11/04/2017

La collection du Théâtre des Marionnettes de Genève se met en scène sur le pont de la Machine

Quartier Libre SIG présente « Le fil d’une passion » en partenariat avec le Théâtre des Marionnettes de Genève (TMG). Cette exposition invite le public à (re)découvrir des marionnettes mises en scène dans des spectacles de 1930 à 2015. Des marionnettes uniques, puisque chacune d’entre elles a été créée pour un seul spectacle. « Le fil d’une passion » s’expose du 12 avril au 15 octobre 2017 à Quartier Libre SIG sur le Pont-de-la-Machine, au centre de Genève.

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17/12/2016

Esthétiser la place de travail

Travailler dans un lieu sympa génère de la motivation, du plaisir au travail et donc de la productivité ! Cette affirmation peut paraître pour une évidence, pourtant trop peu de dirigeant-e-s d’entreprise prennent cet aspect en considération. Les managers sont cependant obsédés par la recherche d’efficience, mais ils ne pensent que rarement à créer des espaces agréables. Dans mon entreprise, nous avons renoncé à être simplement des gestionnaires d’économat, livrant des meubles et des fournitures de bureau. Nous nous sommes mutés en penseurs d’espaces, en engageant des architectes d’intérieur.

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24/03/2015

La Maison du futur ouvre ses portes à Vessy

 

Les Services industriels de Genève et l’Association Les Berges de Vessy inaugurent aujourd’hui la Maison du futur. Ce nouvel espace genevois destiné  au grand public est dédié à la culture, à l’environnement, à l’eau et à l’énergie. « Glaciers en péril ? » du photographe Nicolas Crispini, et « Alt + 1000 » de la Directrice du Musée des beaux-arts du Locle, Nathalie Herschdorfer, sont les deux premières expositions de la maison du futur.

 

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21/06/2013

La ligne … politique de Keith Haring

« La plupart du mal sur terre est fait au nom du bien, au nom de la religion d’un prophète factice, d’artistes débiles, d’hommes politiques, de businessmen. »

Keith Haring

 

Excités, nous allons admirer l’exposition de Keith Haring au Musée d’Art contemporain de Paris, mégapole qu’il affectionnait. J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre.

 

Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, ce génie arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cet icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue.

 

Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

 

Keith Haring affrontait les excès de la société de consommation, tout en entretenant un rapport ambigu avec elle. Sa truie gerbant une multitude de choses et d’humains, débordant de toute part, est une critique acerbe contre l’ultracapitalisme. 

 

Ce jeune créateur insoumis s’attaqua particulièrement à la sauvagerie économique inhumaine impulsée par Ronald Reagan. Pour promouvoir ses valeurs humanistes, il joua avec les tons, parfois violents, souvent humoristiques.

 

Le génie créatif a généré une authentique conscience éthique. Agitateur d’idées, ou plutôt d’idéaux, Keith Haring, bien qu’anéantit par le Sida il y a déjà 13 ans, reste d’une actualité exceptionnelle.

 

Sa foultitude de couleurs vives était, elle aussi, avant-gardiste. Cette large palette éclaire ses sujets et donne du volume aux causes qu’il évoque.

 

Il voulait aussi démocratiser l’art. L’utilisation des lieux publics pour y peindre s’inscrivait dans cette ambition d’offrir de la culture à toutes et tous.

 

Le Musée d’Art moderne de Paris présente 250 œuvres reflétant l’imagination et la multiplicité des passions de Haring. Nous y trouvons de tous petits dessins et surtout des tableaux aux formats géants.

 

Pour identifier ses réalisations, Keith Haring utilisa des signes et personnages emblématiques, labels reconnaissables facilement. C’est encore un moyen d’additionner l’individu et le collectif, et non de les opposer. L’humain est heureux lorsqu’il pense à lui, mais surtout lorsqu’il donne aux autres.

 

Mort à 32 ans, ce temps de vie limité provoqua, chez lui, une frénésie innovatrice. Il nous laisse en héritage des œuvres ingénieuses et surtout : une esthétique provocatrice !

 

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09/05/2013

Moving, signé par Normal Foster

Visite, au Carré d’Art de Nîmes, de l’expo « Moving », mise en scène par l’architecte Norman Foster. J’ai rencontré ce grand bâtisseur, dynamiseur de la construction écologique, au Prix solaire suisse. Au sein de la capitale gardoise, Norman Foster, dans ce haut lieu de l’art contemporain, a monté un panorama artistique pour faire émerger, derrière ce « Moving », à la fois le « mouvement » et « l’émouvant » : « Ma démarche consiste à regrouper des thèmes visuels et si possible d’établir des liens entre les générations passées et présentes d’artistes, de même qu’entre la peinture, la sculpture, la photographie et les vidéos. » Même lorsqu’une œuvre te plaît moyennement, Norman Foster arrive à la valoriser, en élaborant un décor complet, fruit d’un assemblage avec d’autres supports artistiques. Il compose, recompose, décompose, additionne, construit, sous nos yeux, un paysage, bien harmonisé.

 

Dans une salle noire, à la lueur de quelques légères lumières, des araignées tissent de multiples toiles dans des cages transparentes. Ces fils, entremêlés astucieusement, deviennent, sous ces subtils éclairages, des œuvres majestueuses. Les toiles d’arachnides se mutent en toiles d’artistes. L’artiste et architecte Tomas Saraceno signe le concept, très original.

 

Jonathas de Andrade a photographié des milliers de visages, dans les rues de la tumultueuse Buenos Aires. Le rythme saccadé de diffusion rapide et floue de ces  clichés d’humains s’érige en hommage aux militantes et militants disparu-e-s sous la dictature militaire argentine. L’artiste inscrit son œuvre dans un refus d’oublier. Les bips des battements cardiaques composent la bande sonore de ce film Super 8.

 

L’une de nos préférences est le film de Miguel Angel Rios. Il zoome sur 2 toupilles noires et blanches. Sur le thème de « Love », chanté par Maria Callas, ces deux toupies exécutent une chorégraphie, pleine de grâce et de sensualité.

 

L’œuvre de Michael Andrews « The Deer Park » ferme le rideau de cette galerie d’art. Ce tableau illustre les délires nocturnes et les mœurs de Soho.

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20/04/2013

Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’impro sans jamais oser le demander

Passons la soirée avec « Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’impro sans jamais oser le demander », spectacle de Philippe Cohen et Julien Opoix. Assis au bar du Petit Casino, après une semaine harassante, dégustant une bonne bière genevoise « Calvinus », Philippe Cohen vient nous faire bosser. Creusons nos méninges et trouvons des noms qui serviront de carburant à nos deux improvisateurs. Nous évitons les mots trop creux. Pour aider les artistes et contribuer modestement au panache du spectacle, il faut dégotter des termes scintillants. Allez, nous écrivons « mensonge » et « Kâma-Sûtra ». Philippe nous demande encore une profession. Par galanterie, je cède le petit papier à Ariane qui consigne : « sage-femme ». Je balance à Cohen : « Je me réjouis de te voir jouer la sage-femme ». Le show débute. Les deux comédiens se mutent en prestidigitateurs de mots. Ils surfent avec le dictionnaire. Décomposent et enrichissent les termes choisis par le public, pour les rendre amusants. Pour transformer ces quelques mots griffonnés sur de petits papiers en répliques cinglantes, les deux improvisateurs sortent leurs palettes de talents. Tout y passe. Mime, grimaces, accents, chants, slam, légère chorégraphie, tous les moyens sont bons pour faire marrer les spectatrices et spectateurs. Le rythme est soutenu. Julien Opoix et Philippe Cohen sont polyvalents, complémentaires et talentueux. Des trésors d’à-propos et d’imagination. Leurs esprits sont alertes. L’interaction avec le public est constante. Ce panorama de tout le registre de l’impro est assurément un hommage à la bonne humeur.

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24/03/2013

Roger Pfund : le multiple et le singulier

« Le graphisme et la peinture sont une seule passion. Je ne fais rien que je n’aime pas. Pour moi, il n’y a pas de frontière entre l’art et la vie », écrit Roger Pfund. Visitons l’expo dédiée, au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, à ce graphiste et peintre genevois. 250 œuvres guident nos pas sur le chemin parcouru par cet artiste.

 

Nous voyons son gigantesque travail réalisé pour élaborer des billets de banque en Suisse, en France, en Europe ou même en Argentine. Personnellement, je préfère ses œuvres graphiques à ses peintures. J’ai de petits faibles pour ses affiches de théâtre ou de jazz, et pour ses réalisations promouvant les droits humains.

 

Esprit libre, Roger Pfund vagabonde à travers les thèmes qui stimulent son existence. Du vin au cirque, du monde politique genevois à l’opéra, de la danse à la littérature, il est curieux de tout. Au niveau des supports, nous retrouvons la même diversité : affiches, objets designs, dessins, peintures, identités visuelles, architecture événementielle, illustrations, cartes de vœux, tout se transforme en moyen d’expression.

 

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Mon portrait réalisé par Roger Pfund pour l’ouvrage « Parlementait » qu’il a réalisé avec René Koechlin

 

19:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2011

Lacan, comme thérapie

Au « Chat Noir », à Carouge, nous avons applaudi Cloé Lacan. Chanteuse et accordéoniste, née en Roumanie, elle a débuté sa carrière dans les couloirs du métro parisien.

 

Avant d'attaquer une carrière solo, elle fit partie du groupe « La Crevette d'Acier ». Une overdose d'énergie, du talent à revendre et une tonne d'humour positionnent cette artiste parmi les révélations de la chanson française.

 

Son spectacle s'intitule « Plaisirs Solitaires », qu'elle partage généreusement avec son public. Tout un programme !

 

Et Giedré ...

 

Vue et entendue aussi au « Chat noir », Giedré. Une midinette jouant à la petite fille innocente, mais chantant de grosses cochonneries.

 

Reine de la chanson paillarde et jouant avec la vulgarité avec un visage d'ange, elle évoque la prostitution, la sodomie, le préservatif ou la fellation. Elle se moque, avec dérision, des handicapés, des gosses, de son mec bavant en dormant, des nains ou des vieux.

 

Elle revendique le droit de pisser debout et s'interroge pour savoir si les manchots bénéficient des réductions lorsqu'ils n'achètent qu'un seul gant. Un peu simple parfois, mais toujours décalée, drôle et tellement surprenante.

21:14 Publié dans Culture | Tags : cloé lacan, chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2010

Heureux comme un gamin dans un magasin de jouets

« Quand je joue, je suis toujours heureux. Je me sens comme un gamin dans un magasin de jouets. », lâche Jamie Cullum. Oui, il est parfaitement lucide sur le bonheur éclatant vécu sur scène et sur celui offert généreusement à son public.

 

Son génie transpire, déchaîné derrière son piano et avec sa voix de crooner derrière le micro. Il se marre, plaisante avec la salle, saute d’un endroit à un autre et démarre dans un solo de taré.

 

La fusion avec ses musiciens crée une complicité digne des plus grands groupes musicaux. Jamie Cullum, jeune prodige aux doigts agiles, est à l’aise dans tous les registres. Belle ballade langoureuse, air latino endiablé, standard de jazz, impro délirante, rock musclé, les rythmes virevoltent et les genres musicaux défilent à grandes cadences. Deux seules constances : la folie de la musique et le talent.

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Photo de Christian Brunier, Genève 2010

 

 

16:50 Publié dans Culture | Tags : jazz, musique, cullum | Lien permanent | Commentaires (0)

31/10/2010

Décès de Georges Haldas, Une sacrée page se tourne

Jeune, je jouais de la musique dans un sous-sol du Boulevard Carl-Vogt. Dans le même coin, je fréquentais les bistrots avec mes potes. À 21 ans, je m’établis sur ce boulevard de Genève, au-dessus du resto de la « Boule d’Or ».

 

C’est dans ce quartier populaire et animé que je rencontrai à de multiples reprises l’écrivain Georges Haldas. Il noircissait des feuilles de papier au café « Chez Saïd », en zyeutant le papelard de tout prêt, vu ses problèmes de vue. Je le croisais aussi fréquemment dans le parc du Musée d’ethnographie, sis dans la même rue. Il flânait et méditait sur les bancs, pensant certainement à ses prochains écrits.

 

Ce poète relatait les histoires simples de la vie, témoin de son époque et de son environnement. Avec beaucoup d’humour et de bon sens, il s’intéressait aux êtres humains et à leurs histoires. C’est certainement grâce à cette humanité, qu’Haldas s’engagea humblement pour la paix et pour l’autodétermination des peuples, dont particulièrement celui de Palestine.

 

« Les morts, quand vous les oubliez, vous les tuez une deuxième fois. », disait-il. Vu son œuvre, la récidive n’est pas à l’ordre du jour.

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11:10 Publié dans Culture | Tags : haldas, ecriture, culture | Lien permanent | Commentaires (0)