07/10/2014

Cities of the Future

 

 

Le SIGEF 2014 accueillera un ensemble d'organisations (ONGs, Fondations et Associations) des intervenants et des participants dont la contribution dans les domaines des arts, de la technologie, de l’action humanitaire, du développement international, de la philanthropie ou de la responsabilité sociale suscite l’émulation. Il vise à paver la voie à des actions mondiales qui offrent des réponses concrètes aux défis auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée, ainsi qu’au déploiement de stratégies sociales qui améliorent la capacité de la société à agir et aller de l’avant.

 

 

 

22 octobre 2014 : Conférence de Christian Brunier, Directeur général de SIG, sur le thème :

 

Les énergies propres, vecteur des villes du futur

 

 

 

«Les villes du futur seront faites de développement durable, de citoyenneté participative, de réseaux sociaux et de technologies nouvelles. Nous avons le devoir de les construire »

 

 

 

Christian Brunier, né en 1963, est un ancien homme politique et dirigeant d’entreprise genevois passionné par les questions énergétiques et les nouvelles cultures de travail. Directeur général de SIG (Services Industriels de Genève) depuis avril 2014, Christian Brunier inscrit son action dans la voie de la transition énergétique, avec une forte exigence éthique et un respect scrupuleux des principes du développement durable. Président de parti, conseiller municipal, député, sa carrière politique fut celle d'un homme de convictions. Convictions qui restent ancrées en lui, mais que cet optimiste lucide souhaite aujourd'hui mettre au service d'une vision de l'avenir qui transcende les dissensions partisanes.

 

 

 

Inscrivez-vous :

 

https://www.sigef2014.com/portfolio-item/attendees-registration/

 

19/09/2014

Chaire en efficience énergétique

 

Mon discours à la Faculté des sciences - Institut des sciences de l’environnement - Université de Genève, à l’occasion de l’inauguration de la chaire en efficience énergétique :


Madame la Conseillère Fédérale, Madame la Conseillère d’Etat, Mmes et M. les député-e-s, Monsieur le Recteur de l’Université, M. le Professeur de cette belle chaire universitaire, Mesdames et Messieurs, Cher-ère-s ami-e-s,


A mon tour, je vous souhaite la bienvenue à ce bel événement.

SIG est active depuis de nombreuses années dans les champs du développement durable et de l’efficience énergétique. Nous avons initié la gamme SIG Vitale de produits électricité. Grâce à l’impulsion de ces produits verts, l’énergie fournit, à Genève par SIG, comprend 0% de nucléaire, est 100% traçable, est totalement certifiée et à 93% renouvelable. Nous avons lancé le gaz vert, dont le CO2 est totalement compensé. Nous menons l’un des programmes d’économies d’énergies les plus performants d’Europe, à travers éco21. Bref, le Développement durable beaucoup en parle, nous, nous en faisons. 

Mais, si nous atteignons ces objectifs, c’est grâce à notre clientèle qui s’engage en faveur d’un monde plus durable et équilibré. Nous sommes son partenaire d’énergies local et bio, à l’image de ce qui se passe dans l’agro-alimentaire. Cet engagement sincère et déterminé a été salué notamment à travers l’obtention de plusieurs Watts d’Or, distinction des meilleures performances énergétiques décernée par de l’Office Fédéral de l’Energie, et de Prix solaire suisse.

Cette expérience nous permet d’identifier les principaux moteurs de la transition énergétique. Le menu doit se composer tout d’abord :

 

  1. d’une forte volonté politique. Celle-ci ne manque pas, tant au niveau Suisse avec le projet de Stratégie énergétique 2050 que SIG soutient, qu’à Genève avec le plan de législature du Conseil d’Etat qui définit comme prioritaire l’atteinte d’une société à 2000W sans nucléaire vers 2050, ce qui revient à diviser par 2 notre consommation d’énergie d’ici 35 ans ;

     

  2. des moyens financiers pérennes. Pour l’instant le modèle d’affaires permettant de considérer l’efficience comme une ressource à activer en priorité est en discussion tant au niveau fédéral qu’au niveau cantonal. Nous ne réussirons pas cet énorme défi sans définir des modèles économiques soutenant cette dynamique politique, tant au niveau des programmes d’efficience énergétique que de la promotion des énergies renouvelables. L’adéquation entre ambition et moyens doit être au rendez-vous pour réussir ;

     

  3. des talents, des professionnels de haut niveau dans des champs d’activités nouveaux et de la recherche permettant de disposer de technologies et concepts innovants.

 

C’est autour de ce dernier point que nous avons souhaité renforcer notre partenariat avec l’Université de Genève en soutenant cette chaire d’efficience énergétique. J’aimerais rappeler que son financement est réalisé sur 2 axes : un dédié à la chaire en préservant totalement la liberté académique, l’autre sous forme de mandats de recherche pour financer des projets répondant à des besoins spécifiques identifiés par SIG pour la collectivité genevoise.

 

SIG, c’est aujourd’hui 1700 collaboratrices et collaborateurs au service du confort de la population genevoise, au service de la compétitivité des entreprises et organisations de la place, porteurs des valeurs de service public et de développement durable.

 

Ce qui nous tient à cœur est principalement de :

 

  • Diminuer les surconsommations inutiles des Genevoises et Genevois, ainsi que les factures associées ;

  • Participer à la création de richesses et d’emplois au niveau local ;

  • Renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique du canton. 

 

Aujourd’hui nos sociétés sont à un tournant énergétique majeur. Nous sommes convaincus que ce partenariat SIG-Université de Genève sera une pièce maîtresse qui permettra à Genève de gagner le défi de la transition énergétique.    

 

Rappelons-nous que le KWh le plus écologique et le moins cher, est celui que nous ne consommons pas.  Alors osons, nous engager dans cette voie, celle d’un avenir durable pour les générations futures.                                                                         

 

Christian Brunier, Directeur général de SIG

 


 

14/07/2014

Optiwatt, un bel outil d’économies durables pour les PME

Les entreprises responsables doivent construire leur avenir en trouvant le juste équilibre entre les dimensions économiques, sociales et environnementales. A leur portée, une pépite est souvent inutilisée : l’économie d’énergies ! Rudy Provoost dan son ouvrage « Energie 3.0 » affirme : « Dans l’ensemble des pays développés, 20 à 30 % de l’énergie consommée annuellement pourrait être économisée grâce aux technologies actuelles. » Sans perte de confort, nous pouvons économiser de l’argent, tout en faisant du bien à la planète.

 

SIG a lancé, en 2007, un vaste programme d’économies d’énergies : éco21. Son but est d’aider les Genevoises et les Genevois à réduire leurs émissions de CO2 en optimisant leurs consommations d’énergies.

 

Dans cette dynamique bénéfique à la préservation du climat et des ressources naturelles, éco21 a créé Optiwatt, un produit aidant les petites et moyennes entreprises à consommer mieux et moins leurs énergies. Pour chaque kilowattheure économisé, Optiwatt de SIG offre une prime de 21 centimes, à concurrence de 50% de l’investissement. A cette incitation financière s’ajoutent la mise à disposition d’un outil informatique en ligne et de conseils personnalisés, par téléphone, donnés par un-e expert-e éco21.

 

Deux autres prestations sont déclinées dans la gamme Optiwatt : Optiwatt éclairage performant et Optiwatt Offre froid professionnel.

 

Optiwatt éclairage performant, nouveau-né créé en février 2014, encourage au remplacement ou à l’optimisation des installations d’éclairage. Pour réussir ce défi, SIG réalise, dans les PME, un audit gratuit des installations d’éclairage, propose un projet personnalisé de rénovation et en assure la supervision des travaux et un contrôle qualité, puis offre 21 centimes par kWh  économisé.

 

Optiwatt Offre froid professionnel est une solution offerte aux petits commerces d’alimentation et aux cafetiers-restaurateurs. L’objectif est d’inciter au remplacement des appareils de froid professionnel peu performants. Sélection d'appareils haute performance énergétique en partenariat avec Topten et prime de 200 CHF à 1'000 CHF par appareil sont les moyens engagés pour réussir cette ambition.

 

Réduire le montant de sa facture et ses consommations énergétiques est un beau mariage en faveur du développement durable. Dirigeantes et dirigeants de PME, Optiwatt est un programme bénéfique pour votre entreprise, comme pour notre planète. N’oublions jamais que le kilowattheure le moins polluant et le moins cher est, tout simplement, celui que nous ne consommons pas.

 

Pour en savoir davantage : http://www.eco21.ch/eco21.html

05/02/2014

La félicitation, pour valoriser ses collaboratrices et collaborateurs

« Soyons reconnaissants aux personnes

qui nous donnent du bonheur ;

elles sont les charmants jardiniers

par qui nos âmes sont fleuries. »

Marcel Proust

 

Lorsque l’on évoque les outils de management capables de remercier et de motiver le personnel, très vite, souvent trop vite, on évoque la rémunération et les conditions sociales. Ces éléments sont évidemment essentiels et vitaux. Toutefois, d’autres moyens existent tels que les possibilités de formation, les gratifications, un cadeau ou simplement un petit merci.

 

Eh oui, trop de cadres oublient simplement de dire, de temps en temps, un merci lorsque l’une de leurs collaboratrices ou l’un de leurs collaborateurs effectue un effort particulier.

 

Féliciter, c’est reconnaître un mérite, c’est communiquer sa satisfaction, c’est donner un signal positif. C’est tout simplement un geste de respect. Et le respect, ça change la vie !

 

Comme dit le proverbe russe : « Un mot aimable est comme un jour de printemps ! »

 

Un merci génère de la motivation et crée du positif dans le parcours professionnel, comme dans la vie.

 

Valoriser son personnel, reconnaître son mérite, est l’un des devoirs du manager.

 

Cette forme d’encouragement peut prendre plusieurs formes. Par oral, le cadre créera du contact, mais ne laissera pas de trace, à moins de faire ajouter cette félicitation dans un PV de séance. L’écriture d’un message de congratulation ne créera pas la rencontre, mais sera gravée sur le papier.

 

Peu coûteux pour l’entreprise, ce « merci » est un outil de management pouvant rapporter gros pour le personnel comme pour l'entreprise. Servons-nous en !

12/01/2014

Ne jamais banaliser le racisme et l’antisémitisme

« Ecoutez, je ne peux pas vous dire que Dieudonné n’est pas antisémite, ça c’est clair. Quand je vois les vidéos, les interviews qu’il fait, c’est clair qu’il y a vraiment un problème

par rapport aux juifs. »

Elie Semoun

 

« Pour moi, les Juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première. » ; « Quand j'entends Patrick Cohen, je me dis, les chambres à gaz ... Dommage ! » ; « Etant donné que le noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance. » Voici quelques exemples de propos abjects tenus par Dieudonné. Qui peut prétendre que ses inepties représentent une forme d’humour ? Rien à voir avec les provocs de Pierre Desproges ou les gags de Coluche, même les plus durs. Les déclamations de Dieudonné sont une vomissure de haine. De l’antisémitisme à l’état le plus dégoutant. Dans le Journal du Dimanche (JDD), Dieudonné salissait, une fois de plus, les Juifs en leur collant l’étiquette de « négriers reconvertis dans la banque ». Dans l'une de ses vidéos, l’ancien humoriste, enfermé désormais dans une sorte de sectarisme du complot, plongeait dans le sordide et transformait une chanson d’Annie Cordy, « Chaud cacao » en « Shoah nanas ». Ce propagateur d’idées nauséabondes a même osé qualifier la Shoah de « pornographie mémorielle ». Toujours plus ignominieux, Dieudonné a balancé : « Dans les livres de classe de mes enfants, j’ai arraché les pages sur la Shoah. » A plusieurs reprises, ce triste individu a été condamné pour ses déclarations antisémites.

 

En sus de ses mots exprimant son intolérance, ses amitiés prouvent son engagement sur les terrains de la malveillance. Rappelez-vous les courbettes qu’il réalisait devant le tyran iranien Mahmoud Ahmadinejad ou les leaders du Hezbollah. Ses sympathies pour le clan Le Pen s’inscrit dans le même registre. De son voyage au Cameroun avec Jany Le Pen, la femme de celui qui ironise sur les fours crématoires, à sa participation à la Fête du Front national du Bourget, les liens de Dieudonné sont forts avec les milieux d’extrême-droite. A ses côtés, parmi ses proches ou dans les salles de ses spectacles ségrégationnistes, on y croise toutes les figures de l’extrémisme et des thèses excessives : Ginette Skandrani, éditrice exclue des Verts pour antisémitisme ; Serge Thion, renvoyé du CNRS pour négationnisme ; l’écrivain Thierry Meyssan, polémiquant sur les attentats du 11 septembre et défendant nombre de dictateurs, comme Bachar el-Assad ; Mohamed Latrèche, Président d’un Parti fondamentaliste, sympathisant du Hamas et du Hezbollah ; Marc Georges, responsable frontiste, proche du régime baasiste irakien, s’affirmant « judéophobe » ; Frédéric Châtillon, ancien chef de file du Groupe Union Défense (GUD), organisation étudiante de la droite extrême ; Kémi Séba, racialiste noir, antisémite, condamné pour incitation à la haine raciale ou Alain Soral, cadre du Front national, plume de Le Pen, anti-féministe et anti-homosexuel. Une belle brochette de personnages sordides, élevant, en religion, la rancune envers les autres.

 

Lorsque Bruno Gollnisch fut exclu, pour cinq ans, de l’Université de Lyon-III pour avoir tenu des propos controversés sur les chambres à gaz nazie, Dieudonné se solidarisa avec ce prof falsificateur de l’histoire.

 

Sur un plateau de TV, Dieudonné joua un « sketch » mettant en scène, comble du mauvais goût, un rabbin nazi, hurlant « Heil Israël ». La mémoire des millions de morts des camps nazis était lamentablement humiliée.

 

Dieudonné poussa l’immonde à son paroxysme en faisant monter sur scène, lors de l’un de ses show, Robert Faurisson, tristement célèbre pour nier l’existence des chambres à gaz nazie. Ce faussaire de faits avérés a été condamné à de multiples reprises pour contestation de crime contre l’humanité et incitation à la haine raciale. Le public de Dieudo a assisté, ce soir-là, à un plébiscite de l’infâme.

 

Pierre Desproges, tout en subtilité, a cessé de plaisanter sur le peuple juif lorsqu’il a perçu quelques rires s’exprimer au premier degré, incapable de percevoir l’antiracisme de fond de Desproges. Dieudonné, lui, se réjouit de ces rires grossiers, aveuglé par sa volonté de discriminer certains milieux. Les rangs hilares de ceux s’amusant des gags racistes le dopent.

 

Le rôle des humoristes est de faire avancer les libertés et de propager la réjouissance. Les équipes d’Hara-Kiri ou de « Charlie Hebdo », les Siné, Bedos, Coluche, Desproges, Jean Yanne, les Nuls, ou les Guignols de l’info ont repoussé la frontière des interdits, joué avec l’irrévérence, secoué le politiquement correct. Jamais, ils n’ont utilisé la dérision pour prôner des idées de haine. Les propos racistes sont un délit, pas un droit d’expression. Il y a une trentaine d’année, lorsque j’étais un jeune adulte, jamais de telles dérives n’auraient été acceptées. La mémoire de la Seconde Guerre mondiale était encore très vivante. L’oubli nous guète. Sous le couvert d’une sorte de liberté d’expression, on tolère l’intolérable. On voit désormais des portraits de Mussolini dans certains magasins en Italie. On accepte, dans les démocraties, des affiches politiques rappelant celles des mouvements fascistes d’antan. On rie aux propos de Dieudonné. Le fascisme se banalise.

 

Dieudonné a pris en otage l’humour. Il faut le libérer. La sortie de ce kidnapping passe par l’interdiction de ses « spectacles » qui ne sont que de la promo de doctrines à ranger définitivement dans les poubelles de l’histoire. Nicolas Bedos paraphrasant Desproges m’offre le meilleur mot de la fin : « On a le droit de rire de tout, avec n’importe qui, si on n’est pas n’importe qui ! »

 

Christian Brunier

27/12/2013

Art nouveau au Palais Lumière d’Evian

Le Palais Lumière d’Evian, ce site enchanteur, présente un fonds d’Art nouveau appartenant au Musée départemental de l’Oise de Beauvais. Cette expo artistique a pour objectif de montrer que l’Art nouveau est dans tout. Ce courant d’art révolutionnaire, de rupture entre le 19ème et le 20ème siècle, a impulsé une légèreté de vivre dans tous les registres de la vie : la peinture, la sculpture, la céramique, la musique ou la littérature, mais aussi dans l’architecture, l’ameublement et les objets du quotidien.

 

Dans cet étalage de fantastiques créations, la salle à manger de l’architecte-décorateur belge Gustave Serrurier-Bovy et du français Henry Bellery-Desfontaines avec son décor peint par Henri Martin est l’une des apothéoses.

 

Cet Art nouveau naquit en réaction au classicisme qui figeait la créativité. Cette culture de la liberté s’opposa aux convenances entravant l’innovation artistique. L’érotisme et l’éloge de la nature firent leur apparition comme des actions de transgression. L’Art nouveau fut le Mai 68 de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème.

 

Coup de cœur de ma part pour la toile de Jean-Francis Auburtin « Pins maritimes - Porquerolles », un merveilleux paysage du sud de la France, éclairé d’une lumière ultra romantique.

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26/12/2013

Cabu New York …

Je chemine dans New York avec Cabu. Le dessinateur humoristique publie un magnifique ouvrage de dessins sur ses épopées new-yorkaises. Je l’ai reçu pour mon p’tit Noël.

 

On y découvre des lieux cultes de la méga Cité (ses gratte-ciels, son subway, Times Square, Central Park, Harlem, le Bronx, Ground Zero, Chinatown, Chelsea, Broadway, Soho, le club de jazz Apollo, le Cotton Club, le Blue Note, Village Vanguard, le siège de l’ONU, …), ses passions (le jazz, les comédies musicales, la gastronomie, les gens, les musées, les galeries d’art, les bistrots et leurs terrasses, les Hipsters, les promenades, les chiens, la multiculturalité, …), ses hantises (les contrôles douaniers, les ultrareligieux, les sectes, la spéculation boursière, les traders, les inégalités sociales, les excès de la consommation, l’obésité, le McDo, …) et plein de personnages qu’ils aiment un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout.

 

Cabu valorise la démesure : « C’est l’excès qui est beau, plus loin, plus haut, plus fort. » Il croque plein de buildings : la Tour de la Liberté, l’architecture moderne au bout de la High Line, le Rockfeller Center, l’Empire State Building, mais aussi de toutes petites maisons de Brooklyn. Il tombe en extase devant le patrimoine industriel réhabilité en lieux branchés. Sans oublier les ponts, liens entre les hommes.

 

En un coup de crayon, il brosse les ambiances de la rue. Le bruit de la populace : « New York tonitrue : Ça gueule ! Ça hurle ! Quand deux New-Yorkais se retrouvent, c’est à celui qui laissera le mieux éclater sa joie … » Les odeurs : « Lorsqu’on passe près des carrioles à bouffe, ça sent les merguez de la Fête de l’Humanité … » Cabu aime les humains. Pour le crayonneur des revues satiriques, New York est une ville de célibataires puisque, selon lui, « il y aurait davantage de New-Yorkaises que de New-Yorkais. »

 

Le dessinateur militant fustige le dollar-roi : « Nous sommes 99%. Ils sont 1% et ils accaparent toutes les richesses. » La caricaturiste illustre diverses manifs en faveur d’une plus grande justice sociale.

 

Nous naviguons d’un quartier à l’autre, en choisissant notre rythme. Les monuments défilent devant nous : la statue d’Andy Warhol, les toilettes du LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender) Community Center décorées par Keith Haring, le monument à la gloire du grand Duke Ellington, la Maison de Louis Armstrong, le Monument à la gloire de la non-violence réalisé par le sculpteur Karl Fredrik Reuterswärd, …

 

En voyant les gosses ingurgiter des sucreries, il écrit : « Quand je pense qu’on interdit le foie gras à cause du  gavage des oies, et qu’on laisse les ados se gaver de bonbons en silos ! » Cabu évoque Harlem, « où les Blancs et les Noirs cohabitent enfin », souligne-t-il.

 

La nuit l’attire. Les boîtes, les bars à la mode et les caves à jazz se succèdent sous nos yeux écarquillés. Quelques images nous plongent au cœur de magnifiques concerts, tels que celui de Roberta Gambarini & Roy Hargrove ou Jimmy Heath avec son big band. Les traits de fusain swinguent.

 

Cabu nous donne l’envie de se télétransporter immédiatement à New York. Nous y irons en avril prochain. Attention, la Grosse Pomme, nous arrivons …

 

Christian Brunier

 

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24/11/2013

Le système d’information géographique aide à la transition énergétique

A l’heure du réchauffement climatique, la transition énergétique est l’un des enjeux majeurs pour l’humanité. Sortir, comme Genève, du nucléaire, développer les énergies renouvelables, mieux et moins consommer nos énergies, ne sont pas des dogmes idéologiques, ils ne sont que des actes vitaux en faveur des générations futures.

 

Pour aborder ce défi environnemental, mais aussi économique et social, le système d’information du territoire joue et va jouer, de plus en plus, un rôle crucial.

 

La géomatique a servi dans un premier temps à décrire notre territoire. La représentation de ces données géographiques, leur analyse, leur intégration avec d’autres couches d’informations nous ont permis de mieux gérer notre espace vital. Cette fusion bénéfique entre la géographie et l’informatique a provoqué des avancées colossales dans de nombreux domaines : l’aménagement du territoire, la gestion de nos travaux ou la politique de nos déplacements n’en sont qu’un maigre échantillon.

 

La mise en œuvre à Genève du SITG, grâce à la volonté de quelques-uns de travailler en réseaux et de partager leurs infos, a été un geste précurseur, qui a propulsé notre petite République en première ligne dans ce domaine. Que ces pionniers en soient chaleureusement remerciés. Avec peu de moyens, sans base légale durant plusieurs années, ils ont créé une richesse informationnelle d’une valeur ajoutée inestimable.

 

Si le cadastre et la géomatique ont évolué de manière gigantesque ces dernières décennies passant du papier-crayon, sans oublier la gomme, aux nouvelles technologies, ces bouleversements ne sont rien par rapport à ceux qui arrivent, qui sont d’ailleurs souvent déjà là, et à ceux dont on n’imagine pas encore ce qu’ils seront.

 

La géolocalisation et le système d’information géographique entrent partout dans notre quotidien et deviennent un enjeu de société magnifique.

 

Il suffit de se rappeler de nos départs en vacances, encore récents, armés de nos cartes géographiques, nous valant parfois, souvent devrais-je dire, quelques tensions familiales dans l’interprétation de l’itinéraire à suivre.  Aujourd’hui, le GPS a pacifié nos rapports familiaux mais nous offre une aide inimaginable, il y a encore peu de temps.

 

Ces données géographiques, enrichis de l’intelligence technologique, bouleversent nos vies privées, et naturellement nos entreprises et nos institutions publiques.

 

Dans un brillant article écrit par Xavier Comtesse, le Directeur d’Avenir Suisse, et par Giorgio Pauletto, l’un des agitateurs d’idées de l’Observatoire Technologique de l’Etat de Genève, ces deux auteurs prédisaient que le cadastre allait devenir un élément essentiel de la société de la connaissance.

 

Maintenant, nous sauvons des vies en géolocalisant l’ambulance la plus proche d’un accident, nous guidons une personne malvoyante grâce à un système GPS, nous utilisons Google Maps pour dégoter un joli petit hôtel. Le système cartographique nous aide à faire de bons choix et à mieux vivre.

 

En ajoutant les outils de simulations, ceux d’aide à la décision, le Web ou la technologie 3D, la richesse informationnelle du territoire devient encore plus puissante.

 

Pour optimiser la transition énergétique, le système d’information nous permettait, par exemple, d’inventorier les toits plats, terrain potentiel d’implantation de centrales solaires.

 

Désormais, nous pouvons tenir compte, grâce à ces nouveaux outils, de l’ombrage des immeubles environnants ; de simuler des positionnements différents de panneaux ou de voir en images de synthèse leur intégration dans le paysage. La géomatique devient déterminant pour inventorier et optimiser le potentiel de l’énergie solaire.

 

La révolution numérique et le nomadisme des métiers sont, de surcroît, des accélérateurs de ces changements.

 

L’ouverture publique de ces informations, via ces outils, comme les offre le SITG, s’inscrit dans cette vision d’une société plus transparente, où la richesse informationnelle se partage pour aborder les grands défis de demain. Les médias sociaux se couplent à ces réseaux professionnels pour construire une société de plus en plus numérique, mais créatrice d’interactions sociales et d’avancées environnementales.

 

Nous sommes entrés dans une économie de la connaissance. Nous vivons l’heure de la société de l’information, celle des communautés du partage d’idées. Le système d’information géographique est un vivier pour générer de la créativité. Osons donc l’innovation.

 

Christian Brunier

11/11/2013

Quelques aventures culturelles …

Cinéma … Allons voir « Quai d’Orsay », une comédie de Bertrand Tavernier, avec Thierry Lhermitte et Raphaël Personnaz. Ce film, inspiré d’une BD, raconte l’histoire d’un jeune diplômé de l’ENA, qui débute sa carrière, mouvementée, dans le staff du Ministre français des Affaires étrangères, survolté. Un scénario rythmé, vivifiant et drôle.

 

Jazz … Applaudissons, au Victoria-Hall de Genève, Chucho Valdes Quintet. Chucho Valdès est un magnifique pianiste et compositeur cubain qui a fait émerger le jazz à Cuba. Vainqueur de plusieurs Grammy, il a joué avec les plus grands : Sarah Vaughan, Nat King Cole, Branford Marsalis, Roy Hargrove ou Woody Herman. Musicien grandiose, il est de surcroît un humaniste engagé, notamment Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Ses musiciens sont à tomber. De vrais génies de la musique et de la scène. Quelle belle soirée !

 

Musique … La cantatrice Nathalie Dessay trompe la musique classique pour une infidélité avec les merveilleuses mélodies du grandissime Michel Legrand. Ceci donne naissance à un excellent disque : «  Entre elle et lui ». La soprano, abandonne son vibrato pour mêler sa voix naturelle au swing. Elle donne du mouvement aux grands airs de Legrand, passant en revue les succès de cette légende du jazz et des musiques du 7ème Art : Eté 42, les Demoiselles de Rochefort, les Moulins de mon cœur, Peau d’Âne, … En évoquant Michel Legrand, Nathalie Dessay lâchait : « Il me donne des ailes. » Cette hauteur se ressent dans ce nouvel album additionnant les talents pour nous offrir une pépite musicale. La virtuosité de ce duo est l’ingrédient du passage amplement réussi, par Nathalie Dessay, de Mozart à l’univers jazzy. 

 

Théâtre … Au Théâtre du Léman, nous allons admiré la pièce de Kressmann Taylor : « Inconnu à cette adresse »,  joué par l’époustouflant duo Patrick Timsit et Thierry Lhermitte. Ce texte est un témoignage bouleversant, expliquant la montée de l’extrémisme. Deux amis, vivant une grande connivence, tiennent une galerie d’art aux Etats-Unis L’un d’eux retourne en Europe, vivre en Allemagne, dans les années 30. L’autre, un Juif américain, poursuit sa vie aux USA. Les deux complices s’écrivent régulièrement. Les premières missives sont joyeuses et très amicales. Puis, la tension s’installe. L’Allemand vit l’arrivée du populisme au pouvoir dans son pays, avec prudence, mais compréhension. L’autre s’inquiète. Puis, l’idéologie nazie chemine, quittant la démagogie pour la haine, puis c’est l’engrenage de la violence. Le modéré allemand est aspiré dans la tourmente fasciste. Les mécanismes bien huilés de la propagande fonctionnent. Les lettres aimables se mutent en lieu de débats, avant d’arriver au point de fracture. La fraternité se casse. Le dogme nazi plonge le monde dans la torpeur. Cette pièce est un témoignage à méditer profondément alors que la tentation de l’extrémisme, pour les peuples d’Europe, augmente. D’abord pour protester, et demain ? Souvenez-vous, disait-on après la Seconde Guerre mondiale. La mémoire doit écraser l’oubli, sinon …

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06/10/2013

Bonne bouffe et droits des animaux …

Il faut de bons œufs !

 

En 2010, Amora, puis en 2011, Lesieur, ont décidé d'utiliser exclusivement des œufs de poules élevées en plein air pour la confection de leurs mayonnaise destinées aux grandes et moyennes surfaces.

 

Hélas, les œufs de batterie entrent toujours dans la composition des mayonnaisesBenedicta. Or, Bénédicta se partage l'essentiel du marché de la mayonnaise avec les 2 marques précédemment citées. Si Bénédicta décidait à son tour d'utiliser des œufs plein air, ce sont des milliers de poules qui échapperaient aux conditions carcérales de l'élevage en batterie. De nombreuses études scientifiques relatives à l'élevage des poules pondeuses en cage ont révélé toute la cruauté et l'inutilité de ce type d'élevage contre nature : picage, maladies, fractures, troubles comportementaux aigus, mortalité élevée ...

 

A ce jour, les ventes d'œufs coquille plein air représentent 35 % des volumes vendus en grande distribution. Mais 31 % des œufs commercialisés en France le sont sous forme d'ovoproduits notamment dans des produits élaborés tels que sauces, pâtes, gâteaux etc. Une marque aussi prestigieuse que Bénédicta, propriété du groupe Heinz, doit sans tarder apporter sa contribution pour que soit mis un terme à l'élevage cruel en batterie.

 

Je signe une pétition appelant Bénédicta à faire preuve d'éthique et de responsabilité, en n'utilisant qu'exclusivement des œufs plein air dans ses recettes.

 

http://petition.pmaf.org/p/benedicta/?canal=mesopinions&utm_source=mesopinions&utm_medium=cpc&utm_campaign=dossier

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