06/03/2009

2 jours de voyage pour rentrer

Le 5 mars au matin, nous prenons la route pour aller de Montevideo à Colonia, toujours en Uruguay. Les déplacements en voiture sont très cool, ici. Peu de véhicules circulent sur les routes uruguayennes et les conducteur-trice-s sont souvent très détendu-e-s, ce qui contraste avec Buenos Aires où beaucoup confondent la rue avec un circuit automobile, sans règles.

 

Nous visitons Colonia. Sa vieille-ville, relativement petite, fondée par les Portugais en 1680, figure dans la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Son paysage urbain est préservé. Elle est considérée comme une fusion particulièrement réussie des styles portugais et espagnol.

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Photo : Christian Brunier

Traversée en bateau vers Buenos Aires. Dîner dans un resto italien. Départ pour l’aéroport.

 

L’embarquement est calamiteux. Bien qu’étant arrivés deux heures avant, nous attendons près d’une heure pour enregistrer nos bagages. La désorganisation chez Iberia semble être un critère différenciateur. Habituellement, et d’ailleurs lors des trois vols que nous avons effectués durant notre voyage en Amérique du Sud, le poids de nos bagages est calculé sur nos deux valises cumulées. Là, ils les différencient et nous font payer 69.- US Dollars pour un supplément de 4 kilos sur une valise, alors que les deux bagages considérés globalement sont dans la norme autorisée. Puis, au passage de la douane, on nous réclame une nouvelle taxe d’usage de l’aéroport. Pourtant, on avait payé notre voyage en avion toutes taxes comprises. Je ne vous parle pas de l’entrée dans l’avion. Un désastre ! Une organisation digne des meilleurs moments de l’Union soviétique. L’avion Buenos-Aires/Madrid part avec près d’une heure 30 de retard. Le service à bord est pratiquement inexistant. Ariane a perdu ou s’est fait voler son téléphone portable. C’est la totale !

 

Alors que le vol  dure près de 12 heures, on nous sert le petit-déj au bout de 11 heures. La-men-ta-ble, soit vers 13 h. 30 heure locale !

 

L’atterrissage est mouvementé, les vents secouant l’avion comme une bouteille d’Orangina. L’enfant français à côté de moi, un jeune garçon très gentil ayant effectué un stage de foot en Argentine, vomit. Nous nous en occupons, celui-ci étant éloigné de son groupe et les hôtesses étant toujours adepte de l’inefficacité.

 

En arrivant à Madrid, on nous informe, après avoir tiré les vers du nez au personnel de bord, que nous n’arriverons certainement pas à prendre  notre correspondance pour Genève. On tente tout de même le coup, ayant un quart d’heure devant nous. Ces quinze minutes semblent dérisoires face au gigantisme de cet aéroport. Nous courrons …

 

Obstacle supplémentaire. Un douanier, ayant oublié la fin de  la dictature franquiste, abuse de son petit pouvoir et importune les personnes qu’il contrôle, dont nous bien évidemment. Ariane me calme, me sentant très tendu dans mes rapports avec ou plutôt contre le contrôleur fascisant.

 

Nous arrivons finalement à prendre facilement notre connexion avec Genève, puisque, là encore, l’avion d’Iberia a deux heures de retard.

 

Genève, les Brunier sont de retour …

 

02/03/2009

28 février 2009 en Argentine

Ballade dans la forêt tropicale pour visiter un centre récupérant des animaux sauvages blessés ou abandonnés par des humains qui pensaient pouvoir les domestiquer. On croise un tas de jolies araignées.

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Photo : Christian Brunier

 

En parlant de monstre, je suis vachement content d’apprendre le renvoi du catholique intégriste et révisionniste Williamson d’Argentine. Oser nier l’existence des chambres à  gaz nazies est répugnant.

 

 Nous reprenons l’avion pour regagner Buenos Aires. Nous logeons à l’hôtel – vachement kitch - Park Château Unique (Talcahuano 1253). Il se situe dans le quartier résidentiel (un peu trop), historique et touristique de Recoleta. Les restaurants de ce barrio sont très réputés. Sa zone piétonne – Ortiz – est un haut lieu de flânerie. Nous allons dîner là-bas très tardivement. Pour manger en Argentine, il n’y a pas d’heure.

 

 

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01/03/2009

25, 26 et 27 février en Argentine

En sortant de la jungle, Wi-Fi est à peine meilleur.

25 février 2009

Arrivée à Iguazu

 

Nous nous couchons assez tard ayant fêté avec Jérôme et Sandro, notre dernier jour passé ensemble. Nous dînons dans un resto où nous mangeons peut-être la meilleure tranche de bœuf de notre vie. L’établissement est réputé et à la mode. Situé sur les docks de Puerto Madero, il se nomme « Cabana Las Lilas » (Alicia Moreau de Justo, 516). Le patron est lui-même éleveur de bœufs. Un délice à recommander. Le vin, un Trapiche, est à la hauteur de la viande.

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Nous nous disons au revoir et à bientôt sur la Place de Mai …

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Quelques heures de sommeil, finalisation de nos valises, petit-déjeuner et départ …

 

Avant de prendre notre avion à Buenos Aires pour Iguazu, nous apprenons qu’un Boeing vient de sa planter à Amsterdam.

 

Arrivée à Iguazu, à 1350 km de la capitale argentine. Nous descendons au Esturion Lodge. Cet hôtel, à 20 minutes environ en voiture de l’aéroport, est établi à proximité de la rivière Iguazu qui trace la frontière entre l’Argentine et le Brésil voisin. Le Paraguay n’est pas loin.

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Nous avons un lodge, très design et confortable, au milieu de la forêt (jungle de Misiones). L’endroit est fantastique. Nous avons les yeux tout ébouriffés par la beauté de la luxuriante végétation.

 

Nous rejoignons à pied Puerto Iguazu, la petite ville proche de notre lodge. C’est un vrai village latino. Les maisons, les routes, les trottoirs sont souvent rouges, construits avec l’argile local rougie par l’humidité.

 

Nous dînons à l’hôtel. Très,très moyen. Pourtant, ce resto est recommandé par le Guide du Routard.

 

Qu’il est beau notre hôtel la nuit …

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26 février 2009

 

Chutes d’Iguazu, celles de Niagara sont un petit robinet en comparaison

 

Ce jeudi est consacré à la visite des chutes d’Iguazu et de  la forêt qui les entoure.

 

La légende des Chutes d’Iguazu est une merveilleuse histoire de passion amoureuse. Le Dieu-serpent M’Boi vivait dans le fleuve Parana. Il protégeait la tribu d’Indiens Caingangues. Igobi, le chef de la tribu avait une fille magnifique appelée Naipi. Il l’avait promise au Dieu-serpent. Mais, la belle était éperdument amoureuse de Taroba, un des hommes de la tribu. Profitant d’une soirée de beuverie de la tribu, les deux amants s’enfuir sur le fleuve en pirogue. Le bruit des rames réveilla M’Boi, qui, furibond donna un coup de queue d’une violence extrême. Ce choc provoqua une énorme crevasse, dans laquelle chutèrent les amoureux fous. Les chutes d’Iguazu étaient nées, témoignage d’un amour éternel. Amoureux fou, j’adore ces histoires de passion, capable de soulever les montagnes ou, en l’occurrence, de fragmenter le sol. L’histoire dit que Taroba a été ensuite transformé en palmier, celui surplombant les chutes et contemplant à tout jamais sa dulcinée.

 

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Photo : Christian Brunier

 

Ces chutes excessivement spectaculaires se trouvent au cœur de la jungle aux frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay. Elles sont considérées comme les plus importantes du monde en nombre, puisqu’elles rassemblent 275 cascades étalées sur 3 kilomètres. La plus haute, la gorge du diable, a une chute d’eau de plus de 90 mètres. En moyenne, 5'000 mètres cube seconde démontrent la puissance de Gargantua del Diablo.

 

Les chutes d’Iguazu sont, avec celles du Zambèze (ce nom évocateur n’a pourtant rien à voir avec l’histoire d’amour de ci-dessous), les plus remarquables de la planète.

 

En les voyant, Eleanor Roosevelt cria « Pauvre Niagara ! », qualifiant les chutes du Niagara de « petit robinet de cuisine »par rapport à celles d’Iguaçu.

 

Une belle Histoire d’eau !

 

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 27 février 2009

 

Nous allons voir les chutes d’Iguazu du côté brésilien. Le panorama est plus global, mais le parc est moins joli et beaucoup plus touristique.

 

Retour à l’hôtel. Petit lunch, puis piscine au milieu de la forêt tropicale. Un petit coin de paradis que pour nous deux, les vacanciers étant rares à cette époque.

 

Nous avons dégotté un très bon resto à Puerto Iguazu : El Quincho. Nous avons déjà dîné hier soir là-bas. Nous y retournons après être allés à un point du vue visualisant les trois frontières argentine-paraguayenne et brésilienne, séparées par les fleuves Paraná et Iguazu. Nous mangeons à nouveau des bouts de bœufs exceptionnels, le bife de Lomo, sans gras. Le vin de la maison – un malbec – ou le Trapiche Cabernet-Sauvignon accompagne cette viande avec brio.

 

Ce soir, c’est carnaval à Puerto Iguazu. Certaines personnes sont positionnées sur le parcours dès 19 h. Nous, nous arrivons vers 22 h. 30. Le défilé débute à 23 heures. Il est modeste, mais très convivial. Cette fête est un événement majeur pour la population locale.

 

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Photo : Christian Brunier

 

03:07 Publié dans Voyage | Tags : argentine | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2009

A Buenos Aires

Il pleut sur Buenos Aires, on se croirait en Bretagne. La température est parfaite aujourd’hui, alors que l’Argentine connaît le mois de février le plus chaud depuis 30 ans.

 

Dans notre salle de petit-déjeuner, plusieurs tableaux illustrent la culture du tango.

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Photo : Christian Brunier

Le tango, incarnant la volupté et les plaisirs, est né à la fin du 19ème siècle dans les salons des bordels argentins de San Telmo. Cocktail mélangeant les chants traditionnels des gauchos, les mélodies provenant des immigrants de l’Italie méridionale et de l’Andalousie et les rythmes endiablés importés avec l’arrivée des esclaves africains, le tango, à ses débuts, soutenait des textes obscènes et érotiques. Le tango était considéré à l’époque comme la musique des nuits chaudes.

 

Nous allons à pied aux docks de Buenos Aires. Ce site a été totalement rénové et est désormais un lieu rempli de bistrots et très fréquenté par les jeunes. Nous pénétrons à la Brasserie d’Antares, au Puerto Madero, qui produit des bières artisanales. Je découvre la bière au miel, douce et bonne.

 

Après avoir visité la cathédrale de Buenos Aires, parcouru les rues piétonnes, hanté la Fondation Malba (Art contemporain), nous nous rendons au Musée des Beaux-arts. Le « Baiser » de Rodin y est exposé. Cette statue est d’une sensualité magnifique.

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Photo : Christian Brunier

 

Nous passons à l’hôtel. Pour s’y rendre, nous happons un taxi. Pas de chance, nous tombons sur un personnage tiré des Fous du volant. Petit nerveux avec une voiture pourrie, il ne cesse de klaxonner et roule comme un grand malade. Encore pire que les autres, ce qui n’est pas peu dire dans cette ville. Miracle, nous arrivons entiers.

 

Après la douche et des bouts de lectures, nous allons dîner dans un lieu branché du barrio (un des 47 villages ou importants quartiers composants Buenos Aires) de San Telmo. Le restaurant-bar s’appelle Sagardi. Il se situe à Humberto 1. Très design et à la fois chaleureux, il regroupe un prestigieux bar à vins et un resto haut de gamme. Onéreux pour Buenos Aires, il reste acceptable pour les Européens. Nous mangeons une viande de bœuf très tendre, comparable  à du beurre, ou plutôt à mon cœur. La carte des vins est fascinante. Nous choisissons un rosé Malbec Altosur provenant de Mendoza. Sa couleur est vive. Son goût s’inscrit dans la liste des grands rosés. Mendoza est le plus grand vignoble d’Argentine. On y produit entre 60 à 90 % des vins du pays.

Au fait, l’Argentine est présidée par une femme : Christina Fernandez de Kirchner. Elle n’hésite pas à se comporter comme certains mecs, recrutant au physique. Lorsqu’elle a nommé le jeune Martin Lousteau en tant que Ministre de l’Economie, elle a répondu à la presse :- Pourquoi avez-vous choisi Lousteau comme ministre de l’économie ? - Car il n’est pas comme Celesto Rodrigo, ni comme Martinez de Hoz, ni comme Grinspun, Ni come Cavallo (tous anciens ministres de l’économie) - Comment est-il ?- Mignon ! Depuis, elle a sacrifié son beau Ministre pour répondre au mécontentement populaire face à la crise.

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14:04 Publié dans Voyage | Tags : buenos aires, argentine | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2009

Destination Buenos Aires …

Nous allons quitter Genève pour nous rendre en Argentine, pays où souffle un positivisme qui me plaît bien. A l’image de l’un des proverbes de ce pays : « Quand une tuile tombe de ton toit, c’est l’opportunité de voir dix milles étoiles. » Nous allons rejoindre Jérôme, mon beau-fils, qui parcourt avec un ami l’Amérique du Sud durant un petit semestre. Après avoir dégusté les caïpirinhas et vu les Brésiliennes, ou l’inverse, ils nous rejoignent à Buenos Aires via l’Uruguay.

 

L’Argentine, c’est aussi le pays de Mafalda, la p’tite fille du dessinateur de Mendoza : Quino. De son vrai nom Joaquin Salvador Lavado, Quino a créé Mafalda, en 1963 (une très belle année), pour une pub d’électroménager. Ayant un avis sur tout, détestant la soupe, Mafalda est l’une des figures de l’humour argentine. Quino s’était, durant un bon moment, exilé pour fuir la dictature militaire, sanguinaire et fasciste qui a trop longtemps martyrisé son pays.

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Nous mettons en garde nos multiples enfants afin que notre appartement genevois ne se transforme pas, durant notre absence, en night-club et en open-bar.

 

Si nous trouvons du Wi-Fi, nous tenterons de raconter régulièrement notre périple sud-américain.

 

22:14 Publié dans Voyage | Tags : argentine, voyage | Lien permanent | Commentaires (0)