18/09/2011

Liberté pour les journalistes de Voice of Burma

Défenseur des droits humains, j'envoie une lettre au Secrétaire général de l'ASEAN, Association des nations de l'Asie du Sud-Est :

 

Je vous demande de faire pression sur le gouvernement birman afin qu'il libère les dix-sept journalistes de la Democratic Voice of Burma (DVB), dont la plupart ont été torturés et condamnés à de longues peines de prison. Malgré les récentes élections, plus de 2'100 prisonniers politiques demeurent toujours derrière les barreaux, et le gouvernement n'a, jusqu'à présent, fait aucun geste pour les libérer.

 

Une presse libre de tout contrôle gouvernemental est le fondement d'une véritable démocratie. Le traitement que réserve la Birmanie aux journalistes indépendants prouve que la démocratie reste une lointaine perspective. Une organisation régionale aussi importante que l'ASEAN, bénéficiant d'un poids politique conséquent et d'une reconnaissance de la part de ses communautés, devrait saisir l'opportunité de cette prétendue transition vers un gouvernement civil, pour exiger de réels changements.

 

Je vous demande d'utiliser votre influence régionale pour mobiliser les efforts de la communauté internationale afin de libérer les journalistes de la DVB, et tous les prisonniers politiques. Je demande également à l'ASEAN de promulguer une résolution qui lui donnerait un mandat de poids afin de persuader les dirigeants birmans d'entamer un véritable dialogue. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire général, l'expression de notre haute considération.

18/04/2009

Birmanie : Signons la pétition pour la libération des prisonniers politiques

Les médias en parlent de moins en moins, l’effet de mode ayant passé. Pourtant, les violations des droits humains en Birmanie sont constantes.

 

Tate Naing, ancien prisonnier politique et secrétaire de l’Association d’Assistance aux Prisonniers Politiques Birmans, confie : « Les prisonniers politiques ne sont pas des criminels, ce sont des citoyens qui se sont mobilisés pour exiger liberté et démocratie. Sans la libération de tous les prisonniers politiques, il ne peut y avoir de paix et de stabilité dans notre pays. Nous avons besoin que le Secrétaire général de l’ONU intervienne personnellement sur cette question. Cette campagne est l’occasion de montrer à M. Ban Ki-Moon combien de personnes, à travers le monde, se sentent concernées par ce problème. »

 

Une pétition lancée demande au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, de faire de la libération de tous les prisonniers politiques sa priorité et de s’y engager personnellement, car c’est une condition indispensable à l’établissement de la démocratie dans ce pays. L’objectif est de récolter 888.888 signatures faisait écho au 8.8.88, date à laquelle un soulèvement populaire réclamant l’instauration de la démocratie avait été violemment écrasé par la junte militaire, 3 000 personnes ayant alors trouvé la mort.

 

Signez la pétition :

http://www.birmanie.ch/fr/index.php

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