05/01/2017

Une Traversée du Lac solaire ` ?

Je reste opposé à la Traversée de la Rade de Genève pour deux raisons prospectives principales : Nous trouverons très difficilement le financement d’un ouvrage très onéreux et dans le cas contraire, cette traversée est-elle prioritaire par rapport à d’autres financements publics ? ; La mobilité va tellement évoluer dans les deux décennies à venir (voiture sans chauffeur, passage accru de la voiture individuelle à l’automobile mutualisée, Swissmétro, …) que les réponses actuelles aux problèmes de déplacement seront vite dépassées. Néanmoins, si une majorité de la population la souhaite, nous devrions faire preuve d’innovation et trouver la convergence entre l’économie et l’écologie, et ainsi casser le débat stérile entre les pros et anti-bagnoles. Avec mon ami Gilles Garazi, Directeur de la Transition énergétique de SIG, nous cherchons, depuis quelques semaines, à créer une passerelle solaire à Genève. Il s’agit d’une sorte de long serpent en panneaux solaires, couvrant une route, et offrant un design hors du commun. Un tel procédé enjambant le Lac, créerait de l’énergie solaire et offrirait à Genève une nouvelle curiosité internationale. Retrouvons le goût des grandes idées et de l’utopie pour changer notre société. Serpent solaire.jpg

10/05/2016

Géothermie à Genève

Après deux ans de prospection du sous-sol genevois dans le cadre du programme GEothermie 2020, SIG et l’Etat de Genève dévoilent leurs premiers résultats. Cinq zones du canton réunissent les conditions géologiques propices à la géothermie de moyenne profondeur de même que certaines nappes d’eau souterraines peu profondes. Le programme GEothermie 2020, piloté par l’Etat de Genève et mis en oeuvre par SIG, démarre cette année la phase de prospection détaillée.

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31/10/2015

Journée d’information grand public GEothermie 2020. Mon discours :

Messieurs les Conseillers d’Etat,

Mesdames, Messieurs, Cher-ère-s ami-e-s,

 

SIG a démarré au début de la semaine de nouveaux tests de prospection du sous-sol genevois dans le cadre du programme du GEothermie2020. Ce programme, piloté par l’Etat et mis en œuvre par SIG, vise à cartographier le sous-sol genevois avec précision et à définir les endroits les plus propices à la géothermie. Nous réalisons une véritable échographie des entrailles de la terre.

 

Nous avons commencé la prospection au début de la semaine à Collex-Bossy, Versoix et à Terre Sainte. Ces tests se dérouleront dans 25 communes genevoises et 8 communes vaudoises limitrophes. Les sondages s’achèveront à la fin du mois de novembre à Meyrin.

 

Nous avons informé les communes concernées au cours de l’été. La plupart d’entre elles ont accueilli notre demande d’effectuer des tests sur leur territoire avec enthousiasme.

 

En effet, cela pourrait déboucher sur des partenariats entre les communes ou la Ville de Genève et SIG. Elles pourraient utiliser cette source d’énergie locale, propre, renouvelable et disponible 24h sur 24 pour des quartiers existants ou pour de nouveaux projets immobiliers ou urbanistiques, comme par ex, le projet La Praille-Acacias-Vernets (PAV). La géothermie pourrait également être utilisée pour chauffer les serres agricoles des maraîchers.

 

SIG a opté pour une approche prudente : d’abord réaliser de la géothermie de moyenne profondeur (-1000m) ce qui permettra de produire du chauffage et ensuite, si les résultats sont concluants, se lancer dans la géothermie de grande profondeur pour produire de l’électricité.

 

Des premiers sondages ont été effectués en août 2014 entre Chancy et Bernex sur un tronçon de 8 km. Les résultats sont encourageants : il pourrait y avoir de l’eau chaude en quantité suffisante pour développer la géothermie dès 500 mètres de profondeur, soit moins profond que présumé. Par conséquent, et c’est une excellente nouvelle, l’eau chaude renfermée dans le sous-sol du bassin genevois sera plus facilement accessible que prévue.

Même si les premiers résultats sont prometteurs, nous ne comptons pas précipiter le développement de la géothermie à Genève. Les forages exploratoires n’auront lieu que lorsque la cartographie des sites sera terminée, c’est-à-dire dès 2018. Quant à la phase d’exploitation, elle débutera ultérieurement en fonction des résultats.

 

SIG a déjà engagé 20 millions dans cette phase de prospection. Cet engagement est une preuve de notre détermination à promouvoir les énergies renouvelables et à développer des énergies propres au niveau local, meilleures pour la planète et notre porte-monnaie.

27/04/2013

Genevoiseries du jour ...

Durant 12 jours, les comédiens Philippe Cohen et Julien Opoix ont diverti Genève avec leur spectacle d’impro de talent : « Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’impro sans jamais oser le demander ». Pas une trace de ce bon spectacle dans les médias. La nouvelle diva mondiale du jazz, Melody Gardot, donne un concert d’exception au Théâtre du Léman de Genève. Quasiment aucune trace dans les médias. Pendant ce temps, l’annonce du chien de Silvester Stallone tué par un coyote occupait nos journalistes. Leurs priorités ne sont pas les miennes.

 

Les viticulteurs genevois ont choisi comme Président, l’ancien Conseiller d’Etat genevois, Conseiller aux Etats, Robert Cramer. L’ami Bob promet de mieux promouvoir les crus genevois à Berne. Enfin un politicien qui sait de quoi il parle !

 

Le Conseil municipal de Vernier a décidé à la quasi-unanimité de modifier son propre règlement. Le Conseiller municipal verniolan et Député du MCG Thierry Cerutti s’énerve contre une décision qu’il qualifie d’ « antidémocratique ». Le vote d’une grande majorité émanant d’une élection par le peuple est, selon cet élu du MCG, « antidémocratique ». Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs.

 

Le député genevois UDC Eric Bertinat écrit sur son blog : « Cocus ! Qui ? Tous les députés PLR qui ont retourné leur veste en acceptant le budget 2013 après accord avec leurs copains socialistes (…) » Cocu dans le dico : victime d’infidélité conjugale. Le PLR est donc victime d’infidélité conjugale. De la part de qui ? Avec qui ? Le Grand Conseil, une grande coucherie ?

 

L’ami Christian Lüscher crie comme une jeune pucelle contre la délinquance lorsque quelques Roms roulent des grands naïfs en jouant au bonneteau sur les quais lémaniques. Cette arnaque est dérangeante et condamnable, pas trop dangereuse tout de même. L’élu PLR adopte la même sévère posture contre les squatters, les manifestants ou les jeunes alternatifs parcourant le canton en patins à roulettes. Le grand effarouché, prêt à fliquer le pays en voyant un pauvre tendre la main dans la rue, devient un grand tolérant face à la criminalité financière. Il se dit d’accord de lever le secret bancaire uniquement en « cas de fraude ou d’évasion fiscale répétée et portant sur des montants élevés. » Seules les récidives couplées à une grande ampleur de violation méritent une sanction, selon Cricri ? Drôle de conception de la justice pour un brillant juriste.

 

A l’abordage … Didier Bonny, après avoir quitté le PDC, passe au Parti pirate, alors que nous l’attendions plutôt chez les Verts ou au PS. Comme disait Sénèque : « Lorsqu’on ne sait pas vers quel port on navigue, aucun vent n’est le bon. » Même quand on est pirate ?

 

 

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15/03/2012

Le respect plutôt que le blocage égoïste des carrefours

Genève étouffe sous les bagnoles. Chaque matin, chaque soir, quasiment tout le temps, un bouchon généralisé bloque notre belle Cité. Quotidiennement, comme pour alimenter les brèves de comptoir, les citoyens dégottent des coupables : « C'est la faute aux chantiers, à Künzler, aux ingénieurs de la mobilité, aux TPG, ... »

 

Certes, on ne développe pas massivement un réseau de tram et un axe ferroviaire sans provoquer quelques désagréments. C'est ainsi que l'on façonne une ville capable d'affronter l'avenir.

 

Mais, les plus grands responsables de ce capharnaüm sont souvent oubliés, lorsque le peuple convoque les « accusés » à la barre des discussions de bistrot.

 

Les automobiles forment la première cause du blocage de leurs consœurs. Le nombre de voitures explose dans la région genevoise. Etant l'un des plus importants pôles de développement d'Europe, les gens travaillant de plus en plus en ville et habitant à l'extérieur, les autos sont partout. L'équation est mathématique. Sur un territoire exigu, coincé entre le lac et les montagnes, impossible de multiplier (heureusement) les voies de communication. Sur un réseau évoluant peu, l'ajout d'un tas de voitures ne peut créer que des surcharges asphyxiant Genève.

 

Finalement, cerise sur le gâteau, l'un des responsables trop souvent impuni est le chauffard. Egoïste, impatient, il jette sa grosse bagnole sur le carrefour, alors que le feu est orange vif ou rouge clair. A chacun de mes déplacements, presqu'à chaque carrefour, un ou plusieurs conducteurs de la sorte bloquent la circulation et les transports publics. Pour gagner individuellement quelques secondes, ils en font perdre des dizaines aux autres.

 

Ce comportement est l'illustration de notre société individualiste, compétitive à l'excès et irrespectueuse des autres. La promotion du respect et de la solidarité est l'un des vaccins à cette forme de connerie humaine.

 

En attendant, quelques contrôles policiers, quelques amendes aux véhicules stagnant, en toute impunité, au milieu des carrefours pourraient fluidifier le trafic et rappeler à ces énergumènes que le respect, ça change la vie !

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

Bouchon Rue Voltaire Genève.JPG

En entrant dans la Rue Voltaire, alors qu’il n’y a qu’une seule file, nous nous retrouvons à 4 bagnoles de front, dont deux clairement dans les voies d’en face. Blocage du carrefour assuré ! (Photo : Christian Brunier)

21:47 Publié dans Genève | Tags : circulation, mobilité | Lien permanent | Commentaires (2)

14/05/2011

Miscellanées du 14 mai 2011

« Dépêchons-nous de succomber à la tentation

 avant qu'elle s'éloigne. »

Epicure

 

Pour commémorer les 20 ans de la mort de mon copain André Chavanne, le grand Ministre de l'instruction publique à Genève, la Cave de Genève lui réserve une cuvée de Syrah et Gamaret appelée « L'humaniste ». Il aurait été fier lui qui maniait avec talent tant l'humanisme que les grands crus.

 

La Ville de Genève attribue son Prix de la Ville section droits humains à l'association Mesemrom, défendant les droits des Roms, peuple trop souvent opprimé. C'est courageux de la part du gouvernement de la Ville. Par cet acte, il privilégie l'humanisme face à l'électoralisme. Les Genevois-es, comme une bonne partie des Européens, ont de plus en plus peur des Roms pratiquant la mendicité, alors qu'ils ne menacent personne. Personnellement, j'ai davantage la trouille du bras tendu illustratif des idées de Le Pen, Berlusconi ou Blocher que de la main tendue des pauvres Roms.

 

Les associations patronales du commerce de détail détruisent 10 ans de partenariat social et ouvrent grand la porte aux pires abus dans la vente à Genève. Il n'y aura plus de convention collective cadre dans la vente à Genève dès juillet 2011. Plus de salaire minimum obligatoire, plus d'horaire plafonné à 42h par semaine, plus de perte de gain maladie ni de semaine limitée à 5 jours de travail. La sous-enchère salariale, le travail sur appel et les autres formes d'exploitation peuvent reprendre le terrain. Parce que je crois au partenariat social et défend fermement les droits des travailleuses et travailleurs, je signe la pétition du SIT et d'UNIA sur ce thème.

http://www.sit-syndicat.ch/spip/IMG/pdf/Petition_Sit_Unia...

28/11/2010

Genevoiseries : 28 novembre 2010

Genève sans nuit ! Genève s’ennuie !

 

Lu sur les murs de Genève, pour se plaindre du manque de lieux nocturnes de divertissements :

Genève sans nuit.JPG

Bravo aux citoyen-ne-s genevois-es

UDC.JPG

Pacman envahit Genève …

Pacman.JPG

 

Photos : Christian Brunier

 

14:34 Publié dans Genève | Tags : genève | Lien permanent | Commentaires (1)

16/08/2010

Salut Pierre !

Dernier adieu à Pierre Giacasso, mort en montagne, l’une de ses passions. Pierre Giacasso a été le leader de la rénovation du réseau d’eau potable à Genève. Son objectif : la perfection de ce bien public vital. Toujours humain et positif, il aimait la vie et l’humour. Après chaque journée de plaisir, il aimait lancer : « C’est déjà ça de pris. » 

Passionné par son métier d’ingénieur et militant pour une eau de qualité, quand il buvait un grand crû, il glissait « Le vin d’ici vaut bien l’eau de là. » Même sur nos rares sujets de divergences, il était à l’écoute et débattait avec respect et sérénité.

Grand professionnel, manager charismatique, humain d’exception, je suis très heureux d’avoir eu le privilège de le côtoyer et de collaborer avec lui.

18:16 Publié dans Genève | Tags : hommage, giacasso | Lien permanent | Commentaires (1)

31/12/2008

Louis Ducor, une sacrée personnalité engagée pour Genève

Pour le journal « Grand Angle », je rends hommage à Louis Ducor qui nous a quittés il y quelques semaines. 

 « Vu la situation actuelle de l’entreprise, je vous propose 0% d’augmentation pour cette année. Au niveau de vos revendications, vous n’êtes pas raisonnables … ». Le PDG se lève et claque la porte. Les faits remontent à une vingtaine d’années et le scénario se répétait inlassablement, année après année. C’était l’un de mes premiers contacts avec Louis Ducor, à l’heure des négociations entre la direction des S.I. (SIG n’était pas encore à la mode) et la commission du personnel (C.P). J’étais le benjamin de la C.P . et la tradition voulait que le plus jeune soit envoyé au feu pour présenter la plate-forme de revendications salariales. Tous les 365 jours, M. Ducor arrivait en négociation avec « rien à donner » et la commission du personnel demandait la lune. Le clash était assuré et Louis Ducor sortait furieux de la première séance. Ensuite, avec son esprit joueur, avec sa passion de la négociation, mais surtout avec son goût de la justice sociale, Monsieur Ducor entamait la discussion qui durait, durait, durait … En fin de course la négociation tournait souvent en faveur du personnel et correspondait aux objectifs initiaux fixés par le PDG. Tout le monde sortait la tête haute, en criant victoire.

Quelques jours après cette négociation serrée, j’étais convoqué dans son bureau. Sur un ton très paternaliste, il me dit avoir apprécié cette bataille syndicale, et il m’avoua même avoir admiré mon courage et l’insolence de ma jeunesse. Le « vieux loup » de la politique et de l’industrie était parfois autoritaire, mais toujours respectueux de celles et ceux qui déployaient de la bravoure et de la passion pour l’entreprise.

Très vite, une complicité s’instaura entre nous. Au-delà de nos idées et de nos rôles différents, nous partagions le sens du service public, la volonté de préserver la paix sociale et une opiniâtreté absolue à défendre SIG et ses collaboratrices et collaborateurs.

Ainsi au fil du temps, j’ai appris à connaître la sacrée personnalité qu’était Louis Ducor. Il était assurément un homme d’Etat, soucieux du bien général et de l’avenir de notre République, pour laquelle il vouait une grande passion.

Durant sa présidence et sa direction, puisqu’à l’époque ces deux responsabilités étaient cumulées, notre entreprise a progressé énormément. A son bilan, nous comptabilisons notamment la construction de notre site du Lignon et un emménagement de grande ampleur, la reprise de la Société des Eaux d’Arve, la mise en œuvre d’une politique de communication, la modernisation du fonctionnement de l’entreprise ou le renforcement de SIG au sein de Gaznat, d’EOS et de la Société des Forces motrices de Chancy-Pougny.

Comme tous les passionnés, il était aussi un touche-à-tout. La liste de ses présidences est impressionnante : de l’Institut national genevois à l’Association des diabétiques, du Rotary au Parti radical genevois, en passant par celle de la Grande-Dixence et de la Société des Ports-Francs.

Dans son discours de départ de SIG, Louis Ducor lançait : « Le sentiment que je retiens, c’est la joie d’entreprendre, de construire, de consacrer mon activité à des ouvrages durables, utiles à l’ensemble de la collectivité genevoise. Je crains que l’ambiance n’ait changé aujourd’hui. Je ressens plutôt, la peur d’investir, la peur de déplaire, la peur des élections, la peur des risques techniques, la peur des erreurs. » Cet hymne au courage politique et cet itinéraire en faveur de la prospérité de Genève résument bien l’existence de cet homme qui laisse une trace positive et durable pour notre canton.

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