19/06/2012

Un gouvernement monocolore en Ville de Genève ?

Pierre Maudet a été élu au Conseil d'Etat genevois. Sa place à l'Exécutif de la Ville de Genève va se libérer. A gauche, certains s'y voient déjà.

 

Squatter les 5 places du Conseil administratif serait une preuve d'arrogance, peu conforme à nos institutions de concordance.

 

La gauche a suffisamment hurlé contre le monocolorisme de droite au Conseil d'Etat de 1993 à 1997, pour ne pas renouveler cette expérience négative. Evidemment, dans plusieurs communes genevoises, le monopole de droite des postes gouvernementaux est la règle. Dans la grande majorité des municipalités genevoises, les partis bourgeois accaparent les trois sièges, alors qu'ils ne représentent parfois qu'une courte majorité de la population. La gauche ne pratique de la sorte qu'à Carouge. Si cette attitude de revanche peut éventuellement se comprendre dans des aréopages de trois personnes, ce mimétisme dans un Exécutif de cinq membres serait maladroit et peu respectueux du pluralisme politique.

 

La gauche affirmant fortement ses valeurs éthiques et prônant une démocratie vivante ne peut jouer un tel rôle. Soyons bon joueur et laissons, en cours de législature, cette place vacante à la droite, comme l'a voulu la population lors des dernières élections municipales.

 

Partager, n'est-ce pas la signature de la gauche ?

 

Christian Brunier, ancien Président des Socialistes genevois-es

11:50 Publié dans Politique | Tags : politique, genève, gauche | Lien permanent | Commentaires (0)

13/05/2012

Gauche TGV-caviar ?

« La justice sociale, réalité inquantifiable, fruit d'une perception, est aujourd'hui au plus bas.

Et François Hollande en a fait, à juste titre, depuis trente ans, son ambition majeure. »

Jacques Attali

 

La Tribune de Genève publie dans sa rubrique humoristique « Bob » :

 

Gauche TGV-caviar ! Victoire de François Hollande. France 2 filme la joie populaire à la Bastille. Qui apparaît au premier plan sur l'écran et qui aura sa photo le lendemain dans Libé ? Nos petits Genevois Christian Brunier, ex-député socialiste, et son épouse Ariane ex-député Verte ! Aux dernières nouvelles, le prolétaire Brunier, directeur aux SIG, n'a pas demandé qu'on lui applique le taux de 75% d'impôts promis par Hollande aux gros salaires.

 

Aux dernières nouvelles ? Je soutiens avec conviction cette mesure signée François Hollande, taxant à 75% le surplus de revenu annuel dépassant un million d'euros. Ceci ne me semble pas insupportable pour de telle rémunération.

 

Ma contribution ? Si on soumettait mon revenu à cette mesure fiscale, ma contribution s'élèverait à 0 franc, mon salaire étant évidemment bien au-dessous. Je suis favorable, en outre, aux initiatives plafonnant les hauts salaires. Le rapport entre le plus petit salaire et le plus haut dans une entreprise ne doit pas dépasser, à mes yeux, 1 à 6, voire 1 à 7. On en est bien loin dans cette économie trop financiarisée et trop injuste, où l'argent facile prend le dessus sur les considérations humaines.

 

Prolétaire ? Pas faux. Je proviens d'un milieu ouvrier, tant du côté de ma maman que de celui de mon papa. Mon grand-père maternel était un chemineau syndicaliste. Mon grand-père paternel était un boulanger, bossant comme livreur de bière. Mon père était plombier-ferblantier-appareilleur, tandis que ma maman a été ouvrière horlogère, avant d'assurer le travail de mère de famille. Moi, à 16 ans, j'ai commencé un apprentissage d'employé de commerce. Puis j'ai cheminé, lentement mais sûrement, de mon CFC à mon MBA, de mon job d'arpète à celui de directeur.

 

Caviar ? Je déteste ce plat, comme la gauche caviar d'ailleurs. Suis plutôt jambon-gratin ou fondue au fromage.

 

Ma conclusion ? Il est moins con de bien gagner sa vie et de voter à gauche que d'être pauvre ou de la classe moyenne et de voter à droite !

12:16 Publié dans Humour | Tags : gauche, tribune, humour | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2011

Salut Tatie Danielle,

Une sacrée indignée nous dit salut ! Danielle Mitterrand, la résistante contre le nazisme, puis contre toutes les formes d'inégalités a quitté ce monde. Femme de gauche, militante inlassable de la défense des droits humains, cette mère courage était admirable.

 

Elle était venue à la rencontre d'une délégation parlementaire genevoise pour évoquer avec nous, et l'ancien Président socialiste portugais Mario Soares, le droit à l'eau pour chacune et chacun. Elle militait avec générosité pour que l'eau devienne, partout, un bien commun de l'humanité, et pas un simple produit de consommation comme un autre. Cette rencontre était un cadeau !

 

Il y quelques temps, je l'avais invité pour parler publiquement, à Genève, de cette belle cause. Elle avait, à mon grand dam, décliné mon invitation pour des raisons de santé.

 

Elle reste, pour moi, un modèle d'authenticité et d'obstination pour le bien commun. En tant que première Dame de France, elle s'est sans cesse engagée pour que la France soit un modèle de démocratie, en conformité avec les valeurs de la République. Tirant son mari sur la gauche, elle le rappelait souvent à l'ordre pour respecter les engagements de justice sociale du mouvement qui l'avait amené au pouvoir.

 

 A la tête de France Libertés, elle a déployé toute une série d'actions très concrètes pour améliorer le sort de plusieurs humains à travers le monde. Sa vie a été dédiée aux autres et tout spécialement aux plus défavorisés.

 

Aujourd'hui, nous ne pouvons qu'éprouver de la reconnaissance envers cette femme exceptionnelle. La grande famille de la gauche vient de perdre l'une  de ses membres les plus lumineuses. Que cette sincérité soit un modèle quotidien de nos luttes.

 

Christian Brunier, anc. député PS

30/09/2011

A bicyclette … Y avait Liliane et Robert …

« Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette ... »

Yves Montand

 

Pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens, nous parcourons, en vélo, une partie de notre beau canton, avec Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer, candidat-e-s genevois-es au Conseil des Etats.

 

A chaque halte, nous sommes accueillis, très chaleureusement, par une foultitude de militant-e-s PS, Vert-e-s, d'Ensemble à Gauche et des mouvements sociaux. La gauche est unie, dans la richesse de sa diversité, condition indispensable pour gagner cette élection essentielle pour Genève.

 

Sur plusieurs stands, des groupes musicaux renforcent ce climat de convivialité.

 

La population est très réceptive. Porté-e-s par l'été indien, un grand nombre d'habitant-e-s  sont très reconnaissant-e-s du bilan de ce duo se battant pour Genève. Normal ! Les Genevoises et les Genevois, sur tous les votes fédéraux d'importance de cette législature, ont voté comme Liliane et Robert. Ils se retrouvent dans ces personnalités tant pour leurs idées que par la qualité de leurs rapports avec les gens. Liliane et Robert aiment les êtres humains et ça se sent dans leurs idéaux et surtout dans leurs contacts avec les électeur-trice-s.

 

Mélange de militantisme et d'amitié, dans le respect de la mobilité douce, ce parcours en vélocipède et ses différentes étapes offrent une bonne plateforme d'écoute, de discussion et d'échange de propositions avec la population.

 

Nous sommes bien loin de la politique technocratique et arrogante.

 

C'est cette politique que j'aime. Ce contact de proximité, cet activisme de terrain, aux côtés de celles et ceux qui ont besoin de la gauche pour soutenir leurs revendications, dans un monde spéculatif qui licencie et humilie la grande majorité de la société.

 

Dans la dynamique du développement équitable et durable, il faut reconstruire une politique éthique au service des causes collectives, des humains, et non pas en se prosternant pour favoriser quelques privilégiés recherchant le profit à n'importe quel prix.

 

Pour toutes et tous sans privilèges !

 

Christian Brunier,

responsable de la campagne des élections fédérales du Parti socialiste genevois

 

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