Politique

  • "Lettres à Anne"

    Je dévore le bouquin « Lettres à Anne » de François Mitterrand. C’est le recueil des missives que l’ancien Président de la République française a envoyées à sa maîtresse, le grand amour de sa vie, Anne Pingeot, de 1962 à 1995. Sur près de 1’275 pages, s’écoule une vie de passion, forte en émotions exaltantes, pleine d’intérêts divers, souvent tourmentée. A travers des phrases enflammées, les mots d’amour mettent en lumière une double vie d’une personnalité écartelée entre son couple public formé avec Danielle, la militante, peut-être sa plus fidèle amie, la mère de ses premiers enfants, et celle qui le fait vibrer et qui lui offrit une fille cachée durant des années. Cœur tendre, amoureux romantique, l’élu socialiste est bien loin du politique cynique qu’il incarnait. La belle plume mitterrandienne jette sur le papier des écrits que toutes les femmes rêveraient de recevoir de leur amoureux, surtout à l’heure des tweets et des sms. Le talent littéraire de cet homme d’Etat offre encore davantage de volume à ces envois entichés. A travers ces 1'218 lettres, nous rentrons dans les coulisses de cet amour : bonheur, politique, art, envie, doute, espoir, … nous passons en revue tous les états de la vie. Indécence, d’avoir publié ces écrits secrets ? Non, juste l’envie, pour cette femme dissimulée, de partager cet amour, de prendre une place à la hauteur de cette relation intime d’une force incommensurable. Nicolas Sarkozy a jugé ce livre comme une impudeur. Qui sommes-nous pour juger la vie des autres ? Moi, j’aime cet hymne dédié à la femme, que « Tonton » a tant aimé. Les dernières lignes de son ultime courrier résument bien ce bouquin, ce récit d’une vie amoureuse : « Mon bonheur est de penser à toi et de t’aimer. Tu m’as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t’aimer davantage ? »

  • Jérôme Cahuzac, le traitre !

    Jérôme Cahuzac, Ministre socialiste du Budget ayant démissionné dernièrement, passe aux aveux. Oui, il avait des comptes en Suisse et à Singapour pour échapper au fisc français. Il avait pourtant nié cette accusation auprès du Président de la République, son ami François Hollande, auprès du Premier ministre, et même devant le parlement. Face à la représentation nationale, super menteur, il avait démenti, « yeux dans les yeux », l’existence de ses comptes. Cahuzac a sali la vie publique. Cahuzac a terni l’image de la France. Et surtout, Jérôme Cahuzac a trahi les socialistes. La République exemplaire, qu’annonçait François Hollande, est violée. La gauche élevée comme une morale, par Jean Jaurès, est piétinée. Pendant qu’il serrait la ceinture du peuple français, qu’il combattait la fraude fiscale, Cahuzac trichait et plongeait dans le mensonge le plus crasse.

     

    La droite, victime de perte de mémoire, joue les vierges effarouchées, elle qui a pourtant connu tant de scandales. Tout y passe : demande de remaniement ministériel, dissolution, … Comme si chacun-e était responsable de tous ses proches.

     

    François Hollande riposte. Cahuzac demande pardon. Hollande répond que ce mensonge est « impardonnable » : « Jérôme Cahuzac a trompé les plus hautes autorités du pays : le chef de l’Etat, le chef du gouvernement, le Parlement et, à travers lui, tous les Français. C’est une faute. C’est une faute impardonnable. C’est un outrage fait à la République. »

     

    Hollande annonce plusieurs actions pour moraliser la vie politique. Les élus pénalement condamnés pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public.

     

    A droite, au centre et à gauche, il y a quelques magouilleurs et profiteurs, évoluant au milieu d’une très grande majorité de personnes honnêtes. Des gens merveilleux, toutes tendances confondues, qui sacrifient une grande partie de leur vie au bien commun. Qui bradent leurs loisirs, leur vie familiale, leur carrière professionnelle pour s’engager à l’amélioration de la société. Que les tricheurs paient. Mais, arrêtons de transformer la dérive d’une personne en un amalgame d’un camp. Cahuzac est désormais face à sa conscience et à la justice. Qu’il paie, sans que l’on salisse tout le monde politique, voire même la démocratie !

     

    Christian Brunier, ancien député

  • Le PS Ville de Genève supprime la parité pour le Conseil administratif

    « Je suis de gauche, car tous les progrès sociaux viennent de la gauche. »

    Jean-Louis Trintignant

     

     

    Journal de bord du 28 janvier 2013 :

     

    Tombe sur Coluche déconnant, sur les ondes de « Radio Orient », juste avant des appels coraniques. C’est comme ça que je préfère l’Islam !

     

    Participe, en soirée, à l’Assemblée générale du Parti socialiste de la Ville de Genève, consacrée à des modifications statutaires.

     

    Tout d’abord, le comité propose de supprimer la validation de l’adhésion d’un-e membre par l’Assemblée générale. L’Auberge espagnole peut être la porte ouverte à des adeptes sectaires ou à des adhérent-e-s folkloriques. L’A.G. a déjà permis de stopper l’adhésion de potentiels membres destructeurs pour l’équilibre et la cohésion du parti. Nous devons renforcer la convivialité pour accueillir les nouvelles et nouveaux, mais pas supprimer la validation démocratique. L’Assemblée générale suit le comité. J’approuve, par contre, l’organisation au minimum 3 fois par an d’une séance d’accueil des nouvelles et nouveaux.

     

    Quelques propositions sont de grandes hérésies : « la Section encourage prioritairement l’adhésion et la désignation sur ses listes électives de personnes dont leur sexe, leur origine, leurs différences psychiques ou physiques, les expose à des discriminations et à une représentation moindre dans la société. » Il faut promouvoir les minorités. C’est une mission historique de la gauche. De là à en faire une exigence absolue … Cette « nouveauté » est complètement déraisonnable, bien que l’on soit toujours une minorité de quelque chose. La promo de la différence psychique ne me semble pas indispensable, dans un monde politique déjà peu stable et agité. Vu les débats actuels se déroulant sur les terrains politiques genevoises, il paraît judicieux de défendre davantage de stabilité psychique plutôt que de promouvoir la différenciation psy.

     

    Une proposition vise à shooter la parité des sexes pour les candidatures socialistes à l’Exécutif de la Ville. Ça me gonfle de voir, qu’avant chaque élection, certaines et certains s’amusent à jouer avec ces concepts d’égalité des sexes pour soutenir ou évincer des candidat-e-s potentiel-le-s. La parité est pour moi primordiale. Pas question d’y toucher !!! Vu la multitude de talents, tant femmes qu’hommes, la parité ne sera en aucun cas un obstacle à la compétence, comme certain-e-s peuvent le prétendre. Le PS est le parti de l’égalité des sexes. A chaque fois, qu’il l’oublie ; il se divise ; il perd.  Le vote des femmes est déterminant dans nos succès. Renier le principe de parité, alors qu’un homme socialiste est à l’Exécutif, se mute concrètement en un acte contre les femmes. Intolérable pour les socialistes. J’ai l’impression que, ce soir, certaines et certains risquent de renier les acquis des dures combats historiques composant l’héritage glorieux de notre mouvement. Ne bradons pas nos valeurs. Un groupe d’angéliques affirment que l’étiquette hommes-femmes n’a plus d’importance, comme si la représentativité équitable des sexes en politique existait. Ce groupe vise la « déconstruction du genre ». On en est malheureusement bien éloigné.

     

    Vote sur la suppression de toutes références du genre dans l’ensemble des statuts. Refus massif. Ouf ! Vote sur le principe d’avoir au moins une femme socialiste candidate à l’Exécutif de la Ville de Genève. Nette majorité contre. Nous ne sommes que 5 à soutenir cette version, pourtant base de notre philosophie. Suppression de la parité pour l’élection au Conseil Administratif.  Nous ne sommes que 6 à nous y opposer. Catastrophe !  

     

    Chapitre suivant … Actuellement, un Bureau gère les affaires courantes, l’opérationnel. Un comité, assez massif en nombre, se consacre aux dossiers politiques, en s’appuyant régulièrement sur l’Assemblée générale. Le comité propose de supprimer le Bureau et de rétrécir le comité. Par conséquent, un p’tit comité siègera, chaque semaine. Je refuse cet aréopage hybride, trop grand pour gérer l’opérationnel (particulièrement les questions touchant au personnel ou à des dossiers délicats de militant-e-s) et trop restreint pour être largement représentatif des différentes tendances du PS. Carlo Sommaruga vante mes mérites d’avoir, grâce à une politique très participative, réussi à rendre très efficace une large structure, lorsque j’occupais à la présidence du parti cantonal. Pour lui, les organisations sont peu importantes, l’essentiel étant les humains les composants. L’Assemblée générale vote tout le contraire de mes positions ; une habitude, ce soir.

     

    Je me barre de la séance, heureux d’avoir combattu en faveur des valeurs inhérentes du PS ; malheureux de la tournure prise par ma section municipale.

     

    Laurent Ruquier disait : « La loi sur la parité, c’est ce qu’on appelle un coup de pied dans les partis. » Et bien ce soir, j’ai donné un bon coup au mien ! Sans effet !

  • Bilan des 100 jours de François Hollande

    Ce n'est qu'un début, continuons le combat !

                                                                                                                 

    Le tocsin a sonné. L'heure du bilan des 100 premiers jours de la Présidence de François Hollande est arrivée. Tous les médias titrent dans ce sens. Les commentaires fusent. On questionne déjà les Françaises et Français pour percevoir leur niveau de satisfaction. Futilités !

     

    Hollande a toujours affirmé qu'il inscrivait son action sur la durée de son mandat de 5 ans. Pas de coup médiatique superficiel. Loin, les effets de manche made in Sarkozy. Dans cette actualité complexe, l'élu socialiste veut graver son changement dans le marbre et éviter la poudre aux yeux. Le jeu politique axé sur l'insignifiant est enterré. Le changement qu'il porte se concrétisera lors d'un long marathon et pas par saupoudrages aussi légers qu'inefficaces.

     

    Son style est bien différent, presqu'anachronique dans cette société de l'instantané et du zapping. Le projet politique reprend le leadership sur les jeux des petites phrases tonitruantes. La réforme en profondeur supplante l'action pschitt, sans effet ni importance réelle !

     

    Françoise Hollande, comme son gouvernement et sa majorité parlementaire, prennent leur temps pour réfléchir, étudier, consulter, dialoguer, puis concrétiser, avant d'évaluer et éventuellement corriger. C'est avec cette ténacité et ce sérieux que la véritable réforme de la société se déploie. Seuls les impatients peuvent être déçus ; qu'ils ne confondent pas empressement avec efficience.

     

    Dans la dynamique de cette réalisation dans la durée, l'escarcelle des succès se remplit progressivement.

     

    Sans viser l'exhaustivité, les exemples de réussites sont déjà nombreux ... Le comportement du politique est en mutation. Les Ministres ont réduit leur salaire dans un souci d'exemplarité et se plient à une charte éthique rigoureuse. Le train de vie des élus est réduit. La mixité est la règle au sein du Conseil des Ministres. Les femmes occupent la moitié des sièges, elles qui étaient condamnées depuis trop longtemps à n'occuper qu'un petit nombre de sièges, souvent subalternes. Hollande a mandaté le sage Lionel Jospin pour former un groupe de travail devant moraliser la vie politique et stopper le cumul des mandats politiques.

     

    La loi contre le harcèlement sexuel a été ficelée rapidement. Le SMIC a été enfin augmenté, même si cette hausse reste insuffisante. L'allocation de rentrée scolaire a sui le même sort bénéfique. La retraite à 60 ans a été rétablie pour les travailleuses et travailleurs accomplissant des boulots pénibles. Une enveloppe de nouveaux postes d'enseignement a été accordée, mettant fin  aux coupes budgétaires récurrentes de la droite. L'école est redevenue une priorité pour cette nouvelle majorité de gauche. Un signe prometteur pour construire un projet d'avenir pour le pays. Le détricotage des lois fiscales sarkozystes, qui favorisaient indignement les grandes fortunes, a commencé. La police de proximité, remède pour lutter contre l'insécurité, retrouve de la vigueur dans les quartiers les plus risqués. Les loyers dans les villes asphyxiées par la spéculation sont désormais encadrés.

     

    Au niveau international, la voix de la France compte, à nouveau, dans le concert des grandes puissances. Avec son humour, son sens du contact facile et son intelligence vive, François Hollande a vite trouvé sa place parmi les dirigeantes et dirigeants de la planète. Quoi qu'en dise ses adversaires, la France a pris la pole position pour favoriser la paix et la démocratie en Syrie. En Afghanistan, le nouveau Président tient sa promesse et à lancer le retrait des troupes françaises. En Birmanie, sa rencontre avec Aung San Suu Kyi est un signal fort en faveur des libertés. Dans l'Union européenne, François Hollande a impulsé la croissance, reléguant l'intégrisme « austéritaire ».

     

    De nombreux chantiers se sont ouverts ou sont programmés pour faire évoluer la France, l'Europe et le monde. Le changement, c'est maintenant, même si les résultats ne sont pas tous immédiats.

     

    Un seul vrai bémol ! La politique d'exclusion  menée à l'encontre du peuple persécuté des Roms. L'acharnement du Ministre de l'Intérieur Manuel Valls est une trahison aux idéaux socialistes, qui entache les débuts de l'ère Hollande. Le Président de la République ne pourra pas le laisser agir plus longtemps. La Première Secrétaire du Parti socialiste français et Maire de Lille Martine Aubry ne décolère d'ailleurs pas contre Valls. Elle a même écourté ses vacances pour venir commenter avec désarroi le démantèlement d'une résidence de Roms dans sa ville, sans qu'elle soit informée,  nonobstant son programme d'intégration des gens du voyage novateur et remportant de beaux succès.

     

    Après 100 jours au pouvoir, il est bien trop tôt pour tirer un bilan crédible de l'action de Hollande. Ses débuts sont prometteurs. Le style sobre, normal et proche de la population donne un air rafraichissant à la politique et à la France. Ce n'est qu'un début ... Continuons le combat !

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste

  • 14 juillet 2012 : Hollande, sobre, digne, voulant tout simplement le bien des Françaises et des Français

    Pour le premier 14 juillet de sa Présidence, François Hollande rétablit l'interview traditionnelle du Président de la République française. Un rendez-vous intimiste avec les Françaises et Français. Plus de Garden-party bling-bling à l'Elysée. Il juge ce moment primordial, après deux mois de Présidence et des débuts passés souvent à l'extérieur, absorbé par des conférences internationales. « J'étais éloigné géographiquement, mais pas politiquement », confie François Hollande.

     

    En début d'intervention, il rappelle ses priorités : croissance, justice sociale, emploi.

     

    Les premières questions fusent à propos des 8'000 suppressions d'emplois annoncées par le groupe PSA Peugeot / Citroën. François Hollande est choqué et favorable à une intervention de l'Etat : « L'Etat ne peut pas rester indifférent. » Il s'étonne du report de cette dramatique annonce après les élections présidentielles, égard troublant envers l'ancien gouvernement. Il estime « trop facile de dire que c'est la faute du coût du travail » et fustige le comportement des actionnaires qui ont pensé prioritairement à leurs privilèges avant d'investir pour l'avenir de leur entreprise.

     

    Le nouveau Président français a commandé un rapport d'expertise, dont la livraison est fixée avant la fin du mois de juillet 2012, pour connaître la vérité économique de ce groupe automobile. Il juge le plan stratégique de PSA « pas acceptable » et encourage la concertation. Sa porte est ouverte aux syndicats. Il va définir, avec son gouvernement, un plan stratégique du domaine automobile français. Ce document de mesures comprendra certainement une incitation à acheter des véhicules fabriqués en France, notamment en privilégiant les véhicules propres, dont les autos hybrides. Des mesures encourageront, en outre, la recherche et l'innovation. Au passage, il glisse une peau de banane sous la prime à la casse votée par l'équipe Sarkozy. Cette mesure a été onéreuse pour les finances publiques et a encouragé particulièrement l'achat d'automobiles bas de gamme, polluantes et fabriquées à l'étranger.

     

    La situation est grave. François Hollande le reconnaît, mais connaissait la situation auparavant. L'endettement a atteint le record de l'histoire du pays. Le chômage se situe à un niveau très inquiétant. Le déficit commercial extérieur est lui aussi au plus haut. Le Président français reste néanmoins déterminé et rappelle ses 60 promesses de changement, dans la durée.

     

    Il y aura des efforts à entreprendre. Hollande ne cachent rien de la situation. Il assure qu'ils seront justes : « Ces efforts doivent être cherchés vers ceux qui ont le plus. »

     

    Pour les dépenses publiques, il vise une maîtrise des comptes en agissant sur tout ce qui n'est pas douloureux et pas utiles : voyages onéreux, actes de prestiges, bureaucratie excessive, ...

     

    Lorsque les journalistes lui reprochent de n'avoir pas remis en cause le Pacte européen de stabilité budgétaire, il rétorque avoir tenu sa promesse de campagne. Son élection à la tête de la France a fait prévaloir la croissance pour soutenir l'activité économique de l'Europe, qui se borne plus qu'à la rigueur. Certes, ce changement reste insuffisant. L'alternance politique en France a cependant permis une réorientation de l'Europe. François Hollande se sent toutefois un peu seul à gauche dans une Europe de droite. Pourtant, il est écouté. La parole de la France est à nouveau respectée.

     

    Pour réhabiliter la politique, le Président de toutes les Françaises et de tous les Français annonce la création d'une commission rassemblant toutes les sensibilités politiques, présidée par Lionel Jospin. Ce groupe sera chargé d'émettre des propositions sur le non cumul des mandats, le financement des partis et des campagnes politiques, le mode de scrutin, la lutte contre les liens d'intérêts et l'éthique des élues et élus.

     

    Au niveau international, il appelle à l'arrêt des massacres en Syrie. Pour lui, les pressions doivent s'accentuer pour pousser Bachar Al Assad au départ afin de faire place à la démocratie.

     

    Le sport n'a pas échappé aux thématiques abordées. Sans se substituer à la Fédération française de football, Monsieur Hollande invite les internationaux français de football au respect. Il ne pense pas que l'arrogance des footballeurs français provienne de leurs salaires élevés. Les Espagnols gagnent davantage. Ils ont pourtant une grande fierté à honorer leur maillot national.

     

    Pour conclure, le journaliste demande au Président quel talent doit-on déployer pour rester populaire ? François Hollande souligne qu'il ne faut pas un talent, mais du mérite ; à construire envers la population française.

     

    Cet échange démontre que la politique n'est pas un spectacle. Juste la volonté de changer et d'améliorer la société.

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste