22/06/2010

Pour un parti ouvert, guidé par la liberté

Le Comité directeur du Parti socialiste genevois veut transformer l’Assemblée générale, rassemblant  tous ses membres, en Assemblée des délégués, aréopage sélectif favorisant les apparatchiks.

 

Pourquoi vouloir refermer le parti sur lui-même ? L’heure du clan regardant son nombril me semble révolue. Un parti doit « casser » sa structure pour s’ouvrir sur les autres, sur la population. Réunir une caste va à l’encontre de la rénovation de la politique. Se replier sur un groupuscule de délégués est l’antithèse de l’expression de la liberté, valeur si primordiale pour la gauche.

 

Je suis personnellement pour un « parti » (terme et organisation à faire évoluer) hors des carcans, participatif, travaillant en réseaux avec le monde associatif et les mouvements sociaux, proche de la population sans tomber dans le populisme.  Jean-Paul Sartre nous disait « Je ne suis à l’aise que dans la liberté … » Avec l’Assemblée des délégués, on est bien loin de ce souffle de démocratie.

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Photo : Christian Brunier

 

03/05/2010

PIN-PON pour défendre les fondements de nos libertés

« La police doit être une mère et non pas une commère. »

Charles Joseph de Ligne

 

Pour les politiques à Genève, il y a quelque chose de sacré dans la Police cantonale. Comme un tabou, on n’y touche pas. Ou plutôt, on a peur de la réformer, de la transformer, de l’améliorer. Cette situation s’est aggravée avec l’apparition des policiers députés au Grand Conseil genevois, n’hésitant pas à violer le droit de réserve incombant à leur fonction d’autorité et à intervenir sur des sujets où leurs liens d’intérêt sont évidents.

 

Il y a quelques mois, le député socialiste Roger Deneys a osé ! Osé dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas. Il a déposé un projet de loi rendant incompatible la fonction d’autorité de policier avec l’exercice du pouvoir politique.

 

Le postulat est évidemment juste. Un policier doit être au service du pouvoir élu démocratiquement, garant de la sécurité et des libertés. Comment peut-il garder sa neutralité en affichant ses idées politiques, souvent de manière tranchée, et parfois extrémiste ? Les fonctions d’autorité, les personnes assermentées, ne peuvent être engagées politiquement, sans tomber dans une confusion des genres néfaste à une démocratie.

 

Par analogie avec le pouvoir judiciaire ou le personnel de grande proximité avec les membres d’un gouvernement, la fonction de policier ne doit pas permettre l’accession à un Législatif ou à un Exécutif. On ne peut pas être à la fois Juge et Arbitre. Le policier est garant de faire  respecter les lois et les institutions, pas de les définir.

 

Le projet de loi de Roger Deneys est l’expression du bon sens, des règles de bonne gouvernance et des principes fondateurs de l’Etat de droit. Pourtant, plusieurs député-e-s sont en train de lâcher Roger Deneys. Le principe est connu. Ils sont d’accord sur le fond, mais pas sur la forme. La « forme » est en politique la bonne excuse pour esquiver le courage. Une nouvelle fois, les politiques se couchent devant la police, par peur de perdre un lobby puissant, représentant un groupe électoral fort. D’autres craignent un retour du débat sur l’éligibilité de tous les fonctionnaires. Il serait peut-être judicieux de donner la parole au peuple. Un tel changement législatif modifie la Constitution. La consultation-citoyenne devient donc obligatoire. La sagesse et le courage du peuple pourraient s’avérer bien plus élevés, sur cette question, que ceux des élu-e-s.

 

La loi Deneys réaffirme les fondements même du Serment du policier genevois : «  (…) de remplir avec dévouement les devoirs de la fonction à laquelle je suis appelé; de suivre exactement les prescriptions relatives à mon office qui me seront transmises par mes supérieurs dans l’ordre administratif; de garder le secret de fonction sur toutes les informations que la loi ou les instructions reçues ne me permettent pas de divulguer; de dire, dans les rapports de service, toute la vérité sans faveur, ni animosité; et, en général, d’apporter à l’exécution des travaux qui me seront confiés, fidélité, discrétion, zèle et exactitude. »

 

Le métier de policier est une profession difficile et admirable. La très grande majorité des professionnels l’assument avec brio et respect. Ce projet de loi s’inscrit dans la dynamique de redonner de la crédibilité à la police genevoise afin qu’elle assure la sécurité, élément essentiel du  bien-être humain, qu’elle défende notre Etat de droit et qu’elle préserve nos institutions démocratiques, base de nos Libertés.

 

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

19:51 Publié dans Liberté | Tags : police, liberté | Lien permanent | Commentaires (1)

29/12/2009

Vent de liberté sur Téhéran, orage de répression venant du gouvernement

Lettre ouverte à Micheline Calmy-Rey, Présidente du Département fédéral des Affaires étrangères de la Confédération helvétique

 

Chère Micheline,

 

Ali Moussavi, le  neveu de Mir Hossein Moussavi, chef de file des mouvements se battant pour la liberté en Iran, a été lâchement tué par les forces de l’ordre, comme plusieurs autres manifestant-e-s. Le corps d’Ali a, de plus, disparu de la morgue, selon sa famille.

 

Trois conseillers – dont Ali Riza Beheshti, son premier conseiller - et des proches de Hossein Moussavi ont été arrêtés.

 

L’ancien Ministre des Affaires étrangères Ebrahim Yazdi, leader du Mouvement de libération de l’Iran, parti d’opposition progressiste, a aussi été interpellé.

 

Le  militant en faveur des droits humains Emad Baghi et la sœur de la Prix Nobel de la Paix 2003 l’avocate Shirin Ebadi figurent aussi sur la liste des personnes embarquées par la police et l’armée.

 

300 manifestant-e-s seraient en garde à vue.

 

L’envoyé spécial de la  télévision « Dubaï Media » en Iran, le journaliste Reza al-Basha, un Syrien de 27 ans, a disparu.

 

Les forces de sécurité ont enfoncé les portes de la Fondation Bara pour le dialogue entre les civilisations, dirigée par  l’ancien Président réformateur Mohammad Khatami, et ont arrêté deux des responsables de cette institution pacifiste.

 

Internet est gravement perturbé, voire souvent coupé, pour empêcher les combattants de la liberté d’informer l’opinion internationale, la dictature de Mahmoud Ahmadinejad plaçant l’Iran sous une chape de plomb. Traitement identique pour les communications par téléphones portables, le sms et les photos étant des moyens d’information prohibés par le pouvoir autocratique en place.

 

La Suisse est symbole de liberté, détentrice de plusieurs conventions internationales en faveur du respect des droits humains, doit réagir avec détermination pour soutenir ce vent de liberté s’étendant sur la nation persane.

 

Je te demande donc, en tant que Ministre des Affaires étrangères de la Suisse, mais surtout en tant que personnalité s’étant toujours engagée aux côtés des défenseurs des libertés, de tout entreprendre pour soutenir l’ouverture de l’Iran vers davantage de respect et de démocratie.

 

Notre ami commun, Kazem Radjavi, socialiste genevois, leader de l’opposition iranienne en exil, assassiné par le régime totalitaire de  Téhéran, était un modèle d’action pour libérer son pays de l’autoritarisme. Sa mémoire doit dicter aujourd’hui la conduite de celles et ceux  prônant un monde plus solidaire et plus  libre.

 

L’expression d’un peuple ne serait souffrir de l’indifférence ou du silence de l’opinion internationale.

 

En te remerciant d’avance de ton action, je t’adresse, Chère Micheline, mes amicales salutations.

 

Christian Brunier

Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

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22/11/2009

Protéger les fichiers policiers, c’est défendre nos libertés

Je n’ai aucune sympathie pour le tyrannique Hannibal Kadhafi et ne supporte pas les individus violents envers leurs proches, leur personnel ou d’autres humains.

 

Son arrestation et celle de son épouse par la police genevoise étaient totalement justifiées, ces individus ayant brutalisé deux de leurs employés.

 

Il est, par contre, scandaleux que des photos prises par la police puissent se retrouver à la une des médias.

 

Après enquête, impossible de trouver l’auteur de cette fuite policière. Etonnant ?

 

La moindre des applications informatiques gère les traces des utilisateurs accédant à des données. Là rien. Impossible de savoir qui, avec son petit PC, est venu télécharger ces photos pour les envoyer aux journalistes.

 

Lorsque les fichiers de la police peuvent être pillés sans crainte, la liberté et le respect de la personnalité ne sont plus assurés.

 

Pour la défense de nos libertés, il est primordial que la police sécurise ces fichiers et que les auteurs de fuite soient immédiatement sanctionnés.

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14/05/2009

Trop de sécurité nuit gravement à la liberté !

Comme disent les Vaudois, la sécurité il faut l’appliquer gentiment.

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Photo : Christian Brunier

 

 

20:56 Publié dans Humour | Tags : sécurité, humour, liberté | Lien permanent | Commentaires (0)