Energie positive - Page 7

  • Le bonheur au travail !

    Hier, la Tribune de Genève a publié un long article, signé par Laurence Bézaguet, sur le bonheur au travail dans mon entreprise et a publié plusieurs de mes déclarations allant dans ce sens.

    Plusieurs personnes m’ont demandé si c’était vraiment le rôle des dirigeant-e-s d’entreprise de s’engager pour le bonheur de leurs équipes, le bonheur ne se décrétant pas. Je n’en sais rien, mais je suis convaincu, en revanche, que les chef-fe-s d’entreprise et les cadres doivent s’investir pour améliorer le cadre professionnel de leurs collaborateur-trice-s, vu l’importance du boulot dans la vie d’une personne. Plus l’environnement de travail, au sens large de ces mots, sera satisfaisant, plus la personne sera bien dans sa vie et mieux elle fonctionnera. C’est gagnant pour tout le monde !

    D’autres m’ont dit que plusieurs entreprises évoquaient de manière un peu bidon, voir hypocrite, cette notion de bonheur au travail. Certainement ! Mais, il ne faudrait pas que ces moutons noirs salissent les nombreux-euses dirigeant-e-s d’entreprise qui tentent sincèrement d’améliorer le sort de leurs collaboratrices et collaborateurs. J’en croise plein qui déploient une vraie dynamique positive allant dans ce sens.

    Valorisons ces belles actions pour les rendre contagieuses. C’est ça la responsabilité sociale des entreprises !

  • Carpe diem du 20 janvier 2019 … Le patriotisme, c’est aimer son pays, pas détester les autres !

    Le Pape François dénonce, avec raison et humanisme, la montée des nationalismes : « La réémergence des tendances nationalistes mine la vocation des organisations internationales à être un espace de dialogue et de rencontre pour tous les pays. » Oui, nous devons aimer notre pays, mais sans jamais haïr les autres, sans jamais faire preuve d’arrogance. Aimer son pays, ce n’est pas non plus se replier sur soi-même. Pour créer une dynamique positive nationale, nous devons construire des ponts avec les autres peuples et non pas édifier des murs. De Gaulle, le Résistant au nazisme, illustrait parfaitement ce phénomène : « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. » J’aime bien aussi la vision du Docteur Albert Schweitzer : « Le nationalisme, c’est un patriotisme qui a perdu sa noblesse. » La fierté de son origine doit se construire sur le bien et sur le beau, jamais sur la haine des autres. Je suis fier d’être Suisse et Français, mais j’aime les autres pays. Je me sens bien partout. A chaque fois que je découvre un nouveau territoire, je suis tellement heureux de faire connaissance avec de nouvelles populations, coutumes, cultures, musiques, beautés naturelles ou spécialités du terroir. C’est également l’occasion de faire la promo de sa contrée, lors des échanges de voyage. Rejetons la haine identitaire en se sentant citoyen du monde, d’un continent, d’une région, d’une ville ou village. Cette addition de ces niveaux de racines est une richesse, un millefeuille qui donne une belle saveur à l’humanité.

  • Carpe diem du 18 janvier 2019 … Profitons de l’instant présent !

    Le présent est la seule réalité que nous maîtrisons. Le futur n’est pas ou peu prévisible. Le passé n’est plus en notre possession. Trop de personnes passent leur temps à ressasser le passé ou à angoisser en pensant à l’avenir.

    Et le maintenant ? Nous n’apprécions pas assez le direct. Le moment présent doit être vécu pleinement. Quand tu vis un sale moment, tu regrettes ne pas avoir estimé à sa juste valeur le verre pris avec tes potes, le repas avec ton amoureux-se, ton week-end au soleil, ta promenade au bord du lac, le chouette film vu au ciné, le match de foot d’hier ou simplement la contemplation d’un sublime paysage. Regretter le passé n’a aucun sens. Tu peux apprendre d’un échec ou te réjouir d’un bon souvenir, mais tu ne peux pas modifier les événements dans le rétro, le réécrire.

    Redouter l’avenir n’a pas plus de raison. Tu verras bien ce qui se passera.

    Chaque seconde doit être appréciée fortement. Chaque bon moment doit être comptabilisé sur l’addition du bonheur.

  • Le Jour du zinc

    Le 17 janvier est, dans le Calendrier révolutionnaire, le Jour du zinc. Une bonne excuse pour retrouver ses ami-e-s au bar ! J’aime ces lieux, étant un animal social. J’ai passé des tonnes d’heures dans les bistrots et j’y ai vécu de belles histoires. Le zinc est un espace merveilleux de création de liens humains, de discussions, d’échanges, de joie, d’amitié, de grosse déconne.

    Parfois, j’y vais même pour bosser, pour prendre de la distance, tout en vivant en direct les « Brèves de comptoir » de Gourio. Une machine d’inspiration ! Nous pouvons faire l’apologie du bistrot, tant de créations sont nées, de mondes refaits, de mots d’argots concoctés, d’amitiés tissées, d’amours conclus et d’événements arrosés dans ces sites magiques.

    Sanctuaire de la vie douce, imaginez une existence sans. Ça serait horrible ! Preuve que sans les bistrots, notre bonheur serait gravement amputé. Profitons de ces havres de joie, de ces capitales de la convivialité et ces royaumes de détente, de ces machines à distraire. Je laisse le génialissime Jean Carmet conclure : « Vider une bouteille avec quelqu’un, c’est une manière pudique de se dire l’amitié. »

  • Désadministrons nos organisations !

    Partout dans les entreprises publiques ou privées, la bureaucratie est énorme. Ce surplus de paperasserie résulte souvent d’une multiplicité d’actions qui se justifiaient, certainement, à une époque et qui sont devenues une habitude, sans remise en cause pour savoir si leur bienfait reste actuel. Nous ajoutons des couches, sans faire le ménage. D’où l’importance de remettre en cause régulièrement toutes nos actions et de se poser courageusement une seule question : Cette tâche crée-t-elle une valeur écologique, sociale et/ou économique ?

    Si la réponse est non, soit l’action doit être amendée, soit elle doit être rapidement stoppée. Les lourdeurs administratives péjorent les clients, démotivent les collaboratrices et collaborateurs, et sclérosent les organisations. Chassons l’inutile, le superflu, l’ennuyeux, pour garder l’essentiel, le motivant, la valeur ajoutée.

    Soyons honnêtes. Nous recevons toutes et tous des PV que nous ne lisons jamais ; nous gérons des tonnes d’indicateurs qui ne nous aident jamais à prendre une décision ; nous produisons des tas de papiers et de données qui ne génèrent pas ou peu de valeur.

    Pour travailler mieux, pour être plus heureux-se en tant qu’utilisateur-trice ou en tant qu’employé-e, pour optimiser nos processus, la désadministration s’impose.