07/09/2017

Smart City Day 2017 : « Human Smart City »

Smart City Day, jeudi 14 septembre 2017, HEPIA, Genève

Le Citoyen est au coeur du fonctionnement de la Cité ; il est primordial de l’inclure dans son écosystème en lien avec l'essor des nouvelles technologies. Lors de la 4ᵉ édition du Smart City Day (SCD), qui se déroulera à Genève le jeudi 14 septembre, le thème Human Smart City servira donc de fil rouge. « Pas de Smart City sans Smart People ! ».

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17/12/2016

Esthétiser la place de travail

Travailler dans un lieu sympa génère de la motivation, du plaisir au travail et donc de la productivité ! Cette affirmation peut paraître pour une évidence, pourtant trop peu de dirigeant-e-s d’entreprise prennent cet aspect en considération. Les managers sont cependant obsédés par la recherche d’efficience, mais ils ne pensent que rarement à créer des espaces agréables. Dans mon entreprise, nous avons renoncé à être simplement des gestionnaires d’économat, livrant des meubles et des fournitures de bureau. Nous nous sommes mutés en penseurs d’espaces, en engageant des architectes d’intérieur.

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02/01/2016

Réinventer les banlieues et défendre les droits des Palestiniens sont des remèdes contre la folie extrémiste

Pour répondre au terrorisme islamique, l’état d’urgence et les bombardements des bases des sanguinaires sont souvent préconisés. Ces actions peuvent s’avérer momentanément et circonstanciellement totalement justifiées. A ce régime d’exception, on évoque, en sus, le remède crucial de l’éducation ou la formation des imams. Ces pistes semblent également indispensables. Par contre, deux remèdes ne sont pas assez cités : la réinvention des banlieues et la résolution du problème palestinien.

 

Les cités des banlieues de la plupart des grandes métropoles occidentales sont devenues des ghettos de pauvreté, de chômage, de frustration et d’ennuis. On y regroupe les plus défavorisés, dont plusieurs émanent de l’immigration de pays à forte composante musulmane. Le désespoir social et la délinquance forment le quotidien de ces populations sans espoir. Les institutions dans ces lieux sont en déliquescence, l’Etat laissant la place aux mafias et aux gangs. Le non-droit s’y installe. La violence y règne en maître. Les démocraties doivent lancer un plan Marshall pour réinventer ces quartiers où il ne fait pas bon vivre. Nous devrions d’ailleurs obliger les inventeurs de ces Cités à y vivre, pour qu’ils constatent les erreurs d’urbanisation et de gestion sociale qu’ils ont réalisées. Tout est à revoir : aménagement plus humain ; environnement équilibré ; éducation renforcée ; culture et loisirs déployés ; emplois créés ; cohésion sociale promue ; …

 

Secundo, régler la situation palestinienne. L’humiliation vécue, depuis des générations, par le peuple palestinien est devenue un symbole de ralliement utilisé par les milieux extrémistes islamiques pour recruter nos enfants. Ce peuple a le droit à sa nation. Comme les Kurdes ou les Sahraouis, les Palestiniens doivent accéder à l’autodétermination et à la création de leur Etat. Une terre, deux peuples ! Je suis convaincu que la population israélienne peut et doit coexister aux côtés des citoyennes et citoyens palestiniens, tant leur culture et leur origine sont communes. Les grandes nations de ce monde ont les clés pour résoudre cette difficile équation et inciter, voire contraindre, ces deux magnifiques peuples au dialogue et à la paix.

 

Lutter contre la violence aveugle passe par de telles prises de conscience, car les bombardements de Daesh et des Talibans ne suffiront pas.

 

Christian Brunier

 

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11/01/2015

Photo prise sur la Place de la République à Paris ...

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12/01/2014

Ne jamais banaliser le racisme et l’antisémitisme

« Ecoutez, je ne peux pas vous dire que Dieudonné n’est pas antisémite, ça c’est clair. Quand je vois les vidéos, les interviews qu’il fait, c’est clair qu’il y a vraiment un problème

par rapport aux juifs. »

Elie Semoun

 

« Pour moi, les Juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première. » ; « Quand j'entends Patrick Cohen, je me dis, les chambres à gaz ... Dommage ! » ; « Etant donné que le noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance. » Voici quelques exemples de propos abjects tenus par Dieudonné. Qui peut prétendre que ses inepties représentent une forme d’humour ? Rien à voir avec les provocs de Pierre Desproges ou les gags de Coluche, même les plus durs. Les déclamations de Dieudonné sont une vomissure de haine. De l’antisémitisme à l’état le plus dégoutant. Dans le Journal du Dimanche (JDD), Dieudonné salissait, une fois de plus, les Juifs en leur collant l’étiquette de « négriers reconvertis dans la banque ». Dans l'une de ses vidéos, l’ancien humoriste, enfermé désormais dans une sorte de sectarisme du complot, plongeait dans le sordide et transformait une chanson d’Annie Cordy, « Chaud cacao » en « Shoah nanas ». Ce propagateur d’idées nauséabondes a même osé qualifier la Shoah de « pornographie mémorielle ». Toujours plus ignominieux, Dieudonné a balancé : « Dans les livres de classe de mes enfants, j’ai arraché les pages sur la Shoah. » A plusieurs reprises, ce triste individu a été condamné pour ses déclarations antisémites.

 

En sus de ses mots exprimant son intolérance, ses amitiés prouvent son engagement sur les terrains de la malveillance. Rappelez-vous les courbettes qu’il réalisait devant le tyran iranien Mahmoud Ahmadinejad ou les leaders du Hezbollah. Ses sympathies pour le clan Le Pen s’inscrit dans le même registre. De son voyage au Cameroun avec Jany Le Pen, la femme de celui qui ironise sur les fours crématoires, à sa participation à la Fête du Front national du Bourget, les liens de Dieudonné sont forts avec les milieux d’extrême-droite. A ses côtés, parmi ses proches ou dans les salles de ses spectacles ségrégationnistes, on y croise toutes les figures de l’extrémisme et des thèses excessives : Ginette Skandrani, éditrice exclue des Verts pour antisémitisme ; Serge Thion, renvoyé du CNRS pour négationnisme ; l’écrivain Thierry Meyssan, polémiquant sur les attentats du 11 septembre et défendant nombre de dictateurs, comme Bachar el-Assad ; Mohamed Latrèche, Président d’un Parti fondamentaliste, sympathisant du Hamas et du Hezbollah ; Marc Georges, responsable frontiste, proche du régime baasiste irakien, s’affirmant « judéophobe » ; Frédéric Châtillon, ancien chef de file du Groupe Union Défense (GUD), organisation étudiante de la droite extrême ; Kémi Séba, racialiste noir, antisémite, condamné pour incitation à la haine raciale ou Alain Soral, cadre du Front national, plume de Le Pen, anti-féministe et anti-homosexuel. Une belle brochette de personnages sordides, élevant, en religion, la rancune envers les autres.

 

Lorsque Bruno Gollnisch fut exclu, pour cinq ans, de l’Université de Lyon-III pour avoir tenu des propos controversés sur les chambres à gaz nazie, Dieudonné se solidarisa avec ce prof falsificateur de l’histoire.

 

Sur un plateau de TV, Dieudonné joua un « sketch » mettant en scène, comble du mauvais goût, un rabbin nazi, hurlant « Heil Israël ». La mémoire des millions de morts des camps nazis était lamentablement humiliée.

 

Dieudonné poussa l’immonde à son paroxysme en faisant monter sur scène, lors de l’un de ses show, Robert Faurisson, tristement célèbre pour nier l’existence des chambres à gaz nazie. Ce faussaire de faits avérés a été condamné à de multiples reprises pour contestation de crime contre l’humanité et incitation à la haine raciale. Le public de Dieudo a assisté, ce soir-là, à un plébiscite de l’infâme.

 

Pierre Desproges, tout en subtilité, a cessé de plaisanter sur le peuple juif lorsqu’il a perçu quelques rires s’exprimer au premier degré, incapable de percevoir l’antiracisme de fond de Desproges. Dieudonné, lui, se réjouit de ces rires grossiers, aveuglé par sa volonté de discriminer certains milieux. Les rangs hilares de ceux s’amusant des gags racistes le dopent.

 

Le rôle des humoristes est de faire avancer les libertés et de propager la réjouissance. Les équipes d’Hara-Kiri ou de « Charlie Hebdo », les Siné, Bedos, Coluche, Desproges, Jean Yanne, les Nuls, ou les Guignols de l’info ont repoussé la frontière des interdits, joué avec l’irrévérence, secoué le politiquement correct. Jamais, ils n’ont utilisé la dérision pour prôner des idées de haine. Les propos racistes sont un délit, pas un droit d’expression. Il y a une trentaine d’année, lorsque j’étais un jeune adulte, jamais de telles dérives n’auraient été acceptées. La mémoire de la Seconde Guerre mondiale était encore très vivante. L’oubli nous guète. Sous le couvert d’une sorte de liberté d’expression, on tolère l’intolérable. On voit désormais des portraits de Mussolini dans certains magasins en Italie. On accepte, dans les démocraties, des affiches politiques rappelant celles des mouvements fascistes d’antan. On rie aux propos de Dieudonné. Le fascisme se banalise.

 

Dieudonné a pris en otage l’humour. Il faut le libérer. La sortie de ce kidnapping passe par l’interdiction de ses « spectacles » qui ne sont que de la promo de doctrines à ranger définitivement dans les poubelles de l’histoire. Nicolas Bedos paraphrasant Desproges m’offre le meilleur mot de la fin : « On a le droit de rire de tout, avec n’importe qui, si on n’est pas n’importe qui ! »

 

Christian Brunier

07/09/2013

Freysinger : Son masque tombe …

Le Valais a inspiré la loi genevoise favorisant l’intégration à l’école publique des enfants en situation de handicap. Le travail du canton du bout du Lac reste conséquent pour atteindre cette belle ambition. Le nouveau Conseiller d’Etat valaisan UDC Oskar Freysinger revient sur cette réussite et se déclare, dans le « Sonntagblick », contre l’intégration scolaire des « enfants avec handicap dans des classes normales ». Odieux, il ajoute même : « Je suis totalement contre cette idéologie ».

 

En 2010, le journal d’extrême-droite « La Nation » écrivait un torchon négationniste sur  le nationalisme serbe, évoquant « le faux camp de concentration », « les prétendus viols de masse », « le pseudo-massacre de Srebrenica ». Ces textes ignominieux furent justement attaqués. Pourtant, dans le journal « 24 heures », du 19 avril 2010, un certain Slobodan Despot déplorait le dépôt de plainte contre cette publication révisionniste : « Un signe préoccupant pour ceux qui essaient de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Cela équivaut à tuer la liberté d’expression (…) ». Ce Despot  vient d’être nommé chargé de communication du Conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger.

 

Srebrenica Memorial ...

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16/03/2013

L’Inde, terre de viol ?

Un nouveau viol collectif sordide a eu lieu, vendredi soir, en Inde. Cette fois-ci, la victime est une Suissesse de 40 ans. Un couple helvétique logeait sous tente, marquant une étape dans son périple en vélo à travers ce gigantesque territoire. Des hommes sont rentrés en force pour voler le couple, tabasser l’homme et violer la femme. Cette agression est un acte crapuleux. Elle s’inscrit aussi dans les violations constantes des droits des femmes dans ce pays.

 

Il suffit de se promener dans les rues indiennes pour se rendre compte du manque de respect que plusieurs hommes éprouvent envers la gent féminine. Soit elles sont ignorées, soit regardées comme des bêtes. Le mépris transpire.

 

Les thèses extrémistes religieuses, voire tribales, dénaturant de manière rétrograde l’hindouisme, le sikhisme ou l’islamisme, dénigrent la femme.

 

Les discriminations moyenâgeuses sont légion. Dans certaines régions, les filles sont massivement privées du droit à l’éducation. La violence conjugale est fréquente. La pauvreté frappe davantage les femmes que les hommes. Les femmes sont souvent exploitées à l’extrême comme force de travail. Plusieurs sont vitriolées par des hommes jaloux. Selon un Rapport des Nations Unies pour la Population, 70% des Indiennes mariées, âgés entre 15 et 50 ans, seraient battues et/ou subiraient des sévices sexuels. Le harcèlement sexuel et les attouchements sont fréquents. Le sexisme est inscrit dans certaines croyances.

 

Ce même fondamentalisme religieux frustre les hommes, bridant leur sexualité. A force d’interdits, les Indiens accumulent les déplaisirs. La tendresse est prohibée dans les lieux publics. La séduction est blasphématoire. 80% des unions sont le fruit de mariages arrangés et forcés. Impossible de laisser parler l’amour librement. Les sentiments sont emprisonnés. Ce contexte est un terreau fertile à la propagation de la bestialité.

 

Dépossédés du droit au désir, certains humains plongent dans la perversité et l’animalité barbare. Ces viols dégueulasses à répétition dans le pays de Gandhi sont une résultante de ce contexte d’intolérance religieuse.

 

A ceci s’ajoute un manque cruel de femmes. La dot pesant lourdement sur les finances des familles, les femmes enceintes prennent fréquemment la voie de l’avortement lorsque l’échographie montre la venue d’une petite fille. La population se masculinise dangereusement. L’équilibre des sexes est mis à mal.

 

L’Inde doit rejeter ces délires mystico-religieux. Cette belle et grande nation doit retrouver ses racines non-violentes gandhiennes, son idéal amoureux inspiré par le Kâma-Sûtra, et surtout donner la place que les femmes méritent. La femme est l’avenir de l’homme, en Inde, comme dans le reste du monde.  

15/01/2013

Droit au mariage pour toutes et tous : Et si on l’instaurait en Suisse

La France se déchire pour ou contre le droit au mariage pour toutes et tous. De quel droit empêche-t-on deux personnes qui s’aiment de se marier ?

 

L’Afrique du Sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Hollande, l’Islande, la Norvège, le Portugal, la Suède, 9 Etats des USA et 2 Etats du Mexique ont légalisé ce droit élémentaire, sans que ceci ne bouleverse ces pays.

 

Que vos voisins, vos amis ou vos collègues soient mariés, divorcés, veufs, pacsés, qu’est-ce que ça change ? Le choix de son état-civil est une affaire personnelle ; un droit élémentaire.

 

La discrimination d’un groupe est une violation grave des libertés. Car derrière cette sacralisation du mariage voulue par certains, c’est bien les homosexuel-le-s que l’on stigmatise. Empêcher un couple, quel qu’il soit, de se marier, alors qu’il le souhaite, est un acte qu’une démocratie ne peut pas accepter. L’amour entre adultes consentants doit pouvoir s’épanouir dans le statut voulu par le couple. La société n’a pas à exclure ce droit à une orientation sexuelle. Mêmes droits, mêmes devoirs pour toutes et tous !

 

Au contraire de ce que prétendent les opposants à ce droit humain, l’extension du droit au mariage aux homosexuel-le-s consolide cette institution.  

 

Chacune et chacun doit avoir la totale liberté de s’unir avec la personne de son choix. Ce principe ne repose sur aucune idéologie ou religion. C’est seulement un principe d’égalité de droit.

 

La France va probablement voter cette disposition prochainement. Il est grand temps que cette liberté d’union soit aussi légitimée en Suisse, berceau de plusieurs conventions en faveur des droits humains.

16/12/2012

Ensemble, pour un droit d’asile digne

Mon humanisme m’oblige, sans coup férir, à signer le référendum « Halte aux durcissements dans le domaine de l’asile en Suisse ».

 

Cette loi inique supprime la désertion comme motif d’asile. Avec un dispositif de ce type, Charles de Gaulle aurait été rejeté par les Britanniques, alors qu’il fuyait l’armée française, collaboratrice des Nazis, pour combattre plus efficacement cette idéologie de haine. Jamais l’Appel de Londres n’aurait été entendu.

 

Ce durcissement législatif supprime les procédures d’asile demandées dans les Ambassades. Un grand nombre de personnes très menacées ont trouvé refuge dans des sites diplomatiques étrangers. Sous le totalitarisme stalinien en Europe de l’Est ou lors de la répression dans le Chili de Pinochet, un grand nombre d’opposant-e-s politiques ont sauvé leur vie en franchissant les grilles de ces Ambassades et ont pris le chemin de l’exil plutôt que celui de l’exécution sommaire. Tracer ce droit humain dans les textes est facile, bien assis sur son fauteuil de parlementaire à Berne. Et dans la vraie vie, dans la réalité de l’oppression que vivent trop de peuples ? Je ne peux pas accepter ce geste irresponsable, cet acte caractérisé d’inhumanité.

 

D’autres dispositions sont tout aussi contraires aux Droits humains, base d’une société harmonieuse et fraternelle. Toute personne, sensible à ces valeurs humanistes, doit refuser ces nouvelles procédures d’asile, que l’on soit de droite, de gauche ou sans étiquette politique.

24/10/2012

Les Manouches sont aussi des victimes de l’Holocauste

 « Les Sinti et les Roms sont la plus grande minorité ethnique d'Europe

est aussi la plus pauvre, subissant toujours discriminations et racisme. »

Romani Rose, Président du Conseil central allemand des Sinti et Roms.

 

Ce matin, à Berlin, un mémorial dédié au peuple rom victime du génocide nazi, durant la Seconde Guerre mondiale, a été inauguré. Cet hommage est une reconnaissance légitime de ce massacre, trop souvent et trop longtemps occulté. Plus de 500'000 Sinti et Roms ont été exterminés par les Nazis.

 

Cette commémoration émouvante est une alerte contre le mépris. Après toutes ces années d’indifférence, les Roms restent une population stigmatisée et maltraitée. La discrimination contre ces personnes est systématique dans nos pays, fiers pourtant de se revendiquer comme de belles démocraties, bâties sur la Charte des droits humains.

 

Une main tendue pour obtenir une pièce, une demande polie de nettoyage d’un pare-brise, un jeu de bonneteau dans la rue ou un air de musique tzigane joué dans le tram est assimilé, par beaucoup, à de l’insécurité. Evidemment, nous pouvons nous sentir dérangés par une multiplication de sollicitations en traversant une ville. Nous pouvons percevoir un malaise face à cette pauvreté. Et pourquoi pas, ressentir un peu de culpabilité. Mais, parler d’insécurité est une banalisation de ce terme et un affront à ce peuple rejeté.

 

Personnellement, j’ai davantage la trouille du bras tendu illustratif des thèses extrémistes que de la main tendue d’un humble mendiant.

 

Les tenants des grands trafics, les blanchisseurs d’argent sale, les mafieux de tous genres sont les responsables de l’insécurité ; pas ces personnes déambulant dans les villes, demandant l’aumône et dormant sous nos ponts.

 

Oui, la différence interpelle. Tandis que l’on qualifiait Django Reinhardt de génie, les SS exécutaient le peuple du guitariste de jazz, en le considérant comme « racialement inférieur ». Il est étonnant de constater que les rachitiques du cerveau ont une fâcheuse tendance à considérer celles et ceux qui ne leur ressemblent pas comme des moins que rien.

 

Nous devons apprendre de l’histoire. La haine n’apporte que mépris et violence. Jamais le rejet de l’autre n’est une solution. L’émancipation humaine émane de la fraternité entre les peuples et entre les êtres.

 

L’intégration doit effacer la marginalisation des peuples tziganes. Une meilleure connaissance du passé et du présent de ces gens du voyage doit ouvrir la porte de notre compréhension. Les Roms doivent avoir accès aux droits élémentaires des humains : une terre, des conditions salubres d’habitation, de la subsistance, de l’éducation, un accès aux prestations de santé publique et des possibilités de travailler légalement. Leurs Etats de « résidence » ne leur offrent pas ces conditions dignes d’existence. L’Union européenne possède pourtant des leviers pour mettre sous pression ces gouvernements qui maltraitent ces populations. Et nous, simples citoyennes et citoyens, nous devons savoir faire parler nos cœurs afin de ne pas nous calfeutrer dans nos carapaces d’indifférence, voire de rancœur.

 

Bravo à l’Allemagne d’avoir construit ce monument, réalisé par l’artiste israélien Dani Karavan, pour nous souvenir et nous encourager à la solidarité envers les Sinti et les Roms.