gastronomie

  • Miscellanées parisiennes du 10 juin 2011

    « L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien. »

    Georges Brassens

     

    Journée mondiale contre le travail des enfants.

     

    Notre pote Miguel Limpo a été élu à la Présidence des Verts de Vernier, ma commune d'origine. Je lui envoie un p'tit message : Félicitations et Champagne !!!!! Vernier, ville subissant beaucoup de nuisances, a besoin de Verts et de Socialistes forts. Vive l'écosocialisme !!!

     

    A la Cité de la musique de Paris, nous entrons dans l'exposition « Brassens ou la Liberté ». Nous avions déjà vu la superbe expo de Miles Davis dans ce lieu. Aujourd'hui, c'est au tour d'un autre symbole de liberté : l'irrévérencieux libertaire Georges Brassens. Nous parcourons les grandes étapes du chanteur poète. Ses textes et ses musiques sont des remparts contre la connerie humaine. Avec plein d'humour et de tendresse, il a combattu, avec une force tranquille, le moralisme bien-pensant, les dangers des excès d'ordre public, l'arbitraire, les injustices, les curetons et l'indécence de la bourgeoisie. Une bonne partie de cette expo est consacrée à cet esprit libertaire. Le vieil anar a aussi chanté les plaisirs de l'existence et l'amour avec beauté : « Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'foutant pas mal du r'gard oblique ; Des passants honnêtes ; Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ; Bancs publics bancs publics ; En s'disant des "je t'aime" pathétiques ; Ont des p'tites gueules bien sympathiques. »

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    L'acteur Richard Gere défend la cause et la liberté du peuple tibétain devant le Congrès américain. Les démocraties doivent combattre l'oppression chinoise, humainement inacceptable.

     

    Dîner dans notre bistrot thaï fétiche de Paris : Silk and Spice. Dans le deuxième arrondissement du beau Paris (6, rue Mandar), ce resto thaï est d'une qualité exceptionnelle, dans un lieu très cosy. Depuis 2007, à chaque fois que nous nous sommes rendus dans la capitale française, nous sommes venus manger dans ce temple de la gastronomie thaïlandaise. Manger est l'une des bonnes choses de la vie !

  • Les bons petits coins de Paris

    Les Diables au Thym

    Eric Lassauce, un nom prédestiné, est un joyeux bavard provenant de Franche-Comté, ayant fréquenté de prestigieuses cuisines avant d’ouvrir son petit resto à Paris. Exigu et chaleureux, ce bistrot se trouve au 35, rue Bergère dans le 9ème arrondissement. Sa carte est courte et imaginative, invitant à quelques escapades gustatives intéressantes. La carte des vins suit le mouvement. On y vient ! On y revient !

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    Lhassa au cœur de Paris

    Les Tibétains vénèrent la nourriture spirituelle. En ce qui concerne la nourriture des papilles, ils se débrouillent bien aussi. Pour déguster de la gastronomie tibétaine à Paris, nous nous enfonçons dans un mini-bistrot du 5ème arrondissement, sis 13, rue Montagne-Sainte-Geneviève : Le Lhassa. Chaleureux comme ses murs orangers, l’accueil est sympathique et discret. Je commence mon voyage culinaire par une soupe aux lentilles et enchaîne avec un curry de Lhassa. Un fromage blanc aux marrons et aux noisettes conclut ce repas original et de bonne qualité. Mélanger plaisir du gosier et militantisme contre l’autocratie chinoise, j’adore !

     

     

     

  • L’eau à la bouche à Grignan

     

    Grignan, est généralement notre première étape lorsque nous descendons en Provence, dans le Languedoc ou sur la Côte d’Azur.

     

    Monique, la tenancière, nous accueille à « L’eau à la bouche », une enseigne éloquente. Son troquet se situe à la Rue Saint-Louis, une petite ruelle typique de cette sublime Provence. Dans une petite cour de pierres, gardant un brin de fraîcheur dans ce climat caniculaire, nous dégustons une panoplie de très bonnes choses.

     

    En entrée, Ariane sélectionne un foie gras marié à un pain d’épices artisanal de la région et d’une boule de glace à la figue. Moi, j’attaque sauvagement un velouté de ravioles aux truffes, la région étant réputée pour ce produit divin (au sens laïc du terme). Passons au met de résistance. Nos choix se rejoignent, comme souvent, et se portent sur le magret de canard au miel, glacé au Beaumes de Venise. Encore un petit creux pour le fromage ou le fromage blanc au coulis de fruits rouges. L’assiette de pâtisserie clôt ce festin. Pour arroser ce gueuleton, le rosé bien frais de Grangeneuve, un vin du vignoble de Tricastin, est parfait en période estivale.

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  • Quelques bons coins de la Côte d’Azur :

    Le « Coin à part » à Mougins

     

    A deux pas de Cannes, Mougins est un village ayant eu une grande attirance sur le mouvement surréaliste et les artistes en général. Isadora Duncan, Man Ray, Pablo Picasso, Paul Eluard, Francis Picabia, Robert Desnos, Fernand Léger, Jean Cocteau y ont notamment tous résidé. Ce lieu est un appel à la beauté et à la liberté.

     

    Dans un cadre branché, tendance bouddhiste, zen attitude, découvrez « Le Coin à part », dans une petite ruelle de Mougins. Ses mets sont soignés, ses vins sélectionnés avec curiosité. J’apprécie tout spécialement son filet de bœuf saupoudré de gros sel. Dégustez ses crus classés locaux provenant principalement du Château de l’Aumérade.

     

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    La Place du Village de Mougins. Photo : Christian Brunier

     

    La Chapelle Matisse

     

    Bien que n’étant pas très copain avec les religieux, je vous conseille de visiter la Chapelle Matisse à Vence. L’artiste a élaboré une magnifique chapelle, très lumineuse et porteuse d’espoir tant les rayons du soleil apporte de la jouvence. Matisse avait trouvé la couleur à Belle Île en Mer. Là, il l’a littéralement importée. Louis Aragon la décrivait avec clairvoyance : « C’est si gai qu’on pourrait en faire une salle de bal. ».

     

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    Photo : Christian Brunier

     

    L’Oliviera à Nice

     

    Vous serez accueilli en ami dans ce bistrot du Vieux-Nice. Nadim, le patron, a sa potion magique : l’huile d’olive. Il les connaît toutes, les sélectionne avec amour chez de petits producteurs, les partage en vous alléchant. Tous ses plats sont enrichis par ses huiles nobles provenant des « arbres d’or ». Voici l’une des recettes dont nous avons apprécié le résultat succulent :

    Sans la bouteillan, variété d'olive de Provence, ce plat vous semblera presque morne ! Ingrédients : (pour 6 portions généreuses) : 5 aubergines du pays, 100 g de fromage de chèvre frais et crémeux,  un yaourt nature grec, de l’ail, du citron et de la fleur de sel. Grillez les aubergines sur un barbecue au sarment de vigne, jusqu’à ce qu’elles ramollissent. Epluchez-les  et taillez-les finement.  Ajoutez le fromage de chèvre, le yaourt, l’ail écrasé, le citron et le sel. Mélangez le tout « intimement », comme dit Nadim. Servez avec des poivrons rouges grillés et aillés, et surtout arrosés de la bouteillan. La bouteillan, à l’arôme d’herbe fraîchement tondue, au fruité banané, complémente tellement bien les Aubergines, que leur association est devenue un un des  plats classiques de ce petit resto plein de surprises.

     

    Bar à 380 degrés au White Palm Hôtel

     

    Pour avoir une vue panoramique sur la baie de Cannes et boire un bon apéro, rendez-vous au bar du dernier étage du White Palm Hôtel.

     

     

  • Les bouffes parisiennes

    L’Ambassade d’Auvergne

     

    Si tu rêves de vivre, en tant qu’expérience personnelle, ce que ressent une oie lors du gavage, mais avec un plaisir immense en boni, rends-toi à l’Ambassade d’Auvergne, 22, rue du Grenier-Saint-Lazare, dans le 3ème arrondissement de Paris.

     

    Dans un cadre designé campagnard, tu plonges dans l’Auvergne, alors que tu es au centre de la capitale française. L’apéro est déjà typique, toutes les spécialités alcoolisées du coin figurant sur la carte. J’essaie le pastis à la verveine. Fou d’anisettes et de tisanes, j’apprécie forcément. Déjà là, tu ne te méfies pas, mais on t’apporte une petite terrine de porc pour accompagner ton premier verre et quelques amuse-gueules au fromage et au lard.

     

    Comme dans les maisons closes, ici, le cochon est à tous les étages … de la carte.

     

    La livraison en gros arrive. Nous commençons par une salade tiède de lentilles vertes du Puy à la moutarde. Excellente, originale, mais en bonne quantité. Puis, le Millefeuille de chou farci survient. C’est immense ! Pour bien colmater, ce plat est accompagné d’une purée de patates avec beaucoup de tomme fondue et d’ail. Le serveur s’amuse à la mélanger en étirant la purée fromagée en l’air, comme s’il dévorait une fondue aux fromages géante.

     

    Toutes ces spécialités auvergnâtes sont originales et succulentes. Les quantités sont juste affolantes.

     

    Le dessert est avancé. J’ai choisi une pompe aux coings caramélisés. Ariane prend une mousse au chocolat de top niveau. Après avoir rempli abondamment son assiette, le serveur laisse évidemment le plat de mousse au chocolat sur la table pour nous servir à volonté, des fois qu’on ait encore un p’tit creux.

     

    Bien entendu, avec le café, nous retrouvons quelques petits chocolats, preuve de cette cuisine généreuse, à l’image du personnel de ce sympathique endroit.

     

    Un resto à conseiller aux goinfres et affamés … mais aussi aux gastronomes aimant les établissements où la chaleur humaine n’est pas laissée au vestiaire.

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