Energie positive - Page 4

  • « Une journée avec moi à la Sgipa », une expo de Demir Sönmez

    Je prononce un mot au vernissage de l’expo du photographe Demir Sönmez : « Une journée avec moi à la Sgipa ». La Sgipa déploie ses activités dans deux domaines principaux : La formation d’adolescents qui, au terme de leur scolarité obligatoire, ne peuvent pas rejoindre directement les filières traditionnelles de formation professionnelle ; La prise en charge et l’encadrement de personnes adultes en situation de handicap mental. Le but visé est l’intégration professionnelle la plus adaptée pour toutes ces personnes, au travers d’une vie socialisante incluant le droit au travail. SIG accueille du 1er au 28 mars 2019, sur son site du Lignon, cette exposition de photographies. Elle a été réalisée par la Fondation Sgipa en 2018 dans le cadre son 60e anniversaire. Cette exposition nous plonge dans le quotidien de 3 bénéficiaires de la Fondation qui a pour mission l’intégration sociale et professionnelle d’adolescents et d’adultes présentant des déficiences intellectuelles légères à moyennes.

    Ce voyage en images est l’œuvre du photographe Demir Sönmez. D’origine kurde et arménienne, il a étudié son métier en Turquie, pays qu’il a ensuite fuit pour des raisons de répression politique. Arrivé à Genève en 1990, Demir Sönmez, grand défenseur des droits humains, est devenu un personnage clé de la Cité en capturant de nombreux moments de la vie politique, sociale, culturelle et associative. SIG collabore avec la Sgipa. La présence d’un atelier de production adapté à la STEP (Station de traitement des eaux polluées) d’Aïre permet à 10 bénéficiaires d’être présent-e-s tout au long de l’année sur les différentes stations d’épuration. Leurs tâches sont diverses : Entretien des espaces verts (tonte et soins des gazons, taille des haies, arbres et arbustes, gestion des espaces floraux, aménagements paysagers, désherbage des toitures végétalisées) ; Entretien des plantes de bureaux ; Déneigement des passages pédestres ; Nettoyage des chemins de passage ; Travail avec la souffleuse. SIG est ravie de pouvoir montrer cette exposition de photographies à ses 1650 collaborateurs. Gestionnaires de réseaux, dans une ville connectée, acteur engagée de la transition écologique, SIG par vocation crée du lien.

    En tant qu’entreprise humaniste et donc inclusive, nous souhaitons favoriser au mieux l’intégration des personnes en situation de handicap et de renforcer la coopération entre les humains, très divers, qui forment la richesse humaine. Éthique, elle veut être exemplaire en favorisant cette diversité, qui est source d’innovation, de performance et de créativité. Une entreprise agile et durable est une entreprise qui intègre et s’enrichit des différences. Le capital humain est l’une des lignes de force de la stratégie de SIG.

  • La recherche de l’espérance

    Dans plusieurs régions du monde, des personnes manifestent leur colère. Se lever contre les injustices est louable. Crier son ras-le-bol est légitime. Ça ne suffit, tout de même, pas. Les colères se sont transformées en évolution, seulement lorsqu’elles étaient couplées à de l’espérance. La critique a peu de sens, sans une force de proposition.

    Or, ces temps, trop de mouvements s’engluent dans le larmoiement, s’enlisent dans la plainte à répétition, voire dans la violence gratuite, en ignorant l’ambition d’avenir. Le dégoût ne peut pas être une idéologie ! Les grandes transformations positives sont nées de ce beau mariage entre protestation et innovation. Ce sont les grèves syndicales associées aux thèses progressistes qui ont créé les congés payés et nombre d’avancées sociales. Les coups de gueules et la signature d’appels féministes couplés au courage politique de Simone Veil et d’autres ont ouvert la voie au droit à l’interruption volontaire de grossesse. Les boycotts additionnés de la volonté de pardon et de réconciliation de Nelson Mandela et de l’ANC ont fait tomber le régime sanguinaire de l’apartheid.

    Il faut résister, hurler sa révolte, mais il faut, de plus, porter un idéal pour tenter d’améliorer la société, de rendre meilleure la vie du plus grand nombre. Il est temps de retrouver ce goût de l’espérance, de prendre le temps de rêver à un monde meilleur.

  • Joyeux anniversaire Emile !

    Emile Coué fêterait, aujourd’hui, ses 162 ans. Pas tout jeune le type. Pourtant, ses théories restent, plus que jamais, vivaces. Ce psychologue et pharmacien est le créateur de la méthode Coué, fondée sur l’autosuggestion positive. Précurseur de la pensée positive, il fut l’expérimentateur de l’effet placebo. La psycho positive, ce n’est pas une croyance ou du bla-bla idéaliste. Cette recherche de plénitude repose bien sur des analyses scientifiques, dont les résultats ont été mesurés cliniquement. Les études sont pléthoriques et vont toutes dans le même sens. L’humain a le potentiel d’orienter ses sentiments vers le bon. La pensée positive fournit une boîte à outils pour favoriser le bien-être et identifie les freins à cette vision bienveillante de l’existence. Viser la pensée positive ne signifie pas de renier la réalité ; d’enfoncer la tête dans le sable. Cette façon de penser et d’agir repose sur un fait, presqu’une évidence : Les attitudes positives génèrent les émotions positions. Plus vous en diffusez, plus vous serez satisfait-e, et plus vous en recevrez en retour. Nos représentations négatives sont, en revanche, dévastatrices. Coué nous encourage à utiliser notre liberté et notre capacité à imaginer le possible et le positif. A équilibrer, les coups de désespoir avec l’accumulation de points positifs, même petits. De voir la vie en rose plutôt qu’en noir. De penser toujours « je peux » et jamais « je ne peux pas ».

  • Être sensible à la beauté du monde

    « Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L’observer, la contempler, c’est un principe de régénération comme l’oxygène », Jacques Perrin.

    Le Bhoutan est un pays pauvre, économiquement parlant. Et pourtant, il est le pays où le sentiment de bonheur cartonne. Genève est l’un des endroits les plus privilégiés du monde et, cependant, une foultitude de personnes se plaignent continuellement. Notre taux de psychiatrisation est énorme. La dépression est répandue. Mais, pourquoi ? Qu’est-ce qui légitime ces écarts entre réalité et sentiments de plénitude ou de déprime ? Plusieurs facteurs expliquent ces résultats étranges. Mais, une chose est sûre : Au Bhoutan, les gens restent sensibles à la beauté du monde. Alors que nous …

     Pourtant, si nous prenons la peine d’observer autour de nous, le quotidien s’illumine. Si nous accordons un peu de temps, à soi-même, aux autres et aux choses qui défilent à proximité, nous verrons vite que la beauté est omniprésente, et que les petits bonheurs ne sont pas si rares. Levons le nez de notre natel et regardons simplement dehors lors d’un trajet en bus. Certes, tu parcours le même chemin depuis des années et tu crois tout connaître. Tu te trompes. Observe … Cet arbre magnifique tout en fleurs, lui qui était, il y encore quelques semaines, dépourvu de feuilles ; Cet enfant qui sourit en shootant dans son ballon. Quelle satisfaction rafraîchissante ! Ce nouvel aménagement qui permet aux cyclistes de circuler en sécurité ; Cette belle affiche qui annonce un spectacle durant lequel tu passeras un moment d’exception ; Cet oiseau étonnant et coloré qui vole à côté du transport en commun. Sur quelques kilomètres, les sources d’émerveillement sont nombreuses. Apprécions ce café pris entre amis ; Ce remerciement de la voisine à qui tu tiens la porte de l’ascenseur ; Cette succulente odeur provenant de la cuisine d’à côté ; Les souvenirs joyeux provoqués par l’écoute de cette chanson fétiche diffusée à la radio. Et ce paysage grandiose qui s’affiche devant nous, avec élégance.

    Chaque jour, nous avons le loisir d’éprouver plein d’instants de satisfaction. Il suffit d’y être attentif et les inventorier dans son bilan de petits bonheurs journaliers. Être sensible à la beauté du monde rend le quotidien beaucoup moins triste, la vie moins difficile. C’est une posture positive ; une manière de penser, de voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Essayer, c’est simple, et toutefois si efficace.

  • Chassons nos préjugés ….

    Le préjugé est un poison qui pollue d’éventuelles relations avec l’autre et crée des angoisses personnelles infondées. Les gens ont souvent plein de préjugés qui créent du mépris et de la haine pour les autres et de la frustration pour soi-même. C’est fréquemment la différence ou l’inconnu qui crée ces peurs et génère des idées basées sur de faux schémas. Le xénophobe n’aime pas l’étranger (l’inconnu) qu’il imagine mal intégré, profiteur, voleur, voire dangereux. En revanche, il est pote au boulot avec son collègue d’un autre pays et trouve son voisin de pallier, venant d’un autre endroit du monde, hyper sympa, juste parce qu’il les connaît, que l’angoisse de l’inexploré est repoussée.

    Ces stéréotypes sont générateurs des pires idées : racisme, misogynie, homophobie, intolérance, violence, intégrisme, génocide, ... Ces croyances erronées sont à l’origine des pires démences, guerres, délires, actes totalitaires, violations des droits humains. Les préjugés sur les Juifs ont déclenché l’un des plus grands massacres de notre histoire ; les préjugés sur les Occidentaux sont à la racine de nombres d’attentats intégristes islamiques ; les préjugés sur les réfugié-e-s provoquent le rejet odieux d’êtres humains ; les préjugés sur les femmes forment le terreau du machisme. Je pourrais poursuivre longuement cette liste peu glorieuse pour l’humanité. Les préjugés imaginent le pire. Les jugements à l’emporte-pièce germent dans les impuretés de l’esprit. La bienveillance voit ce qui réunit, rassemble, le bon chez les autres et soi-même. La confiance génère la confiance ; le beau appelle le beau ! Il faut sortir du prêt-à-penser, casser les caricatures sur les autres, tuer les préjugés.

    « La raison, le jugement, viennent lentement ; les préjugés accourent en foule », écrivait l’humaniste Jean-Jacques Rousseau. Convoquons la sagesse pour construire un avenir positif basé sur la raison et non pas dans les ténèbres des préjugés.