19/07/2013

Rencontres photographiques d’Arles

Journée à Arles, pour admirer les Rencontres photographiques de cette ville que nous adorons. C’est la seconde fois que nous participons à cet événement dédié aux belles images. Cette année, le noir et  blanc est sublimé : Arles in Black 2013 !

 

J’ai un petit coup de cœur pour les autoportraits d’Arno Rafael Minkkinen qui met en scène son corps au milieu de la nature afin de créer des trompe-l’œil assez étonnants et parfois drôles. J’apprécie aussi l’humour des clichés de Gilbert Garcin, un jeune artiste de 84 ans, ayant débuté sa carrière en 1995. Il inclut sa silhouette dans des univers surréalistes.

 

J’aime les photos de Michel Vanden Eeckhoudt passant du dégoût à la joie, et évidemment celles du militant noir Gordon Parks. Nous lui devons les meilleurs portraits de Malcom X et de Martin Luther King. Mais, aussi les photos des bas fonds d’Harlem et du combat des noirs américains pour obtenir leurs droits civiques.

 

A ne pas louper non plus, les témoignages photographiques sociaux de Jean-Louis Courtinat qui part à la rencontre des plus humbles de notre société. Nous le trouvons aux côtés des très pauvres, des handicapés profonds ou de jeunes malades. Ses images sont très touchantes. Un sommet d’humanité.

 

L’expo des paysages palestiniens signés Taysir Batniji, Rula Halawani, Raeda Saadeh, Steve Sabella et Kai Wiedenhöfer est un réquisitioire contre le blocus du territoire palestinien par Israël et contre le mur séparant ces peuples pourtant si proches.

 

 

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17/07/2013

Festival de Jazz de Junas …

Notre périple commence au Temple du village où le pianiste de jazz John Taylor joue avec le jeune contrebassiste Stéphane Kerecki. Ce lieu, récemment rénové, met en exergue des vitraux réalisés par le jazzman et artiste Daniel Humair. La musique, très contemporaine, est aussi lumineuse que les œuvres de verre du percussionniste suisse. John Taylor est un grand pianiste britannique qui a joué notamment avec Kenny Wheeler, Jan Garbarek, Gil Evans ou Lee Konitz. Stéphane Kerecki est le contrebassiste du Paris Jazz big band. Il a collaboré aussi avec Michel Portal et Daniel Humair. Nous cheminons vers l’ancienne carrière romaine où se déroule la 20ème édition de ce festival de jazz. Le site est irréel. De longs rochers découpés se dressent vers le ciel. Rapide dégustation des vins du Mas des Cabres, de Nathalie et Florent Boutin, cave sise à Aspères, dans le Languedoc gardois. Je choisis le rosé « Farniente » pour manger. Nous dînons dans le resto du festival. Un gratin de courgettes, une côte de taureau et une tarte aux pommes avec un sorbet à la vanille composent le repas. Acclamons le saxophoniste norvégien Jan Garbarek. Ce concert s’inscrit sous le signe d’une rencontre avec le grand maître de la musique indienne Trilok Gurtu. L’émule scandinave de John Coltrane et le percussionniste indien concoctent un univers musical décoiffant, naviguant entre le jazz et le jazz-rock, et mettant les courants musicaux en fusion. Les mélodies majestueuses se teintent des couleurs de la musique du monde. Un accord arabisant, un rythme indien ou un chorus inspiré par la salsa cubaine traversent les styles mélodiques de la planète. Le son exceptionnel de Garbarek, d’une pureté éclatante au milieu des rochers de Junas, me donne des frissons lorsqu’il interprète des balades langoureuses ethno-jazz. Trilok Gurtu est un percussionniste de talent. Il arrive à hypnotiser le public avec de longs solos de batterie et autres tambours et cymbales. Il termine même brillamment une impro avec un sceau et de l’eau, produisant des sons d’une rare inventivité. Le pianiste Rainer Bruninghaus et le bassiste brésilien Yuri Daniel complètent bien cette équipe assez géniale. Vous l’aurez compris, la soirée est belle et restera un grand moment du jazz, dans un site totalement magique.

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07/07/2013

Journal de bonnes nouvelles

Le rappeur tunisien Wled El 15, condamné à 2 ans de tôle pour avoir chanté une chanson critique sur la police, est sorti de prison suite à un recours en appel. La liberté d’expression en sort gagnante !

 

Susan Waffa-Ogoo, Ministre des Affaires Étrangères de la Gambie, a réitéré la position de son gouvernement en faveur de la levée du blocus étasunien entretenu contre Cuba. Ce blocus est un acte inacceptable qui étouffe l’économie et le peuple de Cuba.

 

Selon les psychologues Nicolas Guégen et Sébastien Meineri, la nature aurait un impact positif sur notre santé. Les plantes nous rendent plus aimables, heureux et altruistes.

 

Dans le journal « Le Matin », l’ancien Conseiller fédéral Adolf Ogi : « Parfois, je me suis saoulé, dans l’intérêt de la Suisse. » Lorsque j’étais député, je ne te dis pas combien de fois nous avons agi de la sorte, dans l’intérêt de Genève. 

 

La justice thurgovienne condamne le vétérinaire qui a tué deux dauphins, du parc Connyland, avec une surdose d’antibiotiques. Cette décision des tribunaux est juste. Reste à interdire les delphinariums.

 

La Commission de la santé du Conseil des Etats helvétique approuve un plan pour rétrocéder partiellement les montants perçus en trop par les assurances-maladie, particulièrement dans les cantons de Vaud et de Genève.  Ce n’est qu’un premier pas allant dans le bon sens exigé, depuis plusieurs années, par les parlements et gouvernements de ces cantons.

 

Genève conclut un accord pour étendre la Gare Cornavin en sous-sol, sans détruire un morceau du quartier populaire et convivial des Grottes. Nous pouvons nous en réjouir ! Le député UDC Yves Nidegger veut que le surcoût de la mise souterraine de ce futur agrandissement soit pris en charge par la Ville de Genève et non pas par le canton. Eh ben alors ! Les contribuables de la ville vont supporter tous les coûts d’une gare utilisée par toute la région, dont les citoyens des communes les plus riches. Sa proposition est éminemment inéquitable.

 

Le Parti du Travail de Genève dépose une pétition munie de 11'500 signatures, dont la mienne, contre les expulsions des locataires durant les mois hiver, sans solution de relogement. Cette trêve hivernale existe dans de nombreux pays.

 

Plusieurs entreprises utilisent de nombreux stagiaires comme de la main-d’œuvre à bon marché. Si l’engagement de stagiaires est un acte positif, preuve d’engagement d’une entreprise formatrice, les abus peuvent se transformer en dumping social. Dans ce contexte, la motion déposée par les Verts au Grand Conseil genevois pour mieux encadrer les stages arrive à point nommé.

25/06/2013

Les Eaux-Vives bientôt comme les berges de la Seine ?

Nous avons parcouru le nouvel aménagement sur les rives de la Seine. Nous y avons retrouvé des lieux de sport (engins d’exercices, pistes de 100 mètres, skatepark,…), des endroits de détente (chaises longues, bancs, gros coussins, ..), des espaces de jeux d’enfants, des tables de jeux (dames, échecs, …), des scènes artistiques, des petits restos, des bars et des zones de natures.

 

Le mobilier urbain est novateur, esthétique et attirant. Sur 2,3 km, ce parcours écolo favorise les rencontres et la convivialité. Tu peux même trouver de l’intimité dans un tipi ou un bungalow pour manger, te reposer, discuter, étudier ou faire tout ce que tu as envie ; ceci ne nous regarde pas.

 

L’ambiance est détendue. Nous avons bu un coup de rosé de Camargue, accompagné de jambon et de fromages, dans une guinguette au bord de l’eau.

 

Plusieurs distractions sont programmées sur ces berges : concerts, spectacles, yoga, fitness, initiation au cirque, concours de dessins ou expositions. Paris a réussi un beau pari, mariant nature et esprit festif. J’imagine ce que nous pourrions faire à Genève sur ce modèle, tout le long du Lac Léman, avec une belle plage aux Eaux-Vives …

 

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21/06/2013

La ligne … politique de Keith Haring

« La plupart du mal sur terre est fait au nom du bien, au nom de la religion d’un prophète factice, d’artistes débiles, d’hommes politiques, de businessmen. »

Keith Haring

 

Excités, nous allons admirer l’exposition de Keith Haring au Musée d’Art contemporain de Paris, mégapole qu’il affectionnait. J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre.

 

Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, ce génie arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cet icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue.

 

Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

 

Keith Haring affrontait les excès de la société de consommation, tout en entretenant un rapport ambigu avec elle. Sa truie gerbant une multitude de choses et d’humains, débordant de toute part, est une critique acerbe contre l’ultracapitalisme. 

 

Ce jeune créateur insoumis s’attaqua particulièrement à la sauvagerie économique inhumaine impulsée par Ronald Reagan. Pour promouvoir ses valeurs humanistes, il joua avec les tons, parfois violents, souvent humoristiques.

 

Le génie créatif a généré une authentique conscience éthique. Agitateur d’idées, ou plutôt d’idéaux, Keith Haring, bien qu’anéantit par le Sida il y a déjà 13 ans, reste d’une actualité exceptionnelle.

 

Sa foultitude de couleurs vives était, elle aussi, avant-gardiste. Cette large palette éclaire ses sujets et donne du volume aux causes qu’il évoque.

 

Il voulait aussi démocratiser l’art. L’utilisation des lieux publics pour y peindre s’inscrivait dans cette ambition d’offrir de la culture à toutes et tous.

 

Le Musée d’Art moderne de Paris présente 250 œuvres reflétant l’imagination et la multiplicité des passions de Haring. Nous y trouvons de tous petits dessins et surtout des tableaux aux formats géants.

 

Pour identifier ses réalisations, Keith Haring utilisa des signes et personnages emblématiques, labels reconnaissables facilement. C’est encore un moyen d’additionner l’individu et le collectif, et non de les opposer. L’humain est heureux lorsqu’il pense à lui, mais surtout lorsqu’il donne aux autres.

 

Mort à 32 ans, ce temps de vie limité provoqua, chez lui, une frénésie innovatrice. Il nous laisse en héritage des œuvres ingénieuses et surtout : une esthétique provocatrice !

 

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07/06/2013

Pierre Mauroy, l'une des fiertés de la gauche

Salut Pierrot ! L’ancien Premier ministre français Pierre Mauroy est mort ! Je suis triste et fier de l’avoir rencontré. Pierre Mauroy, c’est le bilan du socialisme français ! Abolition de la peine de mort, remboursement de l’interruption volontaire de grossesse, retraite à 60 ans, semaine de travail de 39 heures, cinq semaines de vacances, création des radios libres, liberté des médias, décentralisation des pouvoirs, instauration de l’imposition sur les fortunes, … Il a transformé la société avec le sens de l’Etat et du bien public. Lille, sa ville, sous son ère de Maire, a transité de la cité mourante à un pôle animé et créatif. Pierre a donné du soleil au Nord de la France.

Pour lui, « le changement, c’est maintenant » n’était pas un slogan, mais une posture. J’ai eu le privilège de côtoyer ce grand bonhomme à deux reprises, lorsque je présidais le Parti socialiste genevois.

J’ai admiré le politique, l’intégrité de cette personnalité, l’humain au grand cœur et le bon vivant. Je me souviens d’une soirée festive au bar d’un hôtel genevois. L’humour et l’intelligence brillaient dans sa bouche.

Il incarnait la politique que j’aime, celle de la justice sociale, celle du respect de ses adversaires, celle qui aime les gens, celle qui ose, celle qui contribue modestement aux petits bonheurs de la population. Tribun, politicien toujours en éveil pour améliorer le sort des plus humbles, Pierre est un modèle qui devrait inspirer nombre de dirigeant-e-s politiques.

Christian Brunier

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30/05/2013

Gentils coquelicots !

La poésie s’insert dans le débat politique … Dans le Gard, la population se mobilise pour que les cantoniers cessent de couper les bordures de coquelicots poussant aux abords des routes. Cette magnifique fleur rouge squatte les alentours du goudron, offrant gratuitement un spectacle coloré de haute allure.

 

Albert Camus écrivait : « Mai : C’est la saison rouge. Cerises et coquelicots. » En ce mois de mai, le journal, le Républicain d’Uzès et du Gard, titre « Gentil coquelicot », et milite pour sauver les belles plates-bandes de ces fleurs sauvages : « Pourvu que l’Homo technologicus (l’homme de l’Equipement) ne les fauche pas trop vite. »

 

Amoureux de cette belle région française, vénérant la nature, je rêve moi aussi du maintien de ces tapis rouges. Leurs vies doivent être rythmées par la nature et non par les plannings de fauche dictés par l’Administration.

 

Christian Brunier

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26/05/2013

Les tweets sont des chats

Je me délecte en lisant « Les tweets sont des chats », une sélection de tweets de Bernard Pivot. Pourquoi se titre ? « J’aime les tweets parce qu’ils partent en silence, circulent en silence et arrivent en silence. Les tweets sont des chats », griffe sur son clavier l’Académicien bon vivant.

 

Voici mon best-off de ses messages de 140 signes qui vont à l’essentiel : « Une histoire liquide de l’amour : d’abord la salive, puis la cyprine et le sperme, enfin les larmes. » ; « Le e de femme se prononçant a, il comprit, dès l’école, qu’avec les femmes ce serait compliqué. » ; « Nos lunettes sont souvent si sales que l’on se demande où et quand, à notre insu, elles mangent du chocolat. » ; « Feriez-vous confiance à un cardiologue de droite ? »

 

Dans ses expressions circoncises, Pivot invente de nouveaux verbes. Par exemples, Zlataner : gagner avec brio et arrogance ; Montebourger : dire le contraire de son chef ; Berlusconir : user de son pouvoir sur les femmes. 

 

Jouant du sax depuis ma tendre enfance, j’apprécie la question twettée par Pivot : « Les femmes recherchent-elles les baisers des trompettistes, des saxophonistes, et les hommes les caresses des harpistes ? »

 

Toutes ses passions défilent : la bonne bouffe, le pinard, l’humour, la passion amoureuse ou l’amitié. Chacune de ses valeurs épicuriennes se résume en quelques mots diffusés sur les médias sociaux. Ce petit ouvrage, vite et bien lu, est un concentré d’humour, d’amour et de joie de vivre. Un livre indispensable, à parcourir en ce printemps pourri pour garder ou retrouver le sourire.

 

Bernard Pivot rappelle que le premier article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, du 26 août 1789, est le premier tweet républicain, en 136 signes : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

 

Christian Brunier

10:26 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3)

20/05/2013

L’Artémise, l’un des meilleurs restos du Gard

Passons, à nouveau, une soirée de rêve en dînant à l’Artémise, l’un des meilleurs, si ce n’est le premier, restaurants du Gard. Le magazine « Hôtel & Lodge » l’a classé dans les 200 meilleurs hôtels en 2012, « Condé Nast Traveller » dans les 154 nouveaux hôtels 2013.

 

Ce qui frappe en arrivant, c’est son cadre d’exception. Au milieu de la nature, en bordure de l’élégante ville d’Uzès, cette ancienne bâtisse du XVIème siècle, en pierres apparentes, a été rénovée avec soin. Dans son intérieur, l’art contemporain met en valeur les vieilles pierres. La météo pluvieuse nous empêche de bénéficier de la beauté du parc dans lequel nous mangeons lorsque l’été montre son bout du nez. Nous prenons place dans les salles voûtées de ce resto de charme. La vue est magnifique sur le Mont-Ventoux au loin et sur la vallée dans laquelle trônent Saint-Quentin de la Poterie et notre Saint-Siffret. Le décor est une invitation au plus grand romantisme.

 

Ce resto a encore pris de l’ampleur avec l’arrivée, au début de l’année, de son nouveau chef Nicolas Deroche, formé jusqu’à l’expérimentation, dans les établissements étoilés de Lyon et du Lubéron. Pour l’apéro, nous sélectionnons un vin blanc sublime et typé de la Cave Granier. Un thon aux cacahouètes, salade et radis ouvre le show gourmet. Une verrine à la carotte apprêtée avec un citron asiatique, dont j’ai omis le nom, ouvre le rideau de la viande. Un paleron de bœuf aux courgettes et cœurs d’artichauts, avec une mousseline de pommes de terre, crémeuse à souhait, prolonge le plaisir de nos papilles. L’assiette de fromages est à la hauteur du haut niveau du repas. Le dessert à base d’ananas, sous des formes très originales, tire la référence de ce festin.

 

Au niveau du vin, nous prenons un cru à tomber, dès que nous le hummons. Provenant du terroir de Boutenac, ce nectar des Corbières, cuvée or, du Château Ollieux Romanis, est un savant mélange de cépages de Grenache, Syrah, Mourvèdre et de vieilles vignes de Carignan. Son fumet rend hommage aux raisins les plus méritants ; un parfum distingué. Ce grand vin, signé par Jacqueline Bories, est vigoureux, odorant, suave et délicatement alcoolisé (14,5% tout de même).

 

Le service est cordial et parfait. Ce lieu est vraiment un passage obligé pour les gastronomes et les êtres de bon goût.

 

Christian Brunier

 

 

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09/05/2013

Moving, signé par Normal Foster

Visite, au Carré d’Art de Nîmes, de l’expo « Moving », mise en scène par l’architecte Norman Foster. J’ai rencontré ce grand bâtisseur, dynamiseur de la construction écologique, au Prix solaire suisse. Au sein de la capitale gardoise, Norman Foster, dans ce haut lieu de l’art contemporain, a monté un panorama artistique pour faire émerger, derrière ce « Moving », à la fois le « mouvement » et « l’émouvant » : « Ma démarche consiste à regrouper des thèmes visuels et si possible d’établir des liens entre les générations passées et présentes d’artistes, de même qu’entre la peinture, la sculpture, la photographie et les vidéos. » Même lorsqu’une œuvre te plaît moyennement, Norman Foster arrive à la valoriser, en élaborant un décor complet, fruit d’un assemblage avec d’autres supports artistiques. Il compose, recompose, décompose, additionne, construit, sous nos yeux, un paysage, bien harmonisé.

 

Dans une salle noire, à la lueur de quelques légères lumières, des araignées tissent de multiples toiles dans des cages transparentes. Ces fils, entremêlés astucieusement, deviennent, sous ces subtils éclairages, des œuvres majestueuses. Les toiles d’arachnides se mutent en toiles d’artistes. L’artiste et architecte Tomas Saraceno signe le concept, très original.

 

Jonathas de Andrade a photographié des milliers de visages, dans les rues de la tumultueuse Buenos Aires. Le rythme saccadé de diffusion rapide et floue de ces  clichés d’humains s’érige en hommage aux militantes et militants disparu-e-s sous la dictature militaire argentine. L’artiste inscrit son œuvre dans un refus d’oublier. Les bips des battements cardiaques composent la bande sonore de ce film Super 8.

 

L’une de nos préférences est le film de Miguel Angel Rios. Il zoome sur 2 toupilles noires et blanches. Sur le thème de « Love », chanté par Maria Callas, ces deux toupies exécutent une chorégraphie, pleine de grâce et de sensualité.

 

L’œuvre de Michael Andrews « The Deer Park » ferme le rideau de cette galerie d’art. Ce tableau illustre les délires nocturnes et les mœurs de Soho.

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