29/01/2010

Genève : Le PS étant malade, ils proposent deux types de remède

DÉBAT | L’ex-député parle fonctionnement, la cheffe de groupe positionnement.

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© OLIVIER VOGELSANG/PASCAL FRAUTSCHI | Anne Emery-Torracinta et Christian Brunier.


Par JÉRÔME FAAS | Tribune de Genève

 

Les deux sont des poids lourds du Parti socialiste. Les deux admettent sans fard son actuelle faillite. Et les deux proposent des remèdes, publiés dans Post Scriptum, l’organe du PS, en décembre puis en janvier. Mais là où Christian Brunier, ancien député et ex-président du parti, s’inquiète de son fonctionnement, la députée et cheffe de groupe Anne Emery-Torracinta se soucie du positionnement des Roses. Deux points de vue antinomiques? Pas du tout, «des approches complémentaires», assurent en chœur les deux politiciens.

 

Un même constat fonde leur analyse: la société a changé, mais pas le Parti socialiste. «Notre manière de fonctionner ne correspond plus à rien, assène Christian Brunier. Le PS devrait être un animateur de réseau, il ressemble plus au Politbüro. Venir voir comment fonctionne un comité directeur, cela ne dit plus rien aux jeunes.» L’homme propose donc de «réseauter», avec le WWF, l’Asloca, les syndicats, etc.

 

Trop de bureaucratie

 

Il tape surtout sur la bureaucratie socialiste et l’obligation de soumettre tout projet à l’aval d’une kyrielle d’instances. Ce souci exacerbé de démocratie éteint les bonnes volontés, juge-t-il. «Des qu’un projet est soumis à dix personnes, il suscite dix remarques. C’est décourageant. Un fonctionnement moins lourd libérera les idées.»

 

Pire, cette lourdeur prive le parti de réactivité. «A force de vouloir atteindre la perfection, on loupe des coups. Sur le problème des caisses maladie, nous voulions réagir très rapidement. Mais à force de fignoler ceci ou cela, nous avons laissé le MCG se profiler sur le sujet.»

 

Changer de discours

 

Anne Emery-Torracinta, elle, se concentre sur le discours socialiste. Si elle assure que «lutter contre le démantèlement social est essentiel», elle juge aussi que cela ne suffit pas. Le parti ne peut plus se contenter de réagir, il doit également proposer des solutions «acceptables non seulement sur les plans social et écologique, mais aussi économique».

 

L’élue rêve de réponses nouvelles «qui ne se traduisent pas automatiquement par des coûts supplémentaires pour l’Etat et/ou une augmentation d’impôts». Elle constate que «les coûts sociaux pèsent sur un petit groupe allant en diminuant: les actifs des classes moyennes». Elle anticipe le vieillissement de la population et calcule: pour éviter à la fois baisses de prestations et hausses d’impôts, «il faut augmenter la proportion d’actifs», donc «proposer des mesures favorisant l’emploi».

 

«Il ne s’agit pas d’effectuer un virage à droite, insiste-t-elle, mais d’être plus pragmatique.» Elle rejoint ici Christian Brunier, qui appelle de ses vœux l’élaboration de «trente projets clés (initiatives, projets de loi)». Une aspiration traduite par une formule choc: «Laissons tomber le programme, faisons plutôt des projets concrets.» Anne Emery-Torracinta formule la même idée autrement. «Lors de la dernière législature, le PS a sorti un seul petit projet de loi sur le logement. Il faut renverser les perspectives. Se demander où sont les besoins de la population, quelles sont ses attentes, plutôt que de nous demander quelle société idéale il faudrait construire.»

 

Un dernier point réunit les deux politiciens. «Nous avons des sujets tabous: la sécurité, l’argent», dénonce Christian Brunier. «Si nous ne proposons pas de solutions aux préoccupations de la population, nous sommes complètement à côté, renchérit la députée. Nous ne pouvons pas dire que tel ou tel thème ne nous intéresse pas.»

 

 

11:20 Publié dans Politique | Tags : politique, ps, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2010

Non, je ne serai pas candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève

 

« Un socialiste qui fait la gueule, ce n'est pas un socialiste optimiste. On ne suit pas les gens qui font la grimace. Le socialisme chiant, je suis contre. »

Michel Delebarre

 

« Le Courrier », « Léman bleu Télévision », une radio et plusieurs membres du PS  m’ont cité comme l’un des papables à la succession de Manuel Tornare au Conseil administratif de la Ville de Genève.

 

Bien qu’intéressé par un rôle exécutif en politique, je ne serai pas candidat à ce poste, principalement pour les trois raisons suivantes :

 

  1. Au niveau municipal, je me suis mobilisé, au début de mon parcours politique, à Vernier, où j’ai notamment été Président du Parti socialiste local et Conseiller municipal. Ensuite, je me suis investi énormément au niveau cantonal en assumant les fonctions de Président du PS cantonal, de député et de Chef du groupe socialiste au Grand Conseil. Je me suis donc peu impliqué au niveau municipal en Ville de Genève. Dans ce contexte, prétendre accéder à l’Exécutif ne me semble pas correct par rapport aux membres de la section socialiste de la Ville engagés, depuis des années, en faveur de cette municipalité.

 

  1. Occupant depuis 10 mois de nouvelles fonctions professionnelles, je me suis engagé auprès de mon employeur à ne pas briguer de fonctions politiques durant les premières années de l’exercice de ce nouveau poste. Je tiens à honorer pleinement ma parole.

 

  1. Après avoir consacré plus de deux décennies de ma vie à la politique et au militantisme associatif et syndical, j’ai envie de consacrer du temps à mon épouse, à mes enfants et à mes proches. Je bouffe la vie, m’amuse comme un fou, vais au spectacle, voyage, visite des expos, fais de bonnes bouffes, lis … bref profite des bienfaits de l’existence.

 

Vu la pléthore de talents se profilant au PS pour postuler au Conseil d’administration, je suis persuadé que nous présenterons une forte candidature aux côtés de Sandrine Salerno afin de dynamiser nos majorités de gauche tant au Conseil administratif de la Ville qu’au sein du Conseil municipal.

 

12:30 Publié dans Politique | Tags : politique, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

La succession de Manuel Tornare met la parité sur le gril

Par Rachad Armanios, Le Courrier 

 

SOCIALISTES - L'idée d'abolir la parité au PS Ville de Genève avant les élections de 2011 émerge. En l'état, aucune femme ne peut remplacer M. Tornare. Décryptage.


La parité inscrite dans les statuts de la section municipale du Parti socialiste (PS) empêche toute candidature féminine à la succession de Manuel Tornare lors des élections de 2011, puisque seul un homme pourra se placer sur le ticket formé avec Sandrine Salerno. Au sein du parti, les critiques pleuvent. Ce qui a accéléré le débat, c'est l'assouplissement de l'interdiction des doubles mandats que vient de voter la section, qui permet à Manuel Tornare d'achever sa législature au Conseil administratif tout en siégeant au Grand Conseil. «Il aurait été absurde de se priver d'un excellent candidat», commente René Longet, président du parti cantonal. Par comparaison, il juge dommage que «la règle de la parité élimine 50% des candidatures» à la succession de M. Tornare.


Selon ses statuts, la section doit présenter autant de candidats hommes que femmes sur ses listes électorales, tant au niveau législatif qu'exécutif. La mesure, introduite en 2005, «avait été un tremplin pour une candidature féminine au Conseil administratif», rappelle Grégoire Carasso, président de la section. La mesure avait été «taillée» pour assurer un siège à Sandrine Salerno, se souvient plutôt l'ancienne députée socialiste Véronique Pürro.


«Toute règle trop stricte finit par se retourner contre ses objectifs», estime René Longet. Car la parité, un outil contre la sous-représentation criante des femmes en politique, se retourne cette fois contre elles.


Une mesure transitoire?


La fronde pour modifier les statuts vient d'Alberto Velasco, membre du comité de la section municipale, qui, seul, déclare son intention de passer à l'as la parité à l'exécutif avant les élections. «En assemblée générale, on dira de voter pour n'importe quel candidat sauf une femme. La parité, c'est une façon de corseter l'esprit démocratique.»
Parmi les noms de papables que la rumeur fait circuler, on entend ceux de Gérard Deshusses, Jean-Charles Rielle, Thierry Piguet ou encore Christian Brunier. Et aussi, malgré le veto statutaire: Véronique Pürro, Nicole Valiquer, Laurence Fehlmann Rielle, Virginie Keller Lopez...


«Le PS compte autant de candidatures féminines potentielles que masculines, cela prouve que les femmes s'y sont émancipées, juge Véronique Pürro. Le quota doit être une mesure transitoire.» Ceci dit, «indépendamment de mes ambitions personnelles», précise la candidate malheureuse au Conseil d'Etat. Songe-t-elle au Conseil administratif? «Je ne veux pas répondre.»


«Délicat de changer des règles»


«Si les statuts sont modifiés, j'y réfléchirais, déclare Virginie Keller Lopez. Mais la section municipale a d'autres priorités: son programme et conserver la majorité à gauche.» Elle estime également qu'«avec les quotas, on arrive au bout du système, car il se retourne contre les femmes».


Mais elle-même ne demande aucun changement, car elle ne veut pas être accusée de carriérisme. «C'est délicat de changer des règles juste avant des élections.» «Ça donne l'impression qu'on a des principes 'à la carte', abonde Laurence Fehlmann Rielle. C'est pourquoi il faut repenser les statuts dans leur globalité. Soit très vite, soit après 2011.» Elle n'est «a priori pas intéressée» par un siège au Conseil administratif.


Conscient qu'une telle discussion pré-électorale ne peut qu'être polluée par les ambitions des un(e)s et des autres, Alberto Velasco retourne l'argument: «C'est la parité qui ouvre la porte aux marchandages. L'annuler permettrait à tout le monde d'être candidat.»
«On ne peut pas utiliser une règle quand ça nous arrange, puis l'annuler quand cela nous dérange, rétorque Virginie Studemann, vice-présidente de la section municipale et présidente du groupe 'égalité' du parti cantonal. La parité a joué en faveur d'une femme lors des dernières élections, il est important de la maintenir au moins jusqu'à la prochaine, au risque de discréditer la démarche.»  «Si M. Velasco demande formellement le débat, on le mènera», assure Grégoire Carasso.

12:28 Publié dans Politique | Tags : politique, genève | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2009

Alévêque : Encore de bon reste de rebelle !

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Irrévérencieux, politiquement incorrect, le spectacle « Christophe Alévêque est super rebelle … enfin ce qu’il en reste » rassemble le genre d’humour que j’apprécie dans cette société trop lisse, où le prêt-à-penser prédomine. Il revendique être odieux, pourquoi pas vulgaire, mais finalement beaucoup moins que les faits mis en lumière dans ce one man show.

 

Militant, il se moque des délires de Sarko et de sa majorité. Au passage, il ne fait pas de cadeau aux éléphants socialistes. Bien fait, ils n’avaient pas qu’à commencer ! Dans son costard de « Super rebelle », Alévêque astique la nomenklatura, les bien-pensants. Il caricaturise aussi les scènes de la vie ordinaire. Son sketch sur la relation parents-ados est à mourir de rire. On dirait nous sur scène.

 

Ce brûlot s’acharne contre le système et agresse la connerie humaine. Ça fait du bien par où ça s’écoute !

 

L'amuseur affirme à travers cette nouvelle performance « vouloir aller encore plus loin, plus haut et plus fort. Faire encore pire, c'est à dire mieux ! » Pari réussi pleinement !

 

Cynique, moqueur et tendre, mais toujours hilarant, Alévêque s’inscrit dans l’honorable lignée des Bedos, Timsit, Desproges, Coluche et Guillon.

 

Amuseur politique et engagé, Christophe Alévêque et ses musiciens quittent l’auditoire en chantant : Avanti o popolo ! Il y a encore du boulot !

 

09:05 Publié dans Humour | Tags : humour, politique, alévêque | Lien permanent | Commentaires (0)

16/10/2009

Genève : Le PS confirme ses candidats au Conseil d’Etat

Par Cynthia Gani, Journal « Le Temps »

 

Désarmé après le vote de ce dimanche, le parti peine à se remettre en cause.

 

Faut-il  participer à la course au Conseil d’Etat ou claquer la porte du gouvernement pour entrer dans l’opposition? Mercredi soir, quelque 130 militants du PS genevois débattaient de cette délicate question, issue du mauvais score du parti à l’élection parlementaire. Et surtout, de l’écrasante victoire du Mouvement Citoyens genevois (MCG). La question de la pertinence de la candidature de Véronique Pürro, qui avait été désignée colistière du sortant Charles Beer par la base mais qui n’est arrivée que quatrième de la liste dimanche passé, a en revanche rapidement été évacuée. A 22h15, par 107 oui contre 12 non, le PS décidait de se lancer dans la course avec ses deux candidats.

 

Situation grave

 

A l’origine du débat, la perte de deux sièges au Grand Conseil, qui fait passer le PS de deuxième à quatrième force parlementaire. Et le glissement droitier du parlement, où le MCG a doublé sa députation. Pour certains socialistes, il ne vaut plus la peine de siéger dans un gouvernement mis sous pression par la droite. C’est l’avis du conseiller national Carlo Sommaruga, qui souligne que «depuis 1997, nous avons perdu 40% des suffrages. La situation est extrêmement grave.» Pour l’élu, pas de doute: la «rupture» s’impose. Il est rejoint par le militant Pascal Holenweg, qui relève qu’«avoir deux sièges socialistes au Conseil d’Etat depuis douze ans n’a pas empêché le MCG de progresser. Il faut être capable d’y renoncer.»

 

Le syndicaliste Jacques Robert plaide au contraire pour que les socialistes restent dans la course «On ne prend pas de décision précipitée dans ses circonstances.» L’ex-député Christian Brunier appelle aussi : «Si on se retire de la course, on offre des sièges à l’extrême droite et on sabote nos alliés verts. Faisons preuve de résistance ! » La députée Virginie Keller Lopez abonde: «C’est en restant au gouvernement qu’on s’opposera au fascisme et au démantèlement social.» Quant à Véronique Pürro, elle s’adresse à la salle en fin de séance: «Certains veulent baisser les bras, laisser les gens que nous aidons sur le carreau, mais ce n’est pas responsable. Nous allons faire gagner la gauche au gouvernement.»

09/05/2009

Taser vous !

Je signe la pétition contre le Taser lancée par le socialiste Pascal Holenweg.

 

Placet aux Magnifiques Seigneurs de la parvulissime République et aux Merveilleux Syndics de l'illustre Commune pour l'égalité de l'arroi du Guet de la République et des Chasse-gueux de la Commune

 

Aux membres des Petit et Grand Conseil de la Parvulissime République et de l'Illustre Cité
et par eux, aux Conseils Généraux souverains Genève, ce 12 Floréal de l'an 217 de l'Egalité genevoise, 1er mai de l'an 2009 en le calendrier vulgaire Excellences,


Estimés représentants du peuple souverain et illustres défenseurs de ses  droits,
Citoyennes et citoyens, Il y a deçà deux mois, le Petit Conseil de la République a acquiescé à la  supplique du Guet, d'être doté de quelque abillement de nouvelle facture, appelé Taser. Ce décidant, le Petit Conseil a cavé entre son Guet acesmé en dernière mode et les Chasse-gueux de la Commune une inégalité que nous ne saurions que rebouter, et qui frappe d'obsolescence les forces de la communes, que l'on somme de se résigner à n'être arroyées que de gourdins et poivres.


Nous, soussignées et soussignées, exhortons nos Conseils de réacostumer la
parité de la Commune et de la République, cette parité dût-elle n'être qu'en la lourderie
politique faute d'être sur d'enjeux de plus grande importance. Il nous souvient et devrait
vous souvenir qu'il n'est de puissance publique qui tienne que disposant de bri, arrois et
parures égaux à d'autre. Nous présentons donc à vos conseils le présent placet, revêtu de belles et  bonnes signatures de citoyennes et citoyens, natives et natifs, habitants et habitants de la République et, cas échéant de la Commune, afin d'acertainer aux Chasse-gueux de la Commune l'arroi l'affirmant face au Guet et, l'affirmant, affirmant de même mouvement la Commune.


Après maints barguignages avec moult experts non moins avisés que ceux qui
certifièrent l'utilité d'arroyer le Guet du Taser, notre élection d'abillement des
Chasse.gueux s'est portée sur belle et bonne adobeure dont nos contrées ont grande remembrance : l'étoile du matin, ou, en le vocable tudesque de son origine, le Morgenstern. Moult ergots ventilent cette élection de l'Etoile du matin comme arroi de nos Chasse-gueux :

- l'aisement de son paumoyage, l'inétrivage de ses effets ;

- puis après, l'élégance du geste d'en faire usage, lorsque le chasse-gueux,
d'un acesmé mouvement du bras, après avoir fait tournoyer au-dessus de son chef les
boulets d'airain hérissés d'alesnes annelées au manche, les abat sur le chef incivil
d'en face,produisant ainsi lbelle et douce musique du rétablissement de l'ordre ;

- puis encore, le respect des critères de l'Agenda21 et de la politique de
développement durable de laquelle notre illustre municipalité est féale : voire mais,
contrairement au Taser, le Morgenstern peut être produit par artisans du crû faisant usage de matériaux aisément disponibles et qu'annihilent l'ouvrage du temps (du galt, de l'airain,
du cordoan) ;

- puis encore, la cohérence de la production de cet arroi et de la  pourvoyance à la relance
de l'économie, et à l'ados de petites et moyennes entreprises produisant en  plein
respect de l'environnement des biens alliant durabilité, beauté et utilité ;

- à la parfin, l'usage du Morgenstern ne consomme qu'énergie musculaire, ne
mande nulle formation coûteuse, et en celiers des musées genevois ou de la Compagnie
1602 quelques exemplaires en doivent sommeiller, à qui notre proposition pourrait
redonner nouvelle vie.

 

Il appert donc que tout milite donc en faveur de l'élection du Morgenstern comme arroi de nos Chasse-gueux. Tout, et d'abord la légitimité de notre surquérence : l'égalité des droits entre la Commune, la République canton et leurs polices.


Adonc Nous, citoyennes et citoyens, natifs et natives, habitantes et habitants,
vous adressons donc, Magnifiques Seigneurs et Illustres Syndics, membres des
petits et grands conseils de la Ville et de la République, ce placet par lequel vous
prions :
- d'accorder aux Chasse-gueux de la Commune semblables droits et
comparable arroi qu'aux gens d'armes du Guet de la République
- adonc, d'accorder aux Chasse-gueux de la Commune arroi de Morgenstern
à toutes fins que les édits de la Commune et de la République prescriraient,
et sans nulle restriction qui ne serait pas semblablement imposée au Guet de la République dans l'usage de ses Tasers.

 

Pour signer la pétition :

vivelacommune@infomaniak.ch ou à Troubles, CP 343, 1211 Genève 4

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07:52 Publié dans Politique | Tags : hmour, politique, taser | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2009

Bébert réagit …

Dessin réalisé suite à mon départ du Grand Conseil genevois et à l’arrêt de la diffusion des travaux parlementaires par Léman bleu Télévision …Sympa Mik & Seb. Retrouvez-les sur www.cousumouche.ch

 

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31/12/2008

Démission du Grand Conseil genevois

A Monsieur Eric Leyvraz, Président du Grand Conseil et aux député-e-s

Concerne : ma démission du Grand Conseil genevois

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu » Bertolt Brecht

Monsieur le Président, Cher Eric,

Mesdames et Messieurs les député-e-s, Chères amies, Chers amis,

Après 11 ans passés dans ce parlement, je démissionne avec l’impression d’avoir vécu une grande et belle décennie de passion.

Naturellement, il y a eu aussi des moments difficiles. Mais, par nature positive, j’ai envie de n’évoquer que les bons moments, nettement plus nombreux que les heures sombres.

Je souhaiterais tout d’abord féliciter la plupart d’entre vous. Car, au-delà de nos divergences politiques, j’ai rencontré dans ce parlement énormément de personnes – de personnages devrais-je dire – vivant une vraie passion pour Genève. Une foule d’élu-e-s donnent une quantité incommensurable d’heures pour soutenir notre République et une énergie débordante pour défendre les intérêts de la population.

Il est à la mode de vomir sur les politiques. Pourtant, dans ce monde politique, il y a de sacrés talents et un sens de l’engagement que l’on retrouve rarement ailleurs. A ceux qui salissent la politique dans les bistrots ou dans la presse, voire au sein de ce parlement, je leur demande simplement de s’interroger sur  ce qu’ils ont eux-mêmes entrepris pour changer les situations qu’ils condamnent. Pas grand chose souvent ! Bravo donc aux politiques de tous bords qui  font vivre notre démocratie !

Les politiques doivent aussi aimer les gens et les plaisirs de la vie. Comment promouvoir une société meilleure sans chérir les ravissements de l’existence ? L’épicurisme devrait nous unir, malgré nos différences d’idéaux. Alors qu’on nous parle de la crise à tous les coins de rues, on n’oublie trop souvent que celle-ci est en partie réelle, mais que le facteur psychologique est bien plus important. Cassons le scepticisme ambiant et redonnons confiance à la population en adoptant un ton plus positif. Affichons la confiance qui a permis très souvent à Genève de réaliser de grandes choses. La politique doit faire progresser le goût de la vie. Une expression dit qu’on rit pour un OUI ou pour un NON. Le OUI et le NON, n’est-ce pas la base de notre système démocratique ? Alors lâchons-nous !

Il y a quelques années, nous (plusieurs député-e-s de droite et de gauche) avions créé le Club de la bière blanche. Après des débats animés, nous nous retrouvions entre ami-e-s sans étiquette politique pour passer un bon moment, mais parfois pour trouver les compromis que nos partis n’avaient pas toujours su trouver. La puissance de l’amitié et la convivialité repoussent souvent les obstacles infranchissables.

Ma passion a été … naturellement politique. Cependant, la politique m’a aussi apporté le grand amour de ma vie, une fée verte pour un Développement durable. Mon, notre retrait, de ce Grand Conseil va nous permettre de vivre d’autres moments intenses et aussi riches que ceux que nous avons passés avec vous.

Pour tout ce que vous faites pour Genève et pour tout ce que le parlement m’a apporté, je  vous souhaite une overdose de bonheur pour 2009. Je tiens encore à remercier très chaleureusement le Service du Grand Conseil qui soutient avec brio et avec une énorme gentillesse le travail des parlementaires.

Vive Genève ! Vive la vie !  Avec mes amitiés.

 

10/07/2008

C’est celui qui dit qui l’est

Signé Jérôme Béguin dans « Gauchebdo »

Genève - Après des soupçons de fraude électorale et de voie de fait, Thierry Cerutti est accusé d’avoir insulté un collègue. Incivilité du MCG ? 

« Sac à merde » … Le député Thierry Cerutti (MCG) a-t-il affublé de ce qualificatif son collègue socialiste Christian Brunier ? Le 27 juin, en sortant du Grand Conseil, au terme d’un débat sur l’école, Christian Brunier aurait entendu Thierry Cerutti dire à son camarade Eric Stauffer : « Le sac à merde de SIG nous a attaqué sur l’école avec sa voix de fiotte ». « C’était d’une tonalité suffisamment forte pour que je l’entende bien, il cherchait la confrontation », explique le cadre des Services industriels de Genève (SIG) Christian Brunier. Sur le moment, le socialiste n’a pas réagit, mais il a de la peine à digérer cet incident. « Je fais de la politique depuis plus de 25 ans, j’ai participé à des affrontements politiques virulents, mais toujours dans un climat de respect mutuel. Depuis l’arrivée de certains députés du MCG au parlement, cette considération n’est plus au rendez-vous. Ces grossiers personnages sont pourtant les mêmes qui n’arrêtent pas de se plaindre des incivilités des jeunes. Policier de profession, ce monsieur devrait incarner la dignité. »

Flic ou voyou

Interrogé, Cerutti, lui, nie catégoriquement avoir tenu ces propos. Pourtant, la scène est confirmée par un témoin, le socialiste Alain Charbonnier, qui s’amuse des dénégations de l’élu du MCG. Les deux hommes s’affronteront à la rentrée pour l’élection partielle au Conseil administratif de Vernier, qui s’annonce d’ores et déjà animée. Rappelons que l’élection de Thierry Cerutti à l’exécutif verniolan avait été invalidée en raison de fraudes électorales, dont il avait dénié toute responsabilité. Au printemps dernier, Thierry Cerutti a également été mêlé à une affaire de voie de fait dans la galerie public du Grand Conseil. Accompagné de Thierry Cerutti, Eric Stauffer aurait frappé Rolf Etter, un citoyen connu pour son engagement antifasciste. Là encore, Thierry Cerutti avait tout nié. On commence à en avoir l’habitude.

17:18 Publié dans Politique | Tags : politique, genève | Lien permanent | Commentaires (2)