03/04/2010

Petite contribution pour un monde plus heureux

Pour une chaire d’économie d’énergies à l’Université de Genève

 

Vu la situation climatique catastrophique, les économies d'énergies deviennent un domaine primordial pour tenter d'assurer un développement durable et renforcer le bonheur des générations suivantes. Dans ce contexte, le  monde scientifique se mobilise pour trouver des solutions, comme plusieurs mouvements et quelques entreprises énergétiques, le kWh le moins cher, le moins polluant étant celui que nous ne consommons pas !

 

De nombreuses compétences dans ce domaine sont actives à Genève dans les entreprises, dans les Administrations et dans les écoles, dont l’Université de Genève.

 

Genève a la capacité de prendre le leadership en matière d'économies d'énergies. Un des axes qui valoriserait l'Université de Genève et contribuerait activement à la protection de l'environnement serait de créer une chaire universitaire spécialisée dans ces économies d'énergies. Genève serait ainsi précurseur au niveau international et axerait notre Université vers l'avenir et sur la sauvegarde de l'humanité.

 

Je propose l’idée, fruit d’un échange avec le Président du WWF-Genève Jean-Luc Zanasco,  au Ministre de l’instruction publique Charles Beer.

 

Affaire à suivre …

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21/03/2010

Chocolat très amer …

Déguisés en orangs-outans, des militant-e-s de Greenpeace ont mené une campagne choc contre le groupe Nestlé. Le mouvement écologique voulait condamner l’utilisation dangereuse d’huile de palme provenant de cultures implantées dans des zones de destruction de forêts tropicales et de tourbières en Indonésie.

 

Cette déforestation est nuisible à l’environnement et à la faune, comme les orangs-outans. Chaque année, 1,8 million d’hectares de forêts disparaissent en Indonésie. Ce massacre contribue gravement au dérèglement climatique. L’Indonésie se situe d’ailleurs sur le podium des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre derrière la Chine et les USA.

 

Cette huile de palme est utilisée dans plusieurs produits, dont les barres chocolatées KitKat. La multinationale suisse a quasiment doublé, depuis 2007, sa consommation de ce type d’huile. Ses besoins en la matière s’élèvent à 320'000 tonnes par année et proviennent principalement de la société Sinar Mas, plus gros producteur indonésien et champion de l’implantation au détriment de la forêt.

 

Suite à la médiatisation de cet événement spectaculaire et ironique,  Nestlé a changé de producteurs et promis de veiller à la protection de la nature dans la sélection de son approvisionnement en huile de palme.

 

Quelques mois auparavant, Greenpeace avait tourné un clip parodiant une pub de Dove, marque de produits de beauté consommant elle-aussi de l’huile de palme produit par Sinar Mas. Unilever, propriétaire de Dove, avait immédiatement cassé le contrat le liant au producteur indonésien.

 

Assurément, les actions militantes, alliées à une forme de raillerie, sont efficaces sur l’opinion publique, ayant un pouvoir gigantesque sur les marques.

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22/08/2008

Prix solaire suisse 2008 : Le programme

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18. Schweizer Solarpreis 2008

am Freitag, 5. September 2008, ab 09.30 – 13.30 Uhr

Messe Zürich

zum aktuellen Thema

EXPLODIERENDE ERDÖLPREISE -

ENERGIEEFFIZIENTE (SOLAR-)BAUTEN:

DIE CHANCE FÜR MIETER- UND VERMIETER/INNEN

EXPLOSION DU PRIX DU PÉTROLE, -

CONSTRUCTIONS (SOLAIRES) ÉNERGÉTIQUEMENT EFFICACES:

UNE CHANCE POUR LES LOCATAIRES ET LES PROPRIÉTAIRES

Nachhaltigkeitsveranstaltung in Zusammenarbeit und mit Unterstützung von: Zürcher Kantonalbank, „Bauen und Modernisieren“, der grössten Schweizer Baumesse, Service Industrielles de Genève (SIG), Flumroc AG, Oerlikon Solar, BFE / EnergieSchweiz, Swissolar, Ernst Schweizer AG, Foamglas, Suissetec, Kanton Genf (DIAE, ScanE), Lignum, SSES, SVDW, SGB und SGV

Solar Agentur Schweiz (SAS) Postfach 2272 8033 Zürich Tel. 044 252 40 04, Fax 044 252 52 19info@solaragentur.ch

Wegbeschrieb/Situationsplan:

Das Messezentrum Zürich ist erreichbar mit SBB S-Bahnlinien bis Bahnhof Oerlikon, mit den Bus-Linien 63 und 94 bis Messe/Hallenstadion oder mit dem Tram 11.

Programme de la 18e remise du Prix Solaire Suisse 2008

Thème

09.30 Arrivée des invité-e-s, accueil, inscription

10.00 Salutations, bienvenue Marc F. Suter, a. conseiller national, co-président de l‘Agence Solaire Suisse (ASS)

10.05 Ouverture du 18e prix solaire André Biland, chef du salon de la construction de Zurich

10.15 Introduction Gallus Cadonau, directeur de l‘ASS

10.25 Explosion des charges de chauffage Evi Allemann, conseillère nationale, pour les locataires présidente de l‘Association bernoise des locataires

10.40 Le coût de l‘énergie augmente pour les entreprises : crise ou chance ? Peter Malama, conseiller national, directeur de l‘Union bâloise des arts et métiers

10.55 SIG: Partenaire pour l‘utilisation durable de l'énergie Claude Haegi, Vice-président SIG, Président Fedre; a. Conseiller d‘Etat/GE

11.15 Le financement des bâtiments durables une chance,  Dr. Urs Oberholzer, prés. de la BCZ, Zurich

Pause

11.50 Ouverture du Prix Solaire Suisse 2008 Prof. Marc H. Collomb, Président Jury Prix Solaire Suisse, Lausanne

11.55 Introduction et remise des prix: Jürg Steinmann, Resp. communication

Catégorie „personnes et institutions“ Oerlikon Solar, Balzers/Trübbach

12.15 Catégorie „immeubles neufs“ Kurt Frei, Directeur Flumroc SA, Flums

Catégorie „rénovations“

12.45 Catégorie „installations/photovoltaïque“ Christian Brunier, Directeur Innovation et Communication SIG et Damien Sidler, Responsable de la Cellule Energies Nouvelles

Catégorie „installations/thermique“ Hans Ruedi Schweizer, Président CA Ernst Schweizer AG, Hedingen

13.10 Annonce des nominations pour le Prix Solaire Européen 2008 Prof. Marc H. Collomb, Europ. Prix Solaire Suisse et Gallus Cadonau

13.30 Fin de la manifestation, apéritif

Programm 18. Verleihung der Schweizer Solarpreise 2008

Thema

EXPLODIERENDE ERDÖLPREISE -

ENERGIEEFFIZIENTE (SOLAR-)BAUTEN:

DIE CHANCE FÜR MIETER- UND VERMIETER/INNEN

09.30 Eintreffen der Gäste, Empfang, Anmeldung

10.00 Begrüssung/Bienvenue Nationalrat Marc F. Suter, e. Nationalrat, CO-Präsident Solar Agentur Schweiz (SAS)

10.05 Eröffnung des 18. Solarpreises André Biland, Messeleiter, Baumesse Zürich

10.15 Einführung Gallus Cadonau, Geschäftsführer SAS

10.25 Explodierende Heizkosten für Mieter/innen Evi Allemann, Nationalrätin, Präsidentin Mieterverband BE

10.40 Steigende Energiepreise für das Gewerbe : Krise oder Chance ? Peter Malama, Nationalrat, Direktor Gewerbeverband BS

10.55 SIG: Partner für nachhaltige Energienutzung Claude Haegi, Vice-président SIG, Président Fedre; a. Conseiller d‘Etat/GE

11.15 Nachhaltige Gebäudefinanzierung als Chance Dr. Urs Oberholzer, Präsident ZKB, Zürich

Pause

11.50 Einleitung Schweizer Solarpreise 2008 Prof. Marc. H. Collomb, Président Jury Prix Solaire Suisse, Lausanne

11.55 Einführung und Preisverleihung: Jürg Steinmann, Leiter Kommunikation

Kategorie Personen und Institutionen Oerlikon Solar, Balzers/Trübbach

12.15 Kategorie Neubauten Kurt Frei, Direktor Flumroc AG, Flums

12.30 Kategorie Bausanierungen Willy Trittenbach, Direktor Foamglas

12.45 Kategorie Energieanlagen/Photovoltaik Christian Brunier, Directeur Innovation et Communication SIG Damien Sidler, Responsable de la Cellule Energies Nouvelles

Kategorie Energieanlagen/Thermie Hans Ruedi Schweizer, VR-Präsident Ernst Schweizer AG, Hedingen

13.10 Bekanntgabe: Nominationen für den  Europäischen Solarpreis 2007, Prof.Dr. Franz Baumgartner, Europ. Solarpreis und Gallus Cadonau

13.30 Schluss der Veranstaltung, Apéro

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29/06/2008

La biodiversité pour contribuer à la sauvegarde de la planète

Le Grand Conseil genevois prend acte du rapport du Conseil d’Etat genevois sur ma motion en faveur de prés et prairies favorisant la biodiversité, projet cosigné par les député-e-s : Ariane Wisard-Blum, Alain Etienne, Françoise Schenk-Gottret, Roger Deneys, Thierry Charollais, Antoine Droin et Jocelyne Haller

Le texte du rapport du Conseil d’Etat

Mesdames et Messieurs les députés,

En date du 16 novembre 2007, le Grand Conseil, suite au rapport de la commission de l'environnement et de l'agriculture chargée d'étudier la motion M 1647, a renvoyé au Conseil d’Etat une motion amendée ayant la teneur suivante :

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant que :

- de nombreux espaces, à Genève, sont recouverts de gazon;

- le gazon est un obstacle à la biodiversité;

- l'importance de la biodiversité est primordiale pour l'avenir de notre environnement;

- la République et canton de Genève est déterminée à inscrire sa politique dans les dimensions du développement durable;

- la transformation d'une pelouse en prairie naturelle provoque une diminution des coûts (notamment en arrosage et tonte) et un impact environnemental positif très important;

- l'urgence est de préserver et de favoriser la nature,

invite le Conseil d'Etat à :

- inventorier l'ensemble des terrains appartenant à l'Etat, actuellement en pelouse, pouvant être reconvertis à terme en sites de biodiversité;

- remplacer chaque fois que c'est possible les espaces de gazon en surfaces proches de l'état naturel partout où c'est possible et à présenter au Grand Conseil un planning de ces conversions écologiques;

- privilégier, pour tout nouvel aménagement d'espace vert, les surfaces plus favorables au développement de la biodiversité, plutôt que le gazon;

- mener un entretien différencié (naturel) de ces espaces de biodiversité;

- encourager les propriétaires de pelouses à s'engager dans une même dynamique, et plus particulièrement les institutions publiques et les communes, les régies et les importants propriétaires immobiliers;

- informer la population et les entreprises de cette démarche positive pour l'environnement.

RÉPONSE DU CONSEIL D'ÉTAT

Introduction

A considérer le vote final de la motion et les débats ayant eu lieu en commission, le sujet semble faire l'unanimité sur le fond. Dans le présent rapport, il s'agit dès lors essentiellement de développer la manière dont les propositions concrètes formulées dans les diverses invites pourront être mises en œuvre. A une période où Genève et l'entier de l'agglomération transfrontalière cherchent à optimiser leur développement, le Conseil d'Etat estime qu'il est pertinent de se poser la question du cadre de vie offert par la place que nous saurons laisser à la Nature en ville.

Il convient de souligner qu'un tel programme, visant à la promotion de la biodiversité en milieu urbain, s'appuie sur l’article 18b de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN), du 1er juillet 1966, qui précise que les cantons, tout en veillant à la protection des biotopes d'importance régionale et locale, doivent également veiller à mettre en place, à l'intérieur ou à l'extérieur des localités, des compensations écologiques. La base légale fédérale cite notamment les prés ou prairies proposés par les motionnaires pour matérialiser celles-ci. Si la compensation écologique en milieu rural fait l'objet de la loi cantonale visant à encourager l'implantation, la sauvegarde et l'entretien de surfaces de compensation écologique, du 19 mai 1995 (M 5 30), force est de constater qu'aucun équivalent n'existe sur le plan cantonal genevois en milieu urbain.

Par ailleurs, l'article 13 LPN établit la répartition financière entre la Confédération et le canton pour la mise en œuvre des mesures concrètes, telles que celles formulées par les motionnaires, qui sont contenues dans la convention-programme en passe d'être signée en application de la nouvelle répartition des tâches (RPT). Ainsi, il incombe bien à l’Etat de Genève de se positionner comme catalyseur en donnant l’exemple par la mise en place d’une planification, de l’identification des priorités, puis en contribuant à des projets concrets.

De nombreux effets bénéfiques sont à attendre par la mise en place d’espaces plus riches en biodiversité, non seulement pour la faune et la flore (mise en réseau, augmentation de capacité des biotopes pour la nutrition, la reproduction, etc.), mais aussi pour la population et les finances publiques (réduction de l'utilisation d'eau d'arrosage, diminution des nuisances liées au bruit des machines utilisées, diminution de la consommation d'énergie par des tontes moins fréquentes, réduction, voire abandon des biocides, amélioration paysagère du cadre de vie).

Invite 1 : inventorier l'ensemble des terrains appartenant à l'Etat, actuellement en pelouse, pouvant être reconvertis à terme en sites de biodiversité.

Deux catégories de terrains se trouvent sous la maîtrise de l'Etat. Il s'agit d'une part, du domaine public cantonal, qui comprend notamment les routes et leurs abords, ainsi que certains cours d'eau et leurs rives. Ce sont généralement des talus dont l'intérêt biologique est variable. D'autre part, l'Etat possède des parcelles privées dans tous les types de zones, dont les zones de verdure et les zones industrielles où se trouvent généralement les pelouses susceptibles d'être reconverties en site de biodiversité. Plusieurs inventaires des parcelles appartenant à l'Etat existent, effectués par les différents services responsables du maintien de ce patrimoine cantonal. En 2004, ces informations ont été complétées par une analyse des potentiels d'amélioration de la qualité écologique des parcelles de l'Etat par le biais d'un travail de diplôme de l'École d'ingénieurs de Lullier (EIL). D'autre part, l'inventaire des espaces verts répond à une fiche du plan directeur cantonal – révisé en 2006 – intitulée « Réseau des espaces verts (3.05) ». Ces espaces verts représentent des éléments essentiels pour la qualité de l'espace urbain, par leurs valeurs d'usage, de paysage et d'environnement. La tâche de l'Etat va consister dès lors à coordonner ces différents inventaires afin d'élaborer un seul outil consolidé permettant d'obtenir une vision d'ensemble des terrains actuellement en pelouse qui pourraient être reconvertis en sites de biodiversité. Cet inventaire pourra être réalisé d'ici à la fin de l'année 2009 environ.

Invite 2 : remplacer chaque fois que c'est possible les espaces de gazons en surfaces proches de l'état naturel partout où c'est possible et à présenter au Grand Conseil un planning de ces conversions écologiques.

Actuellement, une politique opportuniste de remplacement au cas par cas est mise en œuvre. Le remplacement de pelouses engazonnées est pratiqué soit en modifiant l'entretien par une diminution drastique du nombre de tontes, soit en remplaçant le gazon par un mélange grainier ajoutant une plus grande diversité de plantes fleuries. Dès que l'inventaire susmentionné sera achevé, un planning de réalisation pourra être présenté au Grand Conseil.

Invite 3 : privilégier, pour tout nouvel aménagement d'espace vert, les surfaces plus favorables au développement de la biodiversité, plutôt que du gazon.

L'Etat met déjà en place de telles surfaces lorsque cela s'avère possible. Cependant, les nouveaux aménagements d'espaces verts sur les terrains de l'Etat sont rares, seuls quelques lieux sis à proximité de nouvelles écoles étant susceptibles de correspondre aux critères nécessaires en vue de la réalisation de telles prairies.

Invite 4 : mener un entretien différencié (naturel) de ces espaces de biodiversité.

Si l'autorité sur les biens immobiliers de l'Etat est exercée par la gérance et la conciergerie du département des constructions et technologies de l’information (DCTI), la gestion de ces propriétés privées incombe à des acteurs variés. L'Etat intervient dans le cadre de l'entretien des espaces extérieurs et des arbres d'une partie seulement de ces biens immobiliers, le reste étant confié à des entreprises privées. Cependant, dans la mesure où les contraintes le permettent, notamment la sécurité des biens et des personnes, des fauches alternées ou retardées sont pratiquées par endroits sur le domaine public. L'Etat reverra donc systématiquement les cahiers des charges des intervenants externes et services publics responsables de l'entretien, en y intégrant la demande d'une analyse d'opportunité en vue de la mise en valeur des espaces de biodiversité.

Invite 5 : encourager les propriétaires de pelouses à s'engager dans une même dynamique, et plus particulièrement les institutions publiques et les communes, les régies et les importants propriétaires immobiliers.

Plusieurs initiatives en cours dans le canton rejoignent les propositions formulées dans la motion. Il est en effet possible de s'appuyer aujourd'hui sur les démarches menées par les Services industriels de Genève (SIG), la Fondation des terrains industriels (FTI) avec le soutien de la Fondation Nature et Economie (FNE), créée en 1995 par la Confédération et des associations économiques. Ainsi, certaines parcelles situées dans des zones industrielles et artisanales, ont obtenu ou visent la certification par le label de qualité « Parc Naturel » de la FNE , qui permet d'identifier les entreprises ayant rendu les extérieurs de leurs bâtiments plus riches en biodiversité. En outre, la Ville de Genève et plusieurs communes possédant des parcs publics engazonnés, ont aussi déjà entrepris diverses mesures allant dans le sens de la motion par le biais de plans d'entretien intégrant le développement de la biodiversité. Les plans directeurs communaux reflètent également la volonté de mise en place de mesures similaires à celles proposées par les motionnaires. Concernant les jardins privés, on peut relever l'enthousiasme déclenché par la « Charte des Jardins » au sein de l'association des habitants de Conches dans la commune de Chêne-Bougeries et de nombreuses autres communes. Cette initiative, issue d'une réflexion intercantonale au niveau romand, identifie des aménagements ou des mesures simples en faveur de la biodiversité au moyen d'un entretien plus extensif dans les jardins. Il est à noter que la démarche est entièrement volontaire et la dimension sociale du projet se traduit par l'échange convivial des expériences réalisées entre les voisins. Il apparaît ainsi que de nombreuses initiatives répondent aux vœux des motionnaires et l'Etat entend continuer à les encourager et à jouer un rôle de catalyseur en apportant l'expertise de ses services et son soutien logistique partout où c'est possible.

Invite 6 : informer la population et les entreprises de cette démarche positive pour l'environnement.

La mise en œuvre spontanée des mesures en faveur de la biodiversité n'est pas encore la règle, notamment par crainte des changements de pratique. L'exemple de la mise en place de fauches tardives sur les talus cantonaux « dignes de protection » au sens de la LPN par Pro Natura dans les années 90 illustre bien l'importance d'une communication au grand public sur ce genre d'action. De nombreux citoyens étaient en effet intervenus pour critiquer le laisser-aller de l'entretien de ces talus et un grand effort d'information a été nécessaire pour expliquer cette nouvelle manière de faire. De même, lors de la reconversion des aménagements extérieurs du siège administratif des SIG, il a fallu du temps et la concrétisation sur le terrain de mesures visibles, assorties d'une information spécifique, pour effacer les a priori négatifs véhiculés par les employés. L'information joue donc un rôle prépondérant dans la mise en œuvre des invites de cette motion. L'Etat va donc élaborer un concept de communication, tout en continuant à soutenir les initiatives d'information et de sensibilisation des communes et des entreprises en contact direct avec les privés.

Conclusion

Les développements ci-dessus, liés à chaque invite, démontrent combien les propositions exprimées en 2005 par les motionnaires font partie non seulement d'une tendance bien amorcée, mais aussi que les exemples pratiques existent aujourd'hui bel et bien. Le Conseil d'Etat appuie pleinement les propositions des motionnaires et va intensifier ses efforts, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de plans d'entretien différencié et de reconversions de pelouses tout en renforçant les moyens de sensibilisation de la population. Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les députés, à prendre acte du présent rapport.

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