Voyage - Page 4

  • 1er mars en Uruguay

    Nous repartons de Buenos Aires pour l’Uruguay par bateau. Le remplissage des papiers et les attentes multiples au guichet durent plus longtemps que la traversée. La bureaucratie est terrible en Argentine.

     

    Nous arrivons à Colonia et avons de la peine à louer une bagnole. On y arrive tout de même, en tout cas pas avec le soutien du mec d’AVIS, qui nous a fait croire qu’il était le seul à en louer. Gros menteur !

     

    En chargeant le véhicule, je glisse du trottoir avec ma valise et un sac bourré de livres. Je me nique le mollet.

     

    Nous allons à Punta del Este, une station balnéaire phare du pays.

     

    Après plusieurs heures de route, calme vu le peu de voitures et à travers de somptueux paysages, nous découvrons un lieu avec de magnifiques maisons, mais une cité sans âme.

     

    Nous repartons et finissons par loger à Piriapolis.

     

    Notre hôtel est majestueux et totalement désuet. Un charme hors du temps, comme sa clientèle. Nous avons un peu l’impression d’être rentrés en EMS.

     

    Une pluie tropicale s’abat sur la petite ville.

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    Photo : Christian Brunier

     

  • 28 février 2009 en Argentine

    Ballade dans la forêt tropicale pour visiter un centre récupérant des animaux sauvages blessés ou abandonnés par des humains qui pensaient pouvoir les domestiquer. On croise un tas de jolies araignées.

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    Photo : Christian Brunier

     

    En parlant de monstre, je suis vachement content d’apprendre le renvoi du catholique intégriste et révisionniste Williamson d’Argentine. Oser nier l’existence des chambres à  gaz nazies est répugnant.

     

     Nous reprenons l’avion pour regagner Buenos Aires. Nous logeons à l’hôtel – vachement kitch - Park Château Unique (Talcahuano 1253). Il se situe dans le quartier résidentiel (un peu trop), historique et touristique de Recoleta. Les restaurants de ce barrio sont très réputés. Sa zone piétonne – Ortiz – est un haut lieu de flânerie. Nous allons dîner là-bas très tardivement. Pour manger en Argentine, il n’y a pas d’heure.

     

     

  • 25, 26 et 27 février en Argentine

    En sortant de la jungle, Wi-Fi est à peine meilleur.

    25 février 2009

    Arrivée à Iguazu

     

    Nous nous couchons assez tard ayant fêté avec Jérôme et Sandro, notre dernier jour passé ensemble. Nous dînons dans un resto où nous mangeons peut-être la meilleure tranche de bœuf de notre vie. L’établissement est réputé et à la mode. Situé sur les docks de Puerto Madero, il se nomme « Cabana Las Lilas » (Alicia Moreau de Justo, 516). Le patron est lui-même éleveur de bœufs. Un délice à recommander. Le vin, un Trapiche, est à la hauteur de la viande.

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    Nous nous disons au revoir et à bientôt sur la Place de Mai …

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    Quelques heures de sommeil, finalisation de nos valises, petit-déjeuner et départ …

     

    Avant de prendre notre avion à Buenos Aires pour Iguazu, nous apprenons qu’un Boeing vient de sa planter à Amsterdam.

     

    Arrivée à Iguazu, à 1350 km de la capitale argentine. Nous descendons au Esturion Lodge. Cet hôtel, à 20 minutes environ en voiture de l’aéroport, est établi à proximité de la rivière Iguazu qui trace la frontière entre l’Argentine et le Brésil voisin. Le Paraguay n’est pas loin.

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    Nous avons un lodge, très design et confortable, au milieu de la forêt (jungle de Misiones). L’endroit est fantastique. Nous avons les yeux tout ébouriffés par la beauté de la luxuriante végétation.

     

    Nous rejoignons à pied Puerto Iguazu, la petite ville proche de notre lodge. C’est un vrai village latino. Les maisons, les routes, les trottoirs sont souvent rouges, construits avec l’argile local rougie par l’humidité.

     

    Nous dînons à l’hôtel. Très,très moyen. Pourtant, ce resto est recommandé par le Guide du Routard.

     

    Qu’il est beau notre hôtel la nuit …

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    26 février 2009

     

    Chutes d’Iguazu, celles de Niagara sont un petit robinet en comparaison

     

    Ce jeudi est consacré à la visite des chutes d’Iguazu et de  la forêt qui les entoure.

     

    La légende des Chutes d’Iguazu est une merveilleuse histoire de passion amoureuse. Le Dieu-serpent M’Boi vivait dans le fleuve Parana. Il protégeait la tribu d’Indiens Caingangues. Igobi, le chef de la tribu avait une fille magnifique appelée Naipi. Il l’avait promise au Dieu-serpent. Mais, la belle était éperdument amoureuse de Taroba, un des hommes de la tribu. Profitant d’une soirée de beuverie de la tribu, les deux amants s’enfuir sur le fleuve en pirogue. Le bruit des rames réveilla M’Boi, qui, furibond donna un coup de queue d’une violence extrême. Ce choc provoqua une énorme crevasse, dans laquelle chutèrent les amoureux fous. Les chutes d’Iguazu étaient nées, témoignage d’un amour éternel. Amoureux fou, j’adore ces histoires de passion, capable de soulever les montagnes ou, en l’occurrence, de fragmenter le sol. L’histoire dit que Taroba a été ensuite transformé en palmier, celui surplombant les chutes et contemplant à tout jamais sa dulcinée.

     

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    Photo : Christian Brunier

     

    Ces chutes excessivement spectaculaires se trouvent au cœur de la jungle aux frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay. Elles sont considérées comme les plus importantes du monde en nombre, puisqu’elles rassemblent 275 cascades étalées sur 3 kilomètres. La plus haute, la gorge du diable, a une chute d’eau de plus de 90 mètres. En moyenne, 5'000 mètres cube seconde démontrent la puissance de Gargantua del Diablo.

     

    Les chutes d’Iguazu sont, avec celles du Zambèze (ce nom évocateur n’a pourtant rien à voir avec l’histoire d’amour de ci-dessous), les plus remarquables de la planète.

     

    En les voyant, Eleanor Roosevelt cria « Pauvre Niagara ! », qualifiant les chutes du Niagara de « petit robinet de cuisine »par rapport à celles d’Iguaçu.

     

    Une belle Histoire d’eau !

     

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     27 février 2009

     

    Nous allons voir les chutes d’Iguazu du côté brésilien. Le panorama est plus global, mais le parc est moins joli et beaucoup plus touristique.

     

    Retour à l’hôtel. Petit lunch, puis piscine au milieu de la forêt tropicale. Un petit coin de paradis que pour nous deux, les vacanciers étant rares à cette époque.

     

    Nous avons dégotté un très bon resto à Puerto Iguazu : El Quincho. Nous avons déjà dîné hier soir là-bas. Nous y retournons après être allés à un point du vue visualisant les trois frontières argentine-paraguayenne et brésilienne, séparées par les fleuves Paraná et Iguazu. Nous mangeons à nouveau des bouts de bœufs exceptionnels, le bife de Lomo, sans gras. Le vin de la maison – un malbec – ou le Trapiche Cabernet-Sauvignon accompagne cette viande avec brio.

     

    Ce soir, c’est carnaval à Puerto Iguazu. Certaines personnes sont positionnées sur le parcours dès 19 h. Nous, nous arrivons vers 22 h. 30. Le défilé débute à 23 heures. Il est modeste, mais très convivial. Cette fête est un événement majeur pour la population locale.

     

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    Photo : Christian Brunier

     

  • Vie douce à Buenos Aires

    Visite de deux barrios de Buenos Aires : Palermo, puis Palermo Viejo. Palermo est le poumon de verdure de la ville avec ses immenses parcs et ses musées – dont nous avons déjà visités certains.

    Palermo Viejo est très animé. On y compte une flopée de restos, de bistrots et de boutiques. Nous déjeunons dans un bar branché du coin : Le Bar 6, sis à Armenia 1676. Ancien atelier de charpentier reconverti en bar, ce lieu accueille également des concerts.

    Départ pour la réserve écologique de la ville. Le contraste est ahurissant. Tu te trouves dans un polder de 350 hectares, au milieu de la végétation accueillant une foule d’oiseaux et juste derrière tu as les buildings de la Cité.

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    Photo : Christian Brunier

    Ça ne s’invente pas. Un de nos chauffeurs de taxi s’appelle Centurion de Jésus.

     

  • Le Tigre argentin

    Nous prenons le train pour nous rendre à Tigre, petite ville à heure de Buenos Aires. Puis, nous allons en bateau dans le delta du Parana. L’endroit, en pleine nature, accessible qu’en bateau, est magnifique, mais un peu trop habité. Nous déjeunons au bord de l’eau, au son du jazz, dans un site idyllique. Il y a, de plus, du soleil et une température proche de 25 degrés.

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    Photo : Christian Brunier