empire russe en 1869. Elle émigra ensuite aux Etats-Unis et décéda, en 1940, au Canada. Emma alla, en 1936, en Espagne pour contrer le franquisme. Elle prônait une révolution romantique, espace de liberté sans tabou. Cette féministe de la première heure était une hédoniste absolue, rejetant toutes les formes de l'autoritarisme. Elle fut l'une des premières femmes à se battre pour la liberté sexuelle et la contraception. Emma la Rouge inscrivait ses actes politiques dans une lutte sans fin contre l'injustice et l'inhumanité. Elle était autant anti-stals qu'anti-nazis. Le refus des interdits la faisait vibrer. Une précurseure des Indigné-e-s !