Solidarité

  • Rendre heureux les autres pour être heureux soi-même

    « Une promesse de don suffit à faire augmenter la sensation de bien-être », Philippe Tobler, Professeur de neuroscience. La bienveillance est une semence de bonheur qui fait grandir les autres, mais aussi soi-même. Dans ce monde tourmenté, en recherche de sens et de valeurs, faire preuve de solidarité envers autrui fait du bien à tout le monde. Ceci est, selon les considérations humanistes, un beau geste. Les neurosciences le confirment avec clarté.

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  • De jeunes artistes de la HEAD - Genève dessinent les nouvelles carafes SIG

    SIG présente une nouvelle série de carafes « Eau de Genève ». Pour cette édition 2016, les Services industriels de Genève se sont associés avec la Haute école d’art et de design - Genève pour habiller leurs carafes. Ainsi, SIG poursuit deux objectifs : favoriser l’éclosion de jeunes talents et financer des projets humanitaires.

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  • Donner et recevoir, pour mieux vivre ensemble

     « Il faut s’entraider, c’est la loi de la nature. »

    Jean de la Fontaine

     

    Le bénévolat est un magnifique dessein humain. Pour les autres, évidemment ! Pour soi-même, assurément ! Ce terme vient du latin « benevolus ». « Bene » signifie le bien. « Volo », je veux. Une ou un bénévole est donc une belle personne qui veut le bien ; qui sème les graines de la solidarité.

     

    Dans ce monde où l’individualisme enferme les humains dans la camisole de force de  l’égoïsme, cet esprit d’aide à autrui doit être réhabilité. Cet engagement envers les autres doit s’élever au stade de valeur suprême.

     

    Si le rôle du bénévole est bénéfique pour les plus faibles de la société, bienfaisante pour la collectivité, elle joue un rôle positif sur la personne donnant de son temps et de son énergie. Selon une étude menée par l’organisme « Wheeler », 70% des bénévoles estiment bénéficier d’une meilleure qualité de vie que le reste de la population. Cet esprit de fraternité crée des liens et favorise des échanges tellement riches. Plus l’être humain crée des liens, plus il s’épanouit. Nous donnons. Mais, nous recevons toujours en échange. L’humain est un « animal social » qui a besoin, pour bien vivre, d’évoluer en proximité des autres. Le bénévolat est l’un des terreaux favorisant ce type de relations.

     

    AGIS, un espace de rencontres exceptionnelles

     

    L’Association AGIS - Association genevoise d’intégration sociale - ancrée au cœur du dispositif de bénévolat, est tisseuse de liens entre un-e bénévole et une personne handicapée, sa famille, mais aussi les diverses institutions et professionnels du handicap.

     

    Pour les personnes handicapées, l’AGIS met en place et coordonne des activités personnalisées, des activités de groupe, des cours et des ateliers, des accompagnements chez les spécialistes, des promenades, des sorties au cinéma, au restaurant, au concert, …

     

    Avec de modestes moyens, depuis 26 ans, elle crée de la vie ! Son carburant est le bénévolat. Des dizaines de personnes consacrent de petits ou de longs moments à des personnes en situation de handicap mental, physique et sensoriel, pour vivre des expériences humainement fortes. L’AGIS se donne pour mission la reconnaissance et la valorisation de la personne handicapée, comme aussi son intégration.

     

    Garder les bénévoles et en recruter des nouveaux

     

    Cette soif d’échanges avec les autres doit être le moteur du bénévolat. L’AGIS tente de transmettre cette envie de s’investir, même quelques heures par mois, comme bénévole sur le terrain, au sein du comité ou dans d’autres actions de l’association.

     

    Les bénévoles sont, de surcroît, de magnifiques ambassadrices et ambassadeurs de ces expériences de solidarité. Par bouche à oreille, chacune et chacun d’entre vous, peut promouvoir ces actions, porteuses de sens dans nos existences. Aujourd’hui, l’AGIS n’arrivent malheureusement pas à répondre à l’ensemble des demandes d’accompagnement formulées par les familles et les personnes en situation de handicap, par manque de bénévoles. Alors n’hésitez pas à jouer ce rôle de communication pour convaincre vos amis, vos collègues, vos voisins ou vos membres de la famille à s’engager pour et avec les autres, au sein de l’AGIS. Les réseaux sociaux sont parfois virtuels. Grâce à l’AGIS, ceux-ci deviennent très concrets et porteurs d’espoir.

     

    Christian Brunier, membre du comité de l’AGIS, ancien député

  • Faire du social, en ouvrant les yeux sur la réalité de terrain

    A Genève, le débat gronde sur les emplois de solidarité (EDS). Quand j’étais encore député, j’avais voté contre la loi instituant ce type d’emplois, craignant le sous-paiement de collaboratrices et collaborateurs.

     

    Depuis, dans mes activités associatives, j’ai rencontré ces EDS sur le terrain. Un peu en retrait du monde politique, je peux observer les débats électoraux avec plus de hauteur et affirmer qu’anéantir ce statut d’employé-e, pour soi-disant combattre le dumping salarial, est une simplification extrême. La réalité est bien plus complexe, comme la plupart des dossiers politiques. Sous le couvert de ces EDS, nous retrouvons des personnes bien différentes.

     

    Si les EDS permettent de moins payer des personnes bien formées au terme de leur période assez courte de chômage - souvent des jeunes à la recherche de leur premier emploi - plutôt que de les engager en tant que personnel fixe, ceci n’est pas acceptable. Les syndicats et la gauche ont raison de combattre ce genre de situation. Si les EDS permettent à des gens à l’assistance, en grande rupture sociale, de retrouver une occupation, de se former, et surtout de reconstruire des liens sociaux, ces statuts ont du sens.

     

    Naturellement, les salaires définis par la loi, et non pas fixés par les associations qui les emploient, sont assez bas. Si je reprends mon premier cas cité ci-dessus, ce niveau de salaire est indécent. Si nous considérons le second exemple, ce revenu est bas, mais offre à des personnes, « larguées socialement », ayant quasiment aucune chance de trouver un emploi - même au sein d’un syndicat - d’entrer dans un sas de reconstruction personnelle. Cette étape, entre l’assistance et le marché du travail, est une possibilité d’ouvrir, à ces personnes, de nouvelles perspectives d’avenir. Là, les EDS ont du sens. D’autant plus, que ces salaires modestes sont au-dessus de l’assistance et souvent complétés par des aides sociales.

     

    Dans cette situation, anéantir tous les EDS, repousserait ces personnes dans la marginalité. Les syndicats et la gauche devront être prudents afin de ne pas casser de l’humain, en voulant défendre les droits des salarié-e-s sans toujours se confronter suffisamment à la réalité de terrain.

     

    Christian Brunier, ancien député socialiste et militant associatif

  • Primes d’assurance-maladie payées en trop, remboursez-nous !

    Signe la pétition, lancée notamment par le Parti socialiste genevois, concernant les assurances-maladie : Primes payées en trop, remboursez-nous !  Les promesses doivent être tenues ! Deux milliards, c’est ce qu’ont payé en trop, de 1996 à 2011, les assurés de 9 cantons pour financer les réserves de l’assurance maladie obligatoire. Il s’agit notamment des cantons suivants : Vaud 603 millions ; Genève 351 millions ; Neuchâtel 22 millions ; Fribourg 23 millions ; Zurich 465 millions ; Tessin 140 millions ; Thurgovie 82 millions (données : OFSP, novembre 2012). Les propositions pour corriger cette injustice ne manquent pas : Le Conseil fédéral a proposé de compenser sur une période de six ans et pour moitié ces sommes versées grâce à la répartition de la taxe CO2. Or, quatorze cantons s’y sont opposés.  En septembre 2012, la Conférence des 26 chefs des départements cantonaux de la santé ont proposé que ce soient les assureurs qui remboursent sur une période de trois ans ce qui avait été payé en trop.  Or, d’hésitations en contre temps, on risque de ne rien obtenir du tout. Même si la nouvelle loi sur la nouvelle surveillance de l’assurance maladie prévoit que, dans le futur, les primes payées en trop seront remboursées l’année suivante. Mais cela ne concerne que l’avenir ainsi qu’une éventuelle situation similaire et non pas le passé ! Les assurés spoliés demandent donc justice et réclament d’être remboursés sans de nouvelles tergiversations. Il s’agit d’une simple question d’équité et de respect du fédéralisme.  Alors que le Conseil fédéral s'est engagé à trouver une solution pour rendre aux assuré-e-s les primes indûment encaissées et que les Chambres fédérales ont accepté des propositions parlementaires dans ce sens, la commission de santé et de sécurité sociale du Conseil des Etats vient de balayer tout remboursement. Les promesses faites doivent être tenues ! Nous demandons que cette injustice soit rapidement corrigée et que les assurés spoliés soient remboursés.  Cette pétition s’adresse au Parlement fédéral et au Conseil fédéral qui peuvent décider de la procédure et du délai de remboursement. Elle sera aussi adressée aux gouvernements et aux parlements cantonaux des cantons concernés.

     

    http://www.ps-vd.ch/petition