26/02/2019

Joyeux anniversaire Emile !

Emile Coué fêterait, aujourd’hui, ses 162 ans. Pas tout jeune le type. Pourtant, ses théories restent, plus que jamais, vivaces. Ce psychologue et pharmacien est le créateur de la méthode Coué, fondée sur l’autosuggestion positive. Précurseur de la pensée positive, il fut l’expérimentateur de l’effet placebo. La psycho positive, ce n’est pas une croyance ou du bla-bla idéaliste. Cette recherche de plénitude repose bien sur des analyses scientifiques, dont les résultats ont été mesurés cliniquement. Les études sont pléthoriques et vont toutes dans le même sens. L’humain a le potentiel d’orienter ses sentiments vers le bon. La pensée positive fournit une boîte à outils pour favoriser le bien-être et identifie les freins à cette vision bienveillante de l’existence. Viser la pensée positive ne signifie pas de renier la réalité ; d’enfoncer la tête dans le sable. Cette façon de penser et d’agir repose sur un fait, presqu’une évidence : Les attitudes positives génèrent les émotions positions. Plus vous en diffusez, plus vous serez satisfait-e, et plus vous en recevrez en retour. Nos représentations négatives sont, en revanche, dévastatrices. Coué nous encourage à utiliser notre liberté et notre capacité à imaginer le possible et le positif. A équilibrer, les coups de désespoir avec l’accumulation de points positifs, même petits. De voir la vie en rose plutôt qu’en noir. De penser toujours « je peux » et jamais « je ne peux pas ».

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25/02/2019

Être sensible à la beauté du monde

« Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L’observer, la contempler, c’est un principe de régénération comme l’oxygène », Jacques Perrin.

Le Bhoutan est un pays pauvre, économiquement parlant. Et pourtant, il est le pays où le sentiment de bonheur cartonne. Genève est l’un des endroits les plus privilégiés du monde et, cependant, une foultitude de personnes se plaignent continuellement. Notre taux de psychiatrisation est énorme. La dépression est répandue. Mais, pourquoi ? Qu’est-ce qui légitime ces écarts entre réalité et sentiments de plénitude ou de déprime ? Plusieurs facteurs expliquent ces résultats étranges. Mais, une chose est sûre : Au Bhoutan, les gens restent sensibles à la beauté du monde. Alors que nous …

 Pourtant, si nous prenons la peine d’observer autour de nous, le quotidien s’illumine. Si nous accordons un peu de temps, à soi-même, aux autres et aux choses qui défilent à proximité, nous verrons vite que la beauté est omniprésente, et que les petits bonheurs ne sont pas si rares. Levons le nez de notre natel et regardons simplement dehors lors d’un trajet en bus. Certes, tu parcours le même chemin depuis des années et tu crois tout connaître. Tu te trompes. Observe … Cet arbre magnifique tout en fleurs, lui qui était, il y encore quelques semaines, dépourvu de feuilles ; Cet enfant qui sourit en shootant dans son ballon. Quelle satisfaction rafraîchissante ! Ce nouvel aménagement qui permet aux cyclistes de circuler en sécurité ; Cette belle affiche qui annonce un spectacle durant lequel tu passeras un moment d’exception ; Cet oiseau étonnant et coloré qui vole à côté du transport en commun. Sur quelques kilomètres, les sources d’émerveillement sont nombreuses. Apprécions ce café pris entre amis ; Ce remerciement de la voisine à qui tu tiens la porte de l’ascenseur ; Cette succulente odeur provenant de la cuisine d’à côté ; Les souvenirs joyeux provoqués par l’écoute de cette chanson fétiche diffusée à la radio. Et ce paysage grandiose qui s’affiche devant nous, avec élégance.

Chaque jour, nous avons le loisir d’éprouver plein d’instants de satisfaction. Il suffit d’y être attentif et les inventorier dans son bilan de petits bonheurs journaliers. Être sensible à la beauté du monde rend le quotidien beaucoup moins triste, la vie moins difficile. C’est une posture positive ; une manière de penser, de voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Essayer, c’est simple, et toutefois si efficace.

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14/02/2019

Carpe diem du 14 février 2019 … C’est la Saint-Valentin !

C’est la Saint-Valentin, la fête des amoureuses et des amoureux. Que l’amour est beau ! Rien n’est plus fort. Aucun sentiment n’est si intense. Cette affection profonde te bouleverse, te rend fébrile, te transporte, te baigne de plaisirs, te remplit de bonheur, te mène au nirvana. L’amour est la nourriture de la plénitude. Le trésor du cœur. Une source de contentement incommensurable. Une overdose de satisfaction. Aimer, c’est partager, c’est vibrer, c’est jouir de l’existence, c’est miser sur la déraison.

L’origine de cette fête de la Saint-Valentin se situe en Grande-Bretagne, au XIVème siècle, où était célébré le jour où les oiseaux s’appariaient, se mettaient en couple pour traverser, unis, la saison des amours. Quel symbole romantique !

Nous aimons aimer et aimons être aimés. Sans ce sentiment, la vie n’a aucun sens.

En ce jour dédié à l’amour, la chanson « Besoin d’amour » de Michel Berger, sur des textes de Luc Plamondon, interprétée par la talentueuse France Gall, prend encore davantage de sens. Ecoutons et aimons : « Comme j’ai besoin de musique ; Comme j’ai besoin de lumière ; Comme j’ai besoin d’eau ; Comme j’ai besoin d’air ; Juste un peu d’amour ; J’ai besoin d’amour. »

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11/02/2019

Carpe diem du 11 février 2019 … La musicalité du bonheur de Seu Jorge

Nous avons admiré, hier soir, Seu Jorge, au Victoria Hall de Genève. Ce musicien génial est l’une des icônes de la musique brésilienne actuelle. Mêlant la tradition à la modernité, il a arrangé plusieurs tubes de David Bowie, en portugais, aux rythmes bossa, samba ou balade latino.

Avec sa voix grave, il enthousiasme le public réunit par le festival Antigel, seul sur la scène avec sa guitare. Le soleil brille sur la scène alors que la pluie tombe à l’extérieur. Sa tournée est basée, en fait, sur la bande son originale qu’il a composée pour le film « La Vie aquatique », œuvre cinématographique signée Wes Anderson, dans lequel il était aussi comédien.

Entre ses belles mélodies acoustiques, Seu Jorge raconte des moments de vie, avec beaucoup d’humour. La musique est vraiment un bonheur de vie.

10/02/2019

Carpe diem du 10 février 2019 … John Coltrane, le jazz et la force du bien …

Lecture du bouquin de Franck Médioni, dédié au jazzman John Coltrane. Le génie du sax ténor avait une belle ambition : « Je veux être une force du bien ! » Un dessein à suivre, sans modération. Belle âme, il était parallèlement l’un des saxophonistes les plus révolutionnaires, avec des sommités comme Charlie Parker ou Phil Woods. Avant-gardiste, il façonnait des sons extraordinaires, complexifiait les harmoniques, agitait les rythmes. Son art était un outil de sa philosophie humaniste : « Je pense que la musique peut rendre le monde meilleur. » Ses concerts et ses enregistrements étaient des diffuseurs de joies de vivre. Ses chorus, comme son rire, désamorçait les situations scabreuses. Le batteur de jazz Elvin Jones le considérait comme un modèle : « Pour moi, il était comme un ange. Si l’homme parfait existe, je pense qu’il en était un. » Homme de paix, symbole de bienveillance, il se passionnait pour toutes les religions, tous les idéaux. Il cherchait le bon et le beau partout. Dans ses impros délirantes, il visait l’extase. Ses mélodies se mutaient en orgasmes harmoniques. Le son de Coltrane laissait passer délicatement le souffle, celui de la vie. Sa musique avait pour vocation d’arracher son public du monde matériel. Militant des droits civiques, il a soutenu Martin Luther King, Malcolm X, la paix dans le monde et les droits humains. Ses idéaux étaient teintés par des convictions positives pour l’humanité Vous cherchez des repères ? Inspirez-vous de belles personnes du genre de John Coltrane ! Vous cherchez l’inspiration ? Ecoutez ses touchantes mélodies.

28/01/2019

Carpe diem du 28 janvier 2019 … Recherchons tous les petits bonheurs du quotidien …

« Les pensées de bonté, de tendresse, de tolérance nous donnent de la joie et du courage, nous ouvrent l’esprit et nous libèrent intérieurement », Matthieu Ricard.

Le pessimisme ambiant me gonfle. Certes, nos vies ne sont pas toujours drôles ; et dans certains endroits de la planète ou à certains moments, la recherche du bonheur est excessivement difficile. Mais tout de même. Trop de monde se morfondent sans grandes raisons, pris dans la spirale du négativisme. Faire la gueule le matin en débutant la journée devient presqu’une tradition ; Se plaindre tout le temps une religion.

Or, la bonne humeur incite les autres à la bonne humeur. Avec de petits riens, nous pouvons prendre le chemin menant vers un bien-être simple, et cependant si bénéfique. À tout moment, une petite satisfaction peut améliorer notre quotidien : un sourire d’enfant ; un verre bu avec des amis ; la tenue d’une porte pour faciliter l’entrée d’une personne dans un lieu ; une senteur suave ; la dégustation d’un plat succulent ; un simple merci ; un service rendu ou reçu ; quelques minutes de détente ; la vision d’un beau paysage ; l’écoute d’une musique que l’on aime ; le bisou d’un-e proche ; un gentil compliment ; la lecture d’un article passionnant ; une douche chaude ; un jeu avec des amis ; l’annonce d’une bonne nouvelle ; une promenade dans la nature ... A y penser, la liste peut vite s’allonger.

Pour vivre mieux, il est important de détecter ces moments positifs, même furtifs. Additionnés, ils créeront un état d’esprit positif, un meilleur équilibre de vie. Ce rituel de recherche d’enchantements devient rapidement contagieux. Un cercle vertueux de création de chouettes moments se met en marche. Certaines et certains les inscrivent même dans un petit carnet et les relisent lorsque le ciel s’assombrit. 3 à 5 points positifs par jour changent la perception du quotidien. La vie en rose devient possible. Ce trio, quartet ou quintet d’instants privilégiés redonne rapidement le sourire. « Le plaisir qui fait vivre est celui que l’on prend le temps de savourer et qui est souvent fait de choses simples », écrit Evelyne Bissone Jeufroy, Psychologue et Coach, dans son ouvrage « Quatre plaisirs par jour, au minimum ! ».

En constituant cette collection de petits bonheurs, nous serons tentés d’en créer de nouveaux. Je cède ma place à une dame âgée dans le bus et voici une ligne de plus dans mon inventaire quotidien des beaux moments de la vie. Je fais rire un collège et voilà un point positif en sus. Ces additions de petits bonheurs seront un magnifique levier pour apprendre à se faire plaisir et à faire plaisir à autrui, l’un n’allant pas sans l’autre. Savourer l’instant présent, en évitant de ressasser les frustrations passées et d’angoisser quant aux peurs du futur, est sain.

Ce positivisme n’est pas une béatitude idiote ou une naïveté excessive ; juste un moyen pour vivre plus légèrement, en se souciant de soi et des autres. Il libère l’esprit ! Le bonheur ne se décrète pas. Il est néanmoins possible de favoriser un état d’esprit plus joyeux en valorisant ces bouts de vie positifs. La bonne humeur est accessible à toutes et tous. La vie est courte, alors abusez d’elle ! Et chaque matin méditez sur ce qu’Henry David Thoreau écrivait : « Chaque matin était une joyeuse invitation à mettre ma vie, dans sa simplicité, et je pourrais dire son innocence, à l’unisson avec la nature elle-même. »

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27/01/2019

Novecento

Avec des amis, nous avons admiré le spectacle « Novecento », au Théâtre de la Porte-de-Saint-Martin, à Paris, avec André Dussollier et un groupe de jazz fabuleux. Nous avons pris un plaisir fou à revivre la légende de Novecento. Ce pianiste imaginaire est né, en 1920, sur un paquebot. Abandonné à bord, ce bébé a été retrouvé dans une caisse posée sur le piano. Il a été élevé par l’équipage. Il a passé son temps à travailler le piano et à apprendre de la mer. Surdoué, il devient un pianiste hors du commun, un phénomène. Il interprète, avec talent, tous les airs qu’il entend, en y ajoutant des tas de notes. Virtuose spectaculaire, il fascine et enthousiasme les foules. Il multiplie les concerts sur le navire et refuse toujours de mettre un pied à terre. Qualifié de meilleur pianiste du monde, il est une curiosité. L’éloquence de Dussollier est aussi spectaculaire que les performances de Novecento au clavier. André Dussollier a obtenu, en 2015, le Molière du meilleur comédien pour son rôle dans cette pièce, écrite par Alessandro Baricco. Avec le soutien d’un quartet de jazz, Dussollier fait revivre ce talent du clavier. Virevoltant, swinguant, passant du touchant au rigolo, transitant d’un continent à un autre, il offre, au public, un portrait magnifique de Novecento, et transforme l’existence de ce personnage de fiction exceptionnel en un conte de fée. Ce récit est si passionnant, si bien raconté par André Dussollier, si génialement mis en musique par ce groupe de jazz, que nous espérions ne jamais revenir au port pour vivre la fin du spectacle. nove 2.jpg

22/01/2019

Le bonheur au travail !

Hier, la Tribune de Genève a publié un long article, signé par Laurence Bézaguet, sur le bonheur au travail dans mon entreprise et a publié plusieurs de mes déclarations allant dans ce sens.

Plusieurs personnes m’ont demandé si c’était vraiment le rôle des dirigeant-e-s d’entreprise de s’engager pour le bonheur de leurs équipes, le bonheur ne se décrétant pas. Je n’en sais rien, mais je suis convaincu, en revanche, que les chef-fe-s d’entreprise et les cadres doivent s’investir pour améliorer le cadre professionnel de leurs collaborateur-trice-s, vu l’importance du boulot dans la vie d’une personne. Plus l’environnement de travail, au sens large de ces mots, sera satisfaisant, plus la personne sera bien dans sa vie et mieux elle fonctionnera. C’est gagnant pour tout le monde !

D’autres m’ont dit que plusieurs entreprises évoquaient de manière un peu bidon, voir hypocrite, cette notion de bonheur au travail. Certainement ! Mais, il ne faudrait pas que ces moutons noirs salissent les nombreux-euses dirigeant-e-s d’entreprise qui tentent sincèrement d’améliorer le sort de leurs collaboratrices et collaborateurs. J’en croise plein qui déploient une vraie dynamique positive allant dans ce sens.

Valorisons ces belles actions pour les rendre contagieuses. C’est ça la responsabilité sociale des entreprises !

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20/01/2019

Carpe diem du 20 janvier 2019 … Le patriotisme, c’est aimer son pays, pas détester les autres !

Le Pape François dénonce, avec raison et humanisme, la montée des nationalismes : « La réémergence des tendances nationalistes mine la vocation des organisations internationales à être un espace de dialogue et de rencontre pour tous les pays. » Oui, nous devons aimer notre pays, mais sans jamais haïr les autres, sans jamais faire preuve d’arrogance. Aimer son pays, ce n’est pas non plus se replier sur soi-même. Pour créer une dynamique positive nationale, nous devons construire des ponts avec les autres peuples et non pas édifier des murs. De Gaulle, le Résistant au nazisme, illustrait parfaitement ce phénomène : « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. » J’aime bien aussi la vision du Docteur Albert Schweitzer : « Le nationalisme, c’est un patriotisme qui a perdu sa noblesse. » La fierté de son origine doit se construire sur le bien et sur le beau, jamais sur la haine des autres. Je suis fier d’être Suisse et Français, mais j’aime les autres pays. Je me sens bien partout. A chaque fois que je découvre un nouveau territoire, je suis tellement heureux de faire connaissance avec de nouvelles populations, coutumes, cultures, musiques, beautés naturelles ou spécialités du terroir. C’est également l’occasion de faire la promo de sa contrée, lors des échanges de voyage. Rejetons la haine identitaire en se sentant citoyen du monde, d’un continent, d’une région, d’une ville ou village. Cette addition de ces niveaux de racines est une richesse, un millefeuille qui donne une belle saveur à l’humanité.

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18/01/2019

Carpe diem du 18 janvier 2019 … Profitons de l’instant présent !

Le présent est la seule réalité que nous maîtrisons. Le futur n’est pas ou peu prévisible. Le passé n’est plus en notre possession. Trop de personnes passent leur temps à ressasser le passé ou à angoisser en pensant à l’avenir.

Et le maintenant ? Nous n’apprécions pas assez le direct. Le moment présent doit être vécu pleinement. Quand tu vis un sale moment, tu regrettes ne pas avoir estimé à sa juste valeur le verre pris avec tes potes, le repas avec ton amoureux-se, ton week-end au soleil, ta promenade au bord du lac, le chouette film vu au ciné, le match de foot d’hier ou simplement la contemplation d’un sublime paysage. Regretter le passé n’a aucun sens. Tu peux apprendre d’un échec ou te réjouir d’un bon souvenir, mais tu ne peux pas modifier les événements dans le rétro, le réécrire.

Redouter l’avenir n’a pas plus de raison. Tu verras bien ce qui se passera.

Chaque seconde doit être appréciée fortement. Chaque bon moment doit être comptabilisé sur l’addition du bonheur.

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