Paix

  • Le bienfait du coronavirus

    « Renoncez aux hostilités. Laissez de côté la méfiance et l’animosité. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes », c’est la demande exhaussée d’Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, en période de coronavirus.

    Lire la suite

  • Une Terre, deux peuples, et la paix à tout prix

    « La paix n’a pas de frontières ! », Yitzhak Rabin. Le 4 novembre 1995, j’écoutais la radio en rentrant du Bugey lorsque la nouvelle tomba. Je fus littéralement terrassé : un fondamentaliste juif d’extrême droite avait abattu Yitzhak Rabin, Premier ministre d’Israël, partisan de la paix avec ses voisins palestiniens, au terme d’une grande manifestation pacifiste.

    Lire la suite

  • Réinventer les banlieues et défendre les droits des Palestiniens sont des remèdes contre la folie extrémiste

    Pour répondre au terrorisme islamique, l’état d’urgence et les bombardements des bases des sanguinaires sont souvent préconisés. Ces actions peuvent s’avérer momentanément et circonstanciellement totalement justifiées. A ce régime d’exception, on évoque, en sus, le remède crucial de l’éducation ou la formation des imams. Ces pistes semblent également indispensables. Par contre, deux remèdes ne sont pas assez cités : la réinvention des banlieues et la résolution du problème palestinien.

     

    Les cités des banlieues de la plupart des grandes métropoles occidentales sont devenues des ghettos de pauvreté, de chômage, de frustration et d’ennuis. On y regroupe les plus défavorisés, dont plusieurs émanent de l’immigration de pays à forte composante musulmane. Le désespoir social et la délinquance forment le quotidien de ces populations sans espoir. Les institutions dans ces lieux sont en déliquescence, l’Etat laissant la place aux mafias et aux gangs. Le non-droit s’y installe. La violence y règne en maître. Les démocraties doivent lancer un plan Marshall pour réinventer ces quartiers où il ne fait pas bon vivre. Nous devrions d’ailleurs obliger les inventeurs de ces Cités à y vivre, pour qu’ils constatent les erreurs d’urbanisation et de gestion sociale qu’ils ont réalisées. Tout est à revoir : aménagement plus humain ; environnement équilibré ; éducation renforcée ; culture et loisirs déployés ; emplois créés ; cohésion sociale promue ; …

     

    Secundo, régler la situation palestinienne. L’humiliation vécue, depuis des générations, par le peuple palestinien est devenue un symbole de ralliement utilisé par les milieux extrémistes islamiques pour recruter nos enfants. Ce peuple a le droit à sa nation. Comme les Kurdes ou les Sahraouis, les Palestiniens doivent accéder à l’autodétermination et à la création de leur Etat. Une terre, deux peuples ! Je suis convaincu que la population israélienne peut et doit coexister aux côtés des citoyennes et citoyens palestiniens, tant leur culture et leur origine sont communes. Les grandes nations de ce monde ont les clés pour résoudre cette difficile équation et inciter, voire contraindre, ces deux magnifiques peuples au dialogue et à la paix.

     

    Lutter contre la violence aveugle passe par de telles prises de conscience, car les bombardements de Daesh et des Talibans ne suffiront pas.

     

    Christian Brunier

     

    israël palestine.jpg

  • Service militaire : la liberté de choix

    Lors des guerres d’antan, le nombre de soldats était souvent crucial. Mais, la nature des conflits a bien changé. Les technologies ont remplacé massivement l’humain. La plupart des armées du monde ont été adaptées en conséquence et ont diminué grandement leur effectif. La petite Helvétie compte une armée pléthorique, totalement démesurée. Elle est bien plus grande que celles de pays tels que le Canada (65'000 militaires), l’Afrique du Sud (62'000), la Bolivie (46'000), la Tunisie (35'000) ou l’Autriche (27'000). La Suisse n’a donc plus besoin d’une armée de 100'000 hommes pour se défendre.

     

    Cette évolution favorise l’abrogation du service militaire obligatoire. Cette suppression enlèverait une contrainte gigantesque à plusieurs jeunes n’ayant ni l’envie, ni la conviction de vivre une telle expérience. Une démocratie  doit offrir, à chaque citoyenne et citoyen, la liberté de conscience d’effectuer ou pas son service militaire.

     

    Ce redimensionnement de l’Armée suisse aurait l’avantage, de surcroît, de diminuer ses coûts. L’entretien d’une armée massive en hommes est très onéreux. Le fonctionnement de l’Armée suisse s’élève actuellement à 4,7 milliards par an. L’absentéisme dans les entreprises à cause du service obligatoire coûte, de plus, 4 milliards supplémentaires à l’économie.

     

    Notre armée a été conçue pour résister à une invasion terrestre. Ce scénario n’est heureusement plus d’actualité. Supprimer l’obligation de servir encouragera la redéfinition de la stratégie militaire helvétique, totalement inadaptée aux nouveaux risques pour notre sécurité. Un vote positif de cette initiative ouvrira le service civil - un engagement utile à la collectivité - à toutes et à tous sur une base volontaire. Le 22 septembre 2013, un Oui à cette abrogation du service militaire obligatoire s’impose.

     

    Christian Brunier, ancien Président du Parti socialiste genevois

  • Emmanuel Bonne me répond au nom de François Hollande

    Emmanuel Bonne, Conseiller Afrique du Nord, Moyen-Orient et Nations unies auprès de la Présidence de la République française répond à ma missive, envoyée à François Hollande, concernant l'autodétermination du peuple sahraoui. Cette prise de position est un témoignage sincère de recherche de paix. Elle illustre la volonté de rechercher le dialogue et d'assurer une politique humanitaire conforme aux droits humains.

     

    Par contre, ces engagements sont bien éloignés des propositions claires du Parti socialiste français, qui a toujours milité pour l'autodétermination du Sahara occidental et la liberté de son peuple. Voici le texte de la lettre d'Emmanuel Bonne :

     

    Monsieur le Député, (En France, député un jour, député toujours)

     

    Vous avez bien voulu, par votre courrier du 12 mai, appeler l'attention du Président de la République sur le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et je vous en remercie.

     

    Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le 24 avril 2012 la résolution 2044, renouvelant pour un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Ce texte, que la France a soutenu, a été adopté à l'unanimité par les membres du Conseil de sécurité.

     

    La résolution comporte plusieurs messages essentiels, dont un portant spécifiquement sur les droits de l'Homme, que toutes les parties sont appelées à garantir, au Sahara occidental comme dans les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie).

     

    La France continuera à soutenir les efforts de négociation et de pourparlers informels sous l'égide des Nations Unies en faveur des droits des populations locales. Elle considère que seul le dialogue peut permettre de parvenir à une solution politique réaliste, juste, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental.

     

    La France considère que le plan marocain d'autonomie de 2007 constitue la base la plus crédible et sérieuse d'une solution juste et durable. Cette offre a déjà eu le mérite d'ouvrir la voie à des négociations politiques directes entre les parties. Elle prévoit en outre la consultation des populations des territoires à l'issue de ces négociations.

     

    La France continuera de veiller attentivement à l'aide humanitaire apportée aux populations locales par les agences onusiennes (Haut-commissariat pour les réfugiés et Programme alimentaire mondial) auxquelles elle contribue.

     

    Je vous prie, Monsieur le Député, de croire en l'expression de mes sentiments les meilleurs.

     

     

    Voici ma lettre initiale :

     

    Pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

     

    Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République française :

     

    Monsieur le Président, Cher François,

     

    J'aimerais tout d'abord te féliciter pour ta magnifique élection et espère que tu redonneras de l'espoir tant à la France qu'à l'Europe. J'ai été très fier de pouvoir participer à la fête célébrant ta victoire, le 6 mai 2012, sur la Place de la Bastille.

     

    En 1981, dans les 110 propositions électorales de François Mitterrand figurait  déjà le « droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». En 1988, dans « La Lettre aux Français », le même engagement était pris par le leader du PS français. En 1998, j'avais abordé rapidement avec toi cette cause lors d'une session de l'Internationale socialiste, où tu représentais le PS français et moi le PS suisse. En tant qu'humaniste et démocrate, tu étais évidemment partisan de l'expression d'un tel droit.

     

    Depuis, la défense des droits des sahraouis a toujours été soutenue par le Parti socialiste français et le mouvement socialiste international.

     

    La France, quant à elle, pourtant Terre de la Déclaration universelle des droits de l'homme, soutient farouchement le régime marocain qui opprime le peuple sahraoui et fournit des armes à ce Royaume pour combattre militairement le Sahara occidental.  On en compte plus les actes de torture perpétrés contre cette population. Ces horreurs sont inacceptables.

     

    Il est temps de faire évoluer la situation afin de respecter scrupuleusement le choix des populations, les droits humains et la paix. Le changement, c'est maintenant !

     

    Selon le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, ton élection pourrait  « opérer un véritable changement dans les positions de l'Etat français. »

     

    Je ne peux qu'appuyer cette volonté de soutenir les droits d'un peuple tant bafoué et pourtant si pacifistes et riches culturellement.

     

    En te remerciant d'avance de ton engagement pour cette cause humanitaire et juste, conforme à ton élan en faveur des libertés, je t'adresse, Monsieur le Président, Cher François, mes amicales salutations.

     

     

    Christian Brunier