19/12/2008

Budget de l’Etat de Genève 2009 : en direct

Je passe l’une de mes dernières journées au Grand Conseil genevois, partant en janvier prochain. L’an passé, j’avais géré mon blog quasiment en direct durant les travaux budgétaires du parlement. Je vais tenter la même expérience aujourd’hui.

Début décembre, avec raison, le Président du Grand Conseil a expulsé de la séance parlementaire trois perturbateurs du MCG. Suite à ces incidents, le MCG a demandé la démission de la présidence, qui se distingue en portant toujours un nœud papillon. Par solidarité envers la présidence et par opposition à cette demande abusive de démission, j’ai siégé, comme plusieurs député-e-s, hier soir, symboliquement avec un nœud papillon. Un beau symbole de défense des institutions contre le populiste.

Le débat budgétaire commence. A ce stade, tous les partis - à l’exception des libéraux et de l’UDC - soutiennent le projet de budget, en soulignant qu’il est le fruit d’un consensus. Mais, la situation peut fortement bouger durant la journée, en fonction de votes d’amendements qui peuvent déséquilibrer ce budget dans un sens ou un autre.

Alors que le MCG n’avait pas présenté cet amendement en commission, de manière démagogique, ce parti populiste joue au « pro-fonctionnaires » et propose de changer le taux d’inflation, pourtant défini dans la loi. Le MCG propose d’augmenter le coût de la vie de 0,1 %, soit un coût supplémentaire de 28,6 MCHF.  Tous les partis refusent cette idée électoraliste.

La fumée est interdite dans les locaux de l’Etat. A la pause, plusieurs député-e-s ne respectent pas ce règlement, considérant vraisemblablement qu’ils surfent au-dessus des règles grâce à leur statut d’apparatchiks. Je fais une remarque à un député, qui me répond « appelle la police ! ». Les députés votent quasiment unanimement pour la campagne « Le Respect, ça change la vie ». Dans la pratique, certains ont davantage de peine.

Le Parti libéral propose de couper linéairement 47,3 MCHF dans le budget des ressources humaines, mettant en péril les négociations avec le personnel de l’Etat et la paix sociale. Le député libéral Cuendet propose de couper 172 postes et de diminuer, de plus, les charges de 25 millions. Lorsque les banques vont mal, les Libéraux veulent un Etat interventionniste, notamment avec des aides financières à la clé. Sinon, ils taillent dans le service public. Comme dit si bien mon pote Alain Charbonnier : « En cette période de tempête, il ne faut pas couper la voilure, mais plutôt renforcer la coque du bateau ».  Cette proposition dogmatique est clairement refusée par les Radicaux, le MCG, le PDC, les Verts et le PS.

Le député MCG Eric Stauffer attaque les Libéraux en leur disant qu’il faut avoir beaucoup d’argent pour être libéral. Pour une fois, Eric Stauffer sait de quoi il parle puisque ce monsieur a été membre et même élu municipal du Parti …libéral.

Toujours lui … Le député MCG Eric Stauffer souligne ironiquement que le groupe parlementaire de l’UDC ne compte pas de femme. Alzheimer ! L’UDC n’en dénombre certes qu’une seule, mais le MCG n’a, quant à lui, AUCUNE femme dans ses rangs parlementaires.

Nouvel assaut contre les charges de personnel. La droite majoritaire effectue une coupe de 7 millions malgré l’opposition des Socialistes, des Verts et du MCG.

Le Conseil d’Etat propose de rétablir 10 millions dans les dépenses générales. Les Verts, le PS et le MCG soutient cette proposition. La majorité de droite n’accepte que 7 millions supplémentaires.

Le ridicule ne tue vraiment pas ! La majorité de la commission des finances a coupé CHF 7'500.- à la Feuille d’Avis Officiels (sur un budget global de l’Etat de plus de CHF 7'000'000'000.-), pour se venger de la censure des discours de la Présidente du Grand Conseil de l’époque et du Procureur général lors de la prestation de serment du pouvoir judiciaire. Cette censure provenant de la FAO est scandaleuse. La coupe budgétaire vengeresse est tout aussi lamentable. Le parlement passe près d’un quart d’heure à débattre de cette somme insignifiante. Finalement, sous l’impulsion des Verts, du MCG, de quelques démocrates-chrétiens et des socialistes, ce petit montant est rétabli.

Pause de midi dans un resto thaï du coin.

14 heures, on redémarre. Charles Beer justifie, de long en large, le budget de l’Instruction publique. L’école n’est visiblement pas une priorité pour tous les députés.

Le PDC et les Libéraux demandent d’ajouter 4,32 MCHF pour l’Université alors que les autres subventionnés se serrent la ceinture. Est-ce que la priorité de Genève est de donner davantage de moyens à un organisme évidemment essentiel pour l’essor de notre canton, mais qui n’est de loin pas le parent pauvre de notre petite République ?

Le Conseil d’Etat propose de rétablir la totalité de la subvention des Mouettes genevoises, qui a été coupée partiellement par la commission des finances. Cette société connaît quelques problèmes de gestion et de manque de transparence. Une majorité, à laquelle j’appartiens, considère qu’il faut avant tout préserver le service offert au public.

Au mépris du vote populaire, 10 millions sont coupés aux Etablissements médico-sociaux (EMS).

Reprochant au CIPRET d’avoir fait campagne contre la fumée passive, ce qui est l’un des buts de cette association, une majorité confirme la coupe budgétaire de CH 60'000.-. La vendetta n’existe pas qu’en Italie.

Nous siégeons depuis 10 heures, les député-e-s fatiguent. Heureusement, l’ambiance reste encore sereine.

Au terme du deuxième débat (il y en a 3 au total), le résultat net est de 15 millions de boni.

Le PS redépose, au 3ème débat, un amendement pour redonner MCHF 5 aux EMS. La population a voté massivement une initiative réclamant 60 millions supplémentaires pour garantir la qualité et l’humanisation des soins. Pour l’instant, seuls 5 MCHF ont été ajoutés. Vote : 26 pour (PS + MCG), 21 abstentions et 37 oppositions.

Proposition d’ajout fort modeste de CHF 15'000.- à l’Association des familles monoparentales. Le PS, les Verts, le MCG et le PDC remportent le vote.

Au terme d’une journée marathon, le budget est approuvé quasiment à l’unanimité.

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Budget de l’Etat de Genève 2009 : en direct

Je passe l’une de mes dernières journées au Grand Conseil genevois, partant en janvier prochain. L’an passé, j’avais géré mon blog quasiment en direct durant les travaux budgétaires du parlement. Je vais tenter la même expérience aujourd’hui.

Début décembre, avec raison, le Président du Grand Conseil a expulsé de la séance parlementaire trois perturbateurs du MCG. Suite à ces incidents, le MCG a demandé la démission de la présidence, qui se distingue en portant toujours un nœud papillon. Par solidarité envers la présidence et par opposition à cette demande abusive de démission, j’ai siégé, comme plusieurs député-e-s, hier soir, symboliquement avec un nœud papillon. Un beau symbole de défense des institutions contre le populiste.

Le débat budgétaire commence. A ce stade, tous les partis - à l’exception des libéraux et de l’UDC - soutiennent le projet de budget, en soulignant qu’il est le fruit d’un consensus. Mais, la situation peut fortement bouger durant la journée, en fonction de votes d’amendements qui peuvent déséquilibrer ce budget dans un sens ou un autre.

Alors que le MCG n’avait pas présenté cet amendement en commission, de manière démagogique, ce parti populiste joue au « pro-fonctionnaires » et propose de changer le taux d’inflation, pourtant défini dans la loi. Le MCG propose d’augmenter le coût de la vie de 0,1 %, soit un coût supplémentaire de 28,6 MCHF.  Tous les partis refusent cette idée électoraliste.

La fumée est interdite dans les locaux de l’Etat. A la pause, plusieurs député-e-s ne respectent pas ce règlement, considérant vraisemblablement qu’ils surfent au-dessus des règles grâce à leur statut d’apparatchiks. Je fais une remarque à un député, qui me répond « appelle la police ! ». Les députés votent quasiment unanimement pour la campagne « Le Respect, ça change la vie ». Dans la pratique, certains ont davantage de peine.

Le Parti libéral propose de couper linéairement 47,3 MCHF dans le budget des ressources humaines, mettant en péril les négociations avec le personnel de l’Etat et la paix sociale. Le député libéral Cuendet propose de couper 172 postes et de diminuer, de plus, les charges de 25 millions. Lorsque les banques vont mal, les Libéraux veulent un Etat interventionniste, notamment avec des aides financières à la clé. Sinon, ils taillent dans le service public. Comme dit si bien mon pote Alain Charbonnier : « En cette période de tempête, il ne faut pas couper la voilure, mais plutôt renforcer la coque du bateau ».  Cette proposition dogmatique est clairement refusée par les Radicaux, le MCG, le PDC, les Verts et le PS.

Le député MCG Eric Stauffer attaque les Libéraux en leur disant qu’il faut avoir beaucoup d’argent pour être libéral. Pour une fois, Eric Stauffer sait de quoi il parle puisque ce monsieur a été membre et même élu municipal du Parti …libéral.

Toujours lui … Le député MCG Eric Stauffer souligne ironiquement que le groupe parlementaire de l’UDC ne compte pas de femme. Alzheimer ! L’UDC n’en dénombre certes qu’une seule, mais le MCG n’a, quant à lui, AUCUNE femme dans ses rangs parlementaires.

Nouvel assaut contre les charges de personnel. La droite majoritaire effectue une coupe de 7 millions malgré l’opposition des Socialistes, des Verts et du MCG.

Le Conseil d’Etat propose de rétablir 10 millions dans les dépenses générales. Les Verts, le PS et le MCG soutient cette proposition. La majorité de droite n’accepte que 7 millions supplémentaires.

Le ridicule ne tue vraiment pas ! La majorité de la commission des finances a coupé CHF 7'500.- à la Feuille d’Avis Officiels (sur un budget global de l’Etat de plus de CHF 7'000'000'000.-), pour se venger de la censure des discours de la Présidente du Grand Conseil de l’époque et du Procureur général lors de la prestation de serment du pouvoir judiciaire. Cette censure provenant de la FAO est scandaleuse. La coupe budgétaire vengeresse est tout aussi lamentable. Le parlement passe près d’un quart d’heure à débattre de cette somme insignifiante. Finalement, sous l’impulsion des Verts, du MCG, de quelques démocrates-chrétiens et des socialistes, ce petit montant est rétabli.

Pause de midi dans un resto thaï du coin.

14 heures, on redémarre. Charles Beer justifie, de long en large, le budget de l’Instruction publique. L’école n’est visiblement pas une priorité pour tous les députés.

Le PDC et les Libéraux demandent d’ajouter 4,32 MCHF pour l’Université alors que les autres subventionnés se serrent la ceinture. Est-ce que la priorité de Genève est de donner davantage de moyens à un organisme évidemment essentiel pour l’essor de notre canton, mais qui n’est de loin pas le parent pauvre de notre petite République ?

Le Conseil d’Etat propose de rétablir la totalité de la subvention des Mouettes genevoises, qui a été coupée partiellement par la commission des finances. Cette société connaît quelques problèmes de gestion et de manque de transparence. Une majorité, à laquelle j’appartiens, considère qu’il faut avant tout préserver le service offert au public.

Au mépris du vote populaire, 10 millions sont coupés aux Etablissements médico-sociaux (EMS).

Reprochant au CIPRET d’avoir fait campagne contre la fumée passive, ce qui est l’un des buts de cette association, une majorité confirme la coupe budgétaire de CH 60'000.-. La vendetta n’existe pas qu’en Italie.

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18/12/2008

En vrac ...

Socialistes, pas tous drôles ???

Martine Aubry dixit : « Riez encore quelques jours, car dès la semaine prochaine le PS est de retour et uni. » En fait, la nouvelle patronne des socialos français nous explique que l’on se marre bien lorsque le PSF est absent et désuni.

C’est vrai que certains socialistes ne sont pas très drôles, mais là, Martine exagère un peu le phénomène.

Sur le blog de Miguel Limpo : Le MCGe méprise les jeunes en politique

On le sait désormais la présence du MCGe anime souvent le parlement cantonal genevois. La semaine passée encore, le président Leyvraz a suspendu la séance de Grand Conseil et a exigé des excuses de la part d’Eric Stauffer et de Henry Rappaz après que ceux-ci aient attaqué Charles Beer et les députés Christian et Ariane (-Blum) Brunier. Ce mouvement n’en est pourtant pas à son premier coup d’essai.

Mercredi dernier, le 3 décembre, lors des Matinales sur Radio Cité, M. Stauffer s’en est pris à la députée Emilie Flamand, la benjamine du Grand Conseil, 26 ans, qui n’en est pas moins cheffe de groupe des Verts. On a de la peine à croire que le député MCGe voulait dire autre chose que ce qu’il a dit, comme vous pouvez vous en apercevoir dans l’extrait ci-dessous! En sachant que les jeunes en politique sont plus rares encore que les femmes, ce commentaire de sa part est insultant et dénigrant! Il n’y a pour moi que peu de différence avec un “Retournez à vos fourneaux!”.

Objectif innovation

Je relis l’ouvrage de Jean-Yves Prax, Bernard Buisson et Philippe Silberzahn « Objectif : Innovation », stratégies pour construire l’entreprise innovante. Vive l’innovation ! Faisons dérailler le train-train quotidien pour nous ouvrir de nouveaux et grands horizons.

06:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2008

La Phallocratie humilie la Démocratie

Grand Conseil genevois, vendredi soir passé ...

 

Le débat d’idées est rude. Mais la confrontation de pensées, n’est-elle pas l’une des bases de la démocratie ? Tant que l’on s’attaque aux idéaux ou à la façon de faire de la politique, il n’y a pas de problème. La frontière est dépassée lorsque l’on s’en prend à la personne, à sa vie professionnelle ou à sa vie privée. Lorsque l’insulte prend le pas sur la pesée d’opinions. Lorsque l’humiliation devient l’arme de celui qui n’a pas ou plus d’arguments.

Dans ce registre, le MCG – Mouvement des Citoyens (sic !) Genevois – est champion. Depuis son arrivée au sein du parlement genevois, le respect est piétiné. Ceux qui ne cessent de répéter que les jeunes n’ont plus de civisme et plus de considération montre un drôle d’exemple à cette jeunesse, elle-aussi amalgamée et salie.

Le mensonge, l’insulte, l’antiparlementarisme et la démagogie sont  le carburant de ce mouvement qui confond l’hooliganisme politique avec l’expression démocratique.

Et voici le dérapage … Le député MCG Henry Rappaz interpelle la députée verte Ariane Blum Brunier. Non pas en l’appelant Madame la députée ou Madame Blum Brunier, comme veut l’usage et la bienséance, mais, en la qualifiant d’ « épouse à Brunier ». D’un seul coup, Ariane n’existe plus en tant que députée, en tant que personne. Dans la tête du phallocrate Rappaz, elle ne peut être incarnée qu’à travers un mec, son mari.

Il y a un bon siècle, certains considéraient que la femme n’avait pas d’âme. Il a quelques décennies, certains estimaient que la femme n’avait pas la capacité de voter. Je croyais, naïvement, que ces temps barbares étaient révolus. C’était sans compter sur l’arrivée de ce parti moyenâgeux qui propulse notre parlement dans l’arrière-boutique du passé le plus sombre.

Pourtant, cette attaque machiste ne s’arrête pas là. Elevant la gougeaterie au stade du programme politique, le MCGiste Rappaz déverse un second flot de misogynie en prétendant que le discours de la députée Blum Brunier a été écrit par son époux.

Suggérer que j’écris ses textes, c’est sous-entendre qu’une femme est incapable de réfléchir par elle-même, incompétente pour écrire. La femme est réduite à être un porte-voix de la masculinité. C ’est, de plus, mal connaître la femme de caractère et la députée travailleuse et talentueuse qu’est Ariane.

Les complexés et les frustrés de tout acabit ont souvent prôné la supériorité d’un sexe, d’un dogme, voire d’un peuple ou d’une race,  pour défendre leurs thèses souvent nauséabondes. Par de telles calomnies, nous tombons dans le même registre. Taquinant la haine, jouant avec les peurs de la population, le MCG reprend des manières d’agir que l’on souhaiterait révolues.

Ce phallocentrisme est la continuation du combat du MCG contre les femmes en général. Ce groupe parlementaire, qui ne compte aucune représentante de sexe féminin, a déposé plainte ou menacé de le faire contre plusieurs femmes du parlement et a fait vivre l’enfer, durant un an, à l’ancienne présidente du parlement Loly Bolay. Le cocktail de chantage, de pression, d’arrogance qu’ils lui ont offert s’apparente au mobbing. Sans parler des remarques insultantes utilisées par Eric Stauffer lors de la triste soirée, notamment  à l’encontre de l’excellente députée PDC Anne-Marie Von Arx-Vernon qu’il a traitée de « folle Arx ».

Le nouveau président du Grand Conseil genevois Eric Leyvrat, qui n’est pourtant pas un de mes proches politiques,  a agi pour la démocratie et les libertés qu’elle incarne. Il a sifflé la fin de la récréation et a expulsé trois des meneurs du MCG pour la fin de la séance.

A quelques jours de la fin de mon mandat, je quitte ce parlement avec le plaisir de ne plus vivre de tels moments, mais avec le regret de voir la politique – élément noble de la démocratie - être salie par la bande à Stauffer. Je rêve d’un parlement beaucoup plus féminin, car aucune femme n’est capable d’autant de haine et d’irrespect.

Triste spectacle vu par la TSR  :

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&chan...

 

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06:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Le MCG se pose en victime mais est dépeint en arroseur arrosé

Grand Conseil genevois – Vendredi, trois députés du Mouvement citoyens (MCG) ont été exclus de la fin de la séance. Il était temps, estiment leurs collègues.

Dans « Le Courrier » sous la plume de Philippe Bach.


«Qui sème le vent, récolte la tempête». Vendredi soir, trois députés du Mouvement citoyens genevois (MCG) – Eric Stauffer, Henry Rappaz et Roger Golay – ont été expulsés, pour le reste de la séance, de l'enceinte du parlement genevois (voir Le Courrier du samedi 6 décembre). En cause, leur comportement jugé insultant à l'égard d'autre députés ainsi que du conseiller d'Etat Charles Beer. Parmi les reproches faits aux représentants du MCG, le plus grave est sans doute l'attaque ad personam d'une députée verte – Ariane Blum Brunier – accusée de n'être qu'une marionnette entre les mains de son époux – Christian Brunier – qui siège sur les bancs du Parti socialiste. D'autres députés en ont pris pour leur grade, comme l'élue démocrate-chrétienne Anne-Marie von Arx-Vernon.
Après deux interruptions de séance, aux alentours de 22h30, le président du Grand Conseil Eric Leyvraz a annoncé l'expulsion des trois députés. De fait, c'est ensuite l'ensemble du groupe, moins un député, qui a quitté la salle.


«Ivre du pouvoir»


Depuis, les communiqués – genre dont le MCG est friand – se succèdent. Après avoir claironné que «le président viticulteur du Grand Conseil [est] ivre du pouvoir qu'il a reçu!», le président du MCG, Eric Stauffer, a poursuivi crescendo. Il a demandé la démission du président du Grand Conseil dans un communiqué qui fait le lien entre cette décision et l'Espagne fasciste, ainsi qu'avec des républiques bananières. Avec aussi la menace d'une saisine de l'ONU.


Tournée des partis faite, il apparaît qu'aucune formation politique ne s'inscrit en faux contre la décision de M. Leyvraz. En l'occurrence, ce dernier a agi conformément au règlement et, surtout, il s'est appuyé sur l'avis du bureau du Grand Conseil pour décider de l'expulsion. Cet organe directeur, où tous les partis sont représentés, a voté à l'unanimité –moins la voix du MCG – l'expulsion des droits députés contestés.


Surtout, la décision prise à chaud est assumée par tous les partis. Franchement à droite où, globalement, on estime que la coupe était pleine «et débordait déjà», selon Philippe Guénat, chef de groupe udéciste. Certains estiment même que le président du Grand Conseil aurait pu sévir plus rapidement.


Avec davantage de retenue à gauche. Anne Emery-Torracinta, cheffe de la fraction rose, ne minimise pas la portée de l'acte et conclut que la réponse était proportionnée. En tous les cas si l'on se place dans la durée. En effet, des divergences peuvent apparaître sur la simple soirée de vendredi. Pris isolément, l'incident ne méritait peut-être pas une éjection de l'enceinte du parlement. Mais toutes les personnes interrogées relèvent que, depuis trois ans, le MCG, et plus particulièrement son président Eric Stauffer, jouent la carte de la provocation systématique et testent les limites du système. «A un moment, c'est comme avec les enfants, c'est le dernier qui fait une bêtise qui est puni pour les autres qui ont fait bien pire», selon Frédérique Hohl, chef du groupe radical.


«Il devait s'imposer d'emblée»


M. Leyvaz n'avait guère le choix, estiment les chefs de groupes. Récemment élu, il devait mettre au pas M. Stauffer. «Ce dernier m'a fait vivre un enfer pendant un an», raconte la présidente sortante du Grand Conseil, la socialiste Loly Bolay: «Il n'a eu de cesse de me dénigrer, de me traiter de dictateur.»


Et plusieurs députés de relever que le MCG a le procès facile, ce qui ne facilite pas les rapports sereins. Plusieurs plaintes ont été initiées contre des députés. La dernière en date est celle déposée hier contre M. Guénat pour avoir estimé, dans une interview, que les députés du MCG s'étaient comportés «comme des voyous».
Sur tous les bancs, on relève que le MCG s'arroge le droit d'user de qualificatifs peu flatteurs, voire insultants, à l'égard des autres formations, mais se montre particulièrement chatouilleux sur son propre honneur.

06:10 Publié dans Politique | Tags : mcg, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

11/09/2008

Comité de soutien à la candidature d’Alain Charbonnier à l'élection au Conseil Administratif de Vernier

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Patricia Adler trésorière du Parti socialiste de Vernier, habitante des Avanchets Catherine Anor conseillère municipale de Vernier, enseignante Alexandre Anor ancien député, enseignant Thierry Apothéloz conseiller administratif de Vernier Paul Baertschi physiothérapeute, habitant d’Aïre Jules Bagalwa Mapatano membre du PS de Vernier Gérard Baron conseiller municipal de Carouge, architecte Ghislaine Becker hygiéniste dentaire Jacqueline Berenstein-Wavre ancienne présidente du Grand Conseil genevois Lorella Bertani avocate Ariane Blum Brunier députée «Les Verts» Agnès-Maritza Boulmer metteur en scène, documentariste Christian Brunier député, ancien conseiller municipal de Vernier Monique Cahannes ancienne conseillère municipale de la Ville de Genève Martin Carnino membre du PS de Vernier Catherine Caviezel éducatrice Thierry Charollais député, documentaliste Elisabeth Chatelain députée Sébastien Chazaud co-président de la Jeunesse socialiste genevoise Mohamed Chentouba agent de sécurité Anne Chevalley conseillère municipale de VernierDenis Chiaradonna conseiller municipal de Vernier, président de la section PS de Vernier Amélia Christinat ancienne conseillère nationale Anna Conti conseillère municipale de Vernier Jean-Claude Cristin ancien président du Grand Conseil et ancien maire d’Onex Annie Cupillard Ladame militante PS Régis de Battista directeur de la Maison des associations Sylvie de Kaenel aide-familiale référente Gérard Deshusses président de la section PSVG, conseiller municipal Ville de Genève, enseignant Jan Doret architecte-urbaniste, syndicaliste Diane Duarte Rizzolio conseillère municipale Ville de Genève, ingénieure EPF Anne Emery- Torracinta députée Alain Etienne député Gabrielle Falquet ancienne maire de Vernier, députée et directrice d’établissement scolaire Laurence Fehlmann-Rielle députée Pablo Garcia député, membre du comité Dialogai Cédric Gentina membre et usager d’associations en faveur des personnes handicapées Roberto Grecuccio architecte-urbaniste Erik Grobet graphiste Mariane Grobet-Wellner députée, économiste Dominique Hausser médecin de santé publique Eduardo Herrera conseiller municipal de Vernier, assistant social Pascal Holenweg sociologue Nicolas Knechtli trésorier de «Vernier sur rock» Sylvia Leuenberger députée «Les Verts», logopédiste Chantal Longchamp conseillère municipale de Vernier René Longet président du Parti socialiste genevois Lydia Lopez étudiante Liliane Maury Pasquier conseillère aux Etats Cyril Mizrahi avocat et secrétaire romand AGILE Entraide Suisse Handicap Salima Moyard enseignante Magali Orsini expert-comptable Albert Otter ancien député Françoise Pakosz co-présidente de la commission migration intégration du PSG Thierry Piguet président du Conseil municipal de la Ville de Genève, enseignant Véronique Pürro députée Jean-Pierre Python administrateur Jacques-Eric Richard ancien député, secrétaire général d’INSOS et de l’AGOER Jean-Charles Rielle conseiller national, médecin Jacques Robert conseiller municipal à Meyrin, secrétaire syndical Albert Rodrik ancien député Maria Roth-Bernasconi conseillère nationale Gérard Sermet enseignant Françoise Schenk-Gottret députée Lydia Schneider Hausser députée Martine Sumi conseillère municipale et Présidente du Groupe Egalité Genève Muharrem Temel gestionnaire RH Claude Uldry ingénieur Nicole Valiquer Grecuccio cheffe du groupe socialiste au Conseil municipal de la Ville de Genève Alberto Velasco député, vice-président de l’Asloca Michel Vincent enseignant HESSO Salika Wenger élue du mouvement «A Gauche toute» Christian Zaugg élu du mouvement «A Gauche toute» Tristan Zimmermann assistant en droit constitutionnel, Université de Genève Raymond Zoller journaliste

 

08:31 Publié dans Politique | Tags : vernier, charbonnier | Lien permanent | Commentaires (0)

07/07/2008

Le compte est bon !

Résumé de la dernière session du Grand Conseil genevois

Les interpellations urgentes des socialistes

Le PS a déposé trois interpellations urgentes :

Laurence Fehlmann-Rielle a interrogé le Conseil d’Etat sur les logements du 3, rue de la Tannerie à Carouge en posant la question suivante : « Que compte faire le gouvernement pour honorer ses promesses et coupler la démolition en vue d’assainissement à un véritable projet de reconstruction de logements correspondant aux besoins prépondérants de la population ? »

Roger Deneys a quant à lui demandé des comptes au Conseil d’Etat pour connaître les conditions de parkings offertes aux collaboratrices et collaborateurs des différents départements.

Finalement, je suis intervenu contre un « faux témoignage » de la police genevoise, démontrant un dérapage inquiétant de cette institution.

Le Grand Conseil légifère sur les manifs

Dans la folie de l’après G8 à Genève, la droite et ses extrêmes voulaient une loi réprimant le droit de manifester, violant ainsi une liberté fondamentale. Grâce à une résistance tenace de la gauche, la droite et ses amis ont revu profondément leur copie et adoucit diamétralement leur position. Le socialiste Alberto Velasco a regretté la trop grande liberté accordée à la police en termes de prises d’images. Au moment du vote, le PS s’est abstenu, alors que la loi était soutenue par une majorité de 45 voix.

La biodiversité pour préserver la planète

Le Grand Conseil, unanime, a pris acte du rapport du Conseil d’Etat sur la motion socialiste-verte-adg en faveur de la biodiversité, demandant de substituer un maximum d’espaces de pelouse par des prés et prairies. Ces aménagements naturels favorisent la biodiversité, éliminent les engrais et les pesticides, et diminuent sensiblement la consommation d’eau en supprimant l’arrosage. En sus de ces gains environnementaux, ces prés et prairies occasionnent un taux de rendement financier important en diminuant les coûts d’entretien à travers l’arrêt de l’arrosage, la baisse des frais de jardinerie et le remplacement des tontes régulières par 2 ou 3 fauches annuelles.

Le MCG dérape sur l’école

Profitant de l’absence de Charles Beer, retenu par une importante séance, le MCG a attaqué le DIP, se plaignant du manque d’implication pour restreindre les effectifs enseignants au sein de l’école.

Ce mouvement poujadiste, qui ne propose jamais rien de constructif se contentant de tout critiquer, a aussi accusé le Département de l’instruction publique de ne rien entreprendre pour les jeunes en rupture sociale. Il a encore protesté contre la nomination des directeurs d’écoles et des maîtres-assistant-e-s, faisant croire à la population que chaque direction d’école allait bénéficier d’un-e adjoint-e. Mensonge !

Très vite, plusieurs partis – de gauche comme de droite - ont démonté l’argumentation polémique du MCG. Les socialistes ont notamment rappelé que le DIP avait déjà subi des coupes budgétaires néfastes. Par exemple, les moyens de l’école primaire, à chiffres constants et en budget par élève (seuls chiffres significatifs), ont diminué de 25 % durant la dernière décennie. Le PS barrera la route au MCG à chaque fois qu’il tentera d’aggraver cette situation, déjà périlleuse. L’école est une priorité, n’en déplaise au MCG !

Les directions d’écoles sont là pour améliorer la gouvernance des écoles et assumer clairement les responsabilités. Au niveau de l’encadrement des directions, il suffit de prendre des situations concrètes pour se rendre compte du peu de sérieux des divagations du MCG.

A l’école des Libellules, quartier difficile, pour une population de 360 élèves, soit la moitié d’un grand cycle d’orientation, le directeur bénéficie d’un poste de 35 % de secrétariat et de 2 heures par semaine d’un maître-assistant. Comment le MCG peut-il prétendre que le DIP n’entreprend pas assez d’actions pour les jeunes en rupture sociale et d’un autre côté s’opposer à un meilleur encadrement scolaire dans un quartier difficile ? Il est vrai que l’incohérence et le mensonge sont la nourriture de la démagogie politique.

L’administration en ligne

Faciliter les démarches de la population envers l’Administration grâce à Internet est la base de la loi soumise au parlement genevois. Les socialistes ont souligné le retard de l’Etat de Genève en la matière et l’importance de ce projet pour diminuer les lourdeurs de la bureaucratie. Seuls nos amis verts se sont opposés à cette impulsion, ressassant des propos d’un autre temps et exigeant un contrôle excessif du parlement sur le déroulement du projet, comportement bien éloigné des règles de bonne gouvernance.

Les comptes du gouvernement de gauche sont excellents

L’an passé, dans le journal des Entreprises romandes, le député libéral Pierre Weiss annonçait une forte augmentation de la dette du canton au moins jusqu’en 2011. Cette analyse ressemble d’avantage à une prédiction d’Elisabeth Tessier qu’à une analyse financière, puisque la dette a baissé de près d’un milliard.

Avec 786 millions d’excédents, les comptes présentés par la majorité gouvernementale de gauche sont excellents et sont donc votés par 66 voix et 3 abstentions. Si les revenus de l’Etat ont crû de 8,04%, la masse salariale de la fonction publique ne progresse que de 0,25%, soit bien moins que l’inflation et que l’évolution du nombre d’habitant-e-s du canton.

Plan directeur du réseau routier

La gauche regrette le manque de vision globale et de dynamisme pour développer la mobilité douce. A l’heure du réchauffement climatique plus qu’inquiétant, le droite prône encore la densification du réseau routier sur le territoire cantonal hyper exigu et déjà très encombré de voitures. La droite exige plein de nouvelles routes, une traversée de la Rade , une troisième voie autoroutière, des artères de contournements, des couvertures de routes… plein de belles promesses pour les milieux automobilistes sans aucune piste sérieuse de financement et sans aucune considération environnementale.

A l’heure du réchauffement climatique et alors que le canton de Genève est saturé par les flots d’automobiles, le dogmatisme n’a plus sa place. Il faut se mettre autour de la table et trouver rapidement des accords pour que Genève ne se transforme pas en un bouchon généralisé, néfaste pour la santé et l’environnement de la population.

29/06/2008

L’irrespect de Thierry Cerutti, candidat à l’élection partielle du Conseil administratif de Vernier

                                                                 « La méchanceté et la grossièreté sont les armes de la simplicité »    Coluche

Sur son blog, Thierry Cerutti, candidat à l’élection partielle du Conseil administratif de Vernier (17ème ville suisse), s’engage au « respect de ses adversaires politiques » et affiche une photo de la campagne « Le Respect, ça change la vie ». Etant l’une des personnes ayant rédigé la philosophie de base de cette association prônant le respect, je suis quelque peu surpris de l’écart entre les théories et la pratique du candidat populiste.

Revenons à vendredi dernier au Grand Conseil genevois. Au terme d’un débat sur l’école, le député Thierry Cerutti, sortant du parlement, lance à son pote Eric Stauffer en parlant de moi et d’une tonalité suffisamment forte pour que je l’entende bien : « Le sac à merde de SIG nous a attaqué sur l’école avec sa voix de fiotte. » Policier de profession, ce monsieur devrait incarner la dignité.

Je fais de la politique depuis plus de 25 ans, j’ai participé à des affrontements politiques virulents, mais toujours dans un climat de respect mutuel. Depuis l’arrivée de certains députés du MCG au parlement, cette considération n’est plus au rendez-vous. Ces quelques grossiers personnages sont pourtant les mêmes qui n’arrêtent pas de se plaindre des incivilités des jeunes. Le respect, ça change la vie ! Ces députés vulgaires devraient montrer l’exemple et méditer sur cette belle valeur qu’est le RESPECT !

 

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27/06/2008

Les Verts gagnent lorsqu’ils jouent l’union de la gauche

Les Verts de Vernier affichent sur la première page de leur site Web la photo du libéral Pierre Ronget, candidat à l’élection partielle au Conseil administratif de cette ville. Leur volonté, clairement affichée, est de faire barrage à la candidature du populiste du MCG Thierry Cerutti, suite à l’invalidation de son élection pour cause d’irrégularités.

Les Verts considèrent que Pierre Ronget est un meilleur rempart contre la démagogie que la candidature du socialiste Alain Charbonnier. Ils font de très mauvais calculs.

Un simple calcul mathématique

Le premier est purement mathématique. Aux dernières élections municipales, le PS a remporté 31,62 % alors que le Parti libéral, second parti de la commune, n’obtenait que 12,04 %. Depuis des lustres, les socialistes sont le grand parti de Vernier, recueillant toujours plus du double des voix que les autres partis. Si les Verts veulent réellement faire barrage au Mouvement des citoyens genevois, c’est bien sur une candidature PS qu’ils doivent s’appuyer et non pas sur une formation ayant un levier politique relativement restreint.

Au Conseil administratif, il faut se souvenir que le socialiste Thierry Apothéloz a remporté l’élection avec 3'316 voix, tandis que le Vert Yvan Rochat le suivait avec 2'971 suffrages. Les autres candidatures, contraintes à un second tour, se situaient entre 473 et 1909 voix (pour le libéral pourtant Conseil administratif sortant).

Les Verts devraient aussi se souvenir que leur candidat Yvan Rochat – qui est désormais un excellent Conseiller administratif – a obtenu, pour être élu, 734 voix provenant des électrices et électeurs vert-e-s. Parallèlement les votants socialistes lui ont apporté 1'556 suffrages, soit plus du double des apports directs de son parti. Pendant ce temps, les libéraux n’ont accordé à Yvan que 13 maigres suffrages.

Le fait que le nom d’Yvan Rochat ait figuré sur le bulletin socialiste lors de cette élection a été déterminant pour sa victoire, comme le prouve les chiffres.

Une position d’idéal politique

Au-delà des chiffres, les Verts doivent concevoir leurs alliances sur des bases de convergences de programmes politiques.

Les Verts et le PS ont un programme qui doit se recouper à près de 90 %. Lors des votes municipaux, cantonaux et fédéraux, là aussi, cette concordance s’illustre clairement.

Sur la base de ces idéaux communs, tant le PS que les Verts progressent lorsqu’ils recherchent l’unité et les synergies.

Quels points communs, peuvent trouver les Verts verniolans avec les Libéraux ? Comment peuvent-ils accorder à un soutien à un parti qui est en train de négocier des fiançailles politiques avec l’UDC blochérienne ?

Naturellement, comme le disent certains Verts, le libéral Pierre Ronget est un homme cultivé et courtois. Mais une alliance politique se construit sur un programme politique et non pas sur quelques liens de sympathies personnelles.

Votez Charbonnier !

Etant un enfant de la commune de Vernier et ayant débuté ma vie politique dans cette municipalité, je pense bien connaître l’électorat verniolan. Il est évident que les citoyennes et citoyens majoritairement à gauche n’iront pas voter libéral, même pour faire barrage au MCG.

La solution est de soutenir Alain Charbonnier qui est un homme de conviction, ayant une importante expérience politique, étant mobilisé sur toute une série de thèmes essentiels pour l’avenir de la population de Vernier. Alain est une chance pour Vernier, socialement et durablement !

 

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14:53 Publié dans Politique | Tags : vernier | Lien permanent | Commentaires (2)

24/06/2008

Politique en vrac : Energies, Diesel sans filtre, Maire de Genève

Daniel Brélaz défend les centrales chaleur-force

Daniel Brélaz dixit : « (…) j’ai insisté sur la nécessité d’un recours transitoire au gaz en surcompensant de 30% les émissions de CO2. Ceci même à l’étranger et avec contrôle par des instances environnementales internationales (label). J’ai également dit que pendant la période transitoire, le peuple suisse aurait le choix entre le nucléaire, le gaz et l’importation. Mais j’ai immédiatement ajouté qu’une centrale nucléaire ne pouvait pas être disponible avant 2027, que j’étais opposé au projet d’ATEL et que j’étais partisan, pour la période transitoire, de la solution au gaz naturel. »

Brélaz a raison. Les priorités sont de développer les énergies renouvelables et d’accroître l’efficacité énergétique, notamment en menant une politique volontariste en matière d’économies d’énergies. Mais pour atteindre la société à 2000 W, nous devrons avoir une énergie de complément et de transition. Les centrales chaleur-force à partir du gaz naturel sont les moins mauvaises solutions.

 

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Irresponsabilité

Le Conseil National helvétique a refusé la motion déposée par sa commission de l'environnement demandant l'équipement obligatoire des moteurs diesel en filtre à particules. Le parlement suisse se trompe et laisse ainsi une pollution due aux particules fines fort nuisible pour la santé. Certains élus n’ont visiblement pas entendu parler de la dégradation de notre environnement.

Un-e Maire de Genève dans la durée

Manuel Tornare souhaite un-e Maire pour la Ville de Genève élu pour toute la législature. Un tel mandat permettrait davantage de cohérence et de continuité, particulièrement pour les relations internationales. Genève, Cité internationale, change de Maire chaque année, à la différence de toutes les villes du monde. Lorsque le-la Maire d’une ville tisse des relations avec le-la Maire de Genève, l’année suivante il/elle retrouve un-e autre interlocuteur-trice. Ces changements continuels tuent des dynamiques et complexifient la lisibilité des institutions de notre ville. J’avais, en relation avec Manuel Tornare, rédigé un projet de loi cantonal décrétant l’élection d’un-e Maire de la Ville de Genève pour 4 ans. Le PS n’en avait pas voulu. Dommage ! Cette idée refera peut-être surface lors de la refonte de la Constitution.

 

 

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