27/10/2009

Zoom avant

Lucky Luke tire … en longueur

 

James Huth a recruté l’inénarrable Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Sylvie Testud et le pénible Michaël Youn pour porter « Lucky Luke » en film. Beaucoup de talents pour un maigre résultat. Les gags sont dégainés moins vite que leur ombre. Seule la beauté des images nous fait patienter, l’histoire étant sans relief. Lucky Luke tire … en longueur dans ce film. Je n’étais pas venu pour voir une mise en image fidèle de la BD, ce qui n’était pas la vocation de ce long métrage. Simplement, je voulais voir une bonne rigolade. Je ressors du cinéma déçu. Dujardin était pour moi, un label de qualité, capable de sauver un film à lui tout seul. Là, il n’y est malheureusement pas arrivé.

lucky-luke-film.jpg

Le Petit Nicolas … Non, pas celui qui traumatise la France

 

Le cinéaste Laurent Tirard a conçu une belle réussite avec son film « Le Petit Nicolas ». Celles et ceux qui veulent voir sur grand écran le reflet des livres de Goscinny et Sempé risquent de ne pas s’y retrouver, quoi que. Par contre, celles et ceux qui souhaitent simplement passer un bon moment avec une délicieuse comédie seront satisfaits.

 

Le petit Maxime Godard, qui joue le Petit Nicolas, est excellent et a tout pour devenir un grand comédien, même s’il est parfois un peu trop sage pour le rôle. Les parents, interprétés brillamment par le duo Valérie Lemercier et Kad Merad, ont reçu des coups de plusieurs critiques, les jugeant trop présents dans le film. Personnellement, je n’ai pas été perturbé par ces éclats de talents. Ces deux acteurs ont un jeu d’humour exceptionnel. D’autres comédien-ne-s tiennent bien leurs rôles : Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école ; Michel Duchaussoy, le Dirlo de l’école ; François-Xavier Demainson, le pion le Bouillon ; le sacré Michel Galabru, le Ministre visitant l’établissement scolaire ; Anémone, la vieille remplaçante Mademoiselle  Navarrin et Daniel Prévost dans le personnage de Monsieur Moucheboume.

 

L’histoire est toute simple, mais les multiplications de gags, de comique de situations et de bons mots portent le récit avec dynamisme : Le Petit Nicolas vit une existence harmonieuse, avec des parents aimants et des copains vachement sympas. Jusqu’au jour, où le Petit Nicolas surprend un bout de discussion de ses parents, le laissant imaginer que sa maman est enceinte. Il imagine le pire : rejet, abandon. Panique à bord ! Rire à la pelle !

 

La critique de « Charlie hebdo » (pourtant l’une de mes références médiatiques) amalgamant ce film à l’apologie de l’éducation de grand-papa est totalement à côté de la plaque. La seule similitude est l’époque durant laquelle se passe le récit, et rien de plus.

petit_nicolas_film.jpg