03/09/2010

Genevoiseries du 3 septembre 2010

Sami, l’exotique suisse-allemand

 

Pour accompagner Sandrine Salerno sur le ticket socialiste au Conseil administratif de la Ville de Genève, l’Assemblée générale des socialistes de la Ville a désigné Sami Kanaan. Lors de sa présentation, Sami a eu un bon mot : « Je suis à ½ Suisse allemand et à ½ Libanais. A Genève, je ne  sais pas ce qui est le plus exotique ! »

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Mory voit rouge pour obtenir des zones bleues

 

Il y a quelques années, nous avions présenté un texte au Grand Conseil genevois pour développer les zones bleues dans toutes les communes le demandant, afin d’éviter le stationnement longue durée des voitures des pendulaires. Notre objectif était de privilégier les habitant-e-s, la clientèle des commerces locaux et les professionnels obligés d’utiliser leur voiture pour effectuer leur turbin, en évitant la multiplication des bagnoles pendulaires, générant bouchons et pollution. La majorité de droite avait tué le projet, sans aucune écoute de la problématique !

Désormais, le Maire de droite de Dardagny, Jean-Louis Mory, un bon type avec lequel j’ai passé de bons moments au parlement, demande des mesures pour éliminer les voitures ventouses des pendulaires dans sa commune. Enfin ! Enfin ! Mieux vaut tard que jamais ! Pour la qualité de la vie, pour l’environnement, reprenez notre projet parlementaire. Qu’il devienne le vôtre … le nôtre. Celui de la gauche et de la droite, espérons-le, unies contre ce problème, facilement réglable.

 

 

 

06:27 Publié dans Humour | Tags : politique, humour | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2010

4 bons candidats, mais un satisfecit pour Jean-Charles

Pour devenir Conseillère administrative ou Conseiller administratif, les exigences sont extrêmement dures. Il leur est demandé d’être des bons politiques, des défenseurs acharnés du programme du parti, des supers communicateurs, des grands visionnaires, des fins stratèges et des excellents gestionnaires.

 

Nous avons la chance d’avoir, au Parti socialiste de la Ville de Genève, 4 bons candidats (Jean-Charles Rielle, Sami Kanaan, Gérard Deshusses, Thierry Piguet) couvrant une grande partie de ces qualités multiples, pour accompagner Sandrine Salerno sur le ticket socialiste. Difficile donc de choisir pour les primaires du PSVG, cette sélection se compliquant encore vu les liens d’amitiés tissés avec plusieurs de ces candidats.

 

Pour moi, les objectifs de maintenir deux sièges socialistes au gouvernement de la Ville et de conserver une majorité de gauche tant au Législatif qu’à l’Exécutif sont des priorités. Conserver deux sièges sur 5 pour les socialistes est un énorme défi, alors que la locomotive Manuel Tornare arrive en fin de mandat. Si le siège de Sandrine semble acquis, le second  siège sera difficile à gagner. Pour réussir ce pari ambitieux, deux ingrédients sont essentiels : avoir des candidats compétents, mission accomplie ; présenter un candidat possédant un grand capital électoral. Sur cet axe, Jean-Charles Rielle est le meilleur. En 1999, Jean-Charles est arrivé, pour sa première élection au Conseil municipal, second, derrière Manuel. En 2003, il confirma cet excellent score, occupant toujours la seconde place entre Manu et Sandrine. En 2007, il termina troisième, derrière Manu et Sandrine, cette fois-ci tous deux candidats au Conseil administratif. Son score au Conseil national fut illustratif de son potentiel électoral énorme détenu. Cet important soutien populaire ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un militantisme sans faille au sein du PS, mais aussi dans le monde associatif, où il est omniprésent et hyperactif dans une foultitude de domaines conformes aux idéaux socialistes.

 

Finalement, Jean-Charles a encore une tête d’avance dans le contact avec la population. J’ai toujours défendu un socialisme axé sur les plaisirs de la vie. Cet esprit de convivialité et de proximité, Jean-Charles le partage. Et cette qualité est un atout différenciateur pour un Conseiller administratif, au moment-même où la population a l’impression d’un éloignement excessif des politiques par rapport à ses préoccupations et ses désirs. C’est pourquoi, je voterai et recommande de voter en faveur de Jean-Charles lors de l’Assemblée générale du PS Ville de Genève, agendée le 1er septembre prochain.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois et député

21:25 Publié dans Politique | Tags : politique, genève | Lien permanent | Commentaires (1)

21/08/2010

Les nouvelles de la journée : 21 août

La bonne nouvelle du jour :

La Mauritanie plante 200'000 arbustes, durant la journée, pour freiner l’avancée du désert.

 

A consommer avec modération

Le porte-parole de l’UMP, le chevelu Frédéric Lefebvre, a toujours le sens de la modération (???) : « Ce que les médias font subir au couple Woerth s’apparente à un viol collectif. » (Source : Libération)

 

Respect des droits humains en Corse

L’Association corse Sulidarità (Solidarité) mène toute une série d’actions de blocage de touristes pour protester contre le gouvernement français refusant de transférer les prisonniers politiques corses sur l’Île de Beauté, à proximité de leurs familles. A Porto-Vecchio, j’ai signé une pétition sur cette thématique, les droits humains étant inaliénables.

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Après Dany le rouge, voici Dany le bleu

La leader verte Cécile Duflot parle du leader d’Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit : « Dany, c’est comme le Schtroumpf grognon. »

 

Une bonne adresse : l’Auberge de Groisy

C’est nos amis, les Charbonnier Martine et Alain, qui nous ont fait découvrir ce lieu gastronomique de Haute-Savoie. Philippe Noël, se qualifiant d’artisan cuisinier, réalise, au milieu de la campagne, des mets succulents et originaux. Tout commence par une émulsion de reblochon avec des lardons. Ensuite, la carte est riche. Deux seules permanences : la qualité et l’authenticité. La liste des vins et des alcools est tout aussi intéressante. Ne loupez pas l’apéro maison : une subtile mixtion de Kirsch et de Champagne.

 

 

14/08/2010

Tu travailles le soir !

Si votre patron vous ordonnait désormais de bosser le soir, vous empêchant de vivre pleinement vos loisirs, de passer des moments en famille ou entre amis, de mener une vie sociale active, comment réagiriez-vous ?

 

Les gens n’aiment pas les contraintes horaires dans leur boulot. Nous réclamons toutes et tous davantage de liberté, de souplesse horaire pour concilier au mieux vie privée et carrière professionnelle.

 

Par solidarité, pour ne pas infliger une contrainte que nous accepterions mal, nous devons rejeter la loi genevoise sur l’extension des heures d’ouverture des commerces.

 

Un commerce à Genève a déjà la possibilité d’ouvrir 67 heures 30 par semaine, sans compter les dérogations possibles. Les consommatrices et consommateurs ont donc de larges plages pour effectuer leurs achats sans difficulté, excès d’égoïsme exceptés.

 

Certains politiques veulent à tout prix déréglementer les heures d’ouverture des magasins. Ouverture plus tard en soirée, travail facilité le dimanche et les autres jours fériés. Au placard, les idées défendant la famille ! A la poubelle, les belles promesses prônant le bien-être ! La société de surconsommation absurde et contraire à un développement durable, s’érige en dogme. On formate la population à consommer. L’ennui s’empare de certain-e-s dès que les commerces ferment boutique. L’achat devient raison de vivre.

 

Ce vote est un choix de société : la surconsommation ou une société équilibrée et responsable ?

 

L’argument économique me direz-vous ? Quel type de commerces a les moyens de payer facilement des heures en plus pour attirer l’acheteur ? Non, pas les petits commerces ! Juste les gros, les hyper et supermarchés. Leur essor tue les petits commerces et anéantit la vie des quartiers. Les boucheries du coin ferment. Les épiceries disparaissent. Les bureaux de poste se regroupent. On concentre tout dans des méga-centres et oblige les gens à se déplacer, formant d’abondants embouteillages. Là encore, cette consultation démocratique nous place face à un choix de développement.

 

Je me suis toujours engagé pour une société équilibrée, plus humaine, conviviale et vivante. Un NON à cette loi est pour moi une évidence.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste

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12/08/2010

Les USA étouffent Cuba

Malgré leur agression conte le Viêt-Nam, leurs dérapages en Irak, leur justice sociale intérieure catastrophique, leur maintien de la peine de mort dans plusieurs Etats, leur soutien à de nombreux régimes totalitaires, leur camp de concentration de Guatanamo, les USA s’arrogent le droit de définir le bien et le mal dans le monde depuis des années.

 

Au nom de ce jugement arbitraire, les Etats-Unis étouffent Cuba par un blocus inhumain depuis le 7 février 1962, suite à l’étatisation, par le gouvernement castriste, d’entreprises US pillant les richesses cubaines à leur profit. Cet embargo sanctionne le peuple de cette belle île et empêche la démocratisation de ce pays.

 

Aucun avion, aucun bateau n’a le droit de venir aux USA s’il touche les côtes cubaines. Aucun contact, aucune relation commerciale ne sont possibles entre Cuba et les USA pourtant éloignés  d’environ 200 km.

 

Par cet enfermement, condamné à de multiples reprises par l’Assemblée générale des Nations unies et l’Union européenne, Washington a construit une sorte de Mur de Berlin virtuel, mais combien infranchissable. Comment l’humanité peut-elle se taire face à ce scandale alors qu’elle s’est tant réjouie, avec raison, de la chute du Mur entre l’Allemagne de l’Ouest et sa sœur de l’Est.

 

Il suffit de se rendre à Cuba pour constater la mobilisation du peuple et du gouvernement cubains pour vivre mieux. Malgré cet « emprisonnement » par les Américains, malgré cet appauvrissement forcé, Cuba a, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, un taux de mortalité infantile comparable aux Etats-Unis. Son système éducatif est le plus performant des pays défavorisés.

 

Cette odieuse et durable barrière empêche l’ouverture et la démocratisation du pays. Il est évident que si le multipartisme voyait le jour, les USA et la CIA en profiteraient pour investir des sommes gigantesques dans les partis d’opposition pour faire tomber le régime socialiste de la Havane.

 

Toute personne défendant les droits élémentaires de la personne, toute personne prônant la liberté avec un grand « L » doit s’élever pour condamner ce blocus et rendre possible l’ouverture de Cuba sur le reste de la planète.  

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20:29 Publié dans Liberté | Tags : cuba, liberté, politique | Lien permanent | Commentaires (5)

09/08/2010

Genevoiseries : 9 août 2010

Derrick comme idole : l’éloge de la lenteur !

 

Durant une interview sur Léman bleu Télévision, le cheffe de la Police genevoise Monica Bonfanti a dévoilé son grand secret. En regardant enfant la série policière allemande (c’est tout dire) Derrick, elle a eu envie de devenir flic. C’est comme si Che Guevara était devenu socialiste en voyant Moritz Leuenberger en action. 

 

Les grosses limousines irritent un libéral

 

La Tribune de Genève nous apprend l’agacement du député libéral-radical Renaud Gautier face aux grosses limousines squattant en double-file la rue du Rhône à Genève. Un libéral-radical contre les grosses bagnoles de nantis, c’est le monde à l’envers. Va-t-il bientôt reprendre à son compte mon projet de motion demandant la transformation de cette rue de l’hyper-centre-ville en zone piétonne conviviale ?

 

Eh Renaud continue tes coups de gueule bien genevois. C’est comme ça que l'on t’aime !

 

Les grosses Limousines, moi, je les préfère comme ça …

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Il perd la tête …

 

Dans un reportage diffusé sur Léman bleu Télévision, le patron de l’économie et de la santé à Genève Pierre-François Unger montre aux téléspectateur-trice-s une statue qu’il adore, symbolisant,  selon lui, la femme. Sacré Pierre-François, on te reconnaît bien : une femme nue, sans tête …

 

Brève de comptoir

 

Ouïs dans un bistrot de la part de la sommelière : « Vous voulez des œufs durs ou ceux qui bougent ? » C’est mignon !

 

 

 

18:26 Publié dans Humour | Tags : humour, politique, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

06/08/2010

Le monde en folie : 44 tonnes de couillonneries, nouvelles de Pinocchio, …

44 tonnes de couillonneries

 

Sur les autoroutes françaises, comme un peu partout en Europe, les camions 40 tonnes squattent une à deux voies et génèrent une pollution inquiétante à l’heure de la destruction planétaire.

 

C’est le moment choisi par Nicolas Sarkozy pour annoncer dans le journal « La France agricole » sa volonté d’autoriser des camions encore plus gros, les 44 tonnes, un cadeau à ses potes gros producteurs et gros transporteurs. Le Grenelle de l’environnement, un souvenir lointain de malade d’Alzheimer ? Le peuple de France aura, je l’espère, un sursaut de mémoire en 2012.

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Des nouvelles de Pinocchio

 

L’an passé, Nicolas Sarkozy auto-vantait, dans « Le Parisien » du 8 juillet 2009, son esprit d’ouverture : « L’UMP, c’est devenu une marque contraire à la fermeture. » Aujourd’hui, les Roms, les « Sans-papiers » ou les Tziganes n’ont pas tout à fait cette impression. A propos de la stigmatisation de ces populations par Sarko et ses sbires, chapeau bas à l’indignation de Fanny Ardant : « Tout ce qu’on décide sur les peurs ataviques ou des réflexes électoraux est très dangereux. »

 

 

De la Valse des mots à la Valls des maux

 

Manuel Valls, en 2009, voulait débarrasser le qualificatif « Parti socialiste français » du mot « socialiste ». En 2012, Manuel Valls veut représenter aux Présidentielles françaises le Parti … socialiste. Celui voulant bannir Jean Jaurès ou Léon Blum de l’histoire du PS ne mérite qu’un seul sort : Être déshérité !

 

 

Jardinage d’été

 

Les restes du couple de dictateurs roumains Ceaucescu sont exhumés à la demande de leur famille. Dommage, le fumier est si bon pour le sol.

 

 

11:34 Publié dans Humour | Tags : humour, politique | Lien permanent | Commentaires (1)

09/07/2010

Le Buster Keaton de la politique suisse quitte le Conseil fédéral

La politique suisse est souvent tristounette, l’humour étant mal vu. Comme si  le travail sérieux, en ne se prenant pas au sérieux, était une mission impossible. Dans cet univers de psychorigidité, un drôle de bonhomme espiègle, brillant intellectuellement, toujours à l’affût d’un jonglage de bons mots ou d’une anecdote hilarante, détonne. En ce jour de 9 juillet 2010, il a jeté l’éponge et pris la route de la sortie d’un Conseil fédéral éclaté et d’un autre temps. Moritz Leuenberger tire sa révérence après 15 ans d’exercice gouvernemental helvétique.

 

Souvent minoritaire, parfois en avance sur son temps, ce dandy fédéral a davantage construit un bilan de résistance, plutôt qu’une œuvre créatrice. Par manque de soutien, toujours. Par manque de détermination, régulièrement.

 

Homme de plume et de discours, il prétendait, avec un discernement incommensurable, avoir un « humour à la Buster Keaton et pas un humour à la Adolf Ogi. »

 

Toujours en verve, la plaisanterie aisée, ses discours sont des best-sellers. A chaque page, il amorce la pompe du rire. Commentant la politique de mobilité en Suisse, il allume ses collègues : « En matière de politique écologique des transports, le Conseil fédéral zigzague tellement qu'il faudrait soumettre certains de ses membres à un contrôle sanguin. »

 

Après avoir célébré 6 kilomètres d’autoroute en sus dans le Jura, alors Président de la Confédération helvétique, il pilote l’inauguration de la voie ferrée entre Delle en France et Boncourt dans le Jura suisse. Il se dit avec un brin d’ironie « très heureux de participer à la réouverture des 160'000 centimètres de voie ferrée. »

 

Commentant la réalisation de l’autoroute A5 entre le canton de Vaud et celui de Neuchâtel, il résume le projet comme « l’union définitive entre l’Oeil-de-perdrix et la saucisse aux choux. »

 

Sculptant les termes, lors de l’ouverture des portes du salon horloger Baselwolrd, il déclare :

« Le Salon de l'automobile de Genève possède l'Alpha et la foire horlogère l'Omega. »

 

Lorsqu’un citoyen souligne le bonheur de voir les Conseiller-ère-s fédéraux-ales se balader dans les rues sans gardes du corps, l’élu PS ricane : « Ceci ne cacherait-il pas en réalité chez certains le sourd regret que notre Suisse démocratique soit privée d’altesses royales ? »

 

Débarquant au Kenya, une centaine de gosses l’accueillent en chantant : « Bienvenue Président Moritz, nous sommes heureux de te voir. » Sa réaction malicieuse est instantanée : « Les enfants suisses devraient aussi apprendre cette chanson. »

 

Atypique, des interrogations philosophiques totalement décalées jonchent ses interventions oratoires : « Je me suis toujours demandé d’où venait ce nom, Val-de-Travers ? Y a-t-il un rapport avec la célèbre et… légale absinthe ? Il faudrait alors peut-être comprendre : « Vas de travers »  ou  « Avale de travers » ? Et pourquoi appelle-t-on aussi cette « fée verte » : « la bleue » ? Tous les sens sont chamboulés ! Il vaut pourtant mieux éviter les contresens … Surtout sur l’autoroute ! »

 

Cet esprit vivace dans un corps lent est, par essence, un grand rêveur : « Parfois je rêve de vivre dans une société sans « Röstigraben » entre la culture, la politique et l’intelligence, où chacun s’intéresserait à la politique. Je rêve que les créateurs s’intéressent à la Suisse au lieu de la fuir sous prétexte qu’ils s’y sentent trop à l’étroit. Je rêve aussi que les créateurs s’intéressent au monde, qu’ils attirent le monde en Suisse et qu’ils ne fuient pas dans un monde intérieur. Car je rêve d’une Suisse qui ressentirait la mondialisation non pas comme une menace, mais comme une tâche culturelle et politique. Je rêve que cette responsabilité ne soit pas ressentie comme un fardeau, mais qu’elle inspire la joie de vivre. Et, je rêve surtout que la joie et l’humour soient présents dans toutes nos activités. »

 

Il songe à une Suisse énergique, mais verte. Lui, il est bien vert, mais pas toujours énergique.

 

Il rêve aussi d’une Suisse sans extrémisme, ayant combattu souvent les dérives de l’UDC et de son gourou Christoph Blocher. Ces deux Zurichois se fréquentent depuis longtemps. Leur rivalité est ancrée dans leurs gènes, tant ces hommes représentent des opposés. Le poète intellectuel de gauche ne supporte pas l’affairiste populiste et démagogique. Et inversement.

 

Ce « Conseiller fédéral durable », comme il aime à se définir, enrichit son blog de galéjades. Un journaliste allemand compare les Suisses aux Indiens. Moritz n’hésite pas à publier sur son propre site une photo de chaque membre du gouvernement helvétique en Peaux-rouges. Un autre jour, il édite les membres du gouvernement dessinés en cartes à jouer.

 

L’humour décapant perd, aujourd’hui, davantage que le socialisme. Moritz saisira peut-être  l’opportunité de contribuer à la littérature avec son style grinçant et pourquoi pas de rédiger des sketchs pour l’imitateur Yann Lambiel ?

 

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti sociaiste genevois

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22/06/2010

Pour un parti ouvert, guidé par la liberté

Le Comité directeur du Parti socialiste genevois veut transformer l’Assemblée générale, rassemblant  tous ses membres, en Assemblée des délégués, aréopage sélectif favorisant les apparatchiks.

 

Pourquoi vouloir refermer le parti sur lui-même ? L’heure du clan regardant son nombril me semble révolue. Un parti doit « casser » sa structure pour s’ouvrir sur les autres, sur la population. Réunir une caste va à l’encontre de la rénovation de la politique. Se replier sur un groupuscule de délégués est l’antithèse de l’expression de la liberté, valeur si primordiale pour la gauche.

 

Je suis personnellement pour un « parti » (terme et organisation à faire évoluer) hors des carcans, participatif, travaillant en réseaux avec le monde associatif et les mouvements sociaux, proche de la population sans tomber dans le populisme.  Jean-Paul Sartre nous disait « Je ne suis à l’aise que dans la liberté … » Avec l’Assemblée des délégués, on est bien loin de ce souffle de démocratie.

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Photo : Christian Brunier

 

01/02/2010

Sur Radio Cité …

Sauver le Parti socialiste genevois, les pistes de deux militant-e-s : Anne Emery-Torracinta et Christian Brunier interviewés par Pascal Décaillet :

http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaille...

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