28/12/2014

C’était vraiment mieux avant ?

 

« Ne dites pas c’était mieux avant. Dites : Il faut que ce soit mieux après. »

 

Jean Daniel

 

 

 

Nous entendons sans cesse des gens idéaliser le passé. Le refrain sempiternel « C’était mieux avant » est à la mode. Cependant une société axée sur le passé se prive de se concentrer sur l’essentiel : Construire une société future meilleure ! A force de regarder dans le rétroviseur, nous nous empêchons d’avoir de l’ambition pour les années à venir.

 

 

 

Cette glorification passéiste est d’autant plus surannée que le siècle s’étant écoulé est peu glorieux : les deux seules guerres mondiales au passif de l’humanité ; la folie nazie et la démence stalinienne ; les régimes sanguinaires de Pol Pot, Franco ou Pinochet ; les guerres en Algérie, au Viêt-Nam, au Rwanda, en Tchétchénie ou en Bosnie ; …

 

 

 

La vraie vie donne heureusement une image du présent et de l’avenir bien plus réjouissante que celle présentée par les médias et les discussions déprimées des passéistes.

 

 

 

Selon le site historique Herodote.net, ces dernières décennies sont tendanciellement nettement plus pacifiques que les antérieures. Seule la sur-médiatisation accroît ce climat guerrier.

 

 

 

Même constat sur la violence dans notre société. La plupart des gens ont l’impression qu’elle augmente considérablement. Un meurtre de l’autre côté de la planète et l’info arrive immédiatement sur nos médias électroniques. Néanmoins, dans la plupart des pays, les homicides baissent sensiblement. En France, par exemple, pays où la population évoque l’insécurité constamment, les assassinats ont chuté entre 2000 et 2010 de 35%, passant de 1'051 à 682. En Suisse, le taux d’homicides intentionnel a passé de 1,3 pour 100'000 habitant-e-s dans les années 80 à 0,42 en 2013.

 

 

 

Au niveau social, la pauvreté reste insoutenable et les inégalités augmentent de manière indécente. Toutefois, le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté dans le monde s’est réduit de 1,9 à 1 milliard de personnes durant ces 20 dernières années, alors que la population a augmenté grandement.

 

 

 

Sans cesse, j’entends des gens évoquer l’inculture des jeunes. Là encore, la démagogie règne. Le taux d’analphabètes dans le monde a passé de près de 37% en 1970 à 24% aujourd’hui. Le nombre de personnes formées progresse de manière gigantesque.

 

 

 

Naturellement, les problèmes de la planète restent importants. L’apologie du passé est pourtant très simpliste et ne résout aucun problème d’avenir. Bien au contraire, c’est une nuisance ! Un peu d’optimisme et d’idéalisme permettraient de vivre plus positivement, mais surtout de tenter de construire un monde meilleur. Vouloir progresser devrait être la seule ambition afin de pousser l’humanité vers le progrès, d’offrir du mieux aux générations futures.

 

 

 

Christian Brunier

 

29/01/2011

Miscellanées du 29 janvier 2011

Des crus genevois aux Vernets

 

Giroud, le négociant valaisan en vins, a le monopole de la vente des pinards, à la patinoire des Vernets, à Genève, durant les matchs du Genève Servette Hockey club. Impossible de déguster un cru genevois. Imaginez le contraire : Ne trouvez que des nectars genevois à la patinoire de Sion. Les viticulteurs valaisans auraient dynamité la glace. Que nos Autorités genevoises, municipales et cantonales, soutenant le club, conditionnent leurs aumônes à la présence de topettes de Genève, sans exclure pour autant celles de nos ami-e-s du Valais.

 

Louez toutes les nations ! Louez tous les peuples !

 

Ma chate adore « Laudate Dominium » de Mozart. Dès que les premières notes, très apaisantes, résonnent, elle fonce dans la pièce où la musique est diffusée, fait des ronds de jambes et recherche les câlins, tout en miaulant, comme si elle chantait. Pour un anticlérical comme moi, ce morceau à caractère religieux, tiré des Vesperae solennes de Confessore, n’est pas une référence naturelle, même s’il est d’une beauté prodigieuse. Mais, finalement, je retiendrai, conformément à mes valeurs les plus profondes, que cet air loue tous les peuples et toutes les nations. Un beau programme tout de même !

 

 

La pensée du jour …

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Photo : Christian Brunier

 

 

20/07/2010

Le sport pour promouvoir l’esprit d’équipe et la connivence au sein des entreprises

« Donner, recevoir, partager, ces vertus fondamentales du sportif

sont de toutes les modes, de  toutes les époques.

Elles sont le sport. »

Aimé Jacquet

 

Plusieurs entreprises prennent le sport comme modèle de management. Certaines promeuvent la compétition, la glorification de la victoire, l’écrasement des autres, le dépassement de soi à travers la souffrance et le culte de la performance extrême. Ces dogmes mènent à l’individualisme, à l’arrogance, à l’irrespect, bref à l’inhumain. Ce système produit des sociétés axées sur le profit à court-terme et provoque les dérives de la jungle économique, menant à la crise financière ou à des scandales multiformes. En sport, cet esprit égoïste conduit au doping, à la violence, à la tricherie et au sport-fric.

 

Une entreprise-citoyenne, responsable socialement, doit utiliser le sport bien différemment. Il permet de valoriser l’esprit d’équipe, la solidarité et l’importance de participer à un succès collectif. 

 

L’entreprise peut utiliser les activités sportives pour améliorer la santé physique et morale de ses collaboratrices et collaborateurs, en créant notamment des salles de sport ou en organisant des manifestations sportives. PSA Peugeot Citroën a construit, dans son immeuble Colisée à Saint-Ouen, une salle de sport, un squash et une piscine sur 700 m2. Dans le quartier de la Défense, à Paris, Oracle s’est offert un espace sportif de grande ampleur. Rothschild, Marionnaud, Carrefour, SFR, Procter & Gamble ou Orange possèdent eux aussi de belles salles de sport destinées à leur personnel.

 

Le sport peut s’avérer un outil intéressant de cohésion, plusieurs entreprises ayant créé des groupements sportifs ou organisant des joutes autant sportives que festives. Le World Corporate Games, les jeux olympiques des entreprises, démontre bien cette dynamique conviviale et constructive.

 

Il n’est pas rare de voir des équipes, dont des directions générales, accomplir une performance sportive en groupe. Ballade en montagne ou régate en bateau, initiation au tir à l’arc ou parcours  en rafting, journée de ski ou descente en luge, les idées d’actions ne manquent pas. Attention, tout de même à maintenir un haut niveau de sécurité et une recherche accrue de satisfaction, certaines entreprises jouant avec la santé de leurs employé-e-s obnubilées par la performance.

 

Le sport sert bien évidemment comme support de marques. Coca-Cola utilise positivement le sport : « Nous sommes convaincus qu’une entreprise comme la nôtre a la capacité de mobiliser et de rassembler les différents publics autour de valeurs extrêmement positives liées au sport et de messages porteurs de sens. » Marionnaud, spécialiste de la parfumerie et des produits de beauté, a soutenu des courses de chevaux pour valoriser les « réglages ultimes pour course sublime. »

Le sport inspire aussi les managers. Là encore, cette utilisation peut être constructive comme nuisible, finalement comme n’importe quel outil. Un marteau peut être utilisé pour construire une paroi en bois d’une maison. Il peut en outre servir à taper sur la tête de son voisin. L’outil n’est jamais nuisible. C’est son utilisation qui peut s’avérer perverse. Il faut donc s’inspirer des coachs transcendants les équipes et les individus, et non des autocrates ne cherchant qu’à abattre l’adversaire, voire l’arbitre.

 

Plusieurs entreprises font appel à des sportifs célèbres pour former leurs cadres. Daniel Herrero, que j’ai invité lors d’un séminaire, l’entraîneur de rugby, démontre à merveille les effets positifs de la motivation sur un groupe. Un collectif soudé peut être bien plus performant qu’une équipe formée de stars égocentriques. Le parcours catastrophique de l’équipe de France de foot lors de la Coupe du monde 2010 en est un exemple éloquent. Avec son humour caustique et son accent sentant la Provence, Herrero est un défenseur crédible de l’esprit d’équipe. Yannick Noah agit dans le même registre. Le tennisman est un brillant ambassadeur de l’enthousiasme et de l’esprit positif. Grâce à ses talents de motivateur, il a emmené l’équipe de France de tennis au sommet de la Coupe Davis.

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© AFP

 

La navigatrice Ellen Mac Arthur intervient souvent sur la thématique « solitaire mais pas seule », cherchant l’alliance entre l’engagement individuel et la coopération d’équipe. Bertrand Piccard, l’aventurier ayant réalisé le tour du monde en ballon, démontre la force de l’équipe de potes et valorise l’examen des erreurs pour trouver le chemin de la réussite. A titre d’anecdote, le patron de Virgin, Richard Branson, voulant lui aussi parcourir la planète en ballon, avait tenté de piquer l’un des membres phares de l’équipe de Piccard en lui offrant mensuellement son salaire annuel. La cohésion de l’équipe avait été plus forte que l’appât du gain. Il était resté !

 

Thierry Lardinoit, professeur de marketing, titulaire de la chaire européenne de marketing sportif soulignait : « Le sport peut indéniablement créer des liens forts dans l'entreprise. » Pour cet intellectuel, le sport est une école du droit à l’erreur : « Surtout, les sportifs de haut niveau savent dépasser l'échec, ils l'étudient pour progresser. Dans l'entreprise, il n'est pas très fréquent que l'on parle des échecs. Et que l'on tire toutes les conclusions. »

 

« La solidarité, si importante dans le sport, est absente de la vie de l'entreprise » poursuit Gilles Amado, professeur de management et en matière de ressources humaines à HEC. Même si son jugement est caricatural et excessif, il est certain que les activités sportives peuvent contribuer à renforcer la connivence entre le personnel.

 

Pour la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) « le sport favorise la mixité et promeut le respect de l’autre. »  Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, cette entreprise s’inspire du sport pour changer sa culture entrepreneuriale : « Dynamique collective, solidarité et respect sont non seulement des valeurs fortes du sport en général mais également des enjeux quotidiens défendus sur le terrain par les agents de la RATP. »

 

Il n’est pas étonnant de constater les similitudes entre le sport et l’entreprise. Les groupes humains ont tendance à agir et interagir de manière similaire qu’il s’active dans le sport, en politique, dans le monde économique ou la vie associative. « On peut aussi noter que les grands sports ont été codifiés dans les ­universités à l'époque victorienne en Angleterre, en complément de la formation pour les milieux d'affaires », explique François Leccia, Directeur de l'Institut sport et management à Grenoble.

 

Pour Pierre de Courbertin, l’important était de participer. Pour moi, la solidarité d’équipe et la notion de plaisir sont bien plus importantes, du moins pour les entreprises conciliant respect et efficience.

 

Pour en savoir davantage : http://brunier.canalblog.com/

 

Manager, prendre du plaisir et en donner

Un être humain passe énormément de temps sur son lieu de travail. Prendre du plaisir dans son boulot est un impératif pour l'épanouissement individuel, mais aussi une condition de succès pour les entreprises.

 

Découvrez le blog de Christian Brunier :

 

http://brunier.canalblog.com/

 

 

 

 

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14/07/2010

L'Effaceur !

 Nuit de folie à la Lake Parade. Nuit de folie pour la voirie afin d’effacer toutes les traces des excès de la nuit. Le matin, Genève est déjà propre, conjuguant les plaisirs des fêtards nocturnes avec ceux de la population flânant le dimanche.

Et rebelote le lendemain pour la Fête espagnole de la Coupe du monde de foot …

Bravo à ses travailleurs de l’ombre améliorant discrètement, mais efficacement, notre confort urbain quotidien.

 

19/10/2009

La vie, une belle palette de couleurs !

Vive la Suisse multicolore !

 

Aimant la vie, aimant les gens, je signe l’appel des Moutons de garde :

Parce que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir ;

Parce que chacun-e doit pouvoir s'exprimer dans le respect de l'autre ;

Parce qu'aucune solution ne trouve ses racines dans la haine ou le rejet de l'autre et de ses différences ;

Nous, habitantes et habitants de Suisse, appelons les partis politiques, les lobbies et les médias du pays à refuser et condamner sans relâche toute démarche attisant la haine, la peur, le racisme ou la xénophobie.

 

A vous de signer :

http://www.moutonsdegarde.ch/mdg/view.php?p=3&lang=fr

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Fort comme un rock !

En 1956, Asa Carter, Secrétaire du Concile des Citoyens blancs de l’Alabama du Nord condamnait publiquement le rock en vomissant : « Le rock est encouragé comme moyen de rabaisser l’homme blanc au niveau du Noir. Il est sexuel, immoral, et constitue le meilleur moyen de réunir les membres des deux races. » C’est pour ça que j’aime le rock. Parce qu’il unit toutes les couleurs, tous les humains, qu’il est sexuel et qu’il est immoral.

 

28/09/2009

De bons petits conseils

Restaurant « Le Levant » à Aire-la-Ville

Réveillez vos papilles en allant au Restaurant « Le Levant » à Aire-la-Ville, dans la campagne genevoise. L’apéro ouvre le repas avec un Muscat du Clos des Pins de chez Ramu, à Dardagny. Excellent au nez, au parfum subtil et fruité, tout à fait correct dans le gosier. En entrée, je déguste un Pressé de légumes provençales avec un Gazpacho andalou. J’enchaîne avec un Pavé de Sandre, sauce marchand de vie. Le Gratin de pêches de vigne compose mon dessert. J’accompagne cet excellent repas, en charmante compagnie, de vins genevois. Ce resto devrait revoir son cadre, l’aménagement étant un peu ringard. Par contre, sa cuisine inspirée et pilotée par le sympathique Stéphane Taffonneau, venant de l’Hostellerie de la Vendée, est de très bonne qualité. Une belle adresse à fréquenter le plus régulièrement possible.

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Un cru, un délice

Mes amis, les Knupfer, m’offrent un Château Duhart-Milon, 2000, Pauillac, grand Cru Classé, Domaines Barons de Rothschlid (Lafite). Ce Château girondin, racheté par les Rothschild en 1962, est le quatrième grand Cru Classé dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855. Ce vin incroyable est un assemblage de 58% de Cabernet Sauvignon, 22% de Merlot et 20 % de Cabernet-Franc. Intense en arôme, long en bouche, ce cru de caractère est un bijou de finesse d’exception.

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« Nus » Signé Alexis Reynaud

A voir jusqu’au 14 octobre 2009, dans l’Espace (galerie de photos) de mon pote Michel Chevrolet, Rue Diorama 5, à Genève, l’exposition « Nus » de l’artiste Alexis Reynaud. Une citation de l’écrivain socialiste Jorge Semprun pourrait résumer fort bien le contenu des œuvres mises en valeur : « La vie en soi, pour elle-même, n’est pas sacrée. Il faudra bien s’habituer à cette terrible nudité métaphysique. » Alexis Reynaud étale ses nus, avec beauté, antithèse du voyeurisme, titillant la provocation, l’ambiguïté et le plaisir de l’esthétisme. Contemporaine et dépouillée, cette présentation d’art contemporain innove, interroge et se différencie de ce que l’on voit traditionnellement.

Causes toujours

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17/09/2009

Meet & Cook, signé Claude Legras

"Cuisiner suppose une tête légère, un esprit généreux et un coeur large"

Paul Gauguin

En tant que gastronome averti, je participe à un atelier « Meet & Cook » au restaurant « le Floris » à Anières, près de Genève, animé par le grand chef Claude Legras. Dans ce haut lieu de la gastronomie, distingué par 17 points au guide GaultMillau, avec une vue sublime sur le Lac Léman, j’assiste à l’élaboration de mets exquis en cuisine. Au cœur de la brigade de cuisiniers, je suis impressionné par leur talent et surtout par leur passion pour leur métier. Ils sont des sortes de magiciens, alchimistes, innovateurs jouant avec les saveurs avec une précision d’horloger.

 

Adorateurs du goût, ils sélectionnent les produits avec soin et sont attentifs à tous les détails pour produire, avec une saine fierté, des plats succulents. Un des cuisiniers m’explique, les yeux étincelant d’enthousiasme, le choix de son couteau de cuisine fétiche, haut de gamme, provenant d’Asie, accomplissant des coupes parfaites, conservé avec grand soin depuis une décennie.

 

Puis, je participe à un concours basé sur la dégustation de fromages, de vins champagnisés, d’un cocktail Margarita, d’huiles et d’arômes.

 

Il est l’heure de passer à table. 12 plats de dégustation forment le menu de la soirée. Voyez plutôt :

Bonbon de foie gras aux épices.

Tarte fine de cèpes à l’huile de noisettes.

Bruschetta de tomates San Mazzo et chair de crabe.

Raviole de thon au tartare d’avocat, fine gelée de concombre.

Galet de turbot au romarin.

Ventrêche de pagre au lard valaisan.

Perche du Léman en papillon aux chanterelles.

Croustille de noix de Saint-Jacques au caviar de courgette et citron confit.

Médaillon de veau rôti, chutney de courge et raisins, jus acidulé, polenta façon frioul, mini patisson farci.

Macaron café et crème mascarpone.

Pana cotta à l’orange et orangette au chocolat.

Coque de fruit de la passion en gratin exotique au rhum.

 

Pour accompagner ces délices, le sommelier nous sert un Côte du Rhône 2008 « Domaine Saladin Per el Blanc », le moins bon de la soirée ; un Saint-Véran exquis, 2006, « En Faux », Château de Beauregard ; un sublimissime Sotanum 2002 VDP des Collines Rhodaniennes ; et pour finir un Gewurztraminer vendange tardive « Hugel », Alsace, 2002.

 

Cette soirée de grand Art se termine avec un whisky Lagavulin, un bijou de l’île d’Islay, à l’ouest de l’Ecosse. A en perdre le nord …

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Claude Legras, l'alchimiste du Floris

 

 

23/08/2009

Tartare de loup

Pour recevoir des amis, avec mon épouse, nous avons préparé un tartare de loup. Les Valaisans ne pavoisez pas. Je n’ai pas utilisé la carcasse de ceux que vous massacrez. J’évoque le poisson : le Loup de mer. Nous nous inspirons d’une recette que j’ai apprise lors d’un rapide cours de cuisine à « La Récréation », un excellent traiteur de Genève.

 

Pour une entrée, comptez 100 grammes de loup bio par personne, tout nu, sans peau, sans arrêtes. Tranchez-le en tous petits cubes. Hachez un oignon rouge ou une échalote. Non pas à la hache, c’est trop dangereux, simplement au couteau. Comme quoi, les verbes français ne veulent pas toujours dire ce qu’ils veulent dire. Pressez un jeu de citron vert. Coupez une moitié de tomate par personne en petits cubes. Mélangez le tout avec un décilitre d’huile d’olive pour 4 personnes et ajoutez pas mal de poivre, de sel et de ciboulette. Laissez macérer au frais. Après un bon apéro et avant une bonne viande, servez !

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16/08/2009

Lucrèce Borgia aux fourneaux

Un de mes amis prétendait que j’avais des talents culinaires comparables à Lucrèce Borgia. Bon, c’est vrai, j’ai tenté parfois des expériences bizarres, comme par exemple les crêpes en blocs, une recette concoctée avec mon associé Patric Morel. Pour gagner du temps, tu fais cuire toute la pâte dans une casserole, puis tu coupes les crêpes en tranches, ou du moins tu essaies. Ce jour-là, nous avions inventé une vraie spécialité coupe-faim.

 

Depuis, j’ai pris un cours de cuisine (de 2 heures ???) et me voilà prêt à me lancer dans un nouveau domaine.

 

Ce soir, je prépare en entrée du foie gras, sur du pain d’épices, avec des fraises. Je sers cette mise-en-bouche avec un Muscatille bien frais, un Muscat pétillant de Frontignan.

 

Nous enchaînons avec une fondue vigneronne. Tu verses un litron de rouge assez vigoureux dans une casserole. Tu jettes un bouillon de bœuf. Ensuite, tu bourres ce nectar d’ail, d’échalotes, de poivre noir, d’herbes de Provence, de persil, de belles feuilles de laurier et de brins de thym comme s’ils en pleuvaient. Tu fais cuire la mixture longuement à feu doux, pas comme Michel Servet … Ensuite, tu laisses macérer durant 24 heures, pour que la vinasse absorbe tous les parfums des herbes et des autres ingrédients ajoutés. Le lendemain, tu recuis le liquide et tu le sers dans un caquelon. Les invités trempent de fines tranches de bœuf, style viande de fondue chinoise. Chacun-e fait ses sauces. Tu accompagnes ce délice avec un peu de riz et normalement tout le monde se régale.

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Dessin : www.quizz.biz

 

Le Tertre

 

Si vous allez vous balader dans la région de Bordeaux, je vous conseille une bonne adresse : Le Tertre ! Restaurant de Saint-Emilion, au cœur du vignoble bordelais, situé Rue du Tertre-de-la-Tente. Ce resto sert une cuisine régionale de haut niveau. Je vous conseille les petites tables en terrasses en paliers, d’un ravissement absolu, le long d’une rue vertigineuse et hyper glissante, les pavés étant usés par la longue histoire de l’humanité de ce village viticole.

 

Cette gastronomie du terroir est accompagnée d’une carte de vins, inventaire à la Prévert de grands crus. Ce site est parfait pour les dîners en amoureux et un lieu de rendez-vous sûr pour les épicurien-ne-s.

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08/08/2009

Ballade piémontaise

Cave Alessandria Silvio La Morra

Cave très conviviale de La Morra, au sud du Piémont, à quelques kilomètres de Barolo. Le vin est bon. L’accueil est fort généreux. La visite vaut le détour.

Comme disait Charles Baudelaire : « Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l'intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable. »

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Une belle équipe pour visiter la cave de fond en comble : Christian Brunier, Ariane Blum Brunier, Martine Charbonnier et Alain Charbonnier

 

Petit lac, grand romantisme

Il Laghetto est un séduisant petit resto au bord d’un petit lac au-bas du village de la Morra, à quelques pas de Barolo. On y mange bien. Le vin est bon. Le service est cordial. Et le cadre est un bijou de romantisme.

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Photo : Christian Brunier, 2009

 

Plein la truffe

Pointez votre truffe et votre odorat vous amènera à Conterosso, Via Pierino belli 4, à Alba, capitale de la truffe blanche et experte de la truffe noire. Dans ce restaurant piémontais, je vous conseille le menu à base de truffes, de l’entrée au plat de résistance. Sa cave est aussi au top !

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L’entrée à la truffe (Photo : Christian Brunier)

Alba, quelle belle petite cité !

Ville d’Italie du Piémont à ne louper sous aucun prétexte. Capitale de la truffe blanche, une des denrées alimentaires les plus chères au monde. Cité renommée dans le domaine de la gastronomie, notamment grâce à la Fiera del tartufo, foire internationale de la truffe, cette petite ville est entourée de merveilleux vignobles produisant de sublimes vins.

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Un beau pinardier d’Alba (Photo : Christian Brunier)

 

Asti, le royaume du Moscato

Au pied des Alpes italiennes, Asti est une petite ville sur les rives du Tarano. Cette cité est cernée par un beau vignoble couvert par le cépage de Moscato. Ce sol sableux et alcalin produit des vins très aromatiques, généralement doux et souvent pétillants.

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Vignoble d’Asti (Photo de Christian Brunier)

 

Barolo, terre de vins

Nos ami-e-s italien-ne-s lancent habituellement que les Barolos sont les Rois des Vins et les Vins des Rois. Issus du cépage de Nebbiolo, le Barolo est l’une des appellations de vins italiens les plus réputées. Les vignes de Barolo recouvrent les zones de Barolo, la Morra, Montforte d’Alba, Castiglione Falleto et Serralunga d’Alba. Elles produisent des crus de caractère, vigoureux, aromatiques, pleins en bouche, et ayant une bonne capacité de vieillissement. Ils se marient à merveille avec les viandes, la chasse et naturellement les plats à base de truffes. En sus de produire de grands vins, cette région aligne des paysages de cartes postales.

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Vignoble de Barolo (Photos de Christian Brunier)

 

Le Nebbiolo Cordero di Montezemolo

Le parfum de cerise envahit tes narines et ta gorge. La senteur florale avec une pointe de réglisse complètent les arômes du Nebbiolo Cordero di Montezemolo. Ample en bouche, vigoureux, son rapport qualité-prix en fait un vin intéressant et agréable.

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