04/09/2007

Anniversaire de la Commune de Paris et de …

C’est mon anniversaire ! Je hais vieillir !
 
Pour me remonter le moral, je médite sur la citation de Maurice Chevalier :

 « Vieillir : c’est très mauvais signe quand on oublie de reboutonner sa braguette après avoir pissé. Mais, c’est pire quand on oublie de la déboutonner avant. »


26/08/2007

Le calvaire de l’école

Demain, c’est la rentrée scolaire à Genève. Je me rappelle que pour moi l’école a toujours été un calvaire … Pourtant, en tant qu’élu politique, je considère l’enseignement comme une priorité et est mon domaine de prédilection.
J’ai beaucoup pleuré le premier jour où ma maman m’a emmené « de force » à l’école. Cette entrée ratée dans le système éducatif est un peu à l’image de mon parcours scolaire. Assez bon élève, je n’ai pourtant jamais aimé me rendre à l’école, sans comprendre exactement pourquoi. La routine, la lourdeur des devoirs et la multitude d’évaluations ont compté dans l’alimentation de cette amertume. En outre, le fait d’être tous formatés sur le même modèle est certainement la cause suprême de ce malaise. A l’époque, on tenait encore peu compte des spécificités de chacun et les parcours étaient peu individualisés. Chaque élève devait acquérir la même notion au même moment. Programmés comme des robots, les enfants n’avaient que deux choix : suivre ou préparer leur échec. Heureusement, des études sérieuses ont prouvé les dérives d’un tel modèle. L’école a évolué, laissant davantage de place à la différence, valorisant la diversité.
Pourtant, le chemin reste long, tant les tentatives de revenir à l’école du passé sont grandes. Les gens ont besoin de reconstituer le système scolaire qu’ils ont connu gosses, même s’ils en ont bavé à l’époque ou connu l’échec. Combien de fois entendons-nous : « L’école était meilleure à mon époque » ou « Les gamins ne savent plus rien » ? Ces clichés traversent le temps. Pourtant, le niveau scolaire n’a cessé de s’améliorer durant l’histoire de l’humanité. L’écart entre les croyances populaires en la matière et la réalité est immense.
Cette standardisation de l’enfant m’a cassé le plaisir d’entrer en classe. J’ai donc été chercher la passion d’apprendre ailleurs, grâce à ma curiosité qui était à l’époque incommensurable. Souvent autodidacte, j’ai trouvé l’envie d’acquérir des connaissances et des compétences à travers la culture, le contact avec les gens, la politique, le syndicalisme ou au sein de mes activités professionnelles. J’ai colmaté ainsi des années de présence sur les bancs de l’école sans que mon attention soit avec moi.
Avec ce minimum d’entrain, j’ai surfé durant tout le cursus scolaire à la recherche de l’équilibre entre l’investissement minimum et l’obtention de la moyenne.
Au primaire, à l’école d’Aïre, dans la banlieue de Genève, j’ai été un assez bon écolier. La grande richesse de cette période, je l’ai trouvée à travers le contact avec mes camarades de classe et d’école. Il y avait une sacrée équipe. Mélange de milieux sociaux fort différents, cet établissement scolaire rassemblait un grand nombre de nationalités. Le mélange des cultures et des origines sociales est un cocktail rafraîchissant, antithèse de la ghettoïsation.
Pourtant, la Suisse vivait à l’heure des initiatives populaires xénophobes Schwarzenbach qui prévoyaient une limitation drastique et démagogique du nombre de résidents étrangers. Le débat autour de ces projets ultranationalistes créait des tensions qui se répercutaient sur les enfants du quartier. Même si heureusement, ces propositions fascisantes ont été jetées, par le peuple, dans les poubelles de l’histoire, elles insufflèrent de la haine qui se matérialisait régulièrement en bagarres dans la cour de notre école métissée.
Je me suis retrouvé ensuite au Cycle d’orientation du Renard, toujours dans le quartier d’Aïre. Une belle promotion m’a ouvert les portes de la section scientifique. Le changement de rythme scolaire et surtout l’ambiance un peu délirante de ma nouvelle classe m’a poussé tout droit vers l’échec. Paradoxalement, alors que l’échec scolaire est souvent destructeur, je pense  avoir beaucoup appris durant cette année-là, particulièrement en matière d’organisation du travail.
Elève flemmard, j’ai vite compris qu’en étant un peu plus attentif et en développant la faculté de faire mes devoirs en classe tout en écoutant le cours, j’évitais le boulot à domicile et les situations d’échec. Cette méthode un peu artisanale m’a permis de passer sans grands problèmes à travers ces années scolaires, qui ne me laissent pas un grand souvenir.
Au terme du Cycle d’orientation, fin de la scolarité obligatoire, tout le monde pensait que j’allais poursuivre mes études et entrer au collège. Moi, j’en avais marre ! Je voulais me confronter à la vie professionnelle et gagner un peu d’argent pour accroître mon indépendance. Je pris la décision de partir à la recherche d’un apprentissage. Stupeur chez mes profs. Deux d’entre eux prirent rendez-vous avec mes parents pour les encourager à me contraindre à continuer mon parcours d’étudiant. Peine perdue ! Mes parents ayant pleine confiance en moi voulaient respecter mon choix, sachant que je ne l’avais pas pris à la légère et qu’ils n’auraient aucune chance de me faire changer de position.
Je me retrouvais face à une autre interrogation. Quel apprentissage entreprendre ? Electricien ! Mon père, pour une des premières fois, édicta un interdit : « Tu es trop manche manuellement pour pratiquer un tel boulot» me dit-il. Ayant deux potes décorateurs, ce métier excita mon esprit. Un stage d’une journée où je passai des heures et des heures à placer de la moquette au Palais Beaulieu de Lausanne pour concevoir des stands d’expositions me découragea. Mon père me proposa de m’inscrire aux examens d’entrée en apprentissage en tant qu’employé de commerce à l’Etat de Genève et aux Services industriels de Genève (SIG), l’entreprise publique dans laquelle mon père travaillait. Je ne savais pas vraiment ce qu’était un employé de commerce, mais faute de meilleure idée, mon accord fut donné.
Dans un premier temps, je réussis l’examen de l’Etat de Genève. Ainsi, on me sélectionna pour entreprendre un apprentissage à l’Office des poursuites et des faillites. J’allais signer mon contrat. Mon papa m’encouragea tout de même à passer l’examen dans son entreprise. Je n’étais pas chaud. Pourtant, pour ne pas le mettre dans l’embarras, je m’y rendis. La réussite fut au rendez-vous. Deux places d’apprentissage s’offraient à moi. Mes parents me poussaient à donner mon OK aux Services industriels. Le fait que mon paternel y travaillait me coinçait un peu. Finalement, mon choix se porta sur cette entreprise, celle-ci permettant d’accomplir ces 3 ans d’apprentissage en tournant dans des services fort différents.
Mon apprentissage se déroula avec succès. La mixité école/stage en entreprise me convenait fort bien. J’alignai les expériences professionnelles en changeant régulièrement de secteurs. Je commençai à la caisse-maladie de l’entreprise – véritable PME interne – où je fis un peu de tout. Puis, je passai par l’économat, la compta, le contentieux, l’informatique, le contrôle des installations électriques et plein d’autres bureaux. L’obtention de mon Certificat fédéral de capacité d’employé de commerce gestion (option informatique) fût une formalité et la période d’examens, un espace de foires vachement sympathiques.
Au terme de cette période d’apprentissage, on me proposa deux jobs. Je décidai d’entrer à l’informatique des Services industriels de Genève, comme opérateur, puis analyste-programmeur et ensuite comme chef de projet informatique.
La formation sur le tas couplée à de la formation continue régulière suffisaient à l’époque si on était un peu démerde. Aujourd’hui, pour accomplir des tâches de bien moindre importance, les jeunes doivent arriver avec une malle de diplômes. Pourtant, à l’époque, la pluralité des équipes mixées entre de brillants universitaires et des passionnés autodidactes créait une explosion de talents et d’expériences et provoquait une alchimie entre les scolaires et les « praticiens de terrain ».
Néanmoins, mon parcours professionnels avançant, mon manque de diplômes devint un obstacle pour obtenir de l’avancement. Je retournai sur les bancs de l’école à l’Institut Suisse d’Enseignement de l’Informatique de Gestion (ISEIG) à Lausanne pour acquérir un diplôme de chef de projet.
En complément, j’ai multiplié séminaires, lectures diverses, formations complémentaires et expériences riches dans plein de domaines (présidence associative, présidence d’un parti politique, mandats d’élu, postes d’administrateurs, etc.)

Mon parcours atypique m’a permis de gravir les responsabilités professionnelles pour aboutir désormais à une place de directeur de l’innovation et de la communication à SIG. La richesse d’une entreprise est de réussir l’alchimie entre des parcours différents. Hors, l’usage actuelle est de formater tous les cadres sur le même modèle. Cette standardisation va asphyxier l’économie, tuer l’innovation et surtout casser les jeunes qui ne sont pas forcément adapté au système scolaire en place. Triste société qu’il est urgent d’infléchir en valorisant les différences.

 

Illustration : http://ressources.ecoles.free.fr

 

23/08/2007

Soirée foot

Quel plaisir de voir une équipe de foot aussi volontaire !

 

 

 

Hier soir, j’ai assisté, au Stade de Genève, à la rencontre amicale de foot entre la Suisse et les Pays-Bas.

 

 

 

Audacieux, combatifs, les jeunes Suisses se sont battus comme de beaux diables.

 

 

 

J’ai tout spécialement été impressionné par l’engagement du joueur de Manchester City : Gelson Fernandes. Fernandes, Senderos, le buteur de la soirée Barnetta, Magnin et le gardien suisse ont été, pour moi, les grands bonhommes de la soirée.

 

 

 

Malgré plusieurs absents de marque (Notamment les blessés Frei et Djourou, assis tout près de nous dans la tribune, la Suisse l’emporte avec panache 2 à 1.

Gelson Fernandes, valeur montante du foot helvétique

 

21/06/2007

21 juin, c’est le début de l’été

Saison paradisiaque : sécheresse, incendies de forêts, noyades, coups de soleil, cancers de la peau, insolations, accidents de bagnoles, pollution à l’ozone, tourista, ...

 

 

Bref, un programme de rêve.

 

 

29/05/2007

Questionnaire de Proust

Je réponds au questionnaire de Proust :
Principal trait de caractère : Le dynamisme
Qualité que je privilégie chez un homme : L’intégrité et l’humour
Qualité que je privilégie chez une femme : L’intégrité et l’humour
Ce que j’apprécie le plus chez mes ami-e-s : La loyauté
Mon principal défaut : Mon impulsivité
Ma plus grande qualité : Le courage
Mon occupation préférée : Aimer
Mon rêve de bonheur : Aimer et être aimé par ceux que j’aime
Quel serait mon plus grand malheur : La mort de mes enfants et de ma compagne, vivre sans liberté
Ce que je voudrais être : un artiste de génie
Le pays où je voudrais vivre : La Suisse ou la France
La couleur que je préfère : Le rouge orangé
La fleur que j’aime : La rose ou le coquelicot
L’oiseau que je préfère : La corneille
Mes auteurs favoris  : Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, André Breton, Emile Zola, Jean Ziegler, Louis Aragon, Charles Bukowski, …
Mes poètes préférés : Léo Ferré, Paul Eluard, Jacques Brel, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Aimé Césaire, …
Mes héros dans la fiction : Robin des bois, le justicier en faveur des pauvres ; Titeuf.
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Marge Simpson, Morticia Addams
Mes compositeurs préférés : Miles Davis, Phil Woods, Phil Collins, Wolfgang Amadeus Mozart, George Gershwin, …
Mes peintres favoris : Picasso, Dali, Ben, Warhol, Niki de Saint Phalle, René Magritte, Joan Miro, …
Mes héros dans la vie réelle : Gandhi, Willy Brandt, Olof Palme, Che Guevara, Patrice Lumumba, Martin Luther King, Thomas Sankara, Salvador Allende, mon fils, …
Mes héroïnes dans la vie réelle : Aung San Suu Kyi, Rosa Luxemburg, ma compagne : Ariane Wisard-Blum, ma fille.
Les mots que j’aime : Les déclarations d’amour
Les mets que j’aime : J’adore les mets des restos gastronomiques, à l’exception des fruits de mer, de la viande de cheval et des poissons ayant trop de goût.
Ma boisson préférée : Un bon vin. Les jus d’orange et de citron frais.
Ce que je déteste par-dessus tout : Le fascisme et les idées nauséabondes et haineuses qu’il transporte
Le don de la nature que je voudrais avoir : Le talent de peindre
Comment j’aimerais mourir : En faisant l’amour …et le plus tard possible.
Etat présent de mon esprit : Boulimique de plaisirs
Faute qui m’inspirent le plus d’indulgence : La jalousie
Mon film préféré : Missing de Costa-Gavras
Ma devise : Carpe Diem !

21/05/2007

De retour de Provence

Avec nos amis les Charbonnier et les Etienne, nous avons passé un week-end prolongé en Provence avant une longue semaine parlementaire.

Avec une équipe regroupant notamment 4 député-e-s et une ancienne Conseillère municipale de Carouge, rassemblant 3 partis différents (PDC, Verts et PS), il a été difficile de ne pas parler politique. Néanmoins, la déconne a égalé la politique, ce qui est très sain.

Brève de comptoir

Entendu sur une terrasse de resto à Aix-en-Provence d’un monsieur découvrant la composition du nouveau gouvernement français et donc le retournement de vestes de certains : « Parmi les nouveaux ministres, certains doivent avoir mal au cul ce matin. »
Coin des amoureux
Si vous cherchez un oasis de romantisme à Aix-en-Provence, foncez vous restaurer, yeux dans les yeux, chez « Charlotte » (32, rue des Bernardines). Cuisine simple, mais exquise, sous une tonnelle au pied d’un robuste figuier, vous découvrirez un havre de convivialité avec un charme exquis.
A noter aussi le restaurant « Le brin de thym » à Arles !
DésAménagement
Entre Marseille et la Camargue, nous longeons le littoral. Dans un site qui pourrait être idyllique, nous voyons, consternés, une multitude d’usines, des sites pétrochimiques gigantesques, des axes routiers dans tous les sens, des concentrations commerciales et des aménagements chaotiques. Les odeurs sont insoutenables. « Port le Bouc » porte bien son nom. Les élus qui ont permis un tel massacre devraient être traînés en justice ou forcés à habiter ces lieux. Heureusement, nous retrouvons la beauté aux Baux-de-Provence, à Arles et en Camargue.

 

22/04/2007

Les bonnes et moins bonnes adresses parisiennes

Durant notre séjour à Paris, en tant qu’épicuriens engagés, nous testons plusieurs bonnes et moins bonnes adresses …
Café Marly au cœur du Palais du Louvre
Le Café Marly est un endroit magique, mais trop surfait. Même si ce resto s’ouvre sur les salles du Louvre, le rapport qualité-prix n’est pas au rendez-vous. Un lieu pour prendre des photos, boire et manger sans vouloir calculer son retour sur investissement.
Kong Bar, l’établissement du groupe Kenzo
Surplombant le Pont neuf, vous trouvez un bar hyper branché, conçu par Philippe Starck et Laurent Taïed, dans l’ancien immeuble de la Samaritaine, dont un bout appartient désormais au groupe Kenzo. Un site avec une vue imprenable, dans lequel vous pouvez prendre un apéritif ou souper dans une ambiance très jeune (et malheureusement enfumée) ! Un conseil aux amateur-trice-s de vin blanc : Le Chinon écrase le Chardonnay, un peu plat !
Chai 33
J’avais découvert ce lieu, il y a déjà quelques années. A l’époque, ce restaurant avait la réputation d’être un lieu branché de la capitale française. Le site est toujours exceptionnel. Mais, le temps d’attente est proche de la performance d’une tortue au marathon, et la qualité de la bouffe est assez moyenne. En plus, dans ce lieu de design, des tables en bois, style mazots de montagne, destinées aux orgies de fondue et de raclette, ont été installées. Mauvais goût attesté !. Nous sortons donc un peu déçu, malgré une merveilleuse soirée passée en tête-à-tête.
Vin sobre
Recommandé par le Guide du routard - une référence pour ne pas se louper - ce bistrot, sis dans le 5ème arrondissement, dans le Quartier du Val de Grâce (25, rue des Feuillantines), est un petit bouchon plein de charge. Je mange une bavette et une assiette de fromages. Une cuisine naturelle et authentique, des vins originaux et une ambiance chaleureuse sont les clés du succès de cet établissement à conseiller.
Swan Bar
Bar de jazz ! Nous y retrouvons un groupe de jazz tenant la route, des cocktails de piètre qualité et des clients bizarres et caricaturaux, sortant d’une sorte de film félinien consacré à la capitale française.
Café latin
Au cœur du quartier latin, un arrêt sympa pour descendre, à l’heure de l’apéro, un Sauvignon ou un Chardonnay dans des rues pleines de vie et de charme.
Hôtel Empire à Paris

Tout beau ! Tout neuf ! Un écrin design et branché, il a été aménagé dans un bel hôtel particulier du XVIIIème siècle. Situé entre le Louvre et la rue Saint-Honoré, il est une invitation au design et au bien-être.


19/04/2007

Paris, la plus belle ville du monde

Avec Ariane, nous passons quelques jours à Paris. Cette ville est certainement la plus belle ville du monde.
Après un petit-déjeuner au Louvre, et une montée de marches à la Tour Eiffel, nous visitons le Musée, tout neuf, du quai de Branly, consacré aux arts premiers.

Les  collections présentées sont impressionnantes, en nombre comme en qualité. Mais, le plus admirable est le bâtiment, un chef d’œuvre de Jean Nouvel. C’est un prodigieux établissement qui marie nature, modernisme et innovation. Nouvel est un architecte hors du commun. C’est lui qui est appelé à créer la gare CEVA de Champel à Genève. Nous devrions en être très fiers. Pourtant, un groupe de nantis s’opposent à ce projet ne voulant pas accueillir une infrastructure publique dans leur petite réserve de privilégiés. Egoïsme quand tu nous tiens !