droits humains

  • Emmanuel Bonne me répond au nom de François Hollande

    Emmanuel Bonne, Conseiller Afrique du Nord, Moyen-Orient et Nations unies auprès de la Présidence de la République française répond à ma missive, envoyée à François Hollande, concernant l'autodétermination du peuple sahraoui. Cette prise de position est un témoignage sincère de recherche de paix. Elle illustre la volonté de rechercher le dialogue et d'assurer une politique humanitaire conforme aux droits humains.

     

    Par contre, ces engagements sont bien éloignés des propositions claires du Parti socialiste français, qui a toujours milité pour l'autodétermination du Sahara occidental et la liberté de son peuple. Voici le texte de la lettre d'Emmanuel Bonne :

     

    Monsieur le Député, (En France, député un jour, député toujours)

     

    Vous avez bien voulu, par votre courrier du 12 mai, appeler l'attention du Président de la République sur le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et je vous en remercie.

     

    Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le 24 avril 2012 la résolution 2044, renouvelant pour un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). Ce texte, que la France a soutenu, a été adopté à l'unanimité par les membres du Conseil de sécurité.

     

    La résolution comporte plusieurs messages essentiels, dont un portant spécifiquement sur les droits de l'Homme, que toutes les parties sont appelées à garantir, au Sahara occidental comme dans les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie).

     

    La France continuera à soutenir les efforts de négociation et de pourparlers informels sous l'égide des Nations Unies en faveur des droits des populations locales. Elle considère que seul le dialogue peut permettre de parvenir à une solution politique réaliste, juste, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental.

     

    La France considère que le plan marocain d'autonomie de 2007 constitue la base la plus crédible et sérieuse d'une solution juste et durable. Cette offre a déjà eu le mérite d'ouvrir la voie à des négociations politiques directes entre les parties. Elle prévoit en outre la consultation des populations des territoires à l'issue de ces négociations.

     

    La France continuera de veiller attentivement à l'aide humanitaire apportée aux populations locales par les agences onusiennes (Haut-commissariat pour les réfugiés et Programme alimentaire mondial) auxquelles elle contribue.

     

    Je vous prie, Monsieur le Député, de croire en l'expression de mes sentiments les meilleurs.

     

     

    Voici ma lettre initiale :

     

    Pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

     

    Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République française :

     

    Monsieur le Président, Cher François,

     

    J'aimerais tout d'abord te féliciter pour ta magnifique élection et espère que tu redonneras de l'espoir tant à la France qu'à l'Europe. J'ai été très fier de pouvoir participer à la fête célébrant ta victoire, le 6 mai 2012, sur la Place de la Bastille.

     

    En 1981, dans les 110 propositions électorales de François Mitterrand figurait  déjà le « droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». En 1988, dans « La Lettre aux Français », le même engagement était pris par le leader du PS français. En 1998, j'avais abordé rapidement avec toi cette cause lors d'une session de l'Internationale socialiste, où tu représentais le PS français et moi le PS suisse. En tant qu'humaniste et démocrate, tu étais évidemment partisan de l'expression d'un tel droit.

     

    Depuis, la défense des droits des sahraouis a toujours été soutenue par le Parti socialiste français et le mouvement socialiste international.

     

    La France, quant à elle, pourtant Terre de la Déclaration universelle des droits de l'homme, soutient farouchement le régime marocain qui opprime le peuple sahraoui et fournit des armes à ce Royaume pour combattre militairement le Sahara occidental.  On en compte plus les actes de torture perpétrés contre cette population. Ces horreurs sont inacceptables.

     

    Il est temps de faire évoluer la situation afin de respecter scrupuleusement le choix des populations, les droits humains et la paix. Le changement, c'est maintenant !

     

    Selon le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, ton élection pourrait  « opérer un véritable changement dans les positions de l'Etat français. »

     

    Je ne peux qu'appuyer cette volonté de soutenir les droits d'un peuple tant bafoué et pourtant si pacifistes et riches culturellement.

     

    En te remerciant d'avance de ton engagement pour cette cause humanitaire et juste, conforme à ton élan en faveur des libertés, je t'adresse, Monsieur le Président, Cher François, mes amicales salutations.

     

     

    Christian Brunier

  • Le tutoiement, le respect de l’amitié

    « Je préférerai très honnêtement garder le ''tu'' et le ''François''.  Il faut être respectueux de ce qu'il devient et en même temps se rappeler qu'il a été des nôtres

    pendant toutes ces années et que nous disions François, tu ... »

    Bernard Combes, Maire socialiste de Tulle

     

    Dans le « GHI », le journaliste Pascal Décaillet, veut me donner la leçon, une fâcheuse  habitude dont il use envers toutes celles et  tous ceux qui ne lui mangent pas dans la main pour être invités sur ses plateaux TV :

     

    Christian Brunier : Mon pote François

    Ancien Président du Parti socialiste genevois, Christian Brunier adresse une lettre au Président Hollande en le tutoyant. M. Brunier a tort. Même s'il le tutoie en privé, il lui doit, comme Président, la distance de la fonction. François Mitterrand, qui fut un Président éblouissant, ne tutoyait presque personne, juste ses camarades de captivité, entre 1939 et 1941. A un vieux militant socialiste qui lui avait proposé de le tutoyer, il avait eu cette immortelle réponse : « Si vous voulez ! »

     

    J'aurais surtout désiré l'évocation du contenu de cette lettre ouverte en faveur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Pas un mot sur le fond, le sort des Sahraouis subissant la guerre et l'oppression, semblant être moins important que la forme de la missive.

     

    Monsieur Décaillet, j'ai utilisé cette forme par souci de parler vrai et de proximité, deux valeurs éminemment importantes pour la politique d'honnêteté et d'authenticité déployée par François Hollande.

     

    J'ai le tutoiement facile avec les gens que j'aime. Pour moi, cette forme, verbale ou écrite, est une magnifique preuve de respect. Cette manière d'aborder mes proches, dans la vie ou en politique, vient peut-être de mes origines populaires. Dans ce milieu, la simplicité règne davantage que dans le milieu bourgeois, religieux et conservateur, d'où émane François Mitterrand.

     

    Et puis, le tutoiement possède un côté biblique qui devrait plaire au chrétien Pascal Décaillet, venant de l'athée que je suis.

  • Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République française

    Pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

     

    Monsieur le Président, Cher François,

     

    J'aimerais tout d'abord te féliciter pour ta magnifique élection et espère que tu redonneras de l'espoir tant à la France qu'à l'Europe. J'ai été très fier de pouvoir participer à la fête célébrant ta victoire, le 6 mai 2012, sur la Place de la Bastille.

     

    En 1981, dans les 110 propositions électorales de François Mitterrand figurait  déjà le « droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». En 1988, dans « La Lettre aux Français », le même engagement était pris par le leader du PS français. En 1998, j'avais abordé rapidement avec toi cette cause lors d'une session de l'Internationale socialiste, où tu représentais le PS français et moi le PS suisse. En tant qu'humaniste et démocrate, tu étais évidemment partisan de l'expression d'un tel droit.

     

    Depuis, la défense des droits des sahraouis a toujours été soutenue par le Parti socialiste français et le mouvement socialiste international.

     

    La France, quant à elle, pourtant Terre de la Déclaration universelle des droits de l'homme, soutient farouchement le régime marocain qui opprime le peuple sahraoui et fournit des armes à ce Royaume pour combattre militairement le Sahara occidental.  On en compte plus les actes de torture perpétrés contre cette population. Ces horreurs sont inacceptables.

     

    Il est temps de faire évoluer la situation afin de respecter scrupuleusement le choix des populations, les droits humains et la paix. Le changement, c'est maintenant !

     

    Selon le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, ton élection pourrait  « opérer un véritable changement dans les positions de l'Etat français. »

     

    Je ne peux qu'appuyer cette volonté de soutenir les droits d'un peuple tant bafoué et pourtant si pacifistes et riches culturellement.

     

    En te remerciant d'avance de ton engagement pour cette cause humanitaire et juste, conforme à ton élan en faveur des libertés, je t'adresse, Monsieur le Président, Cher François, mes amicales salutations.

     

     

    Christian Brunier,

    Ancien Président du Parti socialiste genevois et député

    Citoyen double-national franco-suisse

  • Miscellanées du 24 février 2011

    Liberté pour Mao Hengfeng

    Le 21 février 2011, la dictature chinoise a libéré la défenseuse des droits humains Mao Hengfeng. Cette militante avait été emprisonnée injustement pour avoir pris simplement la défense du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo, lui aussi détenu abusivement. Après 3 jours de liberté, elle a été à nouveau arrêtée, action de torture psychologique. Cette nouvelle privation de liberté est inacceptable. Quand va-t-on privilégier les droits humains avant les intérêts économiques ? Au nom des libertés, nous devons exiger la libération immédiate et sans conditions de Mao Hengfeng.

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    Soutien aux révolutions arabes

    La Libye, après la Tunisie, se libère de la dictature et goûte à la liberté. Il est temps pour les démocraties de se mobiliser afin de soutenir concrètement les révolutions arabes et favoriser le triomphe de la liberté.

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    Ecrire des conneries plutôt qu’en faire

    Nous regardons « Nous nous sommes tant aimés », un documentaire de Jérôme Revon sur les rois de la jactance du cinoche : Audiard, Blier, Gabin et Ventura. Ces grandes gueules ont inventé un ton de liberté et d’excès, comme disait Bernard Blier en évoquant les dialogues d’Audiard. Ils utilisaient la langue de la rue, la seule langue en constante évolution. Leur verve se dressait comme un rempart contre la connerie. Comme disait Audiard : « J’écris des conneries plutôt qu’en faire. » Leurs répliques étaient cinglantes. Les textes étaient la plus belle couleur de leurs films. Et j’entends encore, Jean Gabin, dans « Le Pacha », déclamer : « Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner. »

  • Comité international de soutien à Bernard Rappaz

    Le Comité international de soutien à Bernard Rappaz a exposé le combat du chanvrier valaisan vendredi à Genève devant la presse étrangère.

    LeMatin.ch

     

    Le Comité international de soutien à Bernard Rappaz a exposé le combat du chanvrier valaisan vendredi à Genève devant la presse étrangère. Ce groupe emmené par Jean Ziegler demande une suspension de peine pour que le prisonnier en grève de la faim depuis 113 jours ne meurt pas.

     

    «C’est une question de principe qui dépasse de très loin l’événementialité helvétique», a déclaré le sociologue genevois. «La loi est la loi, mais rien ne vaut une vie humaine», a poursuivi Jean Ziegler. Il était accompagné du conseiller national Jean-Charles Rielle (PS/GE) et de l’ex-député socialiste Christian Brunier.

     

    La dimension internationale du comité était assurée par l’éditeur français Michel Sitbon. Cet homme, qui est aussi président de «Cannabis sans frontières», a entamé un jeûne solidaire depuis 26 jours. Il a expliqué comment, selon lui, l’affaire Rappaz est perçue avec surprise à l’extérieur de la Suisse.

     

    Il s’étonne du décalage entre le sentiment général souvent hostile qui prévaut en Suisse à l’encontre de M.Rappaz et le sentiment universel en faveur de sa libération. Il est très facile de récolter des signatures pour l’appel à la libération immédiate de Bernard Rappaz, affirme M.Sitbon.

     

    A l’étranger, les gens ne comprennent pas pourquoi les juges suisses appliquent avec tant de rigueur la loi sans apprécier les circonstances, a souligné M.Sitbon. Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Mgr Jacques Gaillot ont notamment rallié le comité international de soutien.

     

    Etat euphorique

     

    L’ex-compagne de M.Rappaz était aussi présente lors de cette conférence de presse qui a eu lieu au Club suisse de la presse. Elle a évoqué l’état euphorique dans lequel se trouve Bernard Rappaz. Elle craint qu’il ne meurt avant la fin de l’année.

     

    Le chanvrier purge depuis mars une peine de cinq ans et huit mois pour violation grave de la loi sur les stupéfiants et d’autres délits. Il proteste contre sa condamnation depuis le début de sa détention avec une grève de la faim interrompue à deux reprises. Alors que les voies de recours sont épuisées en Suisse, son avocat a saisi le Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.

    Conf de presse Rappaz 2.jpg

    Image : Keystone

    Jean Ziegler, Christian Brunier, et Le conseiller national Jean-Charles Rielle (PS/GE), de gauche a droite, puis devant Michel Sitbon, porte-parole du Comite international de soutien a Bernard Rappaz.