24/01/2010

La succession de Manuel Tornare met la parité sur le gril

Par Rachad Armanios, Le Courrier 

 

SOCIALISTES - L'idée d'abolir la parité au PS Ville de Genève avant les élections de 2011 émerge. En l'état, aucune femme ne peut remplacer M. Tornare. Décryptage.


La parité inscrite dans les statuts de la section municipale du Parti socialiste (PS) empêche toute candidature féminine à la succession de Manuel Tornare lors des élections de 2011, puisque seul un homme pourra se placer sur le ticket formé avec Sandrine Salerno. Au sein du parti, les critiques pleuvent. Ce qui a accéléré le débat, c'est l'assouplissement de l'interdiction des doubles mandats que vient de voter la section, qui permet à Manuel Tornare d'achever sa législature au Conseil administratif tout en siégeant au Grand Conseil. «Il aurait été absurde de se priver d'un excellent candidat», commente René Longet, président du parti cantonal. Par comparaison, il juge dommage que «la règle de la parité élimine 50% des candidatures» à la succession de M. Tornare.


Selon ses statuts, la section doit présenter autant de candidats hommes que femmes sur ses listes électorales, tant au niveau législatif qu'exécutif. La mesure, introduite en 2005, «avait été un tremplin pour une candidature féminine au Conseil administratif», rappelle Grégoire Carasso, président de la section. La mesure avait été «taillée» pour assurer un siège à Sandrine Salerno, se souvient plutôt l'ancienne députée socialiste Véronique Pürro.


«Toute règle trop stricte finit par se retourner contre ses objectifs», estime René Longet. Car la parité, un outil contre la sous-représentation criante des femmes en politique, se retourne cette fois contre elles.


Une mesure transitoire?


La fronde pour modifier les statuts vient d'Alberto Velasco, membre du comité de la section municipale, qui, seul, déclare son intention de passer à l'as la parité à l'exécutif avant les élections. «En assemblée générale, on dira de voter pour n'importe quel candidat sauf une femme. La parité, c'est une façon de corseter l'esprit démocratique.»
Parmi les noms de papables que la rumeur fait circuler, on entend ceux de Gérard Deshusses, Jean-Charles Rielle, Thierry Piguet ou encore Christian Brunier. Et aussi, malgré le veto statutaire: Véronique Pürro, Nicole Valiquer, Laurence Fehlmann Rielle, Virginie Keller Lopez...


«Le PS compte autant de candidatures féminines potentielles que masculines, cela prouve que les femmes s'y sont émancipées, juge Véronique Pürro. Le quota doit être une mesure transitoire.» Ceci dit, «indépendamment de mes ambitions personnelles», précise la candidate malheureuse au Conseil d'Etat. Songe-t-elle au Conseil administratif? «Je ne veux pas répondre.»


«Délicat de changer des règles»


«Si les statuts sont modifiés, j'y réfléchirais, déclare Virginie Keller Lopez. Mais la section municipale a d'autres priorités: son programme et conserver la majorité à gauche.» Elle estime également qu'«avec les quotas, on arrive au bout du système, car il se retourne contre les femmes».


Mais elle-même ne demande aucun changement, car elle ne veut pas être accusée de carriérisme. «C'est délicat de changer des règles juste avant des élections.» «Ça donne l'impression qu'on a des principes 'à la carte', abonde Laurence Fehlmann Rielle. C'est pourquoi il faut repenser les statuts dans leur globalité. Soit très vite, soit après 2011.» Elle n'est «a priori pas intéressée» par un siège au Conseil administratif.


Conscient qu'une telle discussion pré-électorale ne peut qu'être polluée par les ambitions des un(e)s et des autres, Alberto Velasco retourne l'argument: «C'est la parité qui ouvre la porte aux marchandages. L'annuler permettrait à tout le monde d'être candidat.»
«On ne peut pas utiliser une règle quand ça nous arrange, puis l'annuler quand cela nous dérange, rétorque Virginie Studemann, vice-présidente de la section municipale et présidente du groupe 'égalité' du parti cantonal. La parité a joué en faveur d'une femme lors des dernières élections, il est important de la maintenir au moins jusqu'à la prochaine, au risque de discréditer la démarche.»  «Si M. Velasco demande formellement le débat, on le mènera», assure Grégoire Carasso.

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19/12/2009

Réinventons le Parti socialiste genevois : Neuf idées pour un parti neuf !

A la sortie des élections cantonales genevoises, les socialistes ont le gueule de bois, non pas pour avoir fait la fête, simplement mis KO par les électrices et électeurs.

 

Evidemment, comme l’a mis en exergue Charles Beer, nous devons analyser en toute franchise ce cinglant échec, reposant sur six grands axes principaux :

·      la perte de vitesse contagieuse des socialistes européens environnants ;

·      l’absence d’une stratégie motivante de la gauche genevoise pour la conquête de majorités législative et exécutive ;

·      le manque de mobilisation du parti et nos lamentables bisbilles internes ;

·      la déliquescence de nos partenaires « à gauche » du PS et leur manque de soutien ;

·       notre communication peu offensive ;

·      et notre impuissance à représenter les milieux populaires.

 

Incontournable, ce bilan fait partie de notre thérapie. Mais, il faudra rapidement tourner la page et nous orienter vers l’avenir, au risque de nous embourber dans des querelles à l’image désastreuse des socialistes français.

 

9 remèdes pour réinventer le PSG et amorcer la machine à gagner

 

Modestement, je me permets de proposer quelques remèdes pour sortir du cataclysme vécu par les socialistes du bout du lac.

 

1.Revendiquer une majorité de gauche tant au niveau du Grand Conseil qu’au Conseil d’Etat genevois pour 2013.

Un des objectifs des socialistes est de gouverner pour mettre en œuvre leur programme axé sur un développement durable et solidaire. Le PS est fort, lorsque la gauche est unie et conquérante. Il faut, dès maintenant, revendiquer clairement une majorité cantonale, mettre les partis de gauche en mouvement pour atteindre cet objectif afin de sortir les Genevoises et Genevois de la morosité. Trop tôt ? Non ! Une forte ambition, fixée à un horizon raisonnable, donne de la vigueur à un mouvement, une raison d’agir.

2.Construire une union de la gauche riche de sa diversité.

Pour être majoritaire et donc pour ratisser le large spectre de l’électorat progressiste, du centre-gauche à l’extrême gauche, il est impératif de compter sur trois forces (les Verts, le PS, et une force ressoudée à la « gauche » du PS). La relance de rencontres régulières entre toutes les forces est impérative pour construire ensemble.

3.Tisser des liens forts de coopération avec les mouvements sociaux.

Quelle a été la fréquence des rencontres de la direction du PSG avec les syndicats, avec le Cartel de la fonction publique, avec l’Asloca ou le WWF ? Tout en respectant l’indépendance de chacun, le succès socialiste passe toujours par un travail en synergie avec les syndicats (publics et privés) et le monde associatif. Plusieurs fois par an, le PSG doit rencontrer les forces syndicales, les milieux de locataires, le monde culturel, les associations sociales, les mouvements environnementaux, etc. Nous devons échanger ensemble, débattre, construire des actions pour être leur bras politique sur des thématiques communes.

4.Elaborer 30 projets-clés (initiatives, projets de lois) pour changer Genève, 30 idées fortes pour mobiliser et redonner espoir à notre belle République sur les thèmes essentiels.

Cette manière d’agir (adoptée lors de notre conquête historique de la majorité au Grand Conseil genevois) est une façon crédible de concrétiser, aux yeux de la population, notre programme politique.

5.Revoir notre politique de communication et le fonctionnement de notre secrétariat

Nous ne sommes pas assez riches pour que nos professionnel-le-s passent un temps important à prendre des PV ou d’autres tâches bureaucratiques. Il faut transférer cette énergie positive à mieux promouvoir nos actions et à bien communiquer. Une bonne partie du boulot effectué par les élu-e-s socialistes n’est pas assez valorisé et reste mal connu du grand public. Pendant que les socialistes s’activent dans l’ombre, le MCG est inactif au parlement, résume la politique à des slogans populistes et finit par passer pour le défenseur des plus humbles de la société. C’est le monde à l’envers ! Notre communication doit contrer ce phénomène inquiétant.

6.Revoir nos statuts pour simplifier notre fonctionnement et accélérer les procédures

Pour présenter un projet de loi, un-e député-e socialiste doit consulter les commissions du parti, le soumettre pour approbation au comité directeur, puis au verdict du groupe parlementaire. Ce parcours d’obstacles est trop long et trop lourd, alors que les autres partis agissent dès que le groupe, voire une délégation du groupe, est OK. Ceci n’est qu’un exemple d’un fonctionnement trop bureaucratique et plus du tout conforme à une actualité où il faut souvent agir rapidement pour avoir de l’impact. Evidement, ce travail d’optimisation de notre action ne devra pas mettre en péril l’esprit de démocratie, socle des valeurs de notre parti.

7.Savoir utiliser les opportunités pour nous profiler, revendiquer notre histoire et promouvoir la justesse de nos idéaux

Depuis des lustres, les socialistes combattent le capitalisme sauvage et inhumain, et prônent un développement équilibré entre le social, l’environnement et l’économie pour assurer la durabilité de l’humanité.

Durant des lustres, la droite qualifie nos combats de ringards.

Aujourd’hui, le capitalisme est sorti de la route et la planète est en danger. Toutes nos prédictions s’avèrent exactes.

Pourtant, le PS n’utilise pas cet immense boulevard pour rappeler ses combats et l’urgence de concrétiser ses idéaux, seuls vaccins efficients contre la crise financière et le dérèglement climatique. Pire, le PS laisse la droite évoquer la moralisation du capitalisme ou le développement durable. La gauche doit aussi parfois être décomplexée !

8.Parler plus simplement

La société est complexe, change rapidement. Rien n’est simple. Pourtant, pour être compris et suivi par une majorité de la population, nous devons apprendre à communiquer plus simplement. Attention, simple ne veut pas dire simpliste. Nous devons être plus proches des citoyen-ne-s, être sur tous les terrains et développer des messages vulgarisés.

9.Renforcer la convivialité

Vouloir contribuer à améliorer le bonheur des gens est le but suprême d’une politique. Prôner le bonheur passe par l’exemplarité. Les socialistes doivent renforcer la convivialité, utiliser davantage l’humour et être plus souriants. Prendre du plaisir et en donner, aimer l’humain, n’est-ce pas un programme très socialiste ? Une équipe qui marche est un groupe partageant des bons moments, dégageant de la chaleur humaine. Ce travail de recherche de convivialité dans ce monde trop triste ne doit plus rester en jachère.

 

Christian Brunier, ancien député et président des socialistes genevois-es

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16/10/2009

Genève : Le PS confirme ses candidats au Conseil d’Etat

Par Cynthia Gani, Journal « Le Temps »

 

Désarmé après le vote de ce dimanche, le parti peine à se remettre en cause.

 

Faut-il  participer à la course au Conseil d’Etat ou claquer la porte du gouvernement pour entrer dans l’opposition? Mercredi soir, quelque 130 militants du PS genevois débattaient de cette délicate question, issue du mauvais score du parti à l’élection parlementaire. Et surtout, de l’écrasante victoire du Mouvement Citoyens genevois (MCG). La question de la pertinence de la candidature de Véronique Pürro, qui avait été désignée colistière du sortant Charles Beer par la base mais qui n’est arrivée que quatrième de la liste dimanche passé, a en revanche rapidement été évacuée. A 22h15, par 107 oui contre 12 non, le PS décidait de se lancer dans la course avec ses deux candidats.

 

Situation grave

 

A l’origine du débat, la perte de deux sièges au Grand Conseil, qui fait passer le PS de deuxième à quatrième force parlementaire. Et le glissement droitier du parlement, où le MCG a doublé sa députation. Pour certains socialistes, il ne vaut plus la peine de siéger dans un gouvernement mis sous pression par la droite. C’est l’avis du conseiller national Carlo Sommaruga, qui souligne que «depuis 1997, nous avons perdu 40% des suffrages. La situation est extrêmement grave.» Pour l’élu, pas de doute: la «rupture» s’impose. Il est rejoint par le militant Pascal Holenweg, qui relève qu’«avoir deux sièges socialistes au Conseil d’Etat depuis douze ans n’a pas empêché le MCG de progresser. Il faut être capable d’y renoncer.»

 

Le syndicaliste Jacques Robert plaide au contraire pour que les socialistes restent dans la course «On ne prend pas de décision précipitée dans ses circonstances.» L’ex-député Christian Brunier appelle aussi : «Si on se retire de la course, on offre des sièges à l’extrême droite et on sabote nos alliés verts. Faisons preuve de résistance ! » La députée Virginie Keller Lopez abonde: «C’est en restant au gouvernement qu’on s’opposera au fascisme et au démantèlement social.» Quant à Véronique Pürro, elle s’adresse à la salle en fin de séance: «Certains veulent baisser les bras, laisser les gens que nous aidons sur le carreau, mais ce n’est pas responsable. Nous allons faire gagner la gauche au gouvernement.»

15/10/2009

Atterré, le PS reste dans la course à l’Exécutif

DILEMME | Les socialistes résistent aux sirènes de la voie d’opposition.

 

Dans la Tribune de Genève, MARC MOULIN

«Baisser les bras maintenant serait irresponsable.» La candidate au Conseil d’Etat Véronique Pürro a été entendue hier soir par l’assemblée du Parti socialiste. Les 120personnes présentes ont confirmé la stratégie de leur formation: par 107 «oui», elles ont accepté d’envoyer le ministre sortant Charles Beer et sa colistière à l’assaut du Conseil d’Etat le 15 novembre. Et cela, malgré les voix éparses qui prônaient de ne revendiquer qu’un rôle minoritaire au gouvernement, en n’envoyant que Charles Beer au combat, voire de renoncer entièrement à y siéger. Une façon, pour ce courant minoritaire, de clarifier le positionnement du parti auprès de la population.

Parmi ces contestataires, on trouve des militants comme Pascal Hohlenweg: «Etre tout à la fois gouvernemental et d’opposition est dénué de crédibilité mais pas de schizophrénie», juge-t-il. Un avis partagé par les jeunes socialistes, mais aussi par des ténors comme le conseiller national Carlo Sommaruga. Face à un parlement droitier, la majorité gouvernementale rose-verte fonctionne selon lui dans «une grande coalition comme en Allemagne», ce qui mène à l’échec.

«Dans ce cas il faudrait aussi demander à Micheline Calmy-Rey de quitter le Conseil fédéral», réplique Christian Brunier. «Si on quitte le gouvernement, on ne le laissera pas qu’à des adversaires respectueux de la démocratie, mais aussi à l’extrême droite», avertit l’ex-député, appelant à la résistance. «Assumons que nous sommes un parti gouvernemental, lance Sami Kanaan, un autre ancien député. Les gens n’aiment pas les copies.» Un débat dont Charles Beer souligne ironiquement la créativité tout en prédisant qu’il pourrait mener le parti à sa fin, ce dont il ne saurait être complice. Il rappelle les actions qu’il a lancées à l’Instruction publique, comme le Réseau d’enseignement prioritaire qu’il veut développer dans les quartiers défavorisés.

Réduit à un groupuscule

Le parti a en outre fait le bilan de sa course au parlement, qui s’est soldée par un recul de deux sièges. «En seize ans, nous avons perdu 40% de nos suffrages, s’alarme Carlo Sommaruga. En Suisse alémanique, on nous voit désormais comme un groupuscule.» D’autres orateurs mettent en cause une communication trop timorée, une attitude de perdant. Mais le mal semble plus profond. La gauche n’a pas su imposer sa thématique sociale, s’est aventurée dans le terrain de la sécurité où, en pleine campagne, elle manque de crédibilité. Selon d’autres, les liens manquent désormais entre le parti et les réseaux associatifs et syndicaux. Et la gauche apparaît comme désunie.

«Dans l’électorat du MCG, on entend une grande souffrance sociale: pourquoi ces gens ne viennent-ils pas chez nous?» demande encore le constituant Alberto Velasco, notant que le parti d’Eric Stauffer tient des permanences de quartier. D’autres relèvent que c’est surtout la droite qui a essuyé les plâtres de la fièvre populiste. «Autocritique, oui; autoflagellation, non», a fini par trancher le président du parti René Longet.

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12/09/2009

Gauche française

Pétition citoyenne pour une primaire populaire à gauche

 

En tant que binational (franco-suisse), membre du Parti socialiste suisse et du Parti socialiste français, je signe la pétition citoyenne pour une primaire populaire à gauche dans l’optique des prochaines Présidentielles françaises, afin de capitaliser un maximum d’atouts pour battre Sarkozy.

 

Pétition :

 

Nous appelons à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l’élection présidentielle. La primaire est d’abord un élément de la refondation de la gauche.

 

Elle est une réponse à l’une des crises qui paralysent le parti socialiste et la gauche : la crise de leadership. Sept ans après son départ, la succession de Lionel Jospin n’est toujours pas assurée. Cette vacance au sommet a progressivement déstructuré la gauche et menace son avenir. La primaire apporte une solution institutionnelle à une carence institutionnelle : l’absence de procédure adaptée pour désigner le leader.

 

En 2012, la gauche n’aura plus gagné l’élection présidentielle depuis vingt-quatre ans. Elle n’a fourni, sous la Ve République, qu’un seul président à la France, contre cinq pour les conservateurs. La primaire peut contribuer à sa reconquête. En associant des millions de citoyens – 4 millions en Italie pour Romano Prodi, 35 millions aux Etats-Unis pour Barack Obama – à sa désignation, elle offre au candidat une formidable dynamique électorale, militante, citoyenne.

 

Mais la primaire est avant tout porteuse d’un puissant élan de modernisation de notre vie démocratique nationale.

 

La démocratie actuelle permet aux citoyens de répondre à la question : « Qui sera élu ? ». La primaire permet un approfondissement démocratique en leur donnant la possibilité de répondre d’abord à la question : « Qui sera notre candidat ? ». Cette prise de pouvoir des citoyens sur le choix de leur représentant participe du nouvel âge démocratique qui s’annonce et d’une nouvelle construction de la légitimité politique.

 

La démocratisation engagée par la primaire ne s’arrête pas au choix du candidat à la présidentielle. Elle concerne aussi l’offre politique. Aujourd’hui, les projets sont décidés « en chambre ». Avec la primaire, le choix passe dans les mains des citoyens : ils y votent en effet, non seulement pour une personnalité, mais aussi pour la ligne politique qu’elle défend. A terme, le projet sera coproduit avec eux, dans le cadre de procédures de démocratie participative.

 

Au final, c’est la conception même des partis politiques que la primaire revisite. De boîtes noires, ils pourraient se transformer en moteurs d’une nouvelle révolution démocratique.

 

C’est pourquoi nous, citoyens de gauche, demandons au parti socialiste, ainsi qu’aux autres partis progressistes, d’adopter un système de primaire populaire pour désigner notre candidat à la présidentielle. Les propositions sont sur la table. Les modalités sont encore à discuter. Naturellement, le périmètre politique de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondements idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dès maintenant, sereinement, et non dans l’urgence pré-électorale.

 

Il en va de l’avenir de la gauche et de notre démocratie.

 

http://www.primaire2012.fr/

primaires.jpg

 

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22/08/2009

Pour des lieux publics conviviaux, respectant la santé publique

Le 27 septembre, je vote OUI à la Loi genevoise sur la fumée passive. Comme Sanseverino, je pense que la cigarette, non seulement ça tue, mais ça coûte cher et pis ça pue. La Cigarette, parole et musique de S.Sanseverino :

 

La cigarette tue, 250 milliards de morts par an,

Cette maladie si célèbre et merdique et aussi un crabe astrologique.

La cigarette, non seulement ça tue, mais ça coûte cher et pis ça pue,

La nicotine te colle aux doigts, tes cheveux sentent le cendrier pendant des mois …

 

REFRAIN :

Fume, fume, cette cigarette, grille des mégots de vieux clopos

Sur des conseils de médecine, lus dans « Poumons magazine »

Fume fume et puis oublie les détergents qu'il y a dedans,

Les bénéfices de l'Etat, la marge de la Seita …

 

Pour se déculpabiliser, se déresponsabiliser,

On t'a prévenu, c'est écrit dessus : « tu vas crever », ne viens pas faire un procès.

Sur un missile, ou un lance-roquette, ne manque que cette phrase obsolète :

Faites attention ne tirez pas vous allez sûrement faire du mal à un gars !

 

REFRAIN

 

Les deux gros doigts, jaunes, foncés et gourds, du roi des mots, Serge Gainsbourg,

Savaient bien que ce poison emmènerait leur propriétaire au cimetière.

Y'a cinquante ans, un 16 mai, mourrai Django, il devait fumer des goldos,

Ses doigts longs nerveux et secs courraient sur les cordes comme Zatopec.

 

http://www.youtube.com/watch?v=jGYbpGNoH2A

Tabac.jpg

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05/07/2009

Logerais-je là-bas ?

La crise du logement à Genève est une dure réalité et les élections approchent. La foire aux bonnes mauvaises idées et aux promesses démagogiques est ouverte.

 

Les bonimenteurs nous promettent la création de 14'000 logements et de 20'000 emplois dans le secteur la Praille-Acacias-Vernets (PAV). Cette belle annonce paraît à première vue judicieuse afin de répondre aux besoins des locataires et de contrer le chômage.

 

En y regardant de plus près, l’idée est beaucoup moins belle.

 

14'000 logements, c’est équivalent de cinq fois la Cité des Avanchets. Imaginez le tableau ! Répondre au manque de logements ne doit pas signifier l’entassement de population dans un périmètre restreint. Rassembler trop d’humains dans un espace confiné ne crée que désordre et problèmes sociaux. Nous devrions tirer les leçons des exemples désastreux des banlieues des cités européennes pour ne pas les reproduire.

 

Les docteurs es urbanisme devraient se poser une question en élaborant leurs projets : logerais-je dans le concept que j’élabore ? Je suis sûr qu’aucun architecte ou qu’aucun politique vantant ce projet de concentration humaine n’accepterait d’y vivre.

 

Les 20'000 emplois supplémentaires s’apparentent à la même logique. Créer des emplois est impératif dans un canton connaissant trop de chômage. Un bon emploi est un job s’inscrivant dans une logique de développement durable.

 

Quand notre promotion économique attire une multinationale en l’alléchant avec des avantages fiscaux inéquitables par rapport aux autres entreprises genevoises ; qu’elle lui permet d’amener dans sa valise une bonne partie de ses collaborateurs à qui on facilite l’arrivée au détriment des habitants résidant déjà à Genève; que cet afflux oblige notre République à construire des logements, des écoles, des crèches, des routes, avec l’argent des contribuables ; que cette venue crée des dommages à l’environnement, notamment en générant d’importants trajets automobiles ; et qu’en finalité certaines de ces entreprises déménagent dès l’échéance de leurs petits avantages ; que gagnent Genève, ses citoyennes et ses citoyens ?

 

Le projet Praille-Acacias-Vernets, avec ses tours de 175 mètres, est démesuré et contraire à un développement équilibré et durable de notre belle République. Ce projet est à ranger dans les beaux délires électoraux. Passons maintenant à une urbanisation plus réaliste et surtout plus humaine.

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22/05/2009

Faut-il retirer l’initiative pour un Cycle d’orientation hétérogène ?

Dans « Le Courrier », sous la plume de Rachad Armanios :

 

ECOLE - Vu le plébiscite enregistré dimanche par le contre-projet instaurant un système à trois sections, certains partisans de l'IN 138 songent à la retirer. Le comité d'initiative tranchera le 8 juin.

 

Revotera-t-on en automne sur le Cycle d'orientation? Dimanche, le contre-projet instaurant un système à trois sections a remporté la première bataille, renvoyant dans les cordes le Cycle très sélectif qu'imaginait le Réseau école et laïcité (RÉEL). La seconde manche devrait opposer le gagnant à l'Initiative 138 de la Coordination enseignement, en faveur d'un Cycle hétérogène. Mais le conditionnel est de mise. Car le plébiscite pour le contre-projet (74,5%) a divisé les initiants sur l'opportunité de maintenir leur texte. Lundi soir, la Coordination enseignement – regroupement de syndicats enseignants et de partis de gauche – a décidé... de ne pas décider. «La tendance générale était au maintien, mais il a été jugé prématuré de trancher, explique Olivier Baud, président de la Société pédagogique genevoise. L'association professionnelle des enseignants du primaire mais aussi celle des maîtres du Cycle (FAMCO) veulent consulter leurs bases, qui se positionneront lors de leurs assemblées générales respectives, le 26 mai et le 4 juin. Fort de quinze personnes, le comité d'initiative est seul habilité à retirer le texte. Il réserve son verdict pour le 8 juin.

 

Olivier Baud dit ne pas vouloir influencer les débats. Mais sa présentation des enjeux laisse paraître ses doutes: «L'hétérogénéité est le meilleur moyen pour augmenter le niveau scolaire général. Ce principe demeure, mais un vote en septembre est-il la meilleure stratégie pour y parvenir, vu le fort score du contre-projet et le contexte électoral? Ce risque doit être évalué.»

 

Dans le mur?

 

Une gifle similaire à celle reçue par RÉEL repousserait très loin l'idéal de l'hétérogénéité, assure le socialiste Christian Brunier. Membre du comité d'initiative, il doute que les voix stratégiquement données au contre-projet pour couler RÉEL empêchent l'IN 138 d'aller dans le mur: «Mieux vaut revenir à la charge dans quelques années.»

 

Sa collègue de parti Véronique Pürro ajoute que l'IN 138 «a joué son rôle» en permettant d'intégrer au contre-projet – texte de compromis qu'elle soutient – des préoccupations de l'initiative. La maintenir serait rallumer la guerre scolaire, alors que le Cycle a besoin de sérénité, clament les deux socialistes. Si l'IN 138 est maintenue, le PS décidera le 17 juin en assemblée générale s'il abandonnera le contre-projet pour son adversaire, mais Véronique Pürro en doute.

 

 «Il n'y a rien à attendre du PS, incapable de se mobiliser», raille Olivier Baud. Il est rejoint par le permanent de Solidarité Pierre Vanek. «L'IN 138 n'est pas un simple épouvantail, elle est porteuse d'un vrai projet, commente-t-il. On ne récolte pas 12 000 signatures pour les jeter à la poubelle et si on a peur de l'échec, on ne mène pas de batailles.»

 

Lundi, Bilal Ramadan, membre du comité, insistait sur l'incapacité du contre-projet à lutter contre l'échec scolaire, point focal de l'IN 138. «La question n'est pas de savoir si on va prendre une baffe ou non, mais s'il est important d'apporter quelque chose aux niveaux pédagogique et philosophique.» Pour faire progresser une idée, ajoutait-il, une seule votation ne suffira pas.

09/05/2009

Taser vous !

Je signe la pétition contre le Taser lancée par le socialiste Pascal Holenweg.

 

Placet aux Magnifiques Seigneurs de la parvulissime République et aux Merveilleux Syndics de l'illustre Commune pour l'égalité de l'arroi du Guet de la République et des Chasse-gueux de la Commune

 

Aux membres des Petit et Grand Conseil de la Parvulissime République et de l'Illustre Cité
et par eux, aux Conseils Généraux souverains Genève, ce 12 Floréal de l'an 217 de l'Egalité genevoise, 1er mai de l'an 2009 en le calendrier vulgaire Excellences,


Estimés représentants du peuple souverain et illustres défenseurs de ses  droits,
Citoyennes et citoyens, Il y a deçà deux mois, le Petit Conseil de la République a acquiescé à la  supplique du Guet, d'être doté de quelque abillement de nouvelle facture, appelé Taser. Ce décidant, le Petit Conseil a cavé entre son Guet acesmé en dernière mode et les Chasse-gueux de la Commune une inégalité que nous ne saurions que rebouter, et qui frappe d'obsolescence les forces de la communes, que l'on somme de se résigner à n'être arroyées que de gourdins et poivres.


Nous, soussignées et soussignées, exhortons nos Conseils de réacostumer la
parité de la Commune et de la République, cette parité dût-elle n'être qu'en la lourderie
politique faute d'être sur d'enjeux de plus grande importance. Il nous souvient et devrait
vous souvenir qu'il n'est de puissance publique qui tienne que disposant de bri, arrois et
parures égaux à d'autre. Nous présentons donc à vos conseils le présent placet, revêtu de belles et  bonnes signatures de citoyennes et citoyens, natives et natifs, habitants et habitants de la République et, cas échéant de la Commune, afin d'acertainer aux Chasse-gueux de la Commune l'arroi l'affirmant face au Guet et, l'affirmant, affirmant de même mouvement la Commune.


Après maints barguignages avec moult experts non moins avisés que ceux qui
certifièrent l'utilité d'arroyer le Guet du Taser, notre élection d'abillement des
Chasse.gueux s'est portée sur belle et bonne adobeure dont nos contrées ont grande remembrance : l'étoile du matin, ou, en le vocable tudesque de son origine, le Morgenstern. Moult ergots ventilent cette élection de l'Etoile du matin comme arroi de nos Chasse-gueux :

- l'aisement de son paumoyage, l'inétrivage de ses effets ;

- puis après, l'élégance du geste d'en faire usage, lorsque le chasse-gueux,
d'un acesmé mouvement du bras, après avoir fait tournoyer au-dessus de son chef les
boulets d'airain hérissés d'alesnes annelées au manche, les abat sur le chef incivil
d'en face,produisant ainsi lbelle et douce musique du rétablissement de l'ordre ;

- puis encore, le respect des critères de l'Agenda21 et de la politique de
développement durable de laquelle notre illustre municipalité est féale : voire mais,
contrairement au Taser, le Morgenstern peut être produit par artisans du crû faisant usage de matériaux aisément disponibles et qu'annihilent l'ouvrage du temps (du galt, de l'airain,
du cordoan) ;

- puis encore, la cohérence de la production de cet arroi et de la  pourvoyance à la relance
de l'économie, et à l'ados de petites et moyennes entreprises produisant en  plein
respect de l'environnement des biens alliant durabilité, beauté et utilité ;

- à la parfin, l'usage du Morgenstern ne consomme qu'énergie musculaire, ne
mande nulle formation coûteuse, et en celiers des musées genevois ou de la Compagnie
1602 quelques exemplaires en doivent sommeiller, à qui notre proposition pourrait
redonner nouvelle vie.

 

Il appert donc que tout milite donc en faveur de l'élection du Morgenstern comme arroi de nos Chasse-gueux. Tout, et d'abord la légitimité de notre surquérence : l'égalité des droits entre la Commune, la République canton et leurs polices.


Adonc Nous, citoyennes et citoyens, natifs et natives, habitantes et habitants,
vous adressons donc, Magnifiques Seigneurs et Illustres Syndics, membres des
petits et grands conseils de la Ville et de la République, ce placet par lequel vous
prions :
- d'accorder aux Chasse-gueux de la Commune semblables droits et
comparable arroi qu'aux gens d'armes du Guet de la République
- adonc, d'accorder aux Chasse-gueux de la Commune arroi de Morgenstern
à toutes fins que les édits de la Commune et de la République prescriraient,
et sans nulle restriction qui ne serait pas semblablement imposée au Guet de la République dans l'usage de ses Tasers.

 

Pour signer la pétition :

vivelacommune@infomaniak.ch ou à Troubles, CP 343, 1211 Genève 4

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07:52 Publié dans Politique | Tags : hmour, politique, taser | Lien permanent | Commentaires (0)

01/05/2009

Pour une véritable politique d’accueil de la petite enfance …

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