25/07/2011

Simplement de l’humanité pour lutter contre l’insécurité

En sortant de table, à Ostende, sur la côte flamande, nous voyons au loin deux jeunes se bagarrant sauvagement. La foule regarde béatement. Cette lâcheté, mêlée à un égoïsme poussé à son paroxysme, me scandalise.

 

Je coure à travers la route, saute le mur, et vais séparer, avec un jeune black, les deux combattants. L'un d'eux est bien esquinté. Dès notre intervention, la violence se calme. L'un se barre rapidement. L'autre est blessé. A vrai dire, il s'est fait agresser à coups de chaînes. Des marques le prouvent aisément. Un autre individu a aussi participé à ce cassage de gueule, mais a fui avant mon arrivée.

 

Nous appelons les flics. Nous attendons et réconfortons l'agressé et sa petite amie. Les policiers n'arrivent pas. J'arrête un véhicule des douanes. Les deux douaniers, à moitié abrutis, me répondent que cette affaire n'est pas de leur « compétence » et qu'ils ne peuvent pas alerter la police. Voyant un motard de la police sur la route, je fonce pour l'interpeller. L'agent a l'air de s'en foutre. Je demande un apport de soins au blessé, celui-ci ayant plusieurs plaies et ecchymoses. Le flic est à moitié à l'ouest. Motivation au-dessous de zéro. Il a de la peine à prendre le signalement des voyous, se bornant à nous conseiller d'aller déposer plainte à un kilomètre et demi d'ici.

 

Nous embarquons le jeune agressé et sa copine, et les amenons au poste. On nous oblige à faire la queue, alors que le jeunet a ses habits en lambeaux. Je demande une prise en charge du jeune. Personne ne bouge. Inefficacité totale de la police. Je proteste contre cette incapacité et souligne que la police semblait plus vigousse pour me coller, avant-hier, pour un mauvais stationnement. La police belge est lamentable, me faisant même regretter la police genevoise.

 

Si la population était plus solidaire, si la police était plus efficiente, l'insécurité baisserait sensiblement. Davantage d'humanité et d'intérêt pour les autres génèrent de la sécurité et améliorent la vie de chacune et chacun.

22/07/2011

Tranche de vie et réflexions

Tristane Banon a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle. La maman de Tristane Banon - Anne Mansouret - avoue avoir eu une relation sexuelle avec Strauss-Kahn. Vu l'amour que DSK éprouve pour cette famille, j'espère qu'on ne lui a pas présenté le père ...

 

Pendant que Le Tour de France cycliste continue son chemin, le plus grand champion cycliste de tous les temps, Eddy Merckx, que j'avais vu enfant sur les routes de ce Tour et lors d'un critérium cycliste à Genève, définit son bonheur : « Le bonheur, c'est surtout et avant tout la santé pour moi et pour mes proches. C'est mille et une petites choses précieuses offertes ou à offrir quotidiennement. Un sourire, un geste, un mot ou, tout simplement, une présence. » Cette addition de petits présents de la vie est assurément la clé pour ouvrir les portes de la plénitude et du plaisir d'exister.

 

Le Roi des Belges condamne le poujadisme dangereux pour la démocratie, faisant allusion aux populistes bloquant la mise en place d'un gouvernement belge. Il est bien que le Roi sorte de son devoir de réserve pour montrer du doigt les dérives fascisantes et promouvoir la démocratie, garante des libertés.

 

Avons passé un moment avec la mémoire de Jacques Brel dans son musée, à Bruxelles. Ce lieu est à son image : sobre, émouvant et drôle. Ses mots fleurissent en chansons, ses musiques caressent nos oreilles. Ce n'est pas un grand musée. Cette exposition est un hommage simple à l'œuvre et au personnage de Brel. Un artiste de génie. Un auteur de talent. Un pitre fin connaisseur de l'humour. Un engagé pour l'humain. Résider à Bruxelles sans visiter cette maison du souvenir serait dommage.

 

Bière à la Brasserie mythique « La Mort subite », de Bruxelles. Je bois une Saint-Feuillien Grand Cru. On nous conte l'origine de « La Mort Subite ». Remontons d'un siècle. Vers 1910, Théophile Vossen exploitait un bistrot nommé « La Cour Royale », situé au coin des rues de la Montagne et d'Assaut, à Bruxelles. Plusieurs habitués provenaient du monde bancaire. Les courtiers, les encaisseurs, les caissiers squattaient les tables. Les tournées se succédaient aussi vite que les parties de dés. Ils jouaient au « 421 », appelé ici « Pitjesbak ». Le perdant était surnommé le mort. Lorsque le temps pressait, on procédait à la « der des der », la dernière partie. Les pompes à bières jouaient en un seul coup, qu'ils appelèrent la « Mort subite ». Ce qualificatif se propagea et entra dans le langage courant de la région. Théophile Vossen rebaptisa sa tôle et adopta sa nouvelle enseigne « La Mort subite ». Produisant sa gueuze, il lui colla le même nom. Avec les exportations, cette appellation devint connue mondialement.

08:44 Publié dans Tranches de vie | Tags : belgique, dsk | Lien permanent | Commentaires (0)