Plaisirs de la vie

  • Recherchons tous les petits bonheurs du quotidien

    « Les pensées de bonté, de tendresse, de tolérance nous donnent de la joie et du courage, nous ouvrent l’esprit et nous libèrent intérieurement. »

    Matthieu Ricard

     

    Le pessimisme ambiant me gonfle. Certes, nos vies ne sont pas toujours drôles ; et dans certains endroits de la planète ou à certains moments, la recherche du bonheur est excessivement difficile. Mais tout de même. Trop de monde se morfondent sans grandes raisons, pris dans la spirale du négativisme. Faire la gueule le matin en débutant la journée devient presqu’une tradition ; Se plaindre tout le temps une religion. Or, la bonne humeur incite les autres à la bonne humeur. Avec de petits riens, nous pouvons prendre le chemin menant vers un bien-être simple, et cependant si bénéfique.

     

    À tout moment, une petite satisfaction peut améliorer notre quotidien : un sourire d’enfant ; un verre bu avec des amis ; la tenue d’une porte pour faciliter l’entrée d’une personne dans un lieu ; une senteur suave ; la dégustation d’un plat succulent ; un simple merci ; un service rendu ou reçu ; quelques minutes de détente ; la vision d’un beau paysage ; l’écoute d’une musique que l’on aime ; le bisou d’un-e proche ; un gentil compliment ; la lecture d’un article passionnant ; une douche chaude ; un jeu avec des amis ; l’annonce d’une bonne nouvelle ; ... A y penser, la liste peut vite s’allonger.

     

    Pour vivre mieux, il est important de détecter ces moments positifs, même furtifs. Additionnés, ils créeront un état d’esprit positif, un meilleur équilibre de vie. Ce rituel de recherche d’enchantements devient rapidement contagieux. Un cercle vertueux de création de chouettes moments se met en marche.

     

    Certaines et certains les inscrivent même dans un petit carnet et les relisent lorsque le ciel s’assombrit. 5 à 6 points positifs par jour changent la perception du quotidien. La vie en rose devient possible. Ce quintet ou sextet d’instants privilégiés redonnent rapidement le sourire. « Le plaisir qui fait vivre est celui que l’on prend le temps de savourer et qui est souvent fait de choses simples », écrit Evelyne Bissone Jeufroy, Psychologue et Coach, dans son ouvrage « Quatre plaisirs par jour, au minimum ! ». En constituant cette collection de petits bonheurs, nous serons tentés à en créer de nouveaux. Je cède ma place à une dame âgée dans le bus et voici une ligne de plus dans mon inventaire quotidien des beaux moments de la vie. Je fais rire un collège et voilà un point positif en sus.

     

    Ces additions de petits bonheurs seront un magnifique levier pour apprendre à se faire plaisir et à faire plaisir à autrui, l’un n’allant pas sans l’autre. Savourer l’instant présent, en évitant de ressasser les frustrations passées et d’angoisser quant aux peurs du futur, est sain.

    Ce positivisme n’est pas une béatitude idiote ou une naïveté excessive ; juste un moyen pour vivre plus légèrement, en se souciant de soi et des autres. Il libère l’esprit !

     

    Le bonheur ne se décrète pas. Il est néanmoins possible de favoriser un état d’esprit plus joyeux en valorisant ces bouts de vie positifs. La bonne humeur est accessible à toutes et tous. La vie est courte, alors abusez d’elle ! Et chaque matin méditez sur ce qu’Henry David Thoreau écrivait : « Chaque matin était une joyeuse invitation à mettre ma vie, dans sa simplicité, et je pourrais dire son innocence, à l’unisson avec la nature elle-même. »

     

    Christian Brunier

     

  • C’était vraiment mieux avant ?

     

    « Ne dites pas c’était mieux avant. Dites : Il faut que ce soit mieux après. »

     

    Jean Daniel

     

     

     

    Nous entendons sans cesse des gens idéaliser le passé. Le refrain sempiternel « C’était mieux avant » est à la mode. Cependant une société axée sur le passé se prive de se concentrer sur l’essentiel : Construire une société future meilleure ! A force de regarder dans le rétroviseur, nous nous empêchons d’avoir de l’ambition pour les années à venir.

     

     

     

    Cette glorification passéiste est d’autant plus surannée que le siècle s’étant écoulé est peu glorieux : les deux seules guerres mondiales au passif de l’humanité ; la folie nazie et la démence stalinienne ; les régimes sanguinaires de Pol Pot, Franco ou Pinochet ; les guerres en Algérie, au Viêt-Nam, au Rwanda, en Tchétchénie ou en Bosnie ; …

     

     

     

    La vraie vie donne heureusement une image du présent et de l’avenir bien plus réjouissante que celle présentée par les médias et les discussions déprimées des passéistes.

     

     

     

    Selon le site historique Herodote.net, ces dernières décennies sont tendanciellement nettement plus pacifiques que les antérieures. Seule la sur-médiatisation accroît ce climat guerrier.

     

     

     

    Même constat sur la violence dans notre société. La plupart des gens ont l’impression qu’elle augmente considérablement. Un meurtre de l’autre côté de la planète et l’info arrive immédiatement sur nos médias électroniques. Néanmoins, dans la plupart des pays, les homicides baissent sensiblement. En France, par exemple, pays où la population évoque l’insécurité constamment, les assassinats ont chuté entre 2000 et 2010 de 35%, passant de 1'051 à 682. En Suisse, le taux d’homicides intentionnel a passé de 1,3 pour 100'000 habitant-e-s dans les années 80 à 0,42 en 2013.

     

     

     

    Au niveau social, la pauvreté reste insoutenable et les inégalités augmentent de manière indécente. Toutefois, le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté dans le monde s’est réduit de 1,9 à 1 milliard de personnes durant ces 20 dernières années, alors que la population a augmenté grandement.

     

     

     

    Sans cesse, j’entends des gens évoquer l’inculture des jeunes. Là encore, la démagogie règne. Le taux d’analphabètes dans le monde a passé de près de 37% en 1970 à 24% aujourd’hui. Le nombre de personnes formées progresse de manière gigantesque.

     

     

     

    Naturellement, les problèmes de la planète restent importants. L’apologie du passé est pourtant très simpliste et ne résout aucun problème d’avenir. Bien au contraire, c’est une nuisance ! Un peu d’optimisme et d’idéalisme permettraient de vivre plus positivement, mais surtout de tenter de construire un monde meilleur. Vouloir progresser devrait être la seule ambition afin de pousser l’humanité vers le progrès, d’offrir du mieux aux générations futures.

     

     

     

    Christian Brunier

     

  • Miscellanées du 29 janvier 2011

    Des crus genevois aux Vernets

     

    Giroud, le négociant valaisan en vins, a le monopole de la vente des pinards, à la patinoire des Vernets, à Genève, durant les matchs du Genève Servette Hockey club. Impossible de déguster un cru genevois. Imaginez le contraire : Ne trouvez que des nectars genevois à la patinoire de Sion. Les viticulteurs valaisans auraient dynamité la glace. Que nos Autorités genevoises, municipales et cantonales, soutenant le club, conditionnent leurs aumônes à la présence de topettes de Genève, sans exclure pour autant celles de nos ami-e-s du Valais.

     

    Louez toutes les nations ! Louez tous les peuples !

     

    Ma chate adore « Laudate Dominium » de Mozart. Dès que les premières notes, très apaisantes, résonnent, elle fonce dans la pièce où la musique est diffusée, fait des ronds de jambes et recherche les câlins, tout en miaulant, comme si elle chantait. Pour un anticlérical comme moi, ce morceau à caractère religieux, tiré des Vesperae solennes de Confessore, n’est pas une référence naturelle, même s’il est d’une beauté prodigieuse. Mais, finalement, je retiendrai, conformément à mes valeurs les plus profondes, que cet air loue tous les peuples et toutes les nations. Un beau programme tout de même !

     

     

    La pensée du jour …

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    Photo : Christian Brunier

     

     

  • Le sport pour promouvoir l’esprit d’équipe et la connivence au sein des entreprises

    « Donner, recevoir, partager, ces vertus fondamentales du sportif

    sont de toutes les modes, de  toutes les époques.

    Elles sont le sport. »

    Aimé Jacquet

     

    Plusieurs entreprises prennent le sport comme modèle de management. Certaines promeuvent la compétition, la glorification de la victoire, l’écrasement des autres, le dépassement de soi à travers la souffrance et le culte de la performance extrême. Ces dogmes mènent à l’individualisme, à l’arrogance, à l’irrespect, bref à l’inhumain. Ce système produit des sociétés axées sur le profit à court-terme et provoque les dérives de la jungle économique, menant à la crise financière ou à des scandales multiformes. En sport, cet esprit égoïste conduit au doping, à la violence, à la tricherie et au sport-fric.

     

    Une entreprise-citoyenne, responsable socialement, doit utiliser le sport bien différemment. Il permet de valoriser l’esprit d’équipe, la solidarité et l’importance de participer à un succès collectif. 

     

    L’entreprise peut utiliser les activités sportives pour améliorer la santé physique et morale de ses collaboratrices et collaborateurs, en créant notamment des salles de sport ou en organisant des manifestations sportives. PSA Peugeot Citroën a construit, dans son immeuble Colisée à Saint-Ouen, une salle de sport, un squash et une piscine sur 700 m2. Dans le quartier de la Défense, à Paris, Oracle s’est offert un espace sportif de grande ampleur. Rothschild, Marionnaud, Carrefour, SFR, Procter & Gamble ou Orange possèdent eux aussi de belles salles de sport destinées à leur personnel.

     

    Le sport peut s’avérer un outil intéressant de cohésion, plusieurs entreprises ayant créé des groupements sportifs ou organisant des joutes autant sportives que festives. Le World Corporate Games, les jeux olympiques des entreprises, démontre bien cette dynamique conviviale et constructive.

     

    Il n’est pas rare de voir des équipes, dont des directions générales, accomplir une performance sportive en groupe. Ballade en montagne ou régate en bateau, initiation au tir à l’arc ou parcours  en rafting, journée de ski ou descente en luge, les idées d’actions ne manquent pas. Attention, tout de même à maintenir un haut niveau de sécurité et une recherche accrue de satisfaction, certaines entreprises jouant avec la santé de leurs employé-e-s obnubilées par la performance.

     

    Le sport sert bien évidemment comme support de marques. Coca-Cola utilise positivement le sport : « Nous sommes convaincus qu’une entreprise comme la nôtre a la capacité de mobiliser et de rassembler les différents publics autour de valeurs extrêmement positives liées au sport et de messages porteurs de sens. » Marionnaud, spécialiste de la parfumerie et des produits de beauté, a soutenu des courses de chevaux pour valoriser les « réglages ultimes pour course sublime. »

    Le sport inspire aussi les managers. Là encore, cette utilisation peut être constructive comme nuisible, finalement comme n’importe quel outil. Un marteau peut être utilisé pour construire une paroi en bois d’une maison. Il peut en outre servir à taper sur la tête de son voisin. L’outil n’est jamais nuisible. C’est son utilisation qui peut s’avérer perverse. Il faut donc s’inspirer des coachs transcendants les équipes et les individus, et non des autocrates ne cherchant qu’à abattre l’adversaire, voire l’arbitre.

     

    Plusieurs entreprises font appel à des sportifs célèbres pour former leurs cadres. Daniel Herrero, que j’ai invité lors d’un séminaire, l’entraîneur de rugby, démontre à merveille les effets positifs de la motivation sur un groupe. Un collectif soudé peut être bien plus performant qu’une équipe formée de stars égocentriques. Le parcours catastrophique de l’équipe de France de foot lors de la Coupe du monde 2010 en est un exemple éloquent. Avec son humour caustique et son accent sentant la Provence, Herrero est un défenseur crédible de l’esprit d’équipe. Yannick Noah agit dans le même registre. Le tennisman est un brillant ambassadeur de l’enthousiasme et de l’esprit positif. Grâce à ses talents de motivateur, il a emmené l’équipe de France de tennis au sommet de la Coupe Davis.

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    © AFP

     

    La navigatrice Ellen Mac Arthur intervient souvent sur la thématique « solitaire mais pas seule », cherchant l’alliance entre l’engagement individuel et la coopération d’équipe. Bertrand Piccard, l’aventurier ayant réalisé le tour du monde en ballon, démontre la force de l’équipe de potes et valorise l’examen des erreurs pour trouver le chemin de la réussite. A titre d’anecdote, le patron de Virgin, Richard Branson, voulant lui aussi parcourir la planète en ballon, avait tenté de piquer l’un des membres phares de l’équipe de Piccard en lui offrant mensuellement son salaire annuel. La cohésion de l’équipe avait été plus forte que l’appât du gain. Il était resté !

     

    Thierry Lardinoit, professeur de marketing, titulaire de la chaire européenne de marketing sportif soulignait : « Le sport peut indéniablement créer des liens forts dans l'entreprise. » Pour cet intellectuel, le sport est une école du droit à l’erreur : « Surtout, les sportifs de haut niveau savent dépasser l'échec, ils l'étudient pour progresser. Dans l'entreprise, il n'est pas très fréquent que l'on parle des échecs. Et que l'on tire toutes les conclusions. »

     

    « La solidarité, si importante dans le sport, est absente de la vie de l'entreprise » poursuit Gilles Amado, professeur de management et en matière de ressources humaines à HEC. Même si son jugement est caricatural et excessif, il est certain que les activités sportives peuvent contribuer à renforcer la connivence entre le personnel.

     

    Pour la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) « le sport favorise la mixité et promeut le respect de l’autre. »  Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, cette entreprise s’inspire du sport pour changer sa culture entrepreneuriale : « Dynamique collective, solidarité et respect sont non seulement des valeurs fortes du sport en général mais également des enjeux quotidiens défendus sur le terrain par les agents de la RATP. »

     

    Il n’est pas étonnant de constater les similitudes entre le sport et l’entreprise. Les groupes humains ont tendance à agir et interagir de manière similaire qu’il s’active dans le sport, en politique, dans le monde économique ou la vie associative. « On peut aussi noter que les grands sports ont été codifiés dans les ­universités à l'époque victorienne en Angleterre, en complément de la formation pour les milieux d'affaires », explique François Leccia, Directeur de l'Institut sport et management à Grenoble.

     

    Pour Pierre de Courbertin, l’important était de participer. Pour moi, la solidarité d’équipe et la notion de plaisir sont bien plus importantes, du moins pour les entreprises conciliant respect et efficience.

     

    Pour en savoir davantage : http://brunier.canalblog.com/

     

    Manager, prendre du plaisir et en donner

    Un être humain passe énormément de temps sur son lieu de travail. Prendre du plaisir dans son boulot est un impératif pour l'épanouissement individuel, mais aussi une condition de succès pour les entreprises.

     

    Découvrez le blog de Christian Brunier :

     

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  • L'Effaceur !

     Nuit de folie à la Lake Parade. Nuit de folie pour la voirie afin d’effacer toutes les traces des excès de la nuit. Le matin, Genève est déjà propre, conjuguant les plaisirs des fêtards nocturnes avec ceux de la population flânant le dimanche.

    Et rebelote le lendemain pour la Fête espagnole de la Coupe du monde de foot …

    Bravo à ses travailleurs de l’ombre améliorant discrètement, mais efficacement, notre confort urbain quotidien.