11/09/2013

Economiser l’énergie consommée par les technos de l’info

10% de la consommation mondiale d’électricité proviennent des technologies de l’information, soit 1'500 TWh, selon le cabinet de conseil « Digital Power Group ». Cette consommation est comparable à celles du Japon et de l’Allemagne réunies. La performance énergétique doit devenir un domaine d’actions plus présent dans le monde de l’IT, pour des considérations écologiques, mais aussi économiques. La transformation des centres informatiques en « Green Data Center » sont l’un des leviers pour mieux et moins consommer. Les chiffres sont spectaculaires. En passant de l’ancien concept au nouveau, l’électricité économisée se situe entre 60 à 70% de la consommation globale. Le retour sur investissement varie entre 3 à 4 ans seulement. Comment faire ? Les leviers sont divers et s’additionnent. 

 

Les entreprises rafraîchissent les locaux où se trouvent leurs serveurs. Mais, la taille du hard informatique a diminué fortement. La virtualisation des serveurs augmente massivement ce phénomène. Cependant, la plupart de ces firmes continuent à refroidir l’ensemble de la pièce alors que le matériel informatique n’occupe plus qu’une petite partie des volumes refroidis. La technologie offre désormais des systèmes de froid à l’intérieur même des serveurs, évitant les déperditions massives d’énergies. En refroidissant directement ce matériel informatique plutôt que de larges salles, les économies sont colossales.

 

Hiver comme été, la plupart des entreprises produisent du froid pour rafraîchir leur parc informatique. Des procédés de « Free cooling » captent le froid du dehors lorsque la température baisse. Inutile de le produire, alors que le froid se trouve juste de l’autre côté du mur. Se servir du froid naturel plutôt que de le fabriquer représente une optimisation énergétique vite rentable.

 

Le câblage informatique est trop souvent « balancé » sous les faux planchers des salles informatiques. Pourtant, un câblage bien organisé, évitant les nœuds et les distances de câbles inutiles, facilite la maintenance et évite des pertes énergétiques pouvant atteindre jusqu’à 5% de la consommation. 

 

Le bon sens et l’innovation technologique forment un beau duo pour mieux et moins consommer l’énergie. Transformer son parc informatique en « Green Data Center » devrait être une évidence pour toutes les dirigeantes et tous les dirigeants d’entreprise, sensibles à leur porte-monnaie et au bien-être de la planète.

 

Christian Brunier

07:56 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0)

07/09/2013

Freysinger : Son masque tombe …

Le Valais a inspiré la loi genevoise favorisant l’intégration à l’école publique des enfants en situation de handicap. Le travail du canton du bout du Lac reste conséquent pour atteindre cette belle ambition. Le nouveau Conseiller d’Etat valaisan UDC Oskar Freysinger revient sur cette réussite et se déclare, dans le « Sonntagblick », contre l’intégration scolaire des « enfants avec handicap dans des classes normales ». Odieux, il ajoute même : « Je suis totalement contre cette idéologie ».

 

En 2010, le journal d’extrême-droite « La Nation » écrivait un torchon négationniste sur  le nationalisme serbe, évoquant « le faux camp de concentration », « les prétendus viols de masse », « le pseudo-massacre de Srebrenica ». Ces textes ignominieux furent justement attaqués. Pourtant, dans le journal « 24 heures », du 19 avril 2010, un certain Slobodan Despot déplorait le dépôt de plainte contre cette publication révisionniste : « Un signe préoccupant pour ceux qui essaient de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Cela équivaut à tuer la liberté d’expression (…) ». Ce Despot  vient d’être nommé chargé de communication du Conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger.

 

Srebrenica Memorial ...

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01/09/2013

Faire du social, en ouvrant les yeux sur la réalité de terrain

A Genève, le débat gronde sur les emplois de solidarité (EDS). Quand j’étais encore député, j’avais voté contre la loi instituant ce type d’emplois, craignant le sous-paiement de collaboratrices et collaborateurs.

 

Depuis, dans mes activités associatives, j’ai rencontré ces EDS sur le terrain. Un peu en retrait du monde politique, je peux observer les débats électoraux avec plus de hauteur et affirmer qu’anéantir ce statut d’employé-e, pour soi-disant combattre le dumping salarial, est une simplification extrême. La réalité est bien plus complexe, comme la plupart des dossiers politiques. Sous le couvert de ces EDS, nous retrouvons des personnes bien différentes.

 

Si les EDS permettent de moins payer des personnes bien formées au terme de leur période assez courte de chômage - souvent des jeunes à la recherche de leur premier emploi - plutôt que de les engager en tant que personnel fixe, ceci n’est pas acceptable. Les syndicats et la gauche ont raison de combattre ce genre de situation. Si les EDS permettent à des gens à l’assistance, en grande rupture sociale, de retrouver une occupation, de se former, et surtout de reconstruire des liens sociaux, ces statuts ont du sens.

 

Naturellement, les salaires définis par la loi, et non pas fixés par les associations qui les emploient, sont assez bas. Si je reprends mon premier cas cité ci-dessus, ce niveau de salaire est indécent. Si nous considérons le second exemple, ce revenu est bas, mais offre à des personnes, « larguées socialement », ayant quasiment aucune chance de trouver un emploi - même au sein d’un syndicat - d’entrer dans un sas de reconstruction personnelle. Cette étape, entre l’assistance et le marché du travail, est une possibilité d’ouvrir, à ces personnes, de nouvelles perspectives d’avenir. Là, les EDS ont du sens. D’autant plus, que ces salaires modestes sont au-dessus de l’assistance et souvent complétés par des aides sociales.

 

Dans cette situation, anéantir tous les EDS, repousserait ces personnes dans la marginalité. Les syndicats et la gauche devront être prudents afin de ne pas casser de l’humain, en voulant défendre les droits des salarié-e-s sans toujours se confronter suffisamment à la réalité de terrain.

 

Christian Brunier, ancien député socialiste et militant associatif

27/08/2013

L’avant-première du film « Gabrielle » pour soutenir l’AGIS

Salut,

 

AGIS, est une association créant des réseaux de bénévoles pour passer des moments d’échanges avec des personnes souffrant d’un handicap. Je suis membre de son comité. Comme la plupart des organisations, cette association manque de moyens et doit, par conséquent, en rechercher.

 

Dans cette optique, elle organise, en partenariat avec Pro Infirmis et Insieme-Genève, le 10 septembre prochain, à 19 h. 45 (ouverture des portes à 19 h. 15), au cinéma « Les Scalas » (23, rue des Eaux-Vives à Genève), l’avant-première du film Gabrielle de Louise Archambault, au tarif préférentiel de CHF 12.-.

 

Cette projection sera suivie d’un débat, avec le soutien de l'association SEHP (sexualité et handicapspluriels), sur la thématique « Qui est propriétaire du désir amoureux et sexuel ? Et quelle prise de risques possible de la part de qui ? »Ce débat sera animé par Catherine Agthe Diserens, sexopédagogue spécialisée, formatrice pour adultes et présidente du SEHP. Brigitte Rosset, humoriste, comédienne genevoise et marraine de l'AGIS nous fera également l'amitié d'être présente.

 

Venez nombreuses et nombreux ! Avec mes amitiés.

 

http://www.agis-ge.ch/index.php/31-news/56-news

 

 

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06/08/2013

Genève, on l'aime ou on la quitte !

Le député du MCG Henry Rappaz écrit sur son blog : « S’est promené sur les bords de la Limmat et au cœur de la ville de Zurich pour se rendre compte avec tristesse que, Genève, comparée, était devenue le Bronx. »

 

Trois réflexions me viennent à l’esprit. Primo, le rôle d’élu est de valoriser sa République et non de la salir. Secundo, le Bronx est un quartier en pleine évolution et n’a plus rien à voir avec l’image péjorative évoquée par M. Rappaz. Tertio, Genève n’est absolument pas comparable au Bronx d’avant, c'est-à-dire un coupe-gorge.

 

Sans jouer sur le terrain de l’angélisme, un député doit trouver des solutions aux problèmes, qui existent assurément, mais sans tomber dans l’excès ni en jetant de l’huile sur le feu.

 

Finalement, Henry Rappaz devrait méditer sur la réflexion du boss du Genève-Servette Hockey club, Chris McSorley : « La qualité de vie de Genève ne se trouve nulle part ailleurs. »

 

Genève, on l’aime ou on la quitte. Au revoir Monsieur Rappaz.

01/08/2013

Service militaire : la liberté de choix

Lors des guerres d’antan, le nombre de soldats était souvent crucial. Mais, la nature des conflits a bien changé. Les technologies ont remplacé massivement l’humain. La plupart des armées du monde ont été adaptées en conséquence et ont diminué grandement leur effectif. La petite Helvétie compte une armée pléthorique, totalement démesurée. Elle est bien plus grande que celles de pays tels que le Canada (65'000 militaires), l’Afrique du Sud (62'000), la Bolivie (46'000), la Tunisie (35'000) ou l’Autriche (27'000). La Suisse n’a donc plus besoin d’une armée de 100'000 hommes pour se défendre.

 

Cette évolution favorise l’abrogation du service militaire obligatoire. Cette suppression enlèverait une contrainte gigantesque à plusieurs jeunes n’ayant ni l’envie, ni la conviction de vivre une telle expérience. Une démocratie  doit offrir, à chaque citoyenne et citoyen, la liberté de conscience d’effectuer ou pas son service militaire.

 

Ce redimensionnement de l’Armée suisse aurait l’avantage, de surcroît, de diminuer ses coûts. L’entretien d’une armée massive en hommes est très onéreux. Le fonctionnement de l’Armée suisse s’élève actuellement à 4,7 milliards par an. L’absentéisme dans les entreprises à cause du service obligatoire coûte, de plus, 4 milliards supplémentaires à l’économie.

 

Notre armée a été conçue pour résister à une invasion terrestre. Ce scénario n’est heureusement plus d’actualité. Supprimer l’obligation de servir encouragera la redéfinition de la stratégie militaire helvétique, totalement inadaptée aux nouveaux risques pour notre sécurité. Un vote positif de cette initiative ouvrira le service civil - un engagement utile à la collectivité - à toutes et à tous sur une base volontaire. Le 22 septembre 2013, un Oui à cette abrogation du service militaire obligatoire s’impose.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

16:41 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (4)

28/07/2013

Mariage pour toutes et tous en Suisse

 

Petite lettre ouverte  à Christian Levrat, Président du Parti socialiste suisse

 

Salut Christian,

 

Après la France et une multitude d’autres pays, les député-e-s britanniques ont voté le projet de loi légalisant le mariage homosexuel en Angleterre et au Pays de Galles, ouvrant la voie aux premiers mariages entre personnes du même sexe à la mi-2014. Et en Suisse, c’est pour quand ?

 

Le Parti socialiste suisse est le symbole de la défense des libertés. Toute son histoire le prouve. J’estime que notre parti devrait avoir l’audace de proposer ce droit à l’amour pour les personnes du même sexe.

 

Dans la plupart des pays ayant libéralisé le droit du mariage à celles et ceux qui le souhaitent, en assumant pleinement leur orientation sexuelle, les socialistes ont joué un rôle moteur.

 

Il semblerait normal qu’en Suisse, le PS soit cet agitateur d’idées, amenant au progrès et à davantage de liberté et de droit.

 

Par avance, je te remercie de ton action dans ce sens et t’adresse, Cher Christian, mes amicales salutations.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois et anc. député.

07:36 Publié dans Liberté | Lien permanent | Commentaires (2)

25/07/2013

Les Nuits musicales d'Uzès

En longeant le duché d’Uzès, nous constatons que le concert des Nuits musicales d’Uzès ne commence qu’à 22 heures. Sans grand espoir, nous demandons s’il reste des places. Il n’y a que deux places disponibles côte-à-côte, bien placées. Nous les prenons sans plus tarder et vivons un moment d’exception dans la cour de ce magnifique monument.

 

Le programme est aussi beau que le lieu : Concertos pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven, interprétés par le Camerata Ireland Orchestra et son chef, virtuose de piano, Barry Douglas. Ce pianiste figure sur la liste des plus grands interprètes de la planète. Il est d’ailleurs le seul non-russe à avoir remporté la médaille d’or du concours de piano Tchaïkovski de Moscou.

 

Son orchestre, regroupant 33 talents, est composé de jeunes gens qui forment une équipe redoutable. La finesse musicale, emballée dans un haut niveau de virtuosité, et ce site magique nous offrent un bel instant de solennité festive.

09:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2013

Nouvelles du monde

Sur sa faim

41,5 millions de dollars serait le montant engagé, depuis 1950, par la Corée du Nord pour ériger des statues de leur deux leaders staliniens Kim Il-sung et Kim Jong-Il. Au pays de la famine, les Coréens du Nord vont encore bouffer de la propagande.

 

Le droit à l’éducation pour les filles

66 millions de filles manquent à l’appel sur les bancs de l’école. Dans de nombreux pays, les mariages précoces, la violence à l’école ou la pauvreté privent les filles du droit essentiel à l’éducation. Je rejoins l’appel mondial du Plan en faveur d’une éducation de qualité pour chaque fille. Notre objectif : remettre 1 million de signatures au Secrétaire Général de l’ONU, le 11 octobre 2013, pour faire de l’éducation des filles une priorité à l’agenda mondial.

 

La grande évasion

Selon le Parlement Européen, l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux génère un déficit d'impôts de 1’000 milliards d'euros par an à l'Union Européenne. La fuite des capitaux est inacceptable et crée d’importantes disparités sociales. La lutte contre l’évasion fiscale doit être la base de toute démocratie.

 

Aveugle clairvoyant

Le grand musicien Stevie Wonder ne jouera plus dans les Etats américains ou parties du monde légitimant, par la loi, la légitime défense. La légitime défense est trop souvent synonyme de légitime démence.

 

Je me marre

« Le Petit Nicolas », le best-seller rigolard de Sempé et Goscinny va être traduit en yiddish et en arabe. Voir les Arabes et les Juifs rirent ensemble me plaît !

 

Occupation illicite

L’Union européenne coupe les subventionnements aux projets de coopération, en Israël, menés dans les territoires occupés. Le texte est clair : « Tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’Union européenne doivent sans équivoque et explicitement indiquer leur inapplicabilité aux territoires occupés par Israël en 1967. » Cette décision est juste l’application des règles internationales et du respect des droits humains, n’en déplaise au gouvernement de l’Etat Hébreu.

 

Bande de timbrés

Les « coincés du cul » polémiquent sur le nouveau timbre des Postes françaises. L’artiste Olivier Ciappa, qui a stylisé la nouvelle Marianne, a affirmé s’être inspiré de la leader du mouvement féministe Femen, Inna Shevchenko, pour élaborer son œuvre. Je me marre en pensant que ces moralisateurs à la petite semaine devront lécher le cul de cette militante aux seins nus pour envoyer leurs lettres.

 

Ollé !

Réponds au sondage du Midi-Libre : Pensez-vous qu’une bodega tenue par des anti-corridas a sa place à la Feria de Béziers ? Oui, naturellement ! La Feria doit être une belle fête et pas un massacre de taureaux.

19/07/2013

Rencontres photographiques d’Arles

Journée à Arles, pour admirer les Rencontres photographiques de cette ville que nous adorons. C’est la seconde fois que nous participons à cet événement dédié aux belles images. Cette année, le noir et  blanc est sublimé : Arles in Black 2013 !

 

J’ai un petit coup de cœur pour les autoportraits d’Arno Rafael Minkkinen qui met en scène son corps au milieu de la nature afin de créer des trompe-l’œil assez étonnants et parfois drôles. J’apprécie aussi l’humour des clichés de Gilbert Garcin, un jeune artiste de 84 ans, ayant débuté sa carrière en 1995. Il inclut sa silhouette dans des univers surréalistes.

 

J’aime les photos de Michel Vanden Eeckhoudt passant du dégoût à la joie, et évidemment celles du militant noir Gordon Parks. Nous lui devons les meilleurs portraits de Malcom X et de Martin Luther King. Mais, aussi les photos des bas fonds d’Harlem et du combat des noirs américains pour obtenir leurs droits civiques.

 

A ne pas louper non plus, les témoignages photographiques sociaux de Jean-Louis Courtinat qui part à la rencontre des plus humbles de notre société. Nous le trouvons aux côtés des très pauvres, des handicapés profonds ou de jeunes malades. Ses images sont très touchantes. Un sommet d’humanité.

 

L’expo des paysages palestiniens signés Taysir Batniji, Rula Halawani, Raeda Saadeh, Steve Sabella et Kai Wiedenhöfer est un réquisitioire contre le blocus du territoire palestinien par Israël et contre le mur séparant ces peuples pourtant si proches.

 

 

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15:36 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)