07/03/2011

Miscellanées du 7 mars 2011

Myopie politique

Le Ministre helvétique radical-libéral Didier Burkhalter a supprimé la prise en charge des lunettes par les assurances-maladie de base. Selon lui : « Les problèmes de vue ne constituent pas une maladie. » (Journal « Le Temps » du 18 février 2011). La myopie était une maladie. Désormais, elle est aussi une manière de gouverner.

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J'ai fait un rêve ...

La Maire de la Ville de Genève, Sandrine Salerno, a fait un rêve : « Je rêve d'une Ville encore plus solidaire et plus égalitaire, une ville qui permette à chacune et chacun d'avoir une place et de mener une vie digne. » Un beau présage ...

 

Un geste pour la paix ...

Promoteur de la paix et de la non-violence, n'aimant pas les contraintes, je signe l'initiative populaire fédérale « Oui à l'abrogation du service militaire obligatoire en Suisse ».

 

Chiffrage selon les organisateurs, selon la police ...

Selon Kadhafi, la révolution en cours en Libye aurait causé la mort de 300 personnes. Selon les organisations humanitaires présentes sur le terrain, le nombre de morts estimés serait de plus de 6'000.  Kadhafi pourra être engagé par la police pour compter le nombre de manifestant-e-s.

 

Printemps arabe

Avec un peu d'avance, le printemps arrive dans le monde arabe. Le peuple tunisien chasse le dictateur Ben Ali. L'autocrate Moubarak tombe sous la pression de la rue égyptienne. L'autoritaire Bouteflika vacille sous les cris des Algérien-ne-s. La Révolution contre le régime égocentrique de Kadhafi est en cours en Libye. Le pouvoir abusif d'Ali Abdullah Saleh est contesté par la population au Yémen. Le règne à la baguette du Roi du Maroc est rejeté. Les manifestations se multiplient en Irak, en Iran ou à Bahreïn. J'aime ce souffre de libertés. Il convient de le cultiver pour le faire germer.

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05/03/2011

Miscellanées du 5 mars 2011

Les grandes préoccupations de Genève

Alors que le monde est en pleine transformation, Genève connait des préoccupations magistrales, faisant le Une des grands médias … Certains journaux me désespèrent …

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Après les départs du Grand Conseil genevois des Dupraz, Blanc, Hausser, Dessuet, Annen,  Etienne, Fehlmann-Rielle, … et (il faut bien le reconnaître) des Brunier, la buvette était déjà en danger. Mais, avec ces deux exclus, elle risque la faillite.

Abnégation …

Je refuse un apéro avec mon ami Jean-Claude Dessuet, ancien député libéral, pour me rendre au Congrès du Parti socialiste genevois. Quelle abnégation !

 

Congrès du PS Genevois

Lors du Congrès du Parti socialiste genevois, le Conseiller d’Etat Charles Beer qualifie le projet de la droite de « Monaco sur Arve ». Reste à la gauche à développer le projet de « La Havane sur Rhône ».

 

Démagogiquement vôtre

Slogan populiste du MCG de Vernier : « Chômage, Cambriolages, Embouteillages, Pas à Vernier ! » Et ailleurs ???

 

La Fête à Manu

Manuel Tornare va quitter le Conseil administratif de la Ville de Genève après 12 ans d’engagement exceptionnel. Je ne suis pas toujours fier des socialistes au gouvernement. Mais là, le bilan de Manu est très bon. Il s’est fortement mobilisé pour défendre la justice sociale et la solidarité. Standing ovation pour son action en faveur de la petite enfance, même s’il reste beaucoup à entreprendre. Grâce à sa politique, la Ville de Genève couvre désormais 65% des demandes de places de crèches, alors qu’elle répondait positivement à 31% des demandes lors de son arrivée à l’Exécutif de la commune. Belle performance !

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 Carlo Sommaruga et Christian Brunier buvant à la santé de Manuel Tornare

(Photo : Demir Sönmez)

 

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07/01/2011

Miscellanées du 7 janvier 2011

Les CRS luttent contre l’insécurité …

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Petit vent de liberté sur la Tunisie

 

En ce début de l’An 2011, la Tunisie connait des grèves et des manifestations. Un petit air frai de liberté sur cette terre de dictature. L’opinion internationale doit faire pression pour faire plier l’autocrate Ben Ali.

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Mensonge sur les 35 heures

 

Toute le droite française et Manuel Valls, bref toute la droite, prétendent que l’intro des 35 heures en France n’a pas favorisé l’emploi. On sort de la politique et on demande aux experts. Selon l’INSEE, cette réforme a créé 350'000 emplois. Le PS pensait faire mieux, mais c’est pas mal tout de même ! Le partage du travail reste une idée à creuser dans une société où une partie croule sous le boulot alors que tant de personnes en recherchent. Au centre l’humain !

 

Les vœux de Charly …

 

Le Conseiller d’Etat socialiste genevois Charles Beer manie souvent l’humour au 2ème degré, voire au 3ème et pourquoi pas au 4ème. Pour ses vœux 2011, il a osé publier une citation de Luis Rego, reprise par Coluche : « Les chiffres sont accablants : il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde. » Un peu d’humour, pour faire face à la montée de l’intolérance face à l’immigration, est un bon vaccin contre la haine et la bêtise humaine.

 

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14/12/2010

Miscellanées du 16 décembre 2010

Une belle preuve de résistance …

Micheline (Calmy-Rey) mal élue à la Présidence de la Suisse par les Chambres fédérales bien à droite. Une belle preuve de son engagement en faveur de la solidarité sociale. Bravo Micheline !

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Micheline Calmy-Rey et Christian Brunier (Photo : Sylvain Thévoz)

 

Rétro … commissions

Evoquant la vente de sous-marins au Pakistan par la France, l’ancien Président Valéry Giscard d’Estaing s’exclame : «Il existe une liste de rétrocommissions (…) C’est un scandale. » Lorsqu’il recevait les diamants du dictateur Bokassa, la politique était beaucoup plus morale.

 

 

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06/11/2010

Un «tribunal du divorce» pour écourter les conflits

Famille | Les socialistes vont déposer une motion au Grand Conseil visant la création d’une instance dévolue à la famille.

Lu dans la Tribune de Genève sous la plume de Laure Gabus

 

Etablir un Tribunal de la famille pour traiter des divorces. L’idée, lancée par les socialistes Alain Charbonnier et Christian Brunier avec l’association Pères pour Toujours, part d’une constatation: «Lors d’une séparation, les enfants sont les grands perdants», résume Felipe Fernandez, secrétaire de l’association de pères divorcés.

 

En Suisse, près de 18000 enfants n’auraient plus aucun contact avec leur père ou leur mère et près de 80000 aucun contact régulier. «Plus une procédure de divorce est longue, plus l’incertitude est rude pour les enfants», ajoute l’ancien député socialiste Christian Brunier.

 

Dans l’espoir d’améliorer cette douloureuse situation, l’association et les socialistes souhaitent déposer une motion au Grand Conseil pour demander la création d’un Tribunal de la famille, une instance spécialisé e dans les affaires conjugales.

 

Ce «tribunal du divorce» interviendrait dès le dépôt d’une demande de séparation. Un rôle joué aujourd’hui par le Tribunal de première instance, un tribunal généraliste.

 

Spécialistes et médiateurs

 

Le Tribunal de la famille serait composé, entre autres, de juges spécialisés dans le droit de la famille, d’assistants sociaux et de médiateurs. Des mesures seraient prises pour le bien-être des enfants, mais aussi du couple. Des médiateurs aideraient les parents à régler, à l’amiable, les questions de la garde des enfants et des pensions.

 

«Le passage en médiation éviterait l’entrée directe dans un système judiciaire où le but de chacun est de gagner la procédure», explique Christian Brunier.

 

«Les mémoires d’avocats peuvent être épouvantablement guerriers. Ils font des ravages dans les couples», confirme l’avocate et médiatrice Martine Chenou. Grâce à ce travail interdisciplinaire, les démarches seraient accélérées, des conflits évités et la souffrance des enfants diminuée.

 

Quels changements?

 

La motion n’invente rien. Tous ces services destinés aux familles existent déjà. Aujourd’hui, lors d’une demande de séparation, le Service de protection des mineurs évalue si les enfants courent des dangers et en informe le juge. La médiation entre parents est de plus en plus utilisée par les juges et les avocats. Cependant, elle reste facultative: «La loi dit que le juge peut inciter les parties à recourir à la médiation, mais pas qu’il doit le faire», précise Martine Chenou. Du coup, «la médiation n’intervient que très tard dans la procédure», regrette Didier Livron, vice-président de l’Association Pères pour Toujours. Le Tribunal de la famille souhaite rendre cette discussion obligatoire.

 

Le modèle allemand

 

Les rédacteurs de la motion s’inspirent d’un modèle de tribunal familial établi dans l’arrondissement de Cochem, en Allemagne. Depuis dix-septans, les autorités juridiques y travaillent avec des services spécialisés pour aider les parents à trouver des solutions à l’amiable. Selon les chiffres d’un juge aux affaires familiales de Cochem, les décisions de garde conjointe seraient passées de 20% à 60% entre 1992 (date du début de l’expérience) et 1995 pour atteindre près de 100% en 1998. Les motionnaires genevois espèrent que la mise en place d’un tribunal similaire permettra d’atteindre des résultats équivalents.

 

«Le mouvement de Cochem semble assez séduisant, mais je me méfie des solutions miracles», admet Martine Chenou. «La médiation ne fonctionne pas dans tous les cas. Chez 20% des couples, elle se solde par un échec», reconnaît Christian Brunier. Dès lors qu’un rapport de pouvoir ou de violence serait présent dans le couple, discuter reste vain. Martine Chenou relativise: «Si les gens n’ont pas envie de s’arranger, ils ont le droit de ne pas le faire. Cette solution-là ne devrait pas être supprimée.»

 

21:36 Publié dans Politique | Tags : politique, famille | Lien permanent | Commentaires (0)

05/10/2010

Sexes et politique

Les journaux et revues politiques sont souvent chiants et poussiéreux. Les socialistes de la Ville de Genève décoiffent et donnent un nouvel élan à l’engagement politique en consacrant leur revue « Causes communes » à la thématique « Sexes et politique ».

 

L’édito clarifie rapidement le contenu de ce numéro, en titrant : « Halte aux castrations de la droite, osons une caresse de la gauche ». Cette introduction, c’est le cas de dire, prend la forme de préliminaires : « Nous avons choisi de donner au sexe une tonalité plurielle. SexeS donc en politique, de façon à englober les désirs, les fantasmes, les genres et les pluralités d’expression. Sexes donc avec un grand S comme … Socialistes. »

 

Au  niveau rédac, Virginie Studemann lance un Sexstorming, Isabelle Brunier évoque  les femmes dans l’histoire genevoise, Virgine Keller nous parle de maternité et paternité en politique, la sociologue Mélanie Battistini revendique plus d’égalité des sexes, Marie Gobits fait l’éloge de l’élégance, Martine Sumi Viret chante un couplet sur le féminisme, Manuel Tornare écrit sur les femmes dans le milieu très macho du sport, Pablo Garcia disserte sur transparence ou voyeurisme, Sébastien Bourquin traite le dossier de la prostitution et Sylvain Thévoz se lance dans une critique marxienne sur le machisme et le fantasme. Sami Kanaan passe l’épreuve de l’interview « Yes we Kanaan ». Il explique les liens entre sexe et politique : « (…) Il paraît que 70% des relations naissent au boulot. Ceci explique les endogamies. » L’anthropologue Ninian van Blyenburgh répond à l’épineuse question « Pourquoi les primates baisent-ils ? » : « (…) L’Occident a subi plusieurs siècles de discours anti-plaisir. La propagande judéo-chrétienne culpabilisante a réussi à nous faire avaler que chez l’Homme (sic), comme chez la mante religieuse, le puceron  et l’épinoche, le sexe ne sert qu’à enfanter, de préférence dans la douleur ! Elle nous a désappris à aimer l’amour. » Plusieurs associations prennent la parole dans ce magazine. Pascal Holenweg résume un article de « 20 Minutes » prétendant que les trois plus belles filles de Neuchâtel sont musulmanes. Et un argument de plus contre la burqa. La jeune Olga Baranova dans « Coucher et laisser coucher » conclut : « Et avec un peu d’humour et de bonne foi, c’est le plaisir qui l’emportera sur les problèmes. » 

 

Les dessins d’Aloys sont osés, impertinents et drôles. J’aime beaucoup le coup de crayon et l’humour de cet artiste, de surcroît vachement sympa. On y voit notamment une partouze, sous le titre « Le Parti socialiste genevois, toutes tendances confondues ».

 

Se positionner à gauche est, pour moi, un postulat pour défendre une société de plaisirs. Dans cette logique, je vois d’un bon œil le développement d’une gauche bonobo et drôle de surcroît. 

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25/09/2010

Daniel Vaillant, croyant et pratiquant en humour !

Député de Paris, ancien Ministre français et peut-être futur, Daniel Vaillant est un socialiste convaincu et convainquant, mais aussi un bon vivant. Militant pour l’amélioration de la qualité de vie des gens, il les aime. C’est ainsi que j’idéalise la politique. Il me fait le plaisir de répondre à mes questions sur l’humour, sachant concilier travail sérieux tout en ne prenant pas toujours au sérieux. Un modèle à suivre …

 

Daniel Vaillant : Tout d’abord, c’est avec plaisir que je réponds à tes questions.

 

Quelle est ta définition de l’humour ?

 

Pour moi l'humour c'est avant tout le témoignage de l'intérêt que l'on porte à autrui : quelle plus belle preuve d'amour que de vouloir faire rire quelqu'un ?


Utilises-tu l’humour pour promouvoir ton idéal politique ?

 

Oui ! Je suis croyant et pratiquant. Si la politique est une chose sérieuse, on peut tout à fait être sérieux sans se prendre au sérieux.


Pierre Desproges disait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ». Est-ce vrai en politique ?

 

Oui aussi et pas avec Le Pen.

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22/09/2010

L’Ecosocialisme positif

Une partie de l’opinion publique voit l’écologie comme une série d’interdictions et de privations de confort, considérant ce courant de pensées comme catastrophiste.

 

Pourtant, s’il existe quelques rares rabat-joies rêvant à un retour au Moyen-âge, face à l’état objectif de la planète, l’écologie est la seule voie positive possible pour les générations futures. Personnellement,  je vois dans l’écologie l’espoir de construire une société durable et plus équilibrée.

 

Naturellement bon

 

L’écologie est naturellement (le mot est bien choisi) un bon remède pour l’Homme et son environnement. Sans se priver de confort, grâce aux nouvelles technologies et en vivant avec davantage de bon sens, nous pouvons aisément conjuguer l’action humaine avec la protection de la nature. Voici quelques exemples faciles à mettre en place. Remplacer toutes les ampoules incandescentes par des ampoules économiques en Suisse ; cette seule mesure permettrait de fermer immédiatement la moitié d’une centrale nucléaire du type de Gösgen. Favoriser la consommation de produits du terroir local plutôt que l’achat de fraises en hiver ou du vin produits de l’autre côté de la planète par du personnel exploité. Consommer l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille, généralement de meilleure qualité (n’ayant pas stagnée dans des bouteilles stockées dans du plastique durant un laps de temps conséquent) 1000 fois moins cher, nous évitons notamment d’importants déplacements, souvent par camions. 

 

Pour les déplacements de distances raisonnables, prendre le train plutôt que l’avion, diminue fortement la pollution, évite de fréquents retards et les temps d’attente, ainsi que les déplacements supplémentaires, les aéroports étant souvent excentrés.

 

L’écosocialisme, pas le capitalisme vert

 

Economiquement, l’écologie est aussi positive. Une forte partie de la valeur créée par notre économie va résulter des nouveaux procédés protégeant l’environnement et des produits provenant de la nature.

 

L’émergence du bio et de l’économie verte est considérable ces dernières années. A titre d’exemples, il faut savoir que le « Grenelle de l’environnement », administré par le gouvernement français, devrait générer, si les engagements sont tenus, 450 milliards d’euros de revenus et créer près de 600'000 emplois d’ici à 2020. L’étude internationale « Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone », menée en 2008, estime le revenu du marché mondial des produits et services liés directement à l’environnement à 2'740 milliards de dollars en 2020, soit le doublement des recettes actuelles.

 

Nos amis allemands prévoient de quadrupler les revenus des technologies vertes d’ici 2030. Ils devaient représenter 16% de la production industrielle de ce pays à cette date. Aux Etats-Unis, les investissements environnementaux représentent le troisième flux d’engagement financier après les technologies de l’information et les biotechnologies. Le développement des nouvelles énergies renouvelables a déjà généré la création de 2,3 millions d’emplois dans le monde. D’ici 2030, on prévoit 20 millions d’emplois supplémentaires dans les énergies alternatives.

 

Le capitalisme vert, comme les piranhas végétariens, ça n’existe pas ! Nous ne pouvons pas courir après le profit à court terme et parallèlement être sensible à la protection environnementale. Pour préserver notre espace naturel, il est important de penser sur le long terme et d’inventer une nouvelle économie sociale et écologique.

 

L’humain et son environnement plutôt que le fric roi

 

Socialement, l’écologie doit s’unir au socialisme démocratique un peu essoufflé pour donner une place primordiale à l’humain et à son environnement.

 

La plupart des progrès sociaux sont nés des combats de la gauche et du mouvement syndical. Evidemment, la lutte pour la solidarité sociale est, malheureusement, toujours d’actualité, dans une économie ultracapitaliste arrogante et excessive. La crise économique que nous venons de traverser en est une preuve irréfutable.

 

Mais, les menaces liées à un environnement malmené ont des conséquences dramatiques sur les humains et leur existence. Déforestation, dérèglement climatique, désertification, pollutions multiples, accidents chimiques, incidents nucléaires, fuites de pétrole, toutes ces catastrophes quotidiennes composent la une de nos journaux. Les études de risques mondiaux placent en première position les catastrophes écologiques, bien avant les mouvements migratoires, les actes de terrorisme ou les conflits armés.

 

Promouvoir les droits humains s’inscrit désormais dans cette synergie entre la solidarité et la protection de l’environnement. L’un de va pas sans l’autre !

 

Un idéal d’aujourd’hui pour demain

 

L’écosocialisme est l’idéal d’aujourd’hui pour demain. Il est donc positif et porteur d’avenir dans cette société à bout de souffle, asphyxiée par les excès du libéralisme financier et les crises spéculatives récurrentes. L’écosocialisme, nouvelle philosophie politique construite sur les bases des bonnes pratiques du passé  et des innovations de demain, donne une perspective optimiste à une humanité fonçant, sans cela,  tout droit au suicide.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

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12/09/2010

Genevoiseries du 12 septembre 2010

MEG Oui !

 

Moi, je dis OUI à l’agrandissement du Musée d’ethnographie de Genève (MEG), projet conjuguant culture, ouverture sur le monde, convivialité et bien-être au sein d’un quartier très vivant.

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                                                                    Comment dire NON à un tel sourire ?

Naturellement bon

 

Genève, sous l’impulsion de Michèle Künzler, prépare une loi sur la biodiversité. Une bonne nouvelle dans une actualité souvent trop noire. Les 20'000 espèces animales vivant à Genève et les 1'200 types de plantes sauvages référencées sur notre territoire seront gagnantes. Mais, le grand vainqueur est l’être humain, la biodiversité étant l’ingrédient de base du bien-être de l’humanité.

 

Gérontologie : Bonnant malant

 

Marc Bonnant, le grand Maître snob, prend sa plume, dans « Le Matin dimanche » pour porter au secours de la richissime Liliane Bettencourt et son pote Ministre français Eric Woerth. Etrangement, dans sa plaidoirie de défense, il vante, pour une fois, les mérites de la gauche suisse, avec une pointe d’ironie : « En Suisse, même la gauche, à défaut d’être bien née, est bien élevée. » Provenant d’un milieu ouvrier, je suis donc mal né selon Marc Bonnant. En lisant de telles inepties, je regrette d’être si bien élevé …

12:04 Publié dans Humour | Tags : genève, politique | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2010

La Déconstituante genevoise

Au parlement, j’avais voté en faveur de la refonte de la Constitution genevoise, pour dépoussiérer ce vieux document, modifié à de multiples reprises, de manière pas toujours totalement cohérente. Le socle des valeurs de notre République est devenu, avec le temps, un patchwork vieillot, à réinventer à la lumière des défis de notre temps.

 

La Constituante élue, celle-ci avait vocation de rassembler la population genevoise, derrière un projet fédérateur et novateur. L’opération tourne au vinaigre. La majorité coupe les textes sur l’égalité des sexes, n’écoute pas les forces syndicales, ampute le droit des locataires, menace les acquis environnementaux et blackboule le droit d’éligibilité des fonctionnaires. La Constituante va réussir son premier objectif : Rassembler la population genevoise. Pas pour se motiver pour un beau programme collectif, mais bien pour le refuser, si la majorité des Constituant-e-s s’entêtent …

 

Dommage, car Genève aurait bien besoin de repères pour s’engager en faveur d’un projet de société garantissant le bien-être, basé sur un développement solidaire et équilibré.