11/02/2019

Carpe diem du 11 février 2019 … La musicalité du bonheur de Seu Jorge

Nous avons admiré, hier soir, Seu Jorge, au Victoria Hall de Genève. Ce musicien génial est l’une des icônes de la musique brésilienne actuelle. Mêlant la tradition à la modernité, il a arrangé plusieurs tubes de David Bowie, en portugais, aux rythmes bossa, samba ou balade latino.

Avec sa voix grave, il enthousiasme le public réunit par le festival Antigel, seul sur la scène avec sa guitare. Le soleil brille sur la scène alors que la pluie tombe à l’extérieur. Sa tournée est basée, en fait, sur la bande son originale qu’il a composée pour le film « La Vie aquatique », œuvre cinématographique signée Wes Anderson, dans lequel il était aussi comédien.

Entre ses belles mélodies acoustiques, Seu Jorge raconte des moments de vie, avec beaucoup d’humour. La musique est vraiment un bonheur de vie.

27/01/2019

Novecento

Avec des amis, nous avons admiré le spectacle « Novecento », au Théâtre de la Porte-de-Saint-Martin, à Paris, avec André Dussollier et un groupe de jazz fabuleux. Nous avons pris un plaisir fou à revivre la légende de Novecento. Ce pianiste imaginaire est né, en 1920, sur un paquebot. Abandonné à bord, ce bébé a été retrouvé dans une caisse posée sur le piano. Il a été élevé par l’équipage. Il a passé son temps à travailler le piano et à apprendre de la mer. Surdoué, il devient un pianiste hors du commun, un phénomène. Il interprète, avec talent, tous les airs qu’il entend, en y ajoutant des tas de notes. Virtuose spectaculaire, il fascine et enthousiasme les foules. Il multiplie les concerts sur le navire et refuse toujours de mettre un pied à terre. Qualifié de meilleur pianiste du monde, il est une curiosité. L’éloquence de Dussollier est aussi spectaculaire que les performances de Novecento au clavier. André Dussollier a obtenu, en 2015, le Molière du meilleur comédien pour son rôle dans cette pièce, écrite par Alessandro Baricco. Avec le soutien d’un quartet de jazz, Dussollier fait revivre ce talent du clavier. Virevoltant, swinguant, passant du touchant au rigolo, transitant d’un continent à un autre, il offre, au public, un portrait magnifique de Novecento, et transforme l’existence de ce personnage de fiction exceptionnel en un conte de fée. Ce récit est si passionnant, si bien raconté par André Dussollier, si génialement mis en musique par ce groupe de jazz, que nous espérions ne jamais revenir au port pour vivre la fin du spectacle. nove 2.jpg

23/06/2018

Les affiches de Niki de Saint Phalle succèdent à celles de Jean Tinguely à Quartier Libre SIG

Dès le 23 juin, Niki de Saint Phalle s’affiche au pont de la Machine. Cette exposition succède à celle des affiches de Jean Tinguely qui ornent les murs de Quartier Libre SIG depuis mars. Présentée jusqu’à mi-septembre 2018, l’exposition « Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle - Les affiches » met en lumière la créativité et la collaboration de ces deux artistes de renom. Plus de quarante affiches de la célèbre artiste franco-américaine sont exposées.

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28/03/2018

Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle s’affichent à Quartier Libre SIG

SIG présente « Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle - Les affiches », du 28 mars au 16 septembre 2018 au pont de la Machine. Cette exposition invite le public à découvrir des affiches qui témoignent du vaste terrain de créations de chacun des deux artistes, ainsi que des affiches résultant de leur collaboration.

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06/03/2018

L’humanitaire s’expose aux Berges de Vessy SIG

SIG et l’association Les Berges de Vessy accueillent trois nouvelles expositions à Vessy du 9 mars au 31 octobre 2018. Chacune d’elles aborde à sa manière le thème de l’urgence humanitaire. « Destination Croix-Rouge », « Architectures d’urgence » et « Exodes - Exo Mattresses » invitent le public à la réflexion autour des évènements qui menacent l’environnement humain.

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11/04/2017

La collection du Théâtre des Marionnettes de Genève se met en scène sur le pont de la Machine

Quartier Libre SIG présente « Le fil d’une passion » en partenariat avec le Théâtre des Marionnettes de Genève (TMG). Cette exposition invite le public à (re)découvrir des marionnettes mises en scène dans des spectacles de 1930 à 2015. Des marionnettes uniques, puisque chacune d’entre elles a été créée pour un seul spectacle. « Le fil d’une passion » s’expose du 12 avril au 15 octobre 2017 à Quartier Libre SIG sur le Pont-de-la-Machine, au centre de Genève.

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17/12/2016

Esthétiser la place de travail

Travailler dans un lieu sympa génère de la motivation, du plaisir au travail et donc de la productivité ! Cette affirmation peut paraître pour une évidence, pourtant trop peu de dirigeant-e-s d’entreprise prennent cet aspect en considération. Les managers sont cependant obsédés par la recherche d’efficience, mais ils ne pensent que rarement à créer des espaces agréables. Dans mon entreprise, nous avons renoncé à être simplement des gestionnaires d’économat, livrant des meubles et des fournitures de bureau. Nous nous sommes mutés en penseurs d’espaces, en engageant des architectes d’intérieur.

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24/03/2015

La Maison du futur ouvre ses portes à Vessy

 

Les Services industriels de Genève et l’Association Les Berges de Vessy inaugurent aujourd’hui la Maison du futur. Ce nouvel espace genevois destiné  au grand public est dédié à la culture, à l’environnement, à l’eau et à l’énergie. « Glaciers en péril ? » du photographe Nicolas Crispini, et « Alt + 1000 » de la Directrice du Musée des beaux-arts du Locle, Nathalie Herschdorfer, sont les deux premières expositions de la maison du futur.

 

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21/06/2013

La ligne … politique de Keith Haring

« La plupart du mal sur terre est fait au nom du bien, au nom de la religion d’un prophète factice, d’artistes débiles, d’hommes politiques, de businessmen. »

Keith Haring

 

Excités, nous allons admirer l’exposition de Keith Haring au Musée d’Art contemporain de Paris, mégapole qu’il affectionnait. J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre.

 

Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, ce génie arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cet icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue.

 

Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

 

Keith Haring affrontait les excès de la société de consommation, tout en entretenant un rapport ambigu avec elle. Sa truie gerbant une multitude de choses et d’humains, débordant de toute part, est une critique acerbe contre l’ultracapitalisme. 

 

Ce jeune créateur insoumis s’attaqua particulièrement à la sauvagerie économique inhumaine impulsée par Ronald Reagan. Pour promouvoir ses valeurs humanistes, il joua avec les tons, parfois violents, souvent humoristiques.

 

Le génie créatif a généré une authentique conscience éthique. Agitateur d’idées, ou plutôt d’idéaux, Keith Haring, bien qu’anéantit par le Sida il y a déjà 13 ans, reste d’une actualité exceptionnelle.

 

Sa foultitude de couleurs vives était, elle aussi, avant-gardiste. Cette large palette éclaire ses sujets et donne du volume aux causes qu’il évoque.

 

Il voulait aussi démocratiser l’art. L’utilisation des lieux publics pour y peindre s’inscrivait dans cette ambition d’offrir de la culture à toutes et tous.

 

Le Musée d’Art moderne de Paris présente 250 œuvres reflétant l’imagination et la multiplicité des passions de Haring. Nous y trouvons de tous petits dessins et surtout des tableaux aux formats géants.

 

Pour identifier ses réalisations, Keith Haring utilisa des signes et personnages emblématiques, labels reconnaissables facilement. C’est encore un moyen d’additionner l’individu et le collectif, et non de les opposer. L’humain est heureux lorsqu’il pense à lui, mais surtout lorsqu’il donne aux autres.

 

Mort à 32 ans, ce temps de vie limité provoqua, chez lui, une frénésie innovatrice. Il nous laisse en héritage des œuvres ingénieuses et surtout : une esthétique provocatrice !

 

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09/05/2013

Moving, signé par Normal Foster

Visite, au Carré d’Art de Nîmes, de l’expo « Moving », mise en scène par l’architecte Norman Foster. J’ai rencontré ce grand bâtisseur, dynamiseur de la construction écologique, au Prix solaire suisse. Au sein de la capitale gardoise, Norman Foster, dans ce haut lieu de l’art contemporain, a monté un panorama artistique pour faire émerger, derrière ce « Moving », à la fois le « mouvement » et « l’émouvant » : « Ma démarche consiste à regrouper des thèmes visuels et si possible d’établir des liens entre les générations passées et présentes d’artistes, de même qu’entre la peinture, la sculpture, la photographie et les vidéos. » Même lorsqu’une œuvre te plaît moyennement, Norman Foster arrive à la valoriser, en élaborant un décor complet, fruit d’un assemblage avec d’autres supports artistiques. Il compose, recompose, décompose, additionne, construit, sous nos yeux, un paysage, bien harmonisé.

 

Dans une salle noire, à la lueur de quelques légères lumières, des araignées tissent de multiples toiles dans des cages transparentes. Ces fils, entremêlés astucieusement, deviennent, sous ces subtils éclairages, des œuvres majestueuses. Les toiles d’arachnides se mutent en toiles d’artistes. L’artiste et architecte Tomas Saraceno signe le concept, très original.

 

Jonathas de Andrade a photographié des milliers de visages, dans les rues de la tumultueuse Buenos Aires. Le rythme saccadé de diffusion rapide et floue de ces  clichés d’humains s’érige en hommage aux militantes et militants disparu-e-s sous la dictature militaire argentine. L’artiste inscrit son œuvre dans un refus d’oublier. Les bips des battements cardiaques composent la bande sonore de ce film Super 8.

 

L’une de nos préférences est le film de Miguel Angel Rios. Il zoome sur 2 toupilles noires et blanches. Sur le thème de « Love », chanté par Maria Callas, ces deux toupies exécutent une chorégraphie, pleine de grâce et de sensualité.

 

L’œuvre de Michael Andrews « The Deer Park » ferme le rideau de cette galerie d’art. Ce tableau illustre les délires nocturnes et les mœurs de Soho.

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