brunier

  • Tranche de vie : 12 juin 2011

    « Quéquette en juin, layette en mars. »

    Pierre Desproges

     

    Fête nationale russe. Le proverbe du jour est donc russe : Celui qui est le roi de la vodka, est le roi de la Russie. 

    Jour des amoureux « dia dos namorados » au Brésil. On danse la samba couchée aujourd'hui !

     

    Adhésion sur Facebook au Ministère de l'extérieur, de la rue et des espaces publics ouverts. Pages officielles du Ministère non officiel de ce qui lie l'humain à l'extérieur : manifestations, animations, spectacles, rencontres, etc.

     

    Nous devions visiter l'expo « Van Dongen, peintre fauve, anarchiste et mondain », au Musée d'Art moderne de Paris, à l'avenue du Président Wilson. Malheureusement, aujourd'hui, l'établissement est fermé. Kees Van Dongen, peintre d'avant-garde, aimait s'indigner. Proche des milieux anarchistes, il s'engageait dans la dénonciation sociale et défendait, avec bec et ongles, la liberté. Ce meneur du mouvement artistique fauviste vénérait les plaisirs exquis de l'existence. Mondain, il était un fêtard invétéré. « Oui j'aime passionnément la vie de mon époque, si animée, si fiévreuse. Ah la vie, c'est peut-être encore plus beau que la peinture. », répétait-il. Formé à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam, il fréquenta très jeune la rue, s'inspirant ainsi des prostituées, des marins et des vagabonds habitant son quartier. Il peignait l'humeur de la ville, mais surtout les visages et les corps féminins, les fardant de couleurs vives et lumineuses. Provocateur, Kees jouait avec dextérité sur la chromatique des teintes éclatantes. Comment résumer le fauvisme ? Pour moi, il est un courant d'art fondé sur l'instinct, utilisant la planche des couleurs fortes pour faire éclater ses œuvres. Libre, audacieux et frondeur, ce mouvement cassa les dogmes académiques et provoqua quelques beaux scandales. Matisse résumait ce mouvement novateur par ces mots : « Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe. Quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel. » Kees van Dongen, Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy ou Georges Braque sont quelques références du fauvisme.

     

    Georges Pompidou, homme politique sans grand intérêt, mais passionné d'art contemporain dynamique et visionnaire, affirmait : « L'Art doit discuter, doit contester, doit protester. » C'est dans cette dynamique qu'a été montée l'exposition « Paris-Dehli-Bombay » au Centre Pompidou, de Beaubourg, à Paris. Curieux, nous allons la visiter. 50 artistes, indiens et français, ont réalisé des œuvres illustrant l'évolution de l'Inde sur les grandes thématiques de la vie : politique, environnent, social, économie, condition des femmes, religion, urbanisme, sexualité, ... Les regards croisés d'artistes venant de cultures et de pays différents sont riches. La multiculturalité apporte tant à l'humanité et n'est en aucun cas un danger, si nous la stigmatisons pas. Cette expo, avec quelques aspects sulfureux, a pour objectif non seulement de présenter différentes facettes de l'Inde, de promouvoir la culture contemporaine et aussi de favoriser le dialogue et des liens durables entre les cultures européennes et indiennes.

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    Il manque deux lettres à Paris pour être un Paradis. Pas grand-chose d’autre ! J’adore cette Cité. Pourtant, il est déjà l’heure de la quitter pour retourner à Genève, beauté en plus petite.

  • Tranche de vie : 11 juin 2011

    « Il faut aimer son siècle et ne pas avoir peur de l'avenir. »

    Yann Arthus-Bertrand

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    J'envoie un message au dessinateur de presse Burki : Magnifique dessin ! Je rêve d'une Suisse ayant le même sens de l'humour que Burki !

     

    A travers le monde, dans la rue comme dans les salons, il est de bon ton d'admirer le livre du vieux résistant Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! ». A Genève, la majorité de droite et d'extrême-droite vote une loi restreignant la liberté de manifester et abîmant, en conséquence, l'Etat de droit ! Manifester est un droit humain éminemment respectable. En se servant, de manière populiste, des excès de violence intolérables, fort rares heureusement, du Black Block, pour limiter cette belle liberté de dire NON, la majorité du parlement cantonal salit l'image de Genève, symbole du respect des Droits de l'Homme. C'est grave ! Le référendum populaire s'impose !

     

    Alain Juppé n'étant pas en position d'être candidat aux Présidentielles françaises, Jacques Chirac annonce qu'il votera pour le socialiste François Hollande. Pour faire chier Sarkozy, il est capable de tout. Vas-y Jacquot !

     

    Pour instaurer son fameux bouclier fiscal, un gigantesque cadeau aux très riches, Nicolas Sarkozy avait argumenté, sans décence, sur la valorisation de la réussite, ajoutant : « Je n'ai pas été élu pour valoriser l'échec. » Quatre ans plus tard, il supprime ce cadeau ruineux pour les finances publiques. Valorise-t-il désormais l'échec ?

     

    Il y a 141 piges, la marque de bières Amstel était créée à Amsterdam. Elle prit le nom de la rivière Amstel, dont l'eau était utilisée à sa réfrigération.

     

    Sur Facebook, j'adhère au Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien et à l'Intercollectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe. Depuis le geste ultime du Tunisien Mohamed Bouazizi, jeune chômeur qui s'est immolé le 17 décembre 2010, une vague de soulèvements révolutionnaires inédits, pacifiques et populaires, s'est emparée du monde arabe, exigeant que « dégagent » des systèmes dictatoriaux dont la si longue survie aurait été impossible sans l'ingérence et la complicité active des puissances occidentales et de leurs alliés. Après la Tunisie et l'Égypte, les peuples de tout le monde arabe ont engagé une lutte héroïque et déterminée pour faire vaciller ces vieilles dictatures, pour faire valoir leurs droits à la liberté et à la dignité. Et en Palestine, la longue lutte du peuple pour l'auto-détermination, le droit au retour des réfugiés et de leur famille, retrouve une nouvelle vigueur. Des mobilisations sociales sans précédent ont vu le jour : toute une jeunesse manifeste, hommes et femmes, rejointe par les classes populaires et moyennes brimées. Le processus révolutionnaire y articule aspirations et revendications politiques pour l'accès aux libertés fondamentales et revendications économiques et sociales (salaire minimum garanti, fin de la précarité des statuts des travailleurs, droits à la sécurité sociale, à des indemnisations chômage et à un logement décent, à la santé et à une éducation de qualité.) L'aspiration à jouir des droits civiques et des libertés démocratiques - individuelles et collectives -, l'exigence de conditions de vie compatibles avec la dignité humaine, le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes s'imposent. Partout, les manifestants clament : « Nous avons pris la parole. Pas de retour en arrière ! » Il est de notre devoir de soutenir ce vent de libertés.

     

    Dixit mon épouse à mon propos : « T'es tellement positif que j'ai parfois l'impression de vivre au pays des Bisounours. » Positif oui, mais pas naïf ! Capitalisons sur les bons moments et mettons de côté les plus mauvais. C'est ainsi que nous construisons le bonheur.

     

    Nous déjeunons au « Merci Cinéma Café » de Paris, un petit bistrot branché, dans un décor de cinéma, servant des plats du terroir, avec du goût et de l'originalité. Vachement cool !

     

    Nous répondons à l'appel de la société civile japonaise pour une journée d'action internationale, en manifestant dans les rues de Paris.  Aujourd'hui, 11 juin 2011, trois mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la catastrophe écologique continue.

     

    Direction Théâtre du Spendid. Multiplication d'éclats de rire pour la pièce « Mission Florimont » de Sacha Danino et Sébastien Azzopardi. Cinq comédiens délirent à une vitesse supersonique. Un gag par seconde ! Proche de l'humour des Monty Python, cette comédie historique joue avec les décalages et les anachronismes. Pas étonnant qu'elle ait été nominée pour les Molières 2010 dans la catégorie « Meilleure pièce comique ».

     

    Dîner dans l'un des restos italiens les plus réputés de Paris : l'Altro. Vous le découvrirez à la Rue du Dragon, à Saint-Germain-des-Prés. Le bistrot possède un décor industriel branché, lui donnant une superbe esthétique. Nous choisissons un Mousseux avec des framboises concassées pour l'apéritif. Les légumes de saison flambés et Mozzarella marquent le lancement du festin. Les flammes montent de manière spectaculaire dans la cuisine vitrée, laissant le client admiré le travail de titan du jeune chef. Le feu bonifie le goût des légumes et leur offre un niveau de cuisson idéal. Enchaînement avec des pennettes à la crème, au citron et aux herbes. Le Tense D.O.C. « Sassella » de Nino Negri, un viticulteur de Lombardie, accompagne avec douceur ce beau menu. Il s'agit d'un Chiavennasca, variété de Nebbiolo de la Valtellina, chaleureux et suave. Pour finir, recommandation spéciale pour sa grappa à base de Nebbiolo.

     

    Jazz pour finir la soirée. Nous descendons dans le Caveau de la Huchette, une scène mythique de Saint-Germain-des-Prés. Les « Dixie Ticklers » sont au programme, un jeune groupe britannique de Dixieland. Les musiciens sont très jeunes, mais maîtrisent déjà bien leur matière. Ils sont plein d'entrain et communique leur plaisir de jouer à la salle.

  • Zoom avant

    Lucky Luke tire … en longueur

     

    James Huth a recruté l’inénarrable Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Sylvie Testud et le pénible Michaël Youn pour porter « Lucky Luke » en film. Beaucoup de talents pour un maigre résultat. Les gags sont dégainés moins vite que leur ombre. Seule la beauté des images nous fait patienter, l’histoire étant sans relief. Lucky Luke tire … en longueur dans ce film. Je n’étais pas venu pour voir une mise en image fidèle de la BD, ce qui n’était pas la vocation de ce long métrage. Simplement, je voulais voir une bonne rigolade. Je ressors du cinéma déçu. Dujardin était pour moi, un label de qualité, capable de sauver un film à lui tout seul. Là, il n’y est malheureusement pas arrivé.

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    Le Petit Nicolas … Non, pas celui qui traumatise la France

     

    Le cinéaste Laurent Tirard a conçu une belle réussite avec son film « Le Petit Nicolas ». Celles et ceux qui veulent voir sur grand écran le reflet des livres de Goscinny et Sempé risquent de ne pas s’y retrouver, quoi que. Par contre, celles et ceux qui souhaitent simplement passer un bon moment avec une délicieuse comédie seront satisfaits.

     

    Le petit Maxime Godard, qui joue le Petit Nicolas, est excellent et a tout pour devenir un grand comédien, même s’il est parfois un peu trop sage pour le rôle. Les parents, interprétés brillamment par le duo Valérie Lemercier et Kad Merad, ont reçu des coups de plusieurs critiques, les jugeant trop présents dans le film. Personnellement, je n’ai pas été perturbé par ces éclats de talents. Ces deux acteurs ont un jeu d’humour exceptionnel. D’autres comédien-ne-s tiennent bien leurs rôles : Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école ; Michel Duchaussoy, le Dirlo de l’école ; François-Xavier Demainson, le pion le Bouillon ; le sacré Michel Galabru, le Ministre visitant l’établissement scolaire ; Anémone, la vieille remplaçante Mademoiselle  Navarrin et Daniel Prévost dans le personnage de Monsieur Moucheboume.

     

    L’histoire est toute simple, mais les multiplications de gags, de comique de situations et de bons mots portent le récit avec dynamisme : Le Petit Nicolas vit une existence harmonieuse, avec des parents aimants et des copains vachement sympas. Jusqu’au jour, où le Petit Nicolas surprend un bout de discussion de ses parents, le laissant imaginer que sa maman est enceinte. Il imagine le pire : rejet, abandon. Panique à bord ! Rire à la pelle !

     

    La critique de « Charlie hebdo » (pourtant l’une de mes références médiatiques) amalgamant ce film à l’apologie de l’éducation de grand-papa est totalement à côté de la plaque. La seule similitude est l’époque durant laquelle se passe le récit, et rien de plus.

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  • Bébert réagit …

    Dessin réalisé suite à mon départ du Grand Conseil genevois et à l’arrêt de la diffusion des travaux parlementaires par Léman bleu Télévision …Sympa Mik & Seb. Retrouvez-les sur www.cousumouche.ch

     

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  • GHI rigole

    Rigole en découvrant l’interminable tournée d’adieu de Christian Brunier, suivie par la Tribune (de Genève du 12.1.09). Comme une vedette du music-hall, le député socialiste annonce son départ du Grand Conseil depuis neuf mois ! Il suit sans doute les traces de Charles Trenet qui chantait « La Mer ». Avec Brunier c’est plutôt « l’Amer ». Et si l’indécrottable Maurice Chevalier fredonnait « Dans la vie faut pas s’en faire », Christian soupire : « Dans la vie faut pas Stauffer ».

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