Culture

  • Haring, une esthétique provocatrice bienveillante !

    Il y a juste 30 ans, le 16 février 1990, le sida, encore lui, emportait l’artiste génial Keith Haring. Ce créateur est mort, mais encore si vivant, si actuel, si moderne.

    J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre. Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, cet artiste talentueux arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cette icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue. Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

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  • Magnifique Fête des Vignerons 2019 !

    Inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, la Fête des Vignerons a lieu une fois par génération, soit environ cinq fois par siècle. Organisée par la Confrérie des Vignerons de Vevey, depuis 1791, ce grand spectacle est un vibrant hommage rendu au monde viticole de la région.

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  • Carpe diem du 28 mars 2019 … Moment de bonheur intense avec l’OSR …

    Moment de bonheur à apprécier dans toute son ampleur. Nous avons assisté, hier soir, au concert de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR), au Victoria-Hall de Genève, sous la direction du sympathique et talentueux Jonathan Nott. Le soliste de la soirée était le prodigieux et jeune pianiste Jean-Frédéric Neuburger, que nous avions déjà adoré à l’Alhambra de Genève.

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  • Carpe diem du 11 février 2019 … La musicalité du bonheur de Seu Jorge

    Nous avons admiré, hier soir, Seu Jorge, au Victoria Hall de Genève. Ce musicien génial est l’une des icônes de la musique brésilienne actuelle. Mêlant la tradition à la modernité, il a arrangé plusieurs tubes de David Bowie, en portugais, aux rythmes bossa, samba ou balade latino.

    Avec sa voix grave, il enthousiasme le public réunit par le festival Antigel, seul sur la scène avec sa guitare. Le soleil brille sur la scène alors que la pluie tombe à l’extérieur. Sa tournée est basée, en fait, sur la bande son originale qu’il a composée pour le film « La Vie aquatique », œuvre cinématographique signée Wes Anderson, dans lequel il était aussi comédien.

    Entre ses belles mélodies acoustiques, Seu Jorge raconte des moments de vie, avec beaucoup d’humour. La musique est vraiment un bonheur de vie.

  • Novecento

    Avec des amis, nous avons admiré le spectacle « Novecento », au Théâtre de la Porte-de-Saint-Martin, à Paris, avec André Dussollier et un groupe de jazz fabuleux. Nous avons pris un plaisir fou à revivre la légende de Novecento. Ce pianiste imaginaire est né, en 1920, sur un paquebot. Abandonné à bord, ce bébé a été retrouvé dans une caisse posée sur le piano. Il a été élevé par l’équipage. Il a passé son temps à travailler le piano et à apprendre de la mer. Surdoué, il devient un pianiste hors du commun, un phénomène. Il interprète, avec talent, tous les airs qu’il entend, en y ajoutant des tas de notes. Virtuose spectaculaire, il fascine et enthousiasme les foules. Il multiplie les concerts sur le navire et refuse toujours de mettre un pied à terre. Qualifié de meilleur pianiste du monde, il est une curiosité. L’éloquence de Dussollier est aussi spectaculaire que les performances de Novecento au clavier. André Dussollier a obtenu, en 2015, le Molière du meilleur comédien pour son rôle dans cette pièce, écrite par Alessandro Baricco. Avec le soutien d’un quartet de jazz, Dussollier fait revivre ce talent du clavier. Virevoltant, swinguant, passant du touchant au rigolo, transitant d’un continent à un autre, il offre, au public, un portrait magnifique de Novecento, et transforme l’existence de ce personnage de fiction exceptionnel en un conte de fée. Ce récit est si passionnant, si bien raconté par André Dussollier, si génialement mis en musique par ce groupe de jazz, que nous espérions ne jamais revenir au port pour vivre la fin du spectacle. nove 2.jpg