12/01/2012

Soirée à l'AG du PS ...

Participe à l'Assemblée générale du Parti socialiste genevois. Nous décidons des mots d'ordre des votations du 11 mars prochain.

 

Je combats la loi modifiant le nouvel horaire scolaire, prévoyant l'ajout du mercredi matin à l'école obligatoire. L'idée de faire croire qu'il y ait corrélation entre  la quantité des heures scolaires données et la qualité des connaissances et aptitudes assimilées est mensonger. « Travailler plus pour en savoir plus » a ses limites ! Pour prouver l'ancrage à gauche de la réforme, plusieurs intervenants jouent sur la corde sociale des socialistes. L'argumentation de prise en charge des plus défavorisés pour ne pas les laisser traîner dans les rues ou derrière la télé a aussi ses limites, à moins de les confier à 100% à l'Etat. Car ce principe pourrait aussi être formulé pour le mercredi après-midi, le week-end ou les vacances. En plus, plusieurs enfants en marge sociale connaissent des problèmes scolaires. Une overdose d'aller à l'école. Leur ajouter une ½ journée d'école supplémentaire ne peut éveiller qu'un rejet supplémentaire de l'établissement scolaire. Oui, le service public a un rôle à jouer pour cette catégorie de gosses, à travers le parascolaire, le périscolaire ou par l'offre d'activités éducatives, de loisirs, sportives ou culturelles. L'école ne peut être la seule réponse possible. Au final, les pros-mercredi remportent largement la partie par 20 voix pour contre 6, participation lamentable pour un grand parti.

 

Je m'oppose à la modification de la loi sur les manifestations sur le domaine public, restreignant dangereusement le droit de manifester. On ne peut pas applaudir les manifestations du Printemps arabe, les rassemblements en Birmanie, l'occupation de la Place Tien an men à Pékin  ou les protestations contre le régime autocratique de Poutine en Russie, et, dans le même temps, introduire un régime de prohibition à Genève, en utilisant scandaleusement les tristes casses de quelques casseurs durant G8. Il faut d'ailleurs se rappeler que ces salopards de casseurs avaient agi bien en dehors de la méga-manifestation contre les délires des milieux financiers mondiaux et n'avaient rien à voir avec les 100'000 indignés ayant défilé pacifiquement.

 

Je soutiens l'initiative populaire fédérale « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » en Suisse. Chaque seconde, un mètre carré est sacrifié en Suisse, parfois pour construire des résidences secondaires sous-occupées alors que la crise du logement sévit. En 25 ans, le nombre de résidences secondaires ont doublé dans notre pays. Il est temps de limiter, à 20% des terrains constructibles selon cette initiative, ce type de logements sous-occupés.

 

Je m'oppose à l'initiative fédérale « Pour un traitement fiscal privilégié de l'épargne-logement destiné à l'acquisition d'une habitation à usage personnel ou au financement de travaux visant à économiser l'énergie ou à préserver l'environnement ». Sous cette appellation attrayante, cette initiative provenant des milieux immobiliers est un cadeau aux propriétaires, créant une nouvelle iniquité avec les locataires, très majoritaires dans notre pays (plus de 60% de la population suisse).

 

Je vote en faveur de l'initiative fédérale populaire « Six semaines de vacances pour tous ».

 

Je suis favorable à la loi fédérale introduisant un prix unique du livre. Pour maintenir la diversité culturelle, il me semble judicieux de sortir le livre du libre marché.

 

Finalement, pour moi, c'est Oui au contreprojet sur les jeux d'argent en faveur de l'utilité publique. Ce contreprojet s'oppose à une éventuelle privatisation des Loteries et assure le versement du produit de ces jeux aux associations culturelles, sportives et sociales.

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07:29 Publié dans Politique | Tags : socialiste, école | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2011

L'école doit construire les comportements

L'association Arle voulait rétablir la note de comportement à l'école genevoise. Son initiative populaire n'a pas recueilli les signatures exigées pour être soumise au peuple. Tant mieux !

 

Vouloir rétablir l'école de grand-papa où aucune tête ne dépassait, où l'esprit critique était considéré comme de l'impertinence, où la vitalité était suspectée d'être une maladie d'hyperactivité, est nuisible. La richesse de l'enfance est la multiplicité, l'addition des différences.

 

Cessons de vouloir transformer les classes en un alignement de robots, sans vie, en troupeau de Ritalinés. Que celles et ceux souhaitant le retour des autocrates et des mégères, comme maître-esse (sic !), à la tête des classes se rendent dans les écoles pour apprécier l'autoévaluation des critères multiples de comportement. Ils verront des enfants réfléchirent, avec l'enseignant-e, sur leur façon d'agir et d'interagir avec les autres.

 

Au lieu d'une note unique de comportement, ils reçoivent différents commentaires, nuancés, sur toutes leurs facettes, qualifiant chaque dimension de leur personnalité. Ainsi, on peut dire, par exemple, à un enfant qu'il est très à l'écoute de l'enseignant-e, qu'il est très poli, qu'il est très ordré, mais qu'il manque de complicité avec les autres élèves.

 

On évalue l'élève dans toute sa complexité, en inventoriant ses moins et ses plus, et on définit des plans d'amélioration. On valorise l'enfant et on aide à sa construction, au lieu de le menacer et de le casser avec une note caricaturale. Cette réflexion partagée sur les différents axes de son propre  comportement est bien plus fructueux pour l'élève qu'une simple sanction, amalgamant tous les traits de son caractère.

16/11/2008

Unité politique, absence de polémique, silence médiatique

Décidés à calmer le jeu sur l’enseignement et à arrêter de transformer l’école en terrain de jeu électoral, tous les partis du Grand Conseil genevois ont élaboré un contre-projet à l’initiative de REEL pour élaborer le cycle d’orientation de demain.

Trouver un accord entre tous ces courants politiques était une performance.

Valorisant enfin la formation professionnelle, aujourd’hui considérée à tort comme une sorte de filière de l’échec, établissant des passerelles pour faciliter le passage d’une filière à l’autre afin d’orienter au mieux les élèves, évitant de sélectionner les enfants trop tôt, donnant des soutiens supplémentaires aux élèves en difficulté, uniformisant enfin le fonctionnement du cycle sur l’ensemble du canton, ce projet n’est pas novateur, ni exemplaire, mais améliore fortement la situation actuelle.

Afin de faire barrage à l’initiative de REEL qui prône un cycle d’orientation hyper sélectif, basé sur une organisation aussi complexe qu’illisible, tous les partis du Grand Conseil ont organisé une conférence de presse commune, à l’exception du MCG qui a retourné sa veste votant pour au parlement, mais défendant le contre dans la campagne du vote populaire.

Les médias reprochent souvent aux partis de se faire la guéguerre au détriment des intérêts de la population. Pour une fois que les partis sont unis, la presse a déserté la conférence de presse interpartis. Seuls 2 journalistes (Tribune de Genève et Radio Cité) étaient présents et le retour médiatique est quasiment inexistant.

C’est vrai, la polémique, le populisme et le scoop n’étaient pas au rendez-vous. Mais, ce silence médiatique est une forme de mépris contre le travail politique constructif.

Bien qu’étant l’un des promoteurs de ce contre-projet, je n’étais pas à la conférence de presse en question retenu professionnellement, ce qui me laisse une totale liberté de regretter ce désintérêt grave des journalistes.

29/05/2008

Ma réponse aux anonymes qui réagissent sur l’école

A part Monsieur Dumitrescu, avec qui j’ai peu d’affinités politiques, mais qui ose s’exprimer en transparence, la plupart de mes détracteurs prennent des pseudos ou de faux noms.

 

 

J’aime le débat et la contradiction. Me bats pour la liberté, dont celle de mes opposants, ayant toujours été un militant acharné des droits de la personne et de la liberté d’expression. Par contre, j’ai beaucoup de mépris pour les lâches qui se cachent derrière leur hypocrisie pour cracher leur venin de haine. Ces corbeaux insultants n’amènent rien à l’enrichissement de la démocratie par le débat.

 

 

Je rappelle à mes détracteurs anonymes, qu’il n’y a pas de corrélation entre les problèmes scolaires et l’étiquette d’étranger non francophone. Ce n’est pas une analyse politique ou idéologique, juste une lecture objective des statistiques. La seule corrélation que l’on peut établir est un lien entre l’origine socioculturelle et les difficultés scolaires. Eh oui, plus vous naissez dans une famille pauvre, plus vous risquez de connaître un parcours scolaire chaotique. Nous n’avons pas besoin d’être des éminents pédagogues pour comprendre ce phénomène.

 

 

De ce fait, si Hugues Hiltpold veut contribuer à la lutte contre l’échec scolaire, il doit combattre la pauvreté qui se développe de manière inquiétante, s’opposer à l’aménagement de ghettos sociaux dans certains quartiers et renforcer le soutien aux élèves en difficulté.

 

 

Stigmatiser les enfants étrangers ne sème que la xénophobie et la haine et ne résout aucun problème.

 

 

Je connais bien Hugues et l’apprécie. J’espère que la meilleure connaissance du dossier éducatif - qu’il connaît peu - lui permettra de revenir à des positions plus pragmatiques. Je sais que certains radicaux vont l’aider à appréhender ce dossier complexe avec davantage de sérénité et d’objectivité.

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18:26 Publié dans Politique | Tags : école | Lien permanent | Commentaires (4)