Energie positive - Page 6

  • Une société humaniste et éclairée ne peut pas tolérer l’excision !

    Je prône une société bâtie sur le Bonheur intérieur brut. Quand tu veux le bien, tu dois aussi combattre le mal. Aujourd’hui, nous allons vivre la Journée internationale contre l’excision, décidée par l’ONU.

    Malgré les campagnes menées par les organisations internationales, les ONG, l’Union africaine, l’Union européenne et plusieurs états, près de 200 millions de filles et de femmes ont subi, sur cette Terre, une forme de mutilation génitale, dont environ 44 millions de moins de 14 ans. Chaque années, 3 millions de jeunes filles subissent cet acte de tortures. La prévention et l’interdiction de ces sales pratiques doivent s’amplifier. Tolérance zéro !

    Selon l’UNICEF, toutes les quinze secondes une excision est pratiquée sur cette planète. L’excision est le nom générique donné à différentes pratiques en traînant l’ablation d’organes génitaux féminins. Cette torture est liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité.

    Combattre l’excision n’est pas une manière d’imposer la civilisation occidentale à d’autres cultures, mais simplement une lutte contre un acte de torture, un engagement en faveur de la liberté de disposer des plaisirs du corps.

    Certains défendent cette mutilation humiliante au nom de particularisme culturel ou religieux. Pourtant, comme le disait fort bien l’imam N’Diaye, alors Secrétaire général de l’Associations des imams et oulémas du Sénégal : « Il n’y a rien dans le Coran qui impose l’excision. »

    Les femmes subissant ces actes restent meurtries toute leur vie, tant dans leur chair que dans leur psychisme. Beaucoup de victimes meurent ou mettent en danger leur santé à la suite d’une excision. Hémorragie, infection, état de choc ou dépression sont quelques effets de ces actes barbares.

    L’excision est une abolition du droit aux plaisirs. Nous savons pourtant l’importance d’une vie sexuelle harmonieuse sur la qualité de la vie, la santé et l’équilibre psychologique. Rien ne peut justifier cette violation de l’intégrité corporelle, contraire aux droits élémentaires de la personne et symbole du machisme le plus révoltant.

    Lutter contre les mutilations génitales féminines est fondamental pour développer une société humaniste et éclairée.

  • Carpe diem du 29 janvier 2019 … Prenons du plaisir à la contemplation.

    L’état contemplatif est un cadeau à l’âme. Regarder un paysage, une magnifique œuvre d’art ou simplement les gens cheminer dans la rue est magique. Pour Aristote, le bonheur réside dans la contemplation. Platon considérait la contemplation comme un bien qui éclaire de sa lumière toutes les idées. Ce geste simple, visant à regarder et à méditer, provoque un bien-être important. La contemplation est à la fois recherche de connaissances liées à l’observation, dopant de la réflexion, créateur de sensations agréables, éveil de tous nos sens, outil de relaxation et de maîtrise de soi. Arrêtons-nous ; posons-nous et de zyeutons le beau. Admirons. Dévorons ce que notre regard nous offre, chaque jour. Suspendons le temps, en appréciant ce qui nous entoure. Goûtons la joie que peut donner une extraordinaire vision. Ramassons les fruits de la contemplation pour nourrir notre esprit. Comme le disait si bien Charlie Chaplin : « Tu ne trouveras jamais d’arc-en-ciel si tu regardes toujours en bas. » Contemplons sans cesse, voici une contribution à la construction de notre bonheur.

  • Carpe diem du 28 janvier 2019 … Recherchons tous les petits bonheurs du quotidien …

    « Les pensées de bonté, de tendresse, de tolérance nous donnent de la joie et du courage, nous ouvrent l’esprit et nous libèrent intérieurement », Matthieu Ricard.

    Le pessimisme ambiant me gonfle. Certes, nos vies ne sont pas toujours drôles ; et dans certains endroits de la planète ou à certains moments, la recherche du bonheur est excessivement difficile. Mais tout de même. Trop de monde se morfondent sans grandes raisons, pris dans la spirale du négativisme. Faire la gueule le matin en débutant la journée devient presqu’une tradition ; Se plaindre tout le temps une religion.

    Or, la bonne humeur incite les autres à la bonne humeur. Avec de petits riens, nous pouvons prendre le chemin menant vers un bien-être simple, et cependant si bénéfique. À tout moment, une petite satisfaction peut améliorer notre quotidien : un sourire d’enfant ; un verre bu avec des amis ; la tenue d’une porte pour faciliter l’entrée d’une personne dans un lieu ; une senteur suave ; la dégustation d’un plat succulent ; un simple merci ; un service rendu ou reçu ; quelques minutes de détente ; la vision d’un beau paysage ; l’écoute d’une musique que l’on aime ; le bisou d’un-e proche ; un gentil compliment ; la lecture d’un article passionnant ; une douche chaude ; un jeu avec des amis ; l’annonce d’une bonne nouvelle ; une promenade dans la nature ... A y penser, la liste peut vite s’allonger.

    Pour vivre mieux, il est important de détecter ces moments positifs, même furtifs. Additionnés, ils créeront un état d’esprit positif, un meilleur équilibre de vie. Ce rituel de recherche d’enchantements devient rapidement contagieux. Un cercle vertueux de création de chouettes moments se met en marche. Certaines et certains les inscrivent même dans un petit carnet et les relisent lorsque le ciel s’assombrit. 3 à 5 points positifs par jour changent la perception du quotidien. La vie en rose devient possible. Ce trio, quartet ou quintet d’instants privilégiés redonne rapidement le sourire. « Le plaisir qui fait vivre est celui que l’on prend le temps de savourer et qui est souvent fait de choses simples », écrit Evelyne Bissone Jeufroy, Psychologue et Coach, dans son ouvrage « Quatre plaisirs par jour, au minimum ! ».

    En constituant cette collection de petits bonheurs, nous serons tentés d’en créer de nouveaux. Je cède ma place à une dame âgée dans le bus et voici une ligne de plus dans mon inventaire quotidien des beaux moments de la vie. Je fais rire un collège et voilà un point positif en sus. Ces additions de petits bonheurs seront un magnifique levier pour apprendre à se faire plaisir et à faire plaisir à autrui, l’un n’allant pas sans l’autre. Savourer l’instant présent, en évitant de ressasser les frustrations passées et d’angoisser quant aux peurs du futur, est sain.

    Ce positivisme n’est pas une béatitude idiote ou une naïveté excessive ; juste un moyen pour vivre plus légèrement, en se souciant de soi et des autres. Il libère l’esprit ! Le bonheur ne se décrète pas. Il est néanmoins possible de favoriser un état d’esprit plus joyeux en valorisant ces bouts de vie positifs. La bonne humeur est accessible à toutes et tous. La vie est courte, alors abusez d’elle ! Et chaque matin méditez sur ce qu’Henry David Thoreau écrivait : « Chaque matin était une joyeuse invitation à mettre ma vie, dans sa simplicité, et je pourrais dire son innocence, à l’unisson avec la nature elle-même. »

  • Novecento

    Avec des amis, nous avons admiré le spectacle « Novecento », au Théâtre de la Porte-de-Saint-Martin, à Paris, avec André Dussollier et un groupe de jazz fabuleux. Nous avons pris un plaisir fou à revivre la légende de Novecento. Ce pianiste imaginaire est né, en 1920, sur un paquebot. Abandonné à bord, ce bébé a été retrouvé dans une caisse posée sur le piano. Il a été élevé par l’équipage. Il a passé son temps à travailler le piano et à apprendre de la mer. Surdoué, il devient un pianiste hors du commun, un phénomène. Il interprète, avec talent, tous les airs qu’il entend, en y ajoutant des tas de notes. Virtuose spectaculaire, il fascine et enthousiasme les foules. Il multiplie les concerts sur le navire et refuse toujours de mettre un pied à terre. Qualifié de meilleur pianiste du monde, il est une curiosité. L’éloquence de Dussollier est aussi spectaculaire que les performances de Novecento au clavier. André Dussollier a obtenu, en 2015, le Molière du meilleur comédien pour son rôle dans cette pièce, écrite par Alessandro Baricco. Avec le soutien d’un quartet de jazz, Dussollier fait revivre ce talent du clavier. Virevoltant, swinguant, passant du touchant au rigolo, transitant d’un continent à un autre, il offre, au public, un portrait magnifique de Novecento, et transforme l’existence de ce personnage de fiction exceptionnel en un conte de fée. Ce récit est si passionnant, si bien raconté par André Dussollier, si génialement mis en musique par ce groupe de jazz, que nous espérions ne jamais revenir au port pour vivre la fin du spectacle. nove 2.jpg

  • Métamorphose positive des managers

    Pour mieux comprendre l’évolution du travail, et y voir des opportunités et non pas que des craintes, je vous incite à lire l’ouvrage de Cécile Dejoux et Emmanuelle Léon : « Métamorphose des managers ». Leurs constats sont limpides et truffés d’exemples très concrets. Vu notre entrée dans l’ère numérique et de l’intelligence artificielle, trois prismes sont analysés :

    1) L’être : Parce que transformer les organisations, c’est d’abord se transformer soi-même. Dans ce monde en pleine évolution, les compétences numériques, d’agilité et de Design Thinking (approche d’innovation s’appuyant sur la cocréation et les retours de client-e-s) deviennent prépondérantes ;

    2) Les lieux : la dématérialisation et les outils informatiques portables remettent en question le bureau traditionnel. Les auteures encouragent à repenser les espaces de travail en sources de performance et d’épanouissement ;

    3) Les autres : Plusieurs paragraphes du bouquin sont des appels à coopérer. Le coworking valorise le partage et le lien social.

    Pour les auteures, la métamorphose du manager s’impose, s’il veut préserver des valeurs humanistes au sein de cette nouvelle civilisation du travail. Je retrouve de nombreux axes que nous avons déjà réalisés ou expérimentés dans mon entreprise. Un bon indicateur pour savoir si nous sommes sur le bon chemin. J’ai d’ailleurs échangé sur ces thématiques avec Cécile Dejoux, l’une des auteures de ce texte très captivant, qui est venue présenter ses thèses à SIG. Tandis que trop « d’experts » annoncent le remplacement de l’humain par le robot, ce livre favorise la complémentarité humain/machine.

    Joël de Rosnay l’annonce : « Le nouveau management des entreprises numériques devra moins porter sur le contrôle et la programmation que sur la vision long terme, la communication et la catalyse des activités pour favoriser projets communs et innovation. » Le futur, c’est déjà maintenant !