19/07/2012

Magnifique soirée au Festival de Jazz de Junas

Soirée au Festival de Jazz de Junas, dans le Gard. Sur la Place de l'Horloge, à l'Anthracite, nous écoutons, en fin d'après-midi, « New Orleans Phil's Band ». Ce groupe du Languedoc-Roussillon nous fait revivre les grands standards du jazz des années 1910 à 1950. Ce groupe a été fondé par Philippe Abbal, qui assume aussi la Présidence du Hot Club Jazz Languedoc Roussillon.

 

Nous dînons dans les anciennes carrières du village, lieu du festival. Le site gallo-romain est exceptionnel, avec ses roches s'élevant vers le ciel.

 

Ensuite, nous allons écouter Raphaël Imbert Octet. Raphaël Imbert est un autodidacte atypique. Saxophoniste, arrangeur, pédagogue, il  est un improvisateur de talent et un homme chaleureux. J'apprécie tout spécialement l'éclat de sa sonorité. A ses côtés, la chanteuse américaine et guitariste Sarah Quintana apporte une touche supplémentaire avec sa merveilleuse voix. Le joueur de banjo et chanteur Paul Elwood est aussi l'une des forces de l'orchestre. La musique du groupe est recherchée, riche, très diverse, tout en restant accessible à un large auditoire. En sus de musiciens de qualité qui l'entourent, Raphaël Imbert travaille avec le logiciel Omax, qui nourrit des effets sonores et créent de fulgurantes impros. Je prends mon pied durant ce concert de haut vol. Au terme de sa prestation, Raphaël Imbert va remercier les techniciens, au milieu du public. Ce geste de gratitude est certainement signe d'une humanité marquée.

 

Un mythe du blues électrique arrive : Magic Slim ! L'homme a vieilli. Il a de la peine à sa déplacer. Sa voix et son touché de guitare restent exceptionnels. Du blues pur, interprété avec génie, mais sans surprise.

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13/08/2011

Zikabilo …

Beau rendez-vous sur la scène Ella Fitzgerald, au Parc La Grange, pour applaudir la Zikabilo. Ce groupe est un orchestre déjanté et atypique, créé en 1999. Métissage de musiques, cet ensemble original touche aux airs latinos, avec des accents jazzy et manouches, mais aussi rock et rom ; sans oublier des clins d'œil à la chanson française.

 

Composée d'un saxophoniste ténor, d'un trompettiste, d'un joueur de tuba dansant, d'un accordéoniste, de percussions multiples et de voix, cette formation décoiffe par son énergie et sa joie débordante. Mention spéciale à Barbaro Teuntor Garvia, trompettiste et chanteur de talent, ancien musicien du Buena Vista Social Club et de l'Afro Cubain All Stars.

 

 

 

25/04/2011

Salut à Marie-France Pisier ...

L'actrice, réalisatrice et femme engagée Marie-France Pisier est morte ! Elle était brillante sur les planches et sur le grand écran, et était généreuse dans ses combats pour davantage de libertés. J'aimais bien Marie-France Pisier.

Souvenir : J'en parle un jour à mon pote, l'artiste Jean-Luc Bideau. Scié, il m'avoue qu'il va prochainement tenir la scène avec elle, pour un échange théâtral de correspondance. Il propose de me convier à cet événement pour me présenter l'artiste engagée. Pari tenu, il m'invite, quelques mois plus tard, au Théâtre de Saint-Gervais de Genève pour ce fameux spectacle.

La pièce finie, je me rends au bar pour attendre les artistes. Jean-Luc vient me chercher. Me rendant vers la comédienne, Guy-Olivier Segond, Conseiller d'Etat genevois à l'époque, m'interpelle et part dans une explication fleuve. J'essaie de m'en débarrasser sans grand succès. Segond joue la sangsue, même si ses anecdotes sont intéressantes. Finalement, ayant été longuement squatté par Guy-Olivier, mon échange avec Marie-France Pisier est trop concis.

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31/10/2010

Décès de Georges Haldas, Une sacrée page se tourne

Jeune, je jouais de la musique dans un sous-sol du Boulevard Carl-Vogt. Dans le même coin, je fréquentais les bistrots avec mes potes. À 21 ans, je m’établis sur ce boulevard de Genève, au-dessus du resto de la « Boule d’Or ».

 

C’est dans ce quartier populaire et animé que je rencontrai à de multiples reprises l’écrivain Georges Haldas. Il noircissait des feuilles de papier au café « Chez Saïd », en zyeutant le papelard de tout prêt, vu ses problèmes de vue. Je le croisais aussi fréquemment dans le parc du Musée d’ethnographie, sis dans la même rue. Il flânait et méditait sur les bancs, pensant certainement à ses prochains écrits.

 

Ce poète relatait les histoires simples de la vie, témoin de son époque et de son environnement. Avec beaucoup d’humour et de bon sens, il s’intéressait aux êtres humains et à leurs histoires. C’est certainement grâce à cette humanité, qu’Haldas s’engagea humblement pour la paix et pour l’autodétermination des peuples, dont particulièrement celui de Palestine.

 

« Les morts, quand vous les oubliez, vous les tuez une deuxième fois. », disait-il. Vu son œuvre, la récidive n’est pas à l’ordre du jour.

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27/09/2010

Hop Hopper !

Vu à Lausanne, au Musée de l’Hermitage, l’expo d’Edward Hopper. Je n’aime pas trop le personnage introverti, repoussant le modernisme artistique, avec comme cerise sur le gâteau une éducation psychorigide, heureusement démontée un peu par ses visites parisiennes et ses conquêtes amoureuses.

 

Mon admiration par rapport à son œuvre tourne autour de deux aspects. Tout d’abord, sa lumière. Il est le peintre de la lumière. Ses rouges-roses et ses verts sont remarquables. Des rayons de soleil baignent ses toiles. Peu d’artistes ont illustré avec autant de talent la palette complexe et multiple de la lumière. Secundo, son érotisme. Cassant son enseignement religieux sectaire, il a peint des corps de femmes avec une grande sensualité. Ses traits et courbes blasphématoires sont aussi un retour dans la lumière des plaisirs de la vie.

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13/09/2010

Salut Chabrol !

Cinéaste, scénariste, auteur et critique de cinéma à l’humour grinçant, spécialiste dans ses films des polars et de la condamnation des travers de la bourgeoisie, Claude Chabrol a été enlevé par cette saloperie de mort.

 

Cette figure de la Nouvelle vague a réalisé des films plein d’impertinence et de liberté de ton, dont le « Bon Serge » ou « Violette Nozière ». Persifleur, il  se moquait si bien de la bêtise humaine : « Ce qui m’intéressait avant chez les bourgeois, c’est qu’ils se fabriquaient des problèmes de cul car ils n’avaient pas de problèmes de fric. Aujourd’hui, ils ne pensent plus qu’au fric. »

 

Claude Chabrol avait la formule choc, résumant les faits de société en une phrase : « Nous vivons une époque où les pizzas arrivent plus vite que la police. » Son style enflammé va nous manquer.

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07/03/2010

Strip-tease intégral de Ben

Au Musée d’Art Contemporain de Lyon (MAC), l’artiste insurgé Ben Vautier s’expose dans un « Strip-tease intégral ».  Sur 3'000 m2, nous découvrons l’univers joyeux, vivant et foisonnant de Ben, le leader du groupe Fluxus. L’expo rassemble 50 ans de création exaltée : peintures, photos, écrits, vidéos, objets, …

Malicieux, il s’amuse avec les mots et les ambiguïtés : J’aime vendre des t-shirts, sur le marché capitaliste, sur lesquels j’écris  « A bas le capitalisme »,  lance-t-il. Un big Ben !

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09/05/2009

Jazz au Quai Branly

Pour celles et ceux qui adorent le jazz ou pour celles et ceux qui veulent découvrir cette musique venant de l’intérieur, allez visiter l’expo « ça jazz » au Musée du Quai Branly à Paris. L’exposition, dans ce bâtiment hors du commun, est articulée en dix secteurs chronologiques qui effeuillent une à une les grandes étapes de l’épopée du jazz : Avant 1917, L’Age du jazz en Amérique 1917-1930, Harlem Renaissance 1917-1936, Années folles en Europe 1917-1930, L’ère du swing 1930-1939, Tempo de guerre 1939-1945, Bebop 1945-1960, West Coast Jazz 1953-1961, La révolution Free 1960-1980, Contemporains 1960-2002.

 

Pour illustrer ces pages de l’histoire de cette musique, plus  d’un millier d’œuvres ont été rassemblées : peintures, pochettes de disques, affiches, photographies, partitions, films, dessins animés, magazines, d’une raritude – comme dirait Ségolène – exceptionnelle.

 

Je suis un fou de jazz, car cette musique rassemble 4 racines figurant dans mes valeurs de vie :

La Liberté

Oui, le jazz est la musique de la liberté. Celle du peuple noir, lui ouvrant les portes des ghettos, cassant la muraille raciale, le jazz gommant les marques obscènes de l’intolérance. Mais aussi, celle du peuple des musiciens qui pour la première fois pouvaient briser la rigidité académique de l’art musical pour interpréter sans entraves, pour laisser voguer leur imagination et improviser.

Le bonheur

Le jazz est une musique joyeuse, un arc-en-ciel d’airs festifs. Des bals de la Libération de la tyrannie nazie en passant par les soirées folles d’Harlem, du bebop résonnant dans les caves de Saint-Germain-des-Prés aux transes des grands festivals, le jazz donne du bonheur. Quoi de meilleur que la quête de ce sentiment de satisfaction ? Carpe diem !

L’amour

La sensualité des ballades jazzy est un aphrodisiaque détonnant, un appel à l’amour fou. Les sons de trompette bouchée de Miles Davis ou de sax langoureux de Phil Woods donnent la chair de poule. Que dire de voix de Sarah Vaughan, de Diana Krall ou de Sinatra ? Dès qu’un orchestre entame « Misty », « Round Midnight », « Main de fer dans un gant de velours » ou « Lil’Darlin’ » …., mon cœur chavire ! Le jazz est la musique rêvé des amoureux.

Le mouvement

J’aime ce qui  bouge, l’action ! Le jazz, c’est le rythme. Rapide ou lent, cette musique crée le mouvement, change la vie, bouleverse les destins.

 

Pour vibrer, toutes et tous à Branly !

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04/01/2009

Hans Erni, le peintre du bonheur

Nous visitons l’expo de Hans Erni à la Fondation de Pierre Gianadda de Martigny. A l’orée de son centième anniversaire et toujours dans une forme éblouissante, le grand artiste suisse expose plusieurs de ses œuvres dans ce haut lieu de la culture valaisanne.

Plusieurs personnes connaissent Hans Erni principalement à travers les timbres qu’il a illustrés et les affiches qu’il a réalisées. Son œuvre est bien plus large et  riche.

Nous retrouvons son tableau « l’alphabet anthropomorphe »  qui trône, sous forme de litho, dans notre chambre. Je l’adore ! Erni illustre, sur cette toile, chaque lettre de l’alphabet avec des corps entrelacés et sensuels.

Nous revivons ses grandes heures vécues au sein du mouvement surréaliste et ses révoltes ressenties en tant qu’humanisme.

Mention spéciale pour ses carnets de voyages (Chine, Mauritanie, etc.)  peints souvent à l’encre de chine et à l’aquarelle où il donne vie en quelques traits et touches de couleurs à des aventures humaines palpitantes et à des paysages d’une grande beauté.

Peintre du bonheur, il met en valeur les bonnes choses de la vie : les plaisirs de la chair, les grands crûs viticoles ou la beauté de la nature.

Le grand Albert Jacquard dit « Manifester son bonheur est un devoir, être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible. » Erni est le parfait illustrateur de cette citation.

 

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