Energie positive - Page 9

  • Carpe diem du 8 janvier 2019 aux dirigeant-e-s d’entreprise …

    Ne disons plus où, quand et comment bosser à nos équipes … Plus où !

    Assis derrière son bureau, durant toute une journée, était le sort des employé-e-s administratif-ive-s, il y a plus d’un siècle. Depuis, les technologies portables se sont développées. Avec un smartphone et un ordinateur potable, nous pouvons désormais travailler dans le monde entier, comme au bureau. Toutefois, encore des millions de personnes passent, toute la journée, coincées derrière leur bureau. Tout à changer autour de nous, les technologies ont bouleversé la planète, mais nous continuons à bosser comme nos ancêtres. Ceci n’a aucun sens.

    Nous devons faire péter la place de travail traditionnelle. Le but est de travailler dans le lieu le plus adapté en fonction de nos usages et de nos envies ; comme dans nos domiciles. Selon notre usage, nous cuisinons dans notre cuisine et dormons, en principe, dans notre chambre. Selon nos envies, certains lisent enfermés dans une pièce ; d’autres devant leur TV. En sus, nos désirs évoluent, selon différents paramètres ou selon l’humeur de l’instant. Au boulot, c’est pareil. Pratiquement, plus personne n’effectue la même tâche durant 8 heures. Nous avons besoin, pour certains travaux ou pour répondre à nos inclinations du moment, d’être seu-el dans un lieu calme, ou dans une salle favorisant la créativité de groupe, ou dans un site convivial. Choisir le meilleur endroit pour bien créer et pour ressentir un sentiment agréable. Ne pas imposer le « où » permet aussi aux collaboratrices et collaborateurs de mieux équilibrer leur vie privée avec leur vie prof, et d’optimiser leur déplacement, notamment d’un point de vue écologique.

    Les lieux traditionnels de travail sont, de plus, très individualisés. Pourtant, les personnes seules, même talentueuses, n’arrivent pas à grand-chose. L’intelligence trouve son essor dans le collectif. Nous avons donc besoin de lieux favorisant l’échange, la coopération, le dialogue, l’expérimentation, bref un travail en réseaux agile créant l’intelligence collective.

    Foutons la paix à nos équipes, laissons-les agir comme elles le souhaitent, la quantité et la qualité de leur travail étant plus importantes que le lieu où elles l’accomplissent. Portez-vous bien !

  • Je resterai toujours Charlie !

    Il y a 4 ans, je m’apprêtais à partir à Paris, la plus belle ville du monde. Quand ma chérie m’appela. Elle m’annonça une attaque terroriste perpétrée contre le journal satirique Charlie Hebdo. Moi, le lecteur fidèle de ce journal, le militant du rire sans limites, me retrouva terrassé par cette horrible tragédie. Massacrer des innocents est un acte de barbarie.

    S’attaquer à la presse satirique est un viol contre la liberté ! Esprits libres, nous sommes toutes et tous « Charlie » ! Quelques semaines avant ce drame, l’humoriste Sophia Aram écrivait : « Sans Charlie, la connerie deviendrait insupportable. » Depuis le 7 janvier 2015, la connerie est devenue insupportable. Elsa Cayat, Charb, Cabu, Wolinski, Honorl, Tignous, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Frédéric Boisseau, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet ... nous les aimions ou pas. Moi, je les aimais. Ils symbolisaient pour moi le talent pamphlétaire, libérateur des sociétés modernes. Je les lisais ou admirais leurs dessins, chaque semaine.

    D’accord ou pas avec eux, ils poussaient à la réflexion, la provocation étant l’oxygène des libertés. Des promoteurs de la haine les ont exterminés, réduisant la parole vivante à néant. Face à ce poison d’intolérance, certains sont tentés de réagir, eux aussi, par l’agressivité. Un rejet, par révolte, par vengeance, voire pire, par récupération politique. Et là, le festival de stigmatisation se met en branle.

    Stop ! Nos amis humoristes sacrifiés sur l’autel de la dérision n’ont jamais voulu de tels comportements. Au contraire, toutes leurs vies, toutes leurs œuvres ont combattu ce type de comportements. Ils ont prôné le verbe acerbe, mais toujours la non-violence, l’acceptation des autres, l’antiracisme, la liberté de croyance et surtout d’expression. Oui, ils se sont moqués des religions, de toutes les religions, sans exception, éprouvant de fortes sympathies pour l’anticléricalisme et prônant l’incroyance. Ils ont combattu les totalitarismes religieux, comme les dogmes politiques, épris d’esprits libérés de toute contrainte. La liberté de ne pas croire ! Evidemment, ils usaient de l’impertinence, jouaient avec les limites pour secouer les consciences, jamais avec intolérance. Cette équipe a toujours été promotrice de l’humain et de ses droits. Honorer leur mémoire, c’est vouloir la paix.

    Valoriser leurs valeurs, c’est unir les êtres humains, et non pas les diviser. Pour combattre l’immonde, il faut valoriser le beau et le bon. Continuons à être toujours Charlie !

  • Carpe diem du 4 janvier 2019 …

     Le 4 janvier 1960, l’écrivain, journaliste, philosophe, militant, être de conviction, Albert Camus se tuait en bagnole, sur les routes de Villeblevin, dans l’Yonne. Je ne veux pas vous plomber la journée, étant un positiviste convaincu. Juste rendre hommage à ce grand penseur et faire, à cette occasion, l’apologie de la Liberté. Juste vous inciter à lire ou relire les textes de cet homme de lettres qui sublimait la liberté. Cet esprit romantique de liberté qui pourrait être un vaccin contre le populisme pervers galopant dans le monde. Cette liberté qui le poussa à s’engager dans la Résistance contre l’horreur nazie. Cette liberté qui le mobilisa contre le colonialisme. Cette liberté qui caractérisa son socialisme humaniste et libertaire, antagoniste du stalinisme écrasant, à l’époque, l’Europe de l’Est. Ecoutons, encore, Camus : « Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout. »

  • Carpe diem du 3 janvier 2019 …

    Nous entendons trop souvent : « Les jeunes ne savent plus lire et écrire. Ils ne maîtrisent plus l’orthographe. » Totale connerie ! La jeunesse n’a jamais été aussi instruite, formée, diplômée, intelligente. Nous exigeons de sa part, de plus en plus, de compétences. Lire, écrire, compter ne suffit plus. Nous demandons, de surcroît, aux nouvelles générations, de bien communiquer, de maîtriser les nouvelles technologies, de parler plusieurs langues, de posséder des notions de droit, etc. Le savoir et le savoir-faire restent incontournables. Le savoir-être, le savoir-vivre, le faire savoir et le savoir-devenir sont, désormais, tout autant importants. Nous devons, par conséquent, être fiers de notre jeunesse. Valorisons-la ! Donnons-lui confiance ! Sachons être des passeur-euse-s d’expérience, sans jouer aux vieux cons. En croyant en notre jeunesse, nous croirons en l’avenir … bidon..jpg

  • Carpe diem du 2 janvier 2019, épisode 2 …

    Les médias vivent, malheureusement, des mauvaises nouvelles. Du moins, ils le croient. Perso, je rêve de journaux qui parleraient plutôt du bien que du mal, de la solidarité plutôt que de l’égoïsme, de la paix plutôt que de la guerre. Quel plaisir de lire, ce jour, « Libé », rempli d’heureuses infos. La titre, à la une, donne le ton : Polluer moins pour gagner plus ! Un beau programme ! L’écologie, le social et l’économie doivent être conciliés pour viser un développement durable. Entrons dans le canard. L’article « Ecologie et social, la convergence des luttes », signé par Coralie Schaub, propose 4 leviers pour réduire nos émissions polluantes, tout en épargnant notre budget : 1) Lancer un Plan Marshall pour la rénovation des bâtiments : L’isolation massive des logements en France permettrait aux ménages d’économiser 512 euros tous les ans sur le chauffage ; 2) Taxer les gros pollueurs : Libé reprend l’idée du Journal du Dimanche d’instaurer une taxe carbone sur les 1'400 sites industriels français les plus polluants ; 3) Repenser la mobilité : Afin d’accélérer la sortie du diesel, il est proposé de doubler la prime à la conversion pour les véhicules électriques et de l’élargir aux autres modes alternatifs ; 4) Transformer son alimentation Encore un article positif sur l’écoquartier de Val-de-Reuil : La mixité sociale se fait dans le plaisir. Sibylle Vincendon nous présente une ville paupérisée qui mène un projet architectural primé en matière de développement durable. Magnifique interview de Pierre Larrouturou qui lance : « Sauver le climat, la seule guerre qui ne fera aucune victime ». Cet économiste, fondateur de la Nouvelle Donne, propose la création d’une banque pour le climat. Cette banque aurait pour mission de fournir à tous les Etats membres et aux pays alliés des financements à taux zéro pour des projets d’économies d’énergie. La journaliste Nelly Didelot évoque l’énergie solaire, dont l’utilisation s’envole, depuis 3 ans, à Madagascar. A la page suivante, l’entreprise PerSapien est valorisée pour avoir créé un piège à particules nocives qui se colle sur le nez, fortement utilisé à New Dehli. Pour avoir fréquenté cette ville, je peux témoigner de la gestion catastrophique de la pollution dans la mégapole indienne. Les news réjouissantes continuent, avec l’annonce de l’instauration d’un salaire minimum en Afrique du Sud. Cette mesure va améliorer la vie de 6 millions de travailleur-euse-s. La candidature de la progressiste Elisabeth Warren à la Maison blanche est aussi une annonce sympathique, tant cette femme est courageuse dans sa lutte contre les délires de Trump. Je pourrais encore vous parler du dossier sur l’éco-urbanisme, du reportage sur les protections hygiéniques 100% écolos, du plaidoyer pour ré-ensauvager notre territoire afin de faire revivre la nature, du portrait de Jean-Claude Mensch, un fer de lance de la transition écologique ou du texte sur le mouvement « slow fashion » qui incite à la réutilisation des fringues déjà portées. Que ça fait du bien de lire des nouvelles porteuses de joie et d’espoir pour notre avenir.