musique

  • Zikabilo …

    Beau rendez-vous sur la scène Ella Fitzgerald, au Parc La Grange, pour applaudir la Zikabilo. Ce groupe est un orchestre déjanté et atypique, créé en 1999. Métissage de musiques, cet ensemble original touche aux airs latinos, avec des accents jazzy et manouches, mais aussi rock et rom ; sans oublier des clins d'œil à la chanson française.

     

    Composée d'un saxophoniste ténor, d'un trompettiste, d'un joueur de tuba dansant, d'un accordéoniste, de percussions multiples et de voix, cette formation décoiffe par son énergie et sa joie débordante. Mention spéciale à Barbaro Teuntor Garvia, trompettiste et chanteur de talent, ancien musicien du Buena Vista Social Club et de l'Afro Cubain All Stars.

     

     

     

  • Miscellanées du mai 2011

    Délectation lors d'un concert de l'Orchestre de la Suisse Romande, au Bâtiment des Forces Motrices, dans le cadre du Festival Mozart Musique française. Sous la direction de Heinz Holliger, l'un des très grands hautboïstes, l'OSR interprète la Petite symphonie pour instruments à vent de Charles Gounod, le Concerto en ut majeur pour hautbois et cordes de Jean-Marie Leclair, la Scène pour Cor anglais d'Anton Reicha et la Symphonie no 40 en sol mineur KV 550 du tumultueux Wolfgang Amadeus Mozart, un standard. J'apprécie tout spécialement la première œuvre illustrative de la sensibilité musicale française de l'époque et s'intégrant si bien dans la vivacité et la légèreté du printemps.

     

    Je signe une pétition contre l'inscription de la corrida au patrimoine de l'Unesco. La tauromachie ne correspond pas aux principes qui relèvent de l'éthique, puisqu'il n'est pas acceptable de se divertir du spectacle de la souffrance, du sang et de la mort d'un animal. En outre, à l'égard de nos enfants, ce spectacle violent est contraire à tout principe éducatif du respect de l'animal, de la compassion et de l'empathie.

     

    Présentation du concept de mobilité de la FSASD, la Fondation des services d'aide et de soins à domicile, une réussite tant dans ce domaine qu'en termes de santé. Ses collaborateur-trice-s ont lâché grandement leurs voitures pour la marche à pied, les transports publics et le vélo électrique. Résultats : Davantage de productivité, davantage de temps pour les patient-e-s, moins de pollution, perte de poids.  Bon programme, bon accueil, la FSASD ne mérite que des félicitations.

     

    Je visite, Descarte, entreprise sociale de formation de chômeur-euse-s, fabriquant des meubles, très innovants, en carton. Ce concept de mobilier en carton est génial. La dynamique de remise au travail des sans-emplois est encore plus remarquable. Avec le soutien de l'Etat de Genève, ce projet est mené de main de maître par Régis Gobe.

  • Heureux comme un gamin dans un magasin de jouets

    « Quand je joue, je suis toujours heureux. Je me sens comme un gamin dans un magasin de jouets. », lâche Jamie Cullum. Oui, il est parfaitement lucide sur le bonheur éclatant vécu sur scène et sur celui offert généreusement à son public.

     

    Son génie transpire, déchaîné derrière son piano et avec sa voix de crooner derrière le micro. Il se marre, plaisante avec la salle, saute d’un endroit à un autre et démarre dans un solo de taré.

     

    La fusion avec ses musiciens crée une complicité digne des plus grands groupes musicaux. Jamie Cullum, jeune prodige aux doigts agiles, est à l’aise dans tous les registres. Belle ballade langoureuse, air latino endiablé, standard de jazz, impro délirante, rock musclé, les rythmes virevoltent et les genres musicaux défilent à grandes cadences. Deux seules constances : la folie de la musique et le talent.

    Cullum.JPG

     

    Photo de Christian Brunier, Genève 2010

     

     

  • Air comme Jazz

    J’écoute « Round Midnight », standard de jazz composé par Thelonious Monk en 1944. Cette balade est un appel à l’amour. Langoureuse et sophistiquée, cette mélodie fait émerger les mystères et les plaisirs de la nuit.

     

    Noctambule, ces harmonies me transportent. La trompette de Miles Davis renforça encore la sensibilité de cet air, qui est l’un des plus beaux du richissime répertoire du jazz.

     

    Cette « mélodie complexe » comme la qualifiait le grand Miles a été reprise par de multiples artistes, dont Dizzy Gillespie, Art Pepper et Stan Getz. Claude Nougaro la chanta brillamment sous le titre « Autour de Minuit ».

    Round%20Midnight.jpg

     

     

  • Michel Legrand, le mélodiste du bonheur

    Qu’est-ce que c’est beau !

     

    Nous sommes scotchés dans nos fauteuils, au BFM de Genève, par le mélodiste du bonheur : Michel Legrand. Du haut de ses 78 années, fringant, ce musicien de génie est entouré d’un bon big band et des jeunes musicien-ne-s de l’Orchestre symphonique de la Haute Ecole de musique de Lausanne.

     

    Celui que le cinéaste Jacques Demy qualifiait de « fontaine à musique » est un compositeur prolifique, auteur de plusieurs bandes-sons de grands films, sculpteur de jazz et pianiste virtuose.

     

    Cet adepte de l’humour noir a travaillé avec les stars mythiques du jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Frank Sinatra, Claude Nougaro, Phil Woods, Stan Getz, John Coltrane, Dizzy Gillespie, Miles Davis ou Bill Evans.

     

    Ne jamais se départir de sa  bonne humeur est l’hygiène de vie de ce détenteur de trois Oscars pour ses belles mélodies. La musique est son médicament dopant.

     

    Je reste abasourdi par le duo qu’il interprète avec le saxophoniste Georges Robert, un air hyper technique et d’une beauté exceptionnelle écrit par Michel Legrand pour son ami Phil Woods. De la grande, très grande musique !

     

    legrand.jpg