13/08/2011

Zikabilo …

Beau rendez-vous sur la scène Ella Fitzgerald, au Parc La Grange, pour applaudir la Zikabilo. Ce groupe est un orchestre déjanté et atypique, créé en 1999. Métissage de musiques, cet ensemble original touche aux airs latinos, avec des accents jazzy et manouches, mais aussi rock et rom ; sans oublier des clins d'œil à la chanson française.

 

Composée d'un saxophoniste ténor, d'un trompettiste, d'un joueur de tuba dansant, d'un accordéoniste, de percussions multiples et de voix, cette formation décoiffe par son énergie et sa joie débordante. Mention spéciale à Barbaro Teuntor Garvia, trompettiste et chanteur de talent, ancien musicien du Buena Vista Social Club et de l'Afro Cubain All Stars.

 

 

 

16/05/2011

Miscellanées du mai 2011

Délectation lors d'un concert de l'Orchestre de la Suisse Romande, au Bâtiment des Forces Motrices, dans le cadre du Festival Mozart Musique française. Sous la direction de Heinz Holliger, l'un des très grands hautboïstes, l'OSR interprète la Petite symphonie pour instruments à vent de Charles Gounod, le Concerto en ut majeur pour hautbois et cordes de Jean-Marie Leclair, la Scène pour Cor anglais d'Anton Reicha et la Symphonie no 40 en sol mineur KV 550 du tumultueux Wolfgang Amadeus Mozart, un standard. J'apprécie tout spécialement la première œuvre illustrative de la sensibilité musicale française de l'époque et s'intégrant si bien dans la vivacité et la légèreté du printemps.

 

Je signe une pétition contre l'inscription de la corrida au patrimoine de l'Unesco. La tauromachie ne correspond pas aux principes qui relèvent de l'éthique, puisqu'il n'est pas acceptable de se divertir du spectacle de la souffrance, du sang et de la mort d'un animal. En outre, à l'égard de nos enfants, ce spectacle violent est contraire à tout principe éducatif du respect de l'animal, de la compassion et de l'empathie.

 

Présentation du concept de mobilité de la FSASD, la Fondation des services d'aide et de soins à domicile, une réussite tant dans ce domaine qu'en termes de santé. Ses collaborateur-trice-s ont lâché grandement leurs voitures pour la marche à pied, les transports publics et le vélo électrique. Résultats : Davantage de productivité, davantage de temps pour les patient-e-s, moins de pollution, perte de poids.  Bon programme, bon accueil, la FSASD ne mérite que des félicitations.

 

Je visite, Descarte, entreprise sociale de formation de chômeur-euse-s, fabriquant des meubles, très innovants, en carton. Ce concept de mobilier en carton est génial. La dynamique de remise au travail des sans-emplois est encore plus remarquable. Avec le soutien de l'Etat de Genève, ce projet est mené de main de maître par Régis Gobe.

30/11/2010

Heureux comme un gamin dans un magasin de jouets

« Quand je joue, je suis toujours heureux. Je me sens comme un gamin dans un magasin de jouets. », lâche Jamie Cullum. Oui, il est parfaitement lucide sur le bonheur éclatant vécu sur scène et sur celui offert généreusement à son public.

 

Son génie transpire, déchaîné derrière son piano et avec sa voix de crooner derrière le micro. Il se marre, plaisante avec la salle, saute d’un endroit à un autre et démarre dans un solo de taré.

 

La fusion avec ses musiciens crée une complicité digne des plus grands groupes musicaux. Jamie Cullum, jeune prodige aux doigts agiles, est à l’aise dans tous les registres. Belle ballade langoureuse, air latino endiablé, standard de jazz, impro délirante, rock musclé, les rythmes virevoltent et les genres musicaux défilent à grandes cadences. Deux seules constances : la folie de la musique et le talent.

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Photo de Christian Brunier, Genève 2010

 

 

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07/11/2010

Air comme Jazz

J’écoute « Round Midnight », standard de jazz composé par Thelonious Monk en 1944. Cette balade est un appel à l’amour. Langoureuse et sophistiquée, cette mélodie fait émerger les mystères et les plaisirs de la nuit.

 

Noctambule, ces harmonies me transportent. La trompette de Miles Davis renforça encore la sensibilité de cet air, qui est l’un des plus beaux du richissime répertoire du jazz.

 

Cette « mélodie complexe » comme la qualifiait le grand Miles a été reprise par de multiples artistes, dont Dizzy Gillespie, Art Pepper et Stan Getz. Claude Nougaro la chanta brillamment sous le titre « Autour de Minuit ».

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21:21 Publié dans Culture | Tags : jazz, musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2010

Michel Legrand, le mélodiste du bonheur

Qu’est-ce que c’est beau !

 

Nous sommes scotchés dans nos fauteuils, au BFM de Genève, par le mélodiste du bonheur : Michel Legrand. Du haut de ses 78 années, fringant, ce musicien de génie est entouré d’un bon big band et des jeunes musicien-ne-s de l’Orchestre symphonique de la Haute Ecole de musique de Lausanne.

 

Celui que le cinéaste Jacques Demy qualifiait de « fontaine à musique » est un compositeur prolifique, auteur de plusieurs bandes-sons de grands films, sculpteur de jazz et pianiste virtuose.

 

Cet adepte de l’humour noir a travaillé avec les stars mythiques du jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Frank Sinatra, Claude Nougaro, Phil Woods, Stan Getz, John Coltrane, Dizzy Gillespie, Miles Davis ou Bill Evans.

 

Ne jamais se départir de sa  bonne humeur est l’hygiène de vie de ce détenteur de trois Oscars pour ses belles mélodies. La musique est son médicament dopant.

 

Je reste abasourdi par le duo qu’il interprète avec le saxophoniste Georges Robert, un air hyper technique et d’une beauté exceptionnelle écrit par Michel Legrand pour son ami Phil Woods. De la grande, très grande musique !

 

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08/05/2009

The Victory Concert

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A Paris, nous allons admirer Claude Bolling et son big band au jazz club « Le Petit Journal de Montparnasse ».

 

Ce concert intitulé « The Victory Concert » célèbre la victoire sur les nazis lors de la terrifiante Seconde Guerre mondiale, et espérons-le dernière.

 

Les musicos alignent les grands standards de l’après-guerre. Souvent arrangées par Bolling, les compositions de Count Basie, Artie Show, Benny Goodman, Tommy Dorsey, Django Reinhardt ou Duke Ellington  se succèdent à un rythme effréné. Je vibre au son de « Night Train », le premier morceau de jazz que j’ai travaillé, enfant, en tant que saxophoniste.

 

L’équipe à Claude Bolling est composée de nombreux musiciens sur l’âge. Certains ont de la peine à se lever de leur chaise pour jouer leur solo devant le micro. Pourtant, dès qu'ils se jettent dans leur chorus, ils sont transcendés et retrouve leur jeunesse, se déhanchant comme d’agiles lièvres. Le jazz est une cure de jouissance fantastique.

 

Ils me rappellent un peu l’une des dernières tournées que Count Basie et sa bande mythique avaient effectuée. Adolescent, je m’étais rendu au « Victoria Hall » de Genève avec plusieurs amis fous de jazz, dont Moncef Genoud, pour applaudir ses monuments. Une bande d’honorables croulants étaient péniblement arrivés sur scène. Mais, dès les premières notes, même très diminués, la folie du jazz, couplée à un métier d’enfer et un talent enrichi durant des décennies, nous en avaient mis plein les yeux, plein les oreilles, et plein le cœur.

 

09:58 Publié dans Culture | Tags : jazz, paris, musique, plaisir | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2008

Herbie Hancock, un vent de liberté

Vu, il y a quelques jours à Genève...

En quelques notes, Herbie Hancock hypnotise la salle du Victoria-Hall de Genève.

Tout gosse, il était un virtuose du piano classique. Quelques années plus tard, son génie se développait dans le monde de jazz. Depuis plus de 50 ans, Herbie Hancock marque de son empreinte cette musique, cri de la liberté. Innovant continuellement et touchant à toute la palette du jazz, Hancock mélange sa musique avec tout ce qu’il entend, pourvu que ce soit de la bonne. Teinte de hip-hop, pincette de funk, échantillon d’électro, petit air de pop, p’tit bout de soul, étincelle de rock, son cocktail musical est une réussite.

Marqué par l’emprunte de Miles Davis avec lequel il a joué durant plusieurs années, le prodige du clavier étonne, surprend, dérange parfois, par son originalité, mais avec une musicalité innommable.

La Tribune de Genève qualifiait la musique d’Herbie Hancock d’élan libertaire. Je lui donne raison. Il mélange sa ligne musicale avec des traits d’humour. Plein de malice à travers son clavier, comme dans son comportement, Hancock est un show-man toujours rieur.

A Genève, il a joué avec Lionel Loueke, un africain roi de la guitare, lui aussi plein de drôlerie. Il a interprété une version ubuesque du « Cé qu’è lainô », une vieille chanson genevoise, avec des sons provenant de son pays d’origine. A la basse, le grand James Genuss. A la batterie, Kendrick Scott capable de taper des rythmes endiablés, style batteur du Muppet Show, tout en restant très stoïque. Finalement, à l’harmonica, j’ai découvert un jeune Genevois : Grégoire Maret. Présenté par Herbie Hancock comme celui ayant le plus petit instrument, l’originaire de l’étape est capable de jouer des trucs que je pensais impossibles à interpréter avec une musique à bouche.

Du grand spectacle pour un public assurément connaisseur.

 

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17:15 Publié dans Musique | Tags : jazz, hancock, musique, piano | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2008

MAMMA MIA AU CINE !

Une comédie toute simple, rafraîchissante, qui libère la tête sur des mélodies mythiques et endiablées d’Abba.

Les actrices et acteurs s’éclatent comme des bêtes et rendent contagieuse leur bonne humeur.

Transposition cinématographique d’un triomphal spectacle musical portant le même nom, ce film a été réalisé par Phyllida Lloyd. Il est la réunion d’une belle brochette de comédiennes et comédiens qui dansent, chantent, rient et cassent la baraque. Au générique, nous retrouvons : la pétulante Meryl Streep, Julie Walters, Christine Baransky, Amanda Seyfried, Dominic Cooper, Pierce Brosnan, Colin Firth et Stellan Skarsgard.

L’histoire est sans intérêt et d’une banalité inqualifiable : Une jeune fille va se marier et invite trois anciens amours de sa mère pour connaître enfin son père. Très vite, on s’en fout. Le peps des artistes et leur joie communicative suffisent à faire passer un bon moment au public. Un petit instant de bonheur dans ce monde de brutes …

 

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09:23 Publié dans Musique | Tags : abba, cinéma, musique | Lien permanent | Commentaires (0)