06/08/2013

Genève, on l'aime ou on la quitte !

Le député du MCG Henry Rappaz écrit sur son blog : « S’est promené sur les bords de la Limmat et au cœur de la ville de Zurich pour se rendre compte avec tristesse que, Genève, comparée, était devenue le Bronx. »

 

Trois réflexions me viennent à l’esprit. Primo, le rôle d’élu est de valoriser sa République et non de la salir. Secundo, le Bronx est un quartier en pleine évolution et n’a plus rien à voir avec l’image péjorative évoquée par M. Rappaz. Tertio, Genève n’est absolument pas comparable au Bronx d’avant, c'est-à-dire un coupe-gorge.

 

Sans jouer sur le terrain de l’angélisme, un député doit trouver des solutions aux problèmes, qui existent assurément, mais sans tomber dans l’excès ni en jetant de l’huile sur le feu.

 

Finalement, Henry Rappaz devrait méditer sur la réflexion du boss du Genève-Servette Hockey club, Chris McSorley : « La qualité de vie de Genève ne se trouve nulle part ailleurs. »

 

Genève, on l’aime ou on la quitte. Au revoir Monsieur Rappaz.

01/08/2013

Service militaire : la liberté de choix

Lors des guerres d’antan, le nombre de soldats était souvent crucial. Mais, la nature des conflits a bien changé. Les technologies ont remplacé massivement l’humain. La plupart des armées du monde ont été adaptées en conséquence et ont diminué grandement leur effectif. La petite Helvétie compte une armée pléthorique, totalement démesurée. Elle est bien plus grande que celles de pays tels que le Canada (65'000 militaires), l’Afrique du Sud (62'000), la Bolivie (46'000), la Tunisie (35'000) ou l’Autriche (27'000). La Suisse n’a donc plus besoin d’une armée de 100'000 hommes pour se défendre.

 

Cette évolution favorise l’abrogation du service militaire obligatoire. Cette suppression enlèverait une contrainte gigantesque à plusieurs jeunes n’ayant ni l’envie, ni la conviction de vivre une telle expérience. Une démocratie  doit offrir, à chaque citoyenne et citoyen, la liberté de conscience d’effectuer ou pas son service militaire.

 

Ce redimensionnement de l’Armée suisse aurait l’avantage, de surcroît, de diminuer ses coûts. L’entretien d’une armée massive en hommes est très onéreux. Le fonctionnement de l’Armée suisse s’élève actuellement à 4,7 milliards par an. L’absentéisme dans les entreprises à cause du service obligatoire coûte, de plus, 4 milliards supplémentaires à l’économie.

 

Notre armée a été conçue pour résister à une invasion terrestre. Ce scénario n’est heureusement plus d’actualité. Supprimer l’obligation de servir encouragera la redéfinition de la stratégie militaire helvétique, totalement inadaptée aux nouveaux risques pour notre sécurité. Un vote positif de cette initiative ouvrira le service civil - un engagement utile à la collectivité - à toutes et à tous sur une base volontaire. Le 22 septembre 2013, un Oui à cette abrogation du service militaire obligatoire s’impose.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

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28/07/2013

Mariage pour toutes et tous en Suisse

 

Petite lettre ouverte  à Christian Levrat, Président du Parti socialiste suisse

 

Salut Christian,

 

Après la France et une multitude d’autres pays, les député-e-s britanniques ont voté le projet de loi légalisant le mariage homosexuel en Angleterre et au Pays de Galles, ouvrant la voie aux premiers mariages entre personnes du même sexe à la mi-2014. Et en Suisse, c’est pour quand ?

 

Le Parti socialiste suisse est le symbole de la défense des libertés. Toute son histoire le prouve. J’estime que notre parti devrait avoir l’audace de proposer ce droit à l’amour pour les personnes du même sexe.

 

Dans la plupart des pays ayant libéralisé le droit du mariage à celles et ceux qui le souhaitent, en assumant pleinement leur orientation sexuelle, les socialistes ont joué un rôle moteur.

 

Il semblerait normal qu’en Suisse, le PS soit cet agitateur d’idées, amenant au progrès et à davantage de liberté et de droit.

 

Par avance, je te remercie de ton action dans ce sens et t’adresse, Cher Christian, mes amicales salutations.

 

Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois et anc. député.

07:36 Publié dans Liberté | Lien permanent | Commentaires (2)

25/07/2013

Les Nuits musicales d'Uzès

En longeant le duché d’Uzès, nous constatons que le concert des Nuits musicales d’Uzès ne commence qu’à 22 heures. Sans grand espoir, nous demandons s’il reste des places. Il n’y a que deux places disponibles côte-à-côte, bien placées. Nous les prenons sans plus tarder et vivons un moment d’exception dans la cour de ce magnifique monument.

 

Le programme est aussi beau que le lieu : Concertos pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven, interprétés par le Camerata Ireland Orchestra et son chef, virtuose de piano, Barry Douglas. Ce pianiste figure sur la liste des plus grands interprètes de la planète. Il est d’ailleurs le seul non-russe à avoir remporté la médaille d’or du concours de piano Tchaïkovski de Moscou.

 

Son orchestre, regroupant 33 talents, est composé de jeunes gens qui forment une équipe redoutable. La finesse musicale, emballée dans un haut niveau de virtuosité, et ce site magique nous offrent un bel instant de solennité festive.

09:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2013

Nouvelles du monde

Sur sa faim

41,5 millions de dollars serait le montant engagé, depuis 1950, par la Corée du Nord pour ériger des statues de leur deux leaders staliniens Kim Il-sung et Kim Jong-Il. Au pays de la famine, les Coréens du Nord vont encore bouffer de la propagande.

 

Le droit à l’éducation pour les filles

66 millions de filles manquent à l’appel sur les bancs de l’école. Dans de nombreux pays, les mariages précoces, la violence à l’école ou la pauvreté privent les filles du droit essentiel à l’éducation. Je rejoins l’appel mondial du Plan en faveur d’une éducation de qualité pour chaque fille. Notre objectif : remettre 1 million de signatures au Secrétaire Général de l’ONU, le 11 octobre 2013, pour faire de l’éducation des filles une priorité à l’agenda mondial.

 

La grande évasion

Selon le Parlement Européen, l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux génère un déficit d'impôts de 1’000 milliards d'euros par an à l'Union Européenne. La fuite des capitaux est inacceptable et crée d’importantes disparités sociales. La lutte contre l’évasion fiscale doit être la base de toute démocratie.

 

Aveugle clairvoyant

Le grand musicien Stevie Wonder ne jouera plus dans les Etats américains ou parties du monde légitimant, par la loi, la légitime défense. La légitime défense est trop souvent synonyme de légitime démence.

 

Je me marre

« Le Petit Nicolas », le best-seller rigolard de Sempé et Goscinny va être traduit en yiddish et en arabe. Voir les Arabes et les Juifs rirent ensemble me plaît !

 

Occupation illicite

L’Union européenne coupe les subventionnements aux projets de coopération, en Israël, menés dans les territoires occupés. Le texte est clair : « Tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’Union européenne doivent sans équivoque et explicitement indiquer leur inapplicabilité aux territoires occupés par Israël en 1967. » Cette décision est juste l’application des règles internationales et du respect des droits humains, n’en déplaise au gouvernement de l’Etat Hébreu.

 

Bande de timbrés

Les « coincés du cul » polémiquent sur le nouveau timbre des Postes françaises. L’artiste Olivier Ciappa, qui a stylisé la nouvelle Marianne, a affirmé s’être inspiré de la leader du mouvement féministe Femen, Inna Shevchenko, pour élaborer son œuvre. Je me marre en pensant que ces moralisateurs à la petite semaine devront lécher le cul de cette militante aux seins nus pour envoyer leurs lettres.

 

Ollé !

Réponds au sondage du Midi-Libre : Pensez-vous qu’une bodega tenue par des anti-corridas a sa place à la Feria de Béziers ? Oui, naturellement ! La Feria doit être une belle fête et pas un massacre de taureaux.

19/07/2013

Rencontres photographiques d’Arles

Journée à Arles, pour admirer les Rencontres photographiques de cette ville que nous adorons. C’est la seconde fois que nous participons à cet événement dédié aux belles images. Cette année, le noir et  blanc est sublimé : Arles in Black 2013 !

 

J’ai un petit coup de cœur pour les autoportraits d’Arno Rafael Minkkinen qui met en scène son corps au milieu de la nature afin de créer des trompe-l’œil assez étonnants et parfois drôles. J’apprécie aussi l’humour des clichés de Gilbert Garcin, un jeune artiste de 84 ans, ayant débuté sa carrière en 1995. Il inclut sa silhouette dans des univers surréalistes.

 

J’aime les photos de Michel Vanden Eeckhoudt passant du dégoût à la joie, et évidemment celles du militant noir Gordon Parks. Nous lui devons les meilleurs portraits de Malcom X et de Martin Luther King. Mais, aussi les photos des bas fonds d’Harlem et du combat des noirs américains pour obtenir leurs droits civiques.

 

A ne pas louper non plus, les témoignages photographiques sociaux de Jean-Louis Courtinat qui part à la rencontre des plus humbles de notre société. Nous le trouvons aux côtés des très pauvres, des handicapés profonds ou de jeunes malades. Ses images sont très touchantes. Un sommet d’humanité.

 

L’expo des paysages palestiniens signés Taysir Batniji, Rula Halawani, Raeda Saadeh, Steve Sabella et Kai Wiedenhöfer est un réquisitioire contre le blocus du territoire palestinien par Israël et contre le mur séparant ces peuples pourtant si proches.

 

 

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17/07/2013

Festival de Jazz de Junas …

Notre périple commence au Temple du village où le pianiste de jazz John Taylor joue avec le jeune contrebassiste Stéphane Kerecki. Ce lieu, récemment rénové, met en exergue des vitraux réalisés par le jazzman et artiste Daniel Humair. La musique, très contemporaine, est aussi lumineuse que les œuvres de verre du percussionniste suisse. John Taylor est un grand pianiste britannique qui a joué notamment avec Kenny Wheeler, Jan Garbarek, Gil Evans ou Lee Konitz. Stéphane Kerecki est le contrebassiste du Paris Jazz big band. Il a collaboré aussi avec Michel Portal et Daniel Humair. Nous cheminons vers l’ancienne carrière romaine où se déroule la 20ème édition de ce festival de jazz. Le site est irréel. De longs rochers découpés se dressent vers le ciel. Rapide dégustation des vins du Mas des Cabres, de Nathalie et Florent Boutin, cave sise à Aspères, dans le Languedoc gardois. Je choisis le rosé « Farniente » pour manger. Nous dînons dans le resto du festival. Un gratin de courgettes, une côte de taureau et une tarte aux pommes avec un sorbet à la vanille composent le repas. Acclamons le saxophoniste norvégien Jan Garbarek. Ce concert s’inscrit sous le signe d’une rencontre avec le grand maître de la musique indienne Trilok Gurtu. L’émule scandinave de John Coltrane et le percussionniste indien concoctent un univers musical décoiffant, naviguant entre le jazz et le jazz-rock, et mettant les courants musicaux en fusion. Les mélodies majestueuses se teintent des couleurs de la musique du monde. Un accord arabisant, un rythme indien ou un chorus inspiré par la salsa cubaine traversent les styles mélodiques de la planète. Le son exceptionnel de Garbarek, d’une pureté éclatante au milieu des rochers de Junas, me donne des frissons lorsqu’il interprète des balades langoureuses ethno-jazz. Trilok Gurtu est un percussionniste de talent. Il arrive à hypnotiser le public avec de longs solos de batterie et autres tambours et cymbales. Il termine même brillamment une impro avec un sceau et de l’eau, produisant des sons d’une rare inventivité. Le pianiste Rainer Bruninghaus et le bassiste brésilien Yuri Daniel complètent bien cette équipe assez géniale. Vous l’aurez compris, la soirée est belle et restera un grand moment du jazz, dans un site totalement magique.

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07/07/2013

Journal de bonnes nouvelles

Le rappeur tunisien Wled El 15, condamné à 2 ans de tôle pour avoir chanté une chanson critique sur la police, est sorti de prison suite à un recours en appel. La liberté d’expression en sort gagnante !

 

Susan Waffa-Ogoo, Ministre des Affaires Étrangères de la Gambie, a réitéré la position de son gouvernement en faveur de la levée du blocus étasunien entretenu contre Cuba. Ce blocus est un acte inacceptable qui étouffe l’économie et le peuple de Cuba.

 

Selon les psychologues Nicolas Guégen et Sébastien Meineri, la nature aurait un impact positif sur notre santé. Les plantes nous rendent plus aimables, heureux et altruistes.

 

Dans le journal « Le Matin », l’ancien Conseiller fédéral Adolf Ogi : « Parfois, je me suis saoulé, dans l’intérêt de la Suisse. » Lorsque j’étais député, je ne te dis pas combien de fois nous avons agi de la sorte, dans l’intérêt de Genève. 

 

La justice thurgovienne condamne le vétérinaire qui a tué deux dauphins, du parc Connyland, avec une surdose d’antibiotiques. Cette décision des tribunaux est juste. Reste à interdire les delphinariums.

 

La Commission de la santé du Conseil des Etats helvétique approuve un plan pour rétrocéder partiellement les montants perçus en trop par les assurances-maladie, particulièrement dans les cantons de Vaud et de Genève.  Ce n’est qu’un premier pas allant dans le bon sens exigé, depuis plusieurs années, par les parlements et gouvernements de ces cantons.

 

Genève conclut un accord pour étendre la Gare Cornavin en sous-sol, sans détruire un morceau du quartier populaire et convivial des Grottes. Nous pouvons nous en réjouir ! Le député UDC Yves Nidegger veut que le surcoût de la mise souterraine de ce futur agrandissement soit pris en charge par la Ville de Genève et non pas par le canton. Eh ben alors ! Les contribuables de la ville vont supporter tous les coûts d’une gare utilisée par toute la région, dont les citoyens des communes les plus riches. Sa proposition est éminemment inéquitable.

 

Le Parti du Travail de Genève dépose une pétition munie de 11'500 signatures, dont la mienne, contre les expulsions des locataires durant les mois hiver, sans solution de relogement. Cette trêve hivernale existe dans de nombreux pays.

 

Plusieurs entreprises utilisent de nombreux stagiaires comme de la main-d’œuvre à bon marché. Si l’engagement de stagiaires est un acte positif, preuve d’engagement d’une entreprise formatrice, les abus peuvent se transformer en dumping social. Dans ce contexte, la motion déposée par les Verts au Grand Conseil genevois pour mieux encadrer les stages arrive à point nommé.

25/06/2013

Les Eaux-Vives bientôt comme les berges de la Seine ?

Nous avons parcouru le nouvel aménagement sur les rives de la Seine. Nous y avons retrouvé des lieux de sport (engins d’exercices, pistes de 100 mètres, skatepark,…), des endroits de détente (chaises longues, bancs, gros coussins, ..), des espaces de jeux d’enfants, des tables de jeux (dames, échecs, …), des scènes artistiques, des petits restos, des bars et des zones de natures.

 

Le mobilier urbain est novateur, esthétique et attirant. Sur 2,3 km, ce parcours écolo favorise les rencontres et la convivialité. Tu peux même trouver de l’intimité dans un tipi ou un bungalow pour manger, te reposer, discuter, étudier ou faire tout ce que tu as envie ; ceci ne nous regarde pas.

 

L’ambiance est détendue. Nous avons bu un coup de rosé de Camargue, accompagné de jambon et de fromages, dans une guinguette au bord de l’eau.

 

Plusieurs distractions sont programmées sur ces berges : concerts, spectacles, yoga, fitness, initiation au cirque, concours de dessins ou expositions. Paris a réussi un beau pari, mariant nature et esprit festif. J’imagine ce que nous pourrions faire à Genève sur ce modèle, tout le long du Lac Léman, avec une belle plage aux Eaux-Vives …

 

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22:27 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3)

21/06/2013

La ligne … politique de Keith Haring

« La plupart du mal sur terre est fait au nom du bien, au nom de la religion d’un prophète factice, d’artistes débiles, d’hommes politiques, de businessmen. »

Keith Haring

 

Excités, nous allons admirer l’exposition de Keith Haring au Musée d’Art contemporain de Paris, mégapole qu’il affectionnait. J’aime ses œuvres et les caractéristiques du personnage. Le relief rebelle de cet ancien étudiant de la School of Visual Arts de New York me plaît. Je crois qu’un artiste doit stimuler le rêve et la réflexion. L’esprit de contestation est un gène créatif, que Keith Haring concentrait en grand nombre.

 

Virtuose de la ligne, avec des dessins souvent simples, ce génie arrive à remettre en cause l’esprit unique. Ce changeur d’un bout du monde a transposé ses messages éthiques et porteurs de justice sociale en fresques dans le métro (subway drawings) et dans les espaces publics, en dessins, en peintures, en affiches, en collages et même en sculptures. Les combats de cet icône du Pop Art ont influencé l’opinion publique, mais surtout nombre de jeunes artistes, dont ceux de la rue.

 

Défenseur de la liberté, sur les murs ou dans les musées, il a lutté sur tous les fronts. Il s’est élevé contre toutes les conneries de l’humanité : racisme, apartheid, homophobie, pudibonderie, sexisme, injustice, violence, armement nucléaire, impérialisme, financiarisation ou pollution.

 

Keith Haring affrontait les excès de la société de consommation, tout en entretenant un rapport ambigu avec elle. Sa truie gerbant une multitude de choses et d’humains, débordant de toute part, est une critique acerbe contre l’ultracapitalisme. 

 

Ce jeune créateur insoumis s’attaqua particulièrement à la sauvagerie économique inhumaine impulsée par Ronald Reagan. Pour promouvoir ses valeurs humanistes, il joua avec les tons, parfois violents, souvent humoristiques.

 

Le génie créatif a généré une authentique conscience éthique. Agitateur d’idées, ou plutôt d’idéaux, Keith Haring, bien qu’anéantit par le Sida il y a déjà 13 ans, reste d’une actualité exceptionnelle.

 

Sa foultitude de couleurs vives était, elle aussi, avant-gardiste. Cette large palette éclaire ses sujets et donne du volume aux causes qu’il évoque.

 

Il voulait aussi démocratiser l’art. L’utilisation des lieux publics pour y peindre s’inscrivait dans cette ambition d’offrir de la culture à toutes et tous.

 

Le Musée d’Art moderne de Paris présente 250 œuvres reflétant l’imagination et la multiplicité des passions de Haring. Nous y trouvons de tous petits dessins et surtout des tableaux aux formats géants.

 

Pour identifier ses réalisations, Keith Haring utilisa des signes et personnages emblématiques, labels reconnaissables facilement. C’est encore un moyen d’additionner l’individu et le collectif, et non de les opposer. L’humain est heureux lorsqu’il pense à lui, mais surtout lorsqu’il donne aux autres.

 

Mort à 32 ans, ce temps de vie limité provoqua, chez lui, une frénésie innovatrice. Il nous laisse en héritage des œuvres ingénieuses et surtout : une esthétique provocatrice !

 

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18:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)