16/01/2011

Emotion désarmante

Le chouchou des fachos européens Oskar Freysinger s’offusque de la campagne trop basée, selon lui, sur l’émotionnelle menée par les partisan-e-s de l’initiative « Protection contre la violence des armes ». Un leader UDC protestant contre des campagnes trop émotionnelles, c’est comme si Pinocchio condamnait les menteurs.

 

A l'heure actuelle, environ 2,3 millions d'armes à feu  - dont près des trois quarts sont d'origine militaire - sont conservées par des privés dans des placards, à la cave ou au grenier. Aucun autre pays au monde ne connaît une telle situation. Leur accessibilité est un problème majeur qui doit nous interpeller. A chaque mois ou presque sa tragédie. A chaque canton sa victime. Et à chaque reprise, les mêmes questions: est-ce le drame de trop ? Jusqu'à quand pourra-t-on justifier le maintien des armes d'ordonnance dans les foyers suisses ?

 

Votons OUI à l’initiative « Protection contre la violence des armes » pour lutter efficacement contre l’insécurité et rendre la pacifique notre société.

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La femme est l’avenir de l’homme

 

Le cerveau de l’UDC Ueli Maurer a déclamé dans un grand délire : « Les femmes sont plutôt pour l'initiative demandant l'interdiction des armes d'ordonnance à domicile parce qu'elles ne savent pas les manier. » Louis Aragon avait vraiment raison : La femme est l’avenir de l’homme … à part peut-être Madame Thatcher.

11:30 Publié dans Paix | Tags : arme, sécurité, non-violence | Lien permanent | Commentaires (0)

10/01/2011

Un OUI pour vivre plus en paix !

Le film de Michael Moore « Bowling for Columbine » démontrait la corrélation entre violence et nombre d’armes dans les familles. La Suisse ne fait pas exception à ce phénomène. Plus de 3 millions d’armes sont détenues par la population. Un Suisse sur 2 possède une arme à feu. Plus des 2/3 proviennent de l’Armée. Le Suisse faisant de l’armée rentre chez lui avec arme et munitions, sauf s’il décide d’aller la déposer lui-même à l’arsenal, contrainte évidente et possibilité donc peu utilisée. Au terme de sa carrière militaire, le milicien peut acheter son arme pour une somme dérisoire.

 

Chaque année, près de 300 personnes meurent, en Suisse, par arme à feu. Suicide, crime ou accident, le fait d’avoir, sous la main, une arme à feu explique malheureusement une partie de ces morts. Sans compter les individus utilisant leur arme pour menacer un proche ou pour effectuer un chantage au suicide, sans passer à l’acte, mais créant des drames psychologiques énormes dans les familles.

 

Dernièrement, à Genève, un type s’étant fait repoussée par une jeune femme est monté chez lui prendre son arme et est redescendu pour tirer sur elle et l’un de ses amis. Si ce tireur n’avait pas eu une arme à domicile, ce drame aurait été évité. Des histoires de ce style émaillent l’actualité.

 

Le 13 février, en soutenant l’initiative pour la protection face à la violence des armes, la population suisse a l’occasion de diminuer vraiment par son vote l’insécurité et la brutalité.

 

Christian Brunier, anc. député PS et anc. Président du Parti socialiste genevois

20:04 Publié dans Paix | Tags : arme, paix | Lien permanent | Commentaires (0)