Voyage - Page 2

  • Grenade, une explosion de flamboiement !

    En entrant dans Grenade, découvrant cette beauté aux couleurs de l’Espagne musulmane, les vers de Victor Hugo se font entendre : Soit lointaine, soit voisine, Espagnole ou Sarrasine, il n’est pas une cité qui dispute sans folie, à Grenade la jolie, la pomme de la beauté, et qui, gracieuse, étale plus de pompes orientales sous un ciel plus enchanté …

     

    Le dicton dit que le plus grand malheur du monde est d’être aveugle à Grenade. Louper un tel ravissement de plaisirs visuels est assurément une perte incommensurable.

     

    Grenade est la fusion entre l’Europe et les pays arabes. Mélange de neige et de soleil. Espace multiculturel réunissant pacifiquement Musulmans, Chrétiens et Juifs. Balcon verdoyant et montagneux de l’Europe regardant vers les terres arides et sablonneuses de l’Afrique. Cette cité andalouse est remarquable. Je comprends mieux les Arabes, qui en perdant cette ville en 1492, affirmaient avoir perdu un paradis.

     

    Nous logeons dans un petit concentré de raffinement : l’Hôtel Casa de Federico, sis à la Calle Horno Marina, dans le centre ville. Cette résidence de charme est dédiée à Federico Garcia Lorca, lui qui évoquait Grenade avec ces mots : « Un doigt de la treille, un rai de soleil désignent le lieu où est mon cœur. »

     

    Nous arpentons les rues de Grenade en amoureux pour aller prendre un apéro à la Place de Carmen et déguster un Jambon Pata Negra hors du commun. L’Alhambra domine la ville majestueusement. Nous poursuivons notre découverte et nous glissons dans un resto arabe pour engloutir de bons tagines.

     

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  • Les trois jours de Lucerne

    Nous fêtons déjà nos deux ans de mariage. Que le temps passe vite lorsque l’humain est plongé dans le bonheur. Nous passons trois jours de rêve à Lucerne, ce petit écrin au bord du Lac des Quatre-Cantons, porte d’accès à la Suisse centrale, aux pieds de plusieurs prestigieuses montagnes.

     

    Best Western Hôtel Krone  de Lucerne

     

    Nous passons la première nuit d’amour de notre périple lucernois à l’Hôtel Krone. Cet établissement, existant depuis 650 ans, trône sur la place Weinmarkt (tout un programme de dégustation), au centre la vieille-ville, dans la zone piétonne (source d’inspiration pour Genève). Il est hyper bien situé. L’accueil est agréable. Les chambres sont très bien équipées et très spacieuse. Un petit effort sur la déco intérieure ne ferait pas de mal.

    Etape au restaurant « Les Balances »

     

    Nous dînons à l’Hôtel des Balances, avec une vue romantique sur le Lac et son ciel noir annonciateur de pluie. Le resto de cette institution s’est vu attribuer 14 points GaultMillau. L’apéro débute, pour moi, avec Riesling Sylvaner de la région lucernoise, tandis que ma chérie sélectionne un Chardonnay italien. Un melon, jambon, salade ouvre le repas. Cette première étape repose sur d’excellents produits, mais sans grande originalité. L’innovation arrive avec la soupe de parmesan. Un délice ! Ariane embraye avec une sole. Moi, je me concentre sur un émincé de veau tout en finesse. Le dessert surprise est une alliance à trois : sorbet à la fraise, mousse au chocolat et moelleux au chocolat. Pour accompagner ce bon repas, le Rioja Luis Canas Reserva de 2003 est un bon camarade de la balade gourmande. Ce vin est un assemblage de Tempranillo, Graciana et Garnacho.

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    Photo : Christian Brunier

    Kunstmuseum 

     

    Nous visitons le Musée des Beaux-Arts de Lucerne. Le Kunstmuseum, se situe au dernier étage du KKL, le Palais de la Culture et des Congrès, conçu par le brillantissime architecte Jean Nouvel. Le bâtiment est magique. Deux expos composent ce musée. L’une consacrée à Giacometti, Amiet et Hodler, et l’autre axée sur l’art contemporain. La muséographie est à la hauteur de la splendeur du site.

    Museum Sammlung Rosengart

     

    La collection Rosengart est un inventaire d’œuvres exceptionnelles. Un tas de Picasso, mais aussi des Miro, des Klee, des Braque, des Léger, des Matisse, des Chagall, des Bonnard et plein d’autres grands talents. Ce patrimoine est à l’origine la possession d’un marchand d’art novateur et passionné Siegfried Rosengart. Il est souvent l’ami des artistes. Il se lie particulièrement avec Pablo Picasso. Ce musée possède plusieurs toiles de ce géant et des dizaines de dessins, souvent érotiques.

    Grand Hôtel National

     

    La seconde nuit de notre séjour amoureux lucernois nous emmène dans un lieu prestigieux : le Grand Hôtel National. L’établissement, jonchant le long du Lac des Quatre-Cantons,  a été créé en 1870 par César Ritz et Auguste Escoffier. Ce site d’exception rassemble 4 restaurants à vous couper le souffle. Cet hôtel est magnifique.

    Concert au KKL

     

    Retour au KKL après avoir visité le Kunstmuseum. Nous prenons un apéritif au See Bar. Puis, nous entrons dans la salle du concert pour écouter The Cleveland Orchestra, sous la baguette de Franz Welser-Möst. Le concert commence par le « Prélude à l’Après-midi d’un Faune » de Claude Debussy. Créée entre 1892 et 1894, cette œuvre est une illustration sonore de l’érotisme. Poétique et langoureuse, cette mélodie caresse les notes avec sensualité. Sa première interprétation dansée par Vaslav Nijinski provoqua le scandale. Deux autres partitions sont au programme. « Woven Dreams » de Toshio Hosokawa et « Ein Heldenleben » de Richard Strauss. L’œuvre  de Hosokawa est une première mondiale. Le compositeur, un petit Japonais au génie hyper inventif, est assis juste à côté de nous. Sa partoche est mystérieuse et prenante. C’est très émouvant de découvrir une création pour la première fois. L’acoustique du lieu est innommable. Nous avons l’impression d’être assis aux côtés de chaque musicien-ne. Génialissime !

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    Photo : Christian Brunier

    L’Olivo

     

    Au cœur du Grand Casino de Lucerne, dans un magnifique bâtiment néobaroque,  l’Olivo est un resto réputé, offrant un périple gastronomique autour de la Méditerranée. Nous y dînons avec délice et buvons un assemblage valaisan d’une belle finesse.

    Musée Hans Erni

     

    Impossible de zoner à Lucerne, sans avoir la tentation d’aller voir les œuvres d’Hans Erni dans le Musée dédié à cet artiste local, voisinant avec le Musée des transports. Depuis 1979, près de 300 œuvres (peintures, poteries, affiches, sculptures) composent un parcours à travers la carrière de cet artiste d’exception. Le patrimoine est riche, même si la muséographie devient vieillotte. L’éclairage des tableaux est horrible, valorisant davantage les reflets que les œuvres. J’apprécie chez Hans Erni évidemment le créateur artistique, mais aussi le militant de gauche, le pacifiste, l’écologiste, le révolté, l’humaniste et l’amoureux des bons plaisirs de l’existence.

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  • Quelques jours de plaisir en Corse

    Proverbe corse : Fais la sieste avant que ce soit l’heure d’aller dormir !

     

    Je viens de passer quelques jours en Corse. Habituellement hyperactif, j’ai relu assez logiquement, vu mon lieu de villégiature, « l’Art de la paresse » de Marc Lemonier. Comme le dit Georges Courteline et le pratique si bien nos amis corses : « L’homme n’est pas fait pour travailler. La preuve, c’est que ça le fatigue. » Il faut dire que lorsque tu contemples des paysages comme ceux-ci, ça ne te pas envie d’aller au turbin :

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    Restaurant 20123, le village dans la ville d’Ajaccio

     

    Le village dans la ville d’Ajaccio ! Si tu as jeûné durant trois jours et que la faim te ronge, tu peux aller urgemment au Restaurant 20123 à Ajaccio. Un seul menu, un seul pinard. Des quantités gargantuesques ! Que des spécialités corses, sis 2, rue du Roi de Rome, au cœur de la Cité corse. Les produits sont bons et authentiques. Les quantités gargantuesques. C’est au cœur de la basse vallée de Taravo, au village de Pila canale, que ce resto est né, reprenant le numéro postal de ce lieu : 20123. Ne pouvant résister à l’exode rural, il vint s’installer en ville, à Ajaccio, en 1998, en demeurant un espace culinaire identitaire où accueil et tradition riment avec passion.

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    Palombaggia, bonne pour les mirettes

     

    Palombaggia, est l’une des plus belles plages de France, peut-être d’Europe, bordée de rochers rougeâtres. En Corse, à quelques pas de Porto-Vecchio, le sable fin, la mer turquoise, l’eau transparente comme un centriste en politique, chaude comme un socialiste en politique, et les pins parasols s’élevant plein de fierté confèrent à ce lieu un statut de beauté digne des plus prestigieux paradis des Caraïbes. Ce site naturel d’exception – malheureusement toujours pas classé par l’UNESCO et très convoité par quelques promoteurs voyous, attire les amoureux des belles choses.

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    La Taverne du Roi

     

    Pour écouter de la musique corse, rendez-vous à la Taverne du Roi, appelée aussi l’Alba, à Porto-Vecchio. En sortant de la Place de la République, prends la rue de la Porte génoise. Sous le porche de cette Porte historique, tu trouveras ce lieu culturel et distrayant. Les chants corses y résonnent dans une ambiance festive, criant la liberté de ce peuple combattif.

     

    Maora Beach

     

    Dans une petite crique (le Golfe de Sant’Amanza), proche de Bonifacio, à la terminaison d’une rue étroite, nous dégotons le Restaurant Maora Beach. Tu as l’impression d’être sur le Pacifique et pourtant tu es au cœur de la Corse traditionnelle. Les plats sont somptueux. Aussi décoratifs que bons. Un bon plan pour un déjeuner ou un dîner romantique.

     

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    Photos : Christian Brunier, 2010

  • Petit séjour à Amsterdam …

    L’Islande nous avait déjà envoyé comme agente perturbatrice la chanteuse Björk. J’adore ! Cette fois, ce petit pays nous transmet un nouveau perturbateur, un beau nuage de poussières volcaniques empêchant notre avion de décoller pour Amsterdam. Changement de programme improvisé, nous retournons chez nous, sautons dans notre bagnole et démarrons, destination : la capitale néerlandaise. 10 heures plus tard, nous y sommes, après un rapide déjeuné en terre allemande …

     

    Pour la troisième fois de ma vie, je me rends à Amsterdam. Le 3 juin 2007, le célèbre photographe Spencer Tunick avait fait poser nus près de  2'000 personnes dans les rues de la capitale néerlandaise. Il avait exposé Amsterdam sous tous les angles. Un de ses clichés les plus célèbres montre un groupe de désapés à bicyclette sur un pont de la vieille ville. Quand tu t’appelles Tunick, t’es tenté de demander aux autres de se déshabiller. Aujourd’hui, avec la température importée tout droit de novembre, Tunick ne trouverait pas beaucoup de volontaires pour se balader en tenue d’Adam et Eve.

     

    Jazz Café Alto

     

    L’un des clubs de jazz phares d’Amsterdam est le Jazz Café Alto, situé au Korte Dwarsstraat Leidse 115, tout proche du quartier des musées. Vous reconnaîtrez facilement ce lieu, sa façade étant ornée d’un saxo géant. Les groupes se produisant dans ce lieu ont un point commun : la qualité. Vous apprécierez cette musique éprise de liberté dans un lieu chaleureux et festif.

     

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    Photos : Christian Brunier, Jazz Café Alto d’Amsterdam, 2010

     

    Le Musée Van Gogh

     

    Visite du Musée Vincent Van Gogh. Ce peintre des Pays-Bas aux convictions sociales affirmées, répétait : « Il n’y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens. » Dans ses tableaux, nous ressentons cette inclinaison pour les gens.

     

    Victime d’une éducation à la dure, coincé dans l’étau de la religion, Van Gogh débute sa carrière en étant évangéliste. Proche des populations les plus humbles, il se consacre aux mineurs et à leur famille. Il descend même dans les mines pour soutenir les travailleurs exploités et ruinés dans leur santé. Agissant comme une sorte de prêtre ouvrier, son attitude déplait à l’Eglise. Elle le vire pour insoumission.

     

    Devenu peintre, c’est à Paris qu’il s’ouvre au progrès et se dévergonde. Amant d’une tenancière de cabaret, Agostina Segatori, il fréquente les courants nouveaux de la peinture. Il rencontre notamment Toulouse-Lautrec, Camille Pissarro et Paul Gauguin. Sa palette gagne en couleurs. Ses tableaux s’illuminent de cette lumière après laquelle il coure. Cette recherche de luminosité l’appelle en Provence. Buveur d’absinthe, il produit de merveilleuses toiles dans l’incognito. La folie l’emportera dans un autre monde …

     

    Le Rijksmuseum

     

    Ariane m’emmène au Rijksmuseum, le Louvre d’Amsterdam, consacré aux peintres hollandais du 17ème siècle, le Siècle d’or. Je trouve cette tranche d’art un peu austère, à l’exception de Frans Hals. Ce peintre néerlandais vantait dans ses toiles les ravissements de l’existence, à une époque et dans un pays où le rire n’était pas de bon ton. L’expo, redimensionnée pour raison de désamiantage, est néanmoins grandiose. Les techniques de clair-obscur et la précision des détails sont impressionnantes.

     

    De Matisse à Malevich

     

    Le Musée de l’Hermitage propose une expo sur les pionniers de l’art moderne. Ces modernistes ont toutes et tous révolutionné l’art  en repoussant les limites de la liberté. Cette avant-garde provocatrice a choqué, surpris, amusé, mais surtout a ouvert de nouvelles voix à l’expression picturale. Les toiles de Derain, De Vlaminck, Kandinsky, Malevich, Matisse, Picasso ou Van Dongen retracent un demi-siècle de modernisme et d’esprit frondeur.

     

    Le Musée érotique d’Amsterdam

     

    A ne pas confondre avec le Musée du sexe d’Amsterdam, l’offre étant forte dans ce domaine au sein de cette ville. Vous trouverez ce musée dans le Quartier rouge, l’endroit chaud de la capitale néerlandaise, à l’adresse Oudezijds Achterburgwal 106-108. Assurément trop kitsch, il réunit pourtant quelques œuvres intéressantes de l’érotisme telles que les dessins sensuels de John Lennon. Magnifiant les plaisirs de la vie, il sait apporter les touches d’humour essentielles pour ne pas tomber dans la vulgarité ou le voyeurisme.

     

    La vieille distillerie

     

    Notre copain Alain Etienne nous avait recommandé Wijnand fockink, rue Pijlsteg, dans le centre d’Amsterdam. Nous avons obéi. Nous nous sommes rendus dans cette vieille distillerie et maison de dégustation de nombreuses liqueurs fondée en 1679. La liqueur de genièvre, symbole de la Hollande, est excellente. Mais, la liqueur de fraise est encore plus sublime.

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    Photo : Christian Brunier

  • Une bonne adresse lyonnaise …

    Descente au Collège Hôtel de Lyon

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    Au cœur du Vieux Lyon, site inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, nous sommes descendus récemment au Collège Hôtel. Dans ce quartier très vivant, un hôtel a reconstitué une ambiance scolaire d’ancien collège. Nous prenons d’ailleurs le p’tit déj dans une sorte de salle de classe.

     

    Cet établissement est plein de charme et notre chambre nous offre un magnifique panorama sur  cette belle Cité.

     

    Un bon moment de ravissement à proximité de succulents petits bouchons.